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Page créée en déc. 2025
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La Vierge dans une Annonciation  du XVIIe siècle

Marsat est un bourg à environ quatre kilomètres à vol d'oiseau de Riom. Un pèlerinage annuel lie les deux villes depuis le Moyen Âge : la statue de Notre-Dame de Marsat (XIIe siècle) est portée en procession.
Historiquement, tout part d'un oratoire de la Vierge qui aurait été bâti avant le VIe siècle, avec la ceinture de Marie comme relique principale du trésor. Une petite nef fut érigée dont Grégoire de Tours fait mention au VIe siècle.
Au siècle suivant, un monastère de moniales y est fondé, rattaché à l'abbaye de Mozac. Quand cette dernière se rallie à la règle de saint Benoît, les moniales font de même. De cet ancien domaine, il nous reste, récemment restaurés, le cloître, le jardin et la salle capitulaire.
Vers le Xe siècle, la nef nord de l'église actuelle est élevée en style roman avec une voûte en berceau. Au XIIe, une seconde nef est ajoutée au sud, le long de la première qui sert au culte des moniales.
Au XIVe, le chœur actuel, de forme pentagonale, vient fermer la nef sud tandis qu'au XVIe c'est la nef nord qui est prolongée par une chapelle dédiée à la Vierge. Cette chapelle abrite la statue de Notre-Dame de Marsat du XIIe siècle.
L'église Notre-Dame présente donc deux nefs accolées, quoique la nef nord fasse office de collatéral de la nef sud. Cette dernière, détruite en partie au XVe siècle, a été reconstruite peu après en style gothique avec voûtes ogivales.
En 1465, Louis XI vient à l'église remercier Notre-Dame de Marsat de la bonne fin de ses discussions avec le duc Jean II de Bourbon. Le roi, menacé par la Ligue du Bien public naissante, a obtenu que le duc ne s'y rallierait pas. Un tableau du XIXe siècle, réalisé par un peintre local, le comte d'Aubeterre, illustre cet épisode.
En 1971, l'église Notre-Dame est inscrite au titre des Monuments historiques.
Notons que, au XIIIe siècle, les seigneurs de Marsat firent bâtir un château qui eut à subir le contrecoup des guerres médiévales. Démoli, reconstruit, puis abandonné au XVIIIe, ses ruines serviront de carrière de pierres. Il n'en reste que deux tours, toujours visibles dans la ville.

Notre-Dame de Marsat, XIIe siècle, détail

La nef sud, construite au XIIe siècle, est utilisée pour l'office.
À l'origine, c'était une nef romane avec voûte en berceau. Au XVe siècle, rebâtie, sa voûte est devenue gothique ogivale.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME

La façade latérale sud abrite l'entrée principale de l'église.
Le portail a été déplacé de la façade ouest à son emplacement actuel vers 1625,
lors de l'unification des deux nefs.

L'ange gardien.
Statue moderne
sur la façade sud.

Aspect extérieur (1/2).
On ne voit que la moitié de l'architecture extérieure de l'église. Seuls le côté sud (ci-dessus) et le chevet sont accessibles. Le côté nord est encloisonné dans des bâtiments. Quant à la façade ouest, elle ne présente plus d'intérêt depuis que, vers 1625, le portail, vraisemblablement des Xe-XIe siècles, a été déplacé sur le côté sud.
Avec ses contreforts massifs, l'extérieur offre un aspect tout à fait roman. Le visiteur pourra s'arrêter sur ce fameux portail sud et son archivolte bicolore très simple. Le tympan est remplacé par un vitrail moderne, Jésus calmant la tempête, de l'atelier clermontois Adrien Baratte.
Les six chapiteaux qui terminent les piédroits du portail sont d'origine, mais très dégradés par les siècles. Deux statues de la Vierge à l'Enfant (ci-dessous à droite) accueillent le visiteur de part et d'autre de ce portail. D'après les sources, on ne sait pas grand-chose de l'origine de ces deux rondes-bosses qui paraissent être en pierre de granit.
Le portail roman garde la simplicité que l'on trouve en Auvergne à cette époque «comme si l'homme local ne cherchait pas trop à interpeller le passant et à extérioriser une grande iconographie», écrit Anne Courtillé dans Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques (Picard, 2002).
L'historienne dresse un constat général : «Peu de tympans, quelques linteaux en bâtière, surtout des jeux de voussures agrémentés parfois de lobes, quelques sculptures aux piédroits... voilà à quoi se résume la production romane de qualité certes, mais réduite en quantité.» Cette description s'applique parfaitement au portail de l'église de Marsat.
---»» Suite et fin 2/2 à droite.


