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L'église Notre-Dame de Niort est présentée
comme un chef-d'uvre du XVe siècle. Elle est venue remplacer une
ancienne église Sainte-Marie, qui, elle-même, avait succédé
à une petite église préromane. D'après une inscription
sur un mur extérieur de l'église, la construction de Notre-Dame
aurait commencé en 1491, c'est-à-dire dans les décennies
de renouveau économique qui ont suivi la fin de la guerre de Cent Ans (1453).
L'édifice, terminé en 1534, est de style gothique flamboyant, style
en vigueur à la fin du Moyen Âge. Les ajouts du XIXe siècle
respectent ce style d'architecture, notamment la magnifique chaire à prêcher.
Notre-Dame de Niort n'a pas de chevet arrondi. Au sol, sa surface est rectangulaire.
Son transept, très peu profond, soutient, au sud, un clocher de 75m de
haut. Le chur est illuminé par un grand vitrail, un Arbre de Jessé
qui daterait lui aussi du XVe siècle. Très abîmé, il
a été restauré vers 1990. |
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Vue d'ensemble de la nef avec, à droite, sa majestueuse chaire à
prêcher de 1877, construite en style gothique. La nef aboutit, à
l'est, sur le maître-autel et le vitrail de l'Arbre de Jessé. L'édifice
est à trois vaisseaux. | 
Vue du maître-autel et de deux chapelles latérales sud : la chapelle
des Parabères (à côté de la porte) et la chapelle du
Sacré-Cur. Notre-Dame de Niort est une église singulière
: son aménagement intérieur a changé plusieurs fois d'orientation.
La porte ci-dessus a été ouverte en 1771 quand le chur a été
placé à l'ouest. Depuis, le chur est revenu à l'est.
Il ne fait pas bon passer par cette porte pendant l'office, quand on est retardataire...
Heureusement il y en a une autre, côté sud. |

Chemin de Croix en bois sculpté 1877. Une scène du Calvaire. | 
Le chevet plat de Notre-Dame (à l'est).
Le grand vitrail est celui de l'Arbre de Jessé. La porte à gauche
correspond à celle de l'image au-dessus. |  L'Arbre
de Jessé (XVe siècle?) ll a été restauré,
avec beaucoup de difficultés, mais de très belle manière,
par Jeannette Weiss-Grüber, artiste verrier. Cliquez dessus pour l'afficher
en gros plan. |  Le
clocher de Notre-Dame culmine à 75m de hauteur. La galerie carrée,
point de départ de la flèche, est ornée de gargouilles
et de sculptures gothiques. |
L'Arbre
de Jessé est considéré comme l'ascendance
théologique de Marie. Sa formulation officielle en a été
donnée par l'abbé Suger
(~1080-1151), abbé qui est en partie à l'origine de la basilique
de Saint-Denis. Voir le commentaire sur l'Arbre
de Jessé à la page de la basilique. |
On pourra voir d'autres Arbres de Jessé dans l'église
Notre-Dame-la-Grande
à Poitiers, l'église Saint-Pierre
à Dreux, Saint-Nizier
à Troyes, et, bien sûr, admirer le chef-d'uvre d'Engrand le
Prince à l'église
Saint-Etienne de Beauvais. | | 
La partie ouest de la nef avec ses orgues. En 1835, on place les orgues (qui
étaient moins hautes) à l'est, sous l'Arbre de Jessé,
le chur étant à l'ouest. En 1852, refaites et agrandies,
elles cachent en partie l'Arbre. Puis le chur repasse à l'est.
Enfin, en 2001, après restauration, les orgues reviennent côté
ouest. |

Vue en gros plan de quatre rois de l'Arbre de Jessé. Ci-dessous,
deux vitraux de scènes de la vie de la Vierge au-dessus de l'Arbre. | 
Magnifique portail nord qui fait la liaison entre le gothique flamboyant d'un
Moyen Âge finissant et la Renaissance. Au-dessus des voussures,
une tribune sculptée dans la pierre. Les balustres représentent
en lettres l'inscription latine : «O mater Dei, memento mei»
(Ô Mère de Dieu, souviens-toi de moi). Voir la galerie
des vitraux+
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La chaire de Notre-Dame de Niort ne remonte pas au Moyen Âge,
mais à 1877 comme les sculptures du Chemin de Croix.
Elle est en style néo-gothique. Ci-dessus, sa pittoresque
partie centrale, coté collatéral sud.
Vous pouvez voir d'autres belles chaires à prêcher
à l'abbatiale
de la Trinité de Fécamp, à l'église
Saint-Clodoald
de Saint-Cloud ou encore à l'église de l'Immaculée-Conception
à Paris (12e arr.).
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La partie centrale de la chaire à prêcher vue depuis le vaisseau
central. Elle est sculptée de scènes du Nouveau Testament. Au
centre, la pêche miraculeuse. |

La chapelle des Parabère |  |
| La chapelle des
Parabère La famille Parabère donna à Niort plusieurs
gouverneurs du Poitou. Cette chapelle, qui fait office de chapelle des Morts (en
face de la chapelle des Fonts Baptismaux) abrite les monuments funéraires
de Charles de Neuillan de Baudéan-Parabère, de son épouse
Françoise et de son fils François. Elle fut élevée
en 1684 par Suzanne Neuillan, épouse du maréchal-duc de Navailles,
gouverneur de Niort. Les défunts sont représentés surgissant
de leur tombeau au jour de la Résurrection des morts. A gauche, Charles.
A droite, sa femme Françoise. Cette chapelle a été démantelée
à la Révolution et restaurée au XIXe siècle par Bernard
d'Agesci. | |  |

La chapelle des Fonts Baptismaux. C'est ici que, le 28 novembre 1635, fut
baptisée Françoise d'Aubigné, la future madame de Maintenon.
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La chapelle Saint-Joseph, à gauche des orgues, sur la façade ouest.
Le vitrail représente la mort de saint Joseph. Il vient des ateliers Lobin
à Tours (1889). |

Chapelle du Rosaire | 
Chapelle de la Vierge. Cette chapelle occupe le transept nord. |
Source : «Notre-Dame de Niort, chef d'uvre du
XVe siècle», brochure disponible dans l'église |
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