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Page créée en oct. 2015
Notre-Dame de la Providence, marbre de J. Merculiano

En 1897, les Pères Barnabites, dont l'ordre a son siège à Milan, font édifier une chapelle dans le village de Monceau, près de leur couvent. La chapelle, œuvre néoromane de l'architecte Eugène Homberg (1848-1925) est dédiée à saint Paul de Monceau. En 1903, la congrégation est expulsée, le couvent fermé, tout comme la chapelle. En 1907, l'église est rendue au culte. Son saint patron devient saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan, prélat modèle et acteur infatigable de la Contre-Réforme. La chapelle était dédiée à saint Paul de Monceau, l'église le sera à saint Charles de Monceau. La paroisse du même nom est créée en octobre 1907. L'édifice est agrandi de 1908 à 1912. À cette occasion, le nouvel architecte, Christian Labouret, élève une nouvelle façade néoromane. Aujourd'hui, l'église est engoncée entre les immeubles. La façade donne sur la rue Legendre, dans le 17e arrondissement. Le côté droit est visible depuis une rue adjacente, le reste, notamment le chevet, reste invisible aux passants.
Le transept de l'église, très peu saillant, accueille deux belles chapelles ornées de peintures murales. Les vitraux ont été réalisés par l'atelier Fernand Rosey au début du XXe siècle dans le style du XIIIe. La vie du saint patron de la paroisse est illustrée dans les vitraux du déambulatoire. Le Chemin de croix mérite d'être mentionné. Il est constitué d'imposants bas-reliefs en pierre de près de quatre-vingts cm de côté. Comme dans tout univers roman ou néoroman, les vitraux de la nef, perchés dans le deuxième niveau de l'élévation, sont assez opaques et l'église est sombre.

Saint Charles Borromée dans un vitrail pastiche du XIIIe siècle
Vue d'ensemble de la nef et du chœur de l'église Saint-Charles-de-Monceau
Vue d'ensemble de la nef et du chœur de l'église Saint-Charles-de-Monceau
La façade néoromane de l'église, rue Legendre (Paris, 17e).
La façade néoromane de l'église, rue Legendre (Paris, 17e).
Fenêtres néoromanes en plein cintre dans le haut de la façade.
Fenêtres néoromanes en plein cintre
dans le haut de la façade.
Vitrail de la vie de saint François de Sales
Vitrail de la vie de saint François de Sales. Tous les vitraux de la nef sont constitués de trois lancettes.
Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Les vitraux de Fernand Rosey. L'église Saint-Charles-de-Monceau possède une belle collection de vitraux du début du XIXe siècle, relatant la vie de saints et de saintes. Dans l'abside, ils relatent la vie de Jésus. Le style retenu par le peintre verrier, Fernand Rosey, est celui du XIIIe siècle. Les ateliers de vitraux du XIXe et du début du XXe étaient passés maîtres dans l'art du pastiche. On fera néanmoins une constatation d'ordre chronologique : représenter la vie de saint Vincent de Paul ou de saint François de Sales, grandes figures du catholicisme de la Contre-Réforme, dans un style propre au XIIIe siècle peut paraître anachronique. À l'évidence, c'est privilégier l'art pour l'art, c'est choisir un style artistique, sans aucun respect pour la logique historique. Il est vrai que, portée par l'élan des Lassus et des Viollet-le-Duc, la fièvre créatrice de la deuxième moitié du XIXe siècle s'est beaucoup autorisée.

L'Agneau pascal
L'Agneau pascal
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Statue du Sacré-Cœur, détail
Statue du Sacré-Cœur, détail
Élévations droites de la nef avec l'autel Saint-Joseph.
Élévations droites de la nef avec l'autel Saint-Joseph.
Fidèle à la tradition romane, sans l'éclairage électrique, l'église Saint-Charles serait plongée dans l'obscurité.
À titre d'exemple, voir l'église romane de Talant, près de Dijon.
Chapelle de la Vierge dans l'étroit transept gauche
Chapelle de la Vierge dans l'étroit transept gauche
La peinture murale représente des anges qui célèbrent l'Enfant-Jésus (auteur inconnu).
Notre-Dame de la Providence
Notre-Dame de la Providence
Marbre de J. Merculiano, 1913.
Notre-Dame de la Providence, détail
Notre-Dame de la Providence, détail
Marbre de J. Merculiano, 1913.
«««---À GAUCHE
Peinture murale de la chapelle de la Vierge :
Anges musiciens
Peinture murale de la chapelle de la Vierge : anges musiciens
Vie de saint François de Sales
Vitrail de la vie de saint François de Sales
Lancette centrale
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Sainte Rita
Sainte Rita
Statue de sainte Jeanne d'Arc
Statue de sainte Jeanne d'Arc
dans le bas-côté
Jeanne sur les remparts d'Orléans
Peinture murale de la chapelle de la Vierge, détail
Peinture murale de la chapelle de la Vierge, détail
Chemin de Croix
Chemin de Croix
Jésus rencontre sa mère
Vitrail de la vie de sainte Jeanne d'Arc
Vitrail de la vie de sainte Jeanne d'Arc
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Les trois lancettes ont été rapprochées pour les besoins de la page.