Chapiteaux romans du portail sud.
Au milieu des feuillages, on y distinguait jadis des scènes historiées.

L'église possède un chevet pour chaque nef.
Le chevet semi-circulaire remonte au XIVe siècle.
Le chevet plat date du XVIe siècle.
Le clocher est un ajout de 1785. Il était surplombé par une flèche
de seize mètres de haut qui a été supprimée à la Révolution.

Une allée de l'ancien cloître des bénédictines.

Chapiteaux romans du portail sud.

Vierge à l'Enfant
Côté est du portail.

Vierge l'Enfant.
Côté ouest du portail.

Aspect extérieur (2/2).
---»» Le clocher octogonal repose au-dessus de la partie nord du transept, juste devant la chapelle de la Vierge. Bâti en 1785, il possédait une flèche de seize mètres, détruite à la Révolution. Le clocher est toujours le monument le plus élevé de la ville. Devant le chevet s'élève un Christ en croix du XVe siècle en pierre de Volvic, donné ci-dessous.
L'ancien cloître des moniales bénédictines offre quelques vestiges restaurés.


Christ en croix du XVe siècle en pierre de Vovic
devant le chevet.

Christ en croix moderne
devant le côté sud de l'église.


Le jardin de l'ancien cloître des bénédictines.


Le clocher de l'église Notre-Dame est le point le plus élevé du bourg de Marsat.

De l'ancien château de Marsat du XIIIe siècle ne subsistent que deux tours en ruine.
ASPECT INTÉRIEUR : LA NEF NORD DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME (Xe SIÈCLE ?)

La nef nord est présentée comme datant du Xe siècle.
Sa voûte en berceau ne possède qu'un seul arc-doubleau qui semble jouer le rôle d'un petit arc triomphal.

Plan de l'église Notre-Dame de l'Assomption.

«Mise au tombeau»
Tableau anonyme du XVIIe siècle.

Aspect intérieur de l'église.
L'église Notre-Dame de Marsat présente deux nefs. La plus ancienne est celle du nord, de style roman, à voûte en berceau, qui remonterait au Xe siècle. Au sud, une nef plus large, de style gothique à voûte ogivale, a remplacé au XVe siècle une ancienne nef romane détruite. On remarquera les consoles à têtes humaines à la retombée des ogives.
Dans Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques (Picard, 2002), Anne Courtillé s'étend sur la reconstruction des édifices en Haute-Auvergne au XVe siècle, des édifices souvent détruits partiellement ou totalement par le passage des Anglais ou des routiers. Même si Marsat ne se situe pas exactement en Haute-Auvergne, le constat de l'historienne paraît s'appliquer à la nef sud de l'église. On peut ainsi parler d'une modernisation de l'architecture qui est en fait une «reprise des parties hautes avec établissement de voûtes d'ogives.» Anne Courtillé met l'accent sur les «culots d'une qualité médiocre peut-être due au tuf volcanique.» Il est clair que les reconstructeurs ont opté pour «une économie de moyens» qui se traduit, dans les culots, par une simple tête, et, dans les clés de voûte, par de «simples cercles». C'est peu ou prou ce qu'on observe dans la nef sud de l'église de Marsat, nef reconstruite après 1440.
À l'origine, un mur ou une grille séparait les deux nefs, celle du nord étant réservée aux moniales de l''abbaye bénédictine.
Au XVIIe siècle, des travaux unirent les deux nefs : le mur de séparation présente maintenant de solides arcades en plein cintre.
La nef nord est considérée comme un collatéral. Sa voûte en berceau n'a qu'un arc-doubleau. Celui-ci semble tenir le rôle d'un arc triomphal très simple qui partageait peut-être, à l'origine, cette nef en deux parties inégales. Au-delà de l'arc triomphal se situait vraisemblablement le chœur des Xe et XIe siècles. Voir le plan ci-contre.
À l'est, les deux chapelles qui ferment les nefs sont d'époque différente.
La nef nord, du Xe siècle, aboutit à la chapelle de la Vierge. Datée de la fin du XVe et de forme carrée, c'est la plus récente des deux. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Marsat, du XIIe siècle, toujours l'objet d'un pèlerinage annuel entre Riom et Marsat.
Le chœur de l'église se trouve dans la chapelle pentagonale qui clôt, à l'est, la nef sud. Détruite au XIVe siècle, elle est reconstruite presque aussitôt en style ogival.
Le transept est rattaché à différentes époques. Au nord, la chapelle du Rosaire, à voûte ogivale, date du XIIe siècle. Quant au croisillon sud qui abrite l'autel Saint-Joseph, il a été rajouté à la fin du XVIe siècle, donnant au transept ses dimensions et son aspect actuels.


