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Page créée en mars 2013
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Le faubourg Saint-Antoine est un quartier parisien très animé. Au début du XXe siècle, on y trouvait des ateliers de fabrique de meubles et de petite métallurgie, tout un monde d'artisans et de petits métiers qui s'efforçaient de survivre dans des conditions plutôt précaires.
Conscient du manque d'évangélisation, le père Anizan crée les Fils de la Charité pour pallier ce vide spirituel.
En 1911, le prélat s'établit rue de la Roquette. Puis, en 1928, il fait construire une chapelle en béton, malheureusement peu solide. Elle finit par être détruite et remplacée par l'édifice actuel.
Notre-Dame d'Espérance est une église au style contemporain, mêlant béton et verre pour les murs, métal et bois pour l'intérieur. Consacrée en 1997, elle est l'œuvre de l'architecte Bruno Legrand. Son côté le plus original est la grande paroi de verre en façade. Des extraits des évangiles de Matthieu, Marc et Luc y sont gravés en mode boustrophédon.
Signalons enfin la présence de quelques œuvres d'art intéressantes, notamment une séduisante statue de la Vierge à l'Enfant de Lucienne Heuvelmans (1881-1944) en pierre rose et les bas-reliefs du chemin de croix réalisés par la même artiste. Tous ces bas-reliefs sont réunis dans l'Oratoire.


La nef de l'église Notre-Dame d'Espérance.
Au premier plan, le bénitier
Les trois points dorés dans le chœur symbolisent la poutre horizontale de la croix.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME D'ESPÉRANCE

Façade de l'église.
La grande paroi de verre est l'œuvre Guillaume Saalbrug.
Elle est gravée d'extraits des Évangiles.
La tour-clocher est en béton poli.

Citations de l'ancien Testament sur la façade latérale.

En levant la tête, derrière la façade,
avant de s'engager dans la nef...

L'église et son profil tout en hauteur (par manque de place)
vus de la rue de La Roquette.
Le clocher est indépendant de l'église.

Le portail avec les sculptures en bronze des quatres Évangélistes.
Œuvre de l'artiste néerlandais Pierre de Grauw (1921-2016).

Un Évangéliste en bronze par Pierre de Grauw, détail.

Dues au calligraphe Franck Lalou, les inscriptions sur la verrière de la façade sont portées en mode «boustrophédon».

Mode boustrophédon : On peut lire une ligne sur deux.
Les lignes qui ne sont pas lisibles d'un côté de la verrière le sont de l'autre.
Il faut rentrer dans l'église pour lire la totalité du message des Évangiles.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME D'ESPÉRANCE

La nef et le chœur vus du balcon.

Chemin de croix, station IV :
Jésus rencontre sa mère.
Lucienne Heuvelmans (1881-1944)

L'avant-nef éclairée par la façade et par un vitrail de Jean-Baptiste Ambroselli (1997).

Les vitraux de l'église (œuvre de Jean-Baptiste
Ambroselli) suggèrent la vision du désert.

Le bénitier contemporain à l'entrée de l'église
S'agit-il aussi des fonts baptismaux ?

Il est rare que les grands bénitiers servent aussi
de fonts baptismaux. En revanche, il arrive que
les fonts soient installés à l'entrée de l'édifice,
le baptême représentant l'entrée dans l'Église.

Voir les églises parisiennes de
Saint-Jean-de-Montmartre
et de la basilique Notre-Dame des Victoires
qui ont des fonts baptismaux dans leur entrée.

Chapelle latérale de la Vierge avec sa très belle statue de la Vierge.

La Vierge à l'Enfant, détail.
Lucienne Heuvelmans (1881-1944).

Le vitrail rouge de Jean-Baptiste Ambroselli (1997) à côté de la Vierge à l'Enfant.

Chemin de croix, station V :
Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.
Le Chemin de croix de Notre-Dame-d'Espérance
est une série de bas-reliefs en pierre.
Œuvre de Lucienne Heuvelmans (1881-1944),
il se trouve entièrement dans l'Oratoire.

Chemin de croix, station VII :
Jésus tombe pour la seconde fois.

Vierge à l'Enfant en pierre rose.
Lucienne Heuvelmans (1881-1944).

vitrail de Jean-Baptiste Ambroselli dans l'Oratoire.

Le chœur très dépouillé de Notre-Dame d'Espérance.
La croix est constituée d'une poutre en chêne du XVIIIe siècle. La traverse horizontale est simplement
suggérée par trois carrés dorés (que l'on aperçoit mieux sur l'image du haut de cette page).

Chemin de croix, station XII :
Jésus meurt sur la croix.
Lucienne Heuvelmans (1881-1944).

L'Oratoire avec toutes les stations du chemin de croix réalisées par Lucienne Heuvelmans (1881-1944).

Le Christ en croix dans l'avant-nef, détail.

La nef et la verrière de la façade.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur.
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