«««--- À GAUCHE
Vitrail de la vie de sainte Jeanne d'Arc
Jeanne sur les remparts d'Orléans
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vie de sainte Jeanne d'Arc
Vitrail de la vie de sainte Jeanne d'Arc
Le voyage vers Vaucouleurs
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vie de sainte Jeanne d'Arc
Vitrail de la vie de sainte Jeanne d'Arc
Jeanne à Chinon devant le dauphin
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
La chapelle du Sacré-Cœur dans le bas-côté  gauche.
La chapelle du Sacré-Cœur dans le bas-côté gauche.
On remarquera les deux grands bas-reliefs en pierre qui illustrent deux stations du Chemin de croix.
Saint Ludovicus Rex
Saint Ludovicus Rex
Virail signé Georges Claude, 1910
Saint Ludovicus Rex, détail
Saint Ludovicus Rex, détail
Atelier Georges Claude, 1910.
Le Repos pendant la fuite en Égypte
Le Repos pendant la fuite en Égypte
Détail
par Juliette Dubufé-Wehrlé, 1909.

Ludovicus Rex. Le premier vitrail droit dans la nef est malheureusement toujours assombri par les bâtiments qui jouxtent l'église, si bien qu'on n'y distingue rien. Il faut avoir recours aux moyens informatiques pour l'éclaircir et découvrir le beau dessin qu'il renferme. Contrairement aux vitraux dans la nef, dans l'abside et le déambulatoire, ce vitrail de 1910 est l'œuvre du peintre verrier Georges Claude. Il affiche un saint Louis paré d'un luxueux manteau à fleurs de lys et présentant la couronne d'épines.

Chapelle Saint-Joseph dans le «transept» droit.
Chapelle Saint-Joseph dans le «transept» droit.
Elle est ornée d'un bel autel en marbre et d'une statue de Joseph dans une niche néogothique.
La peinture murale «Le Repos pendant la fuite en Égypte»
est l'œuvre de Juliette Dubufé-Wehrlé, 1909.
Peinture murale de la chapelle de la Vierge
Peinture murale de la chapelle de la Vierge :
Les anges adorant l'Enfant Jésus

Saint Martin. Tous ceux qui s'intéressent à l'art sacré connaissent l'anecdote du jeune Martin qui partage son manteau avec un pauvre homme nu aperçu au bord de la route. La Légende dorée de Jacques de Voragine raconte évidemment, dans la «biographie» de saint Martin, une vie truffée de miracles, d'anges dans le ciel et de tentations du démon. Laissons-là ces contes pour peintres et romanciers et intéressons-nous plutôt à un épisode amusant survenu à Tours, soixante-quatre ans après la mort du saint (c'est du moins ce que rapporte Jacques de Voragine). L'épisode concerne la rouerie de certains mendiants et montre bien que l'époque médiévale, même si elle mettait un point d'honneur à leur venir en aide, ne se faisait pas non plus d'illusions sur la mentalité de bien d'entre eux. À Tours, donc, une procession qui porte le corps de saint Martin dans sa nouvelle église, doit cheminer dans la ville. C'est là aussi que vivent deux compagnons, l'un aveugle, l'autre paralytique. Et les deux s'entraident pour mendier : l'aveugle porte le paralytique, et ce dernier guide l'aveugle. De la sorte, ils apitoient les passants et leur sébile se remplit d'oboles nombreuses. Mais saint Martin a la réputation de guérir facilement les malades auprès de qui il passe. Même depuis son cercueil évidemment. Nos deux filous se mettent à trembler : si Martin les guérit, leur petit commerce juteux tombera à l'eau. Ils décident donc de s'enfuir et de se réfugier dans une rue où, dans leur idée, la procession ne passera jamais. Et Jacques de Voragine termine l'histoire : «Et, pendant qu'ils fuyaient, ils rencontrèrent le corps de saint Martin, qui les guérit tous les deux. Tant il est vrai que Dieu accorde ses bienfaits à ceux-là même qui ne les demandent pas !»
Source : La Légende dorée de Jacques de Voragine, éditions Diane de Selliers, traduction Theodor de Wyzewa.

Chemin de croix
Chemin de croix
Jésus tombe sous le poids de la croix.
Vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Geneviève distribue des vivres pendant le siège de Paris.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Geneviève exhorte les Parisiens à ne pas quitter la ville.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail de la vie de saint Martin
Vitrail de la vie de saint Martin
1) Martin détruit les statues des idoles,
2) Martin partage son manteau avec un mendiant.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Peinture murale de la chapelle de la Vierge
Peinture murale de la chapelle de la Vierge :
Les anges adorant l'Enfant Jésus

«Le Repos pendant la fuite en Égypte», détail
«Le Repos pendant la fuite en Égypte», détail
Peinture murale par Juliette Dubufé-Wehrlé, 1909.
Jésus est mis au tombeau
Jésus est mis au tombeau
Plâtre mural dans la chapelle Saint-Joseph.
Auteur anonyme.
Vitrail de la vie de saint Bernard
Vitrail de la vie de saint Bernard
L'Appel à la croisade.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail de la vie de saint Bernard
Vitrail