Élévation nord (Xe siècle ?) de la nef nord.
L'embrasure des fenêtres donne une idée de l'épaisseur des murs.

«Jésus calmant la tempête»
« Silence ! Tais-toi ! », lui fait dire l'Évangéliste Marc.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand, fin du XIXe - début du XXe siècle.
STATUES DANS LA NEF NORD (XVIIe OU XVIIIe SIÈCLE)

Saint Jacques

Sainte Philomène

Saint Benoît

Saint Blaise

Le chemin de croix est un ensemble de petits tableaux du XIXe siècle.
Ici, les stations I, II et III.

«Saint Étienne diacre»
Copie de 1896 (parfois attribuée à Franck Thuyer)
d'un tableau de Carle Van Loo.

«Jésus calmant la tempête», détail.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand, fin du XIXe - début du XXe siècle.

«Annonciation»
Toile anonyme du XVIIe siècle au-dessus des fonts baptismaux.

La nef nord vue depuis la chapelle de la Vierge.

«Sainte Philomène»
Tableau peint par le comte d'Aubeterre en 1890.

«Annonciation», détail.
Toile anonyme du XVIIe siècle.

«Louis XI priant Notre-Dame de Marsat»
Tableau du comte d'Aubeterre daté de 1891.
Le 24 avril 1465, Louis XI vient à Marsat remercier Notre-Dame de Marsat du succès de ses négociations
avec le duc Jean II de Bourbon. Celui-ci ne rejoindra pas la Ligue du Bien public qui va s'opposer au roi par les armes.
On remarquera que le peintre a représenté une Vierge noire, alors que cet aspect date des environs de 1830.

Plaque de fondation de messes de 1674 ---»»»

BERTRAND RANVIER ESCUYER DE LA GRANDE ESCURYE DU
ROY, GENTILHOMME SERVANT DE SA MAJESTE L'UN DES DEUX CENS
CHEVAUX LEGERS DE SA GARDE ET CAPITAINE APPOINTE DANS
LA MESME COMPAGNIE, AYANT SERVY TRES FIDELLEMENT SON
ROY DURANT 54 ANNÉES TANT EN SES ARMEES CHARGES QU'EN
PLUSIEURS AMPLOIS TRES CONSIDERABLES DONT SA MAJESTE
L'AVROIT JUGE CAPABLE SELON LES OCCASIONS DESQUELLES
IL S'EST SI DIGNEMENT ACQUITTE QV'IL AVROIT ACQVIS
L'HONNEUR DE SON ESTIME AUSSY BIEN QVE DU FEU ROY SON
PERE DE GLORIEUSE MEMOIRE POVR RENDRE GRACES A
DIEU DE TOUTES CELLES Q. LUY A FAICTES ET DU CONSENTEMENT
DE DAME PHILIPPE DE RONSIN SA FEMME A DONNE A L'EGLISE
DE NOSTRE DAME DE MARSAC DEUX PREZ SCITUEZ AU TERROIR
DUDIT LIEU CONTENANT SEIZES OEUVRES A LA CHARGE
ET CONDITION QUE DU REVENU DESDITS PREZ LES OUVRIERS [?]
ET LIMINIERS DE L'OEUVRE ET FABRIQUE DE LADITE EGLISE
FOURNIRONT A PERPETUITE PAR CHACUN AN CENT CINQUANTE
LIVRES POUR MARIER UNE PAUVRE FILLE DE LEGITIME MARIAGE
DUDIT LIEU DE MARSAC ET Y DELIVRANT CELLES DE LA
PARENTE DUDIT FONDATEUR PREFEREES AINSI QU'IL EST PLUS
AMPLEMENT PORTE PAR LE CONTRACT DE DONATION ET
FONDATION PASSE PAR DEVANT MAITRE BORDAS NOTAIRE ROYAL AUDIT
MARSAC LE 22 AVRIL 1674.
LA MESME PIETE A AUSSY PORTE LES DITS SIEUR ET DAME FONDATEURS
DE FONDER A PERPETUITE PAR AUTRE CONTRACT
PASSE PAR DEVANT MAITRE TEILHOL NOTAIRE ROYAL A RIOM DES LE
20 MAI 1665 TROIS MESSES HAUTES L'UNE EN L'HONNEUR
ET A L'HOSTEL DE LA VIERGE TOUS LES PREMIERS SAMEDYS
DE CHACUN MOIS DE LANNEE A LA FIN DE LA Q[uinzaine ?] SE DIRA LE
salve Regina deprofundis ET AUTRES SUSFRAGES LES
DEUX AUTRES AU MESME AUTEL DE LADITE EGLISE POUR LES TRESPASSEZ
LE LENDEMAIN DU JOUR DES MORTS AVEC LA PROSE
LAnguentibus Le libera ET AUTRES PRIERES SUR LES
TOMBEAUX DES PREDECESSEURS DUDIT FONDATEUR POUR
DIRE LESQ. MESSES ILS ONT DONNE A LADITE EGLISE LA SOMME
DE QUATRE CENT LIVRES TOURNOIS AINSY QU'IL EST PLUS AMPLEMENT
PORTE PAR LEDIT CONTRACT.
LE SIEUR FONDATEUR EST DECEDE LE 24 AOUST 1674.
Priez Dieu pour Eux.


Plaque de fondation de messes, 1674.

Cette console à la retombée de l'arc doubleau
de la nef nord représente un atlante (Xe siècle ?).

Depuis la fin du XVIe siècle, la nef nord
aboutit, à l'est, à la chapelle de la Vierge.

«Présentation de la croix à la Vierge et l'Enfant»
d'après Laurent de La Hyre,
XVIIe siècle.

«««--- La roue processionnelle se détache sur le vitrail.
Voir plus bas.

Notre-Dame de Marsat
Ou Vierge noire de Marsat
Noyer polychrome du XIIe siècle.
Restaurée et peinte en noir vers 1830.

Procession de Notre-Dame de Marsat et de la roue.
Atelier Louis Barillet, XXe siècle.
Vitrail mis en place en 1939.

Chapelle du Rosaire.
Cette chapelle, qui ferme le transept au nord, remonte au XIIe siècle.
Deux culs-de-lampe (donnés ci-dessous) méritent l'attention du visiteur.

Homme à face de lièvre (incarnant la couardise et la faiblesse).
Cul-de-lampe dans la chapelle du Rosaire, XIIe siècle.

Clé de voûte avec écusson ---»»»
Chapelle du Rosaire.
Est-ce l'écusson du donateur de la chapelle ?


Chapelle de la Vierge.
Cette chapelle, qui s'inscrit dans un carré, a été reconstruite à la fin du XVIe siècle.
L'autel et le vitrail ont été mis en place en 1939.

Vierge romane en majesté.
XIIe siècle
Chapelle du Rosaire.

Vierge à l'Enfant
XVIIIe siècle.
Chapelle du Rosaire.

Notre-Dame de Marsat, détail.
Ou Vierge noire de Marsat
Noyer polychrome du XIIe siècle.
Restaurée et peinte en noir vers 1830.
L'Enfant tient son poing droit presque serré.
Il devait tenir un objet qui a disparu.

Sainte Marthe (XVIIIe siècle ?)
Chapelle du Rosaire.

Homme à face de dogue
(incarnant la méchanceté et la voracité).
Cul-de-lampe dans la chapelle du Rosaire, XIIe siècle.

La nef nord vue depuis son extrémité ouest.
Cette nef nord est présentée comme remontant au Xe siècle.
Le mur de séparation des nefs date du XVIIe siècle.
ASPECT INTÉRIEUR : LE TRANSEPT (XVIe SIÈCLE)

Le transept est orné de deux autels.
Celui du premier plan est dédié au Sacré-Cœur ; celui de l'arrière-plan (croisillon sud), à saint Joseph.

Chapelle du Sacré-Cœur
XVIIIe ou XIXe siècle.

Les vitraux de l'église Notre-Dame.
Tous les vitraux sont de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe. La documentation disponible ne semble porter aucune mémoire des vitraux antérieurs.
On trouve dans l'église des vitraux très classiques, bien dans le style du XIXe siècle, en particulier dans le chœur. Ils représentent Marie et l'Enfant, Joseph et d'autres saints et apôtres (saint Pierre, saint Paul, saint Georges et saint Austremoine). Le soubassement des trois vitraux du chœur accueille des saynètes, dont quatre sont en camaïeu de gris rehaussé de jaune d'argent.
Parmi ces vitraux on en distinguera deux, créés par l'atelier clermontois d'Adrien Baratte : la Grande Mission (envoi des apôtres de par le monde pour répandre la parole du Christ) et, au-dessus du portail sud, Jésus calmant la tempête.
Un autre vitrail, mis en place en 1939, mérite attention. Réalisé par l'atelier Louis Barillet, il illustre La Procession de Notre-Dame de Marsat. Lors de cette procession, une roue votive - fleurie pour l'occasion - accompagne la statue de Notre-Dame, comme l'illustre le vitrail.
Cette procession est le résultat d'un vœu. Au Xe siècle, assiégés par les Normands, les Riomois, s'ils bénéficient de la protection de Marie, font vœu de porter à la Vierge, en procession solennelle, une offrande : un cierge de cire enroulé autour d'une roue.
En fait, la Vierge était toujours invoquée par les Riomois quand un malheur menaçait. En 1631, ils ont aussi invoqué Notre-Dame de Marsat pour en finir avec la peste qui avait déjà fait plus de trois mille victimes.
Cette procession n'a pas disparu avec le temps. Un pèlerinage annuel a toujours lieu en mai et rassemble des habitants de Riom et de Marsat.
Une image plus haut donne un aperçu de la roue votive qui est suspendue à la voûte devant la chapelle de la Vierge dans la nef nord.
Le vitrail central de l'abside, qui réunit Jésus et Marie, porte la signature «F. GRAND», un peintre verrier qui semble bien mystérieux. Était-ce un employé d'un atelier clermontois ?
Un dernier vitrail montre l'Évangéliste saint Jean à Patmos inspiré par l'ange, tandis qu'un aigle attend de s'envoler pour répandre la bonne Nouvelle dans le monde.


Autel et retable de la chapelle Saint-Joseph dans le transept.
XVIIIe siècle.

La Sainte Famille ---»»»
Vitrail non signé. XIXe siècle ?
ASPECT INTÉRIEUR : LA NEF SUD (XIIe SIÈCLE) ET LE CHŒUR (XIVe SIÈCLE)

Une nef sud, de type roman avec voûte en berceau, a été ajoutée à la nef nord dans les années 1165-1176.
Détruite en 1440, cette nef a été reconstruite au XVe siècle en style gothique avec une voûte d'ogives.

Bénitier et son socle roman.

Console dans la nef sud.

Vitrail de la «Grande Mission»
«Euntes, docete omnes gentes».
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand, 1901.

Clé de voûte dans la nef sud.

Clé de voûte dans la nef sud.

Vitrail de saint Jean l'Évangéliste à Patmos.
TROIS CONSOLES DANS LA NEF SUD (XIVe SIÈCLE)

Le chœur initial a été détruit en 1364.
Il a été reconstruit dans les années 1365-1370.
L'autel, de style baroque, est du XVIIe siècle.
«««--- Le Christ ressuscité
Soubassement du vitrail central de l'abside.
Signature : «F. GRAND».

Jésus et Marie.
Vitrail central de l'abside
signé : «F. GRAND».

«««--- Les peintures qui décorent le chœur
et l'intrados de la dernière arcade
de la nef sud remontent au XVIIIe siècle.

Le retable du maître-autel, en noyer doré, est à double tabernacle (XVIIe siècle).
Dans les sculptures, les quatre Évangélistes entourent un Ecce Homo.
À l'étage supérieur : une Vierge en gloire sous un dôme.
Au sommet : le Christ de la Résurrection.


Retable du maître-autel : Vierge en gloire sous son dôme.
XVIIe siècle.

«««--- La Conversion de saint Paul.
Soubassement du vitrail de saint Georges et de saint Paul.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand.

Saint Georges et saint Paul.
Vitrail de l'abside.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand.

Saint Georges combattant le démon.
Soubassement du vitrail de saint Georges et de saint Paul.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand.
«««--- Retable du maître-autel, partie basse.
Les quatre Évangélistes entourent un Ecce Homo.
Noyer doré. XVIIe siècle.

Saint Pierre et saint Austremoine
Vitrail de l'abside.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand.

Le Martyre de saint Pierre.
Soubassement du vitrail de saint Pierre et saint Austremoine.
Atelier Adrien Baratte, Clermont-Ferrand.

Le Christ de la Résurrection domine le retable du maître-autel.
XVIIe siècle.

Le chœur et, à droite, la chapelle Saint-Joseph dans le croisillon sud du transept.

La nef sud a été reconstruite en style gothique au XVe siècle.

Documentation : Panneaux d'information dans l'église
+ «Auvergne romane», Édition Zodiaque, la Nuit des temps, 1972.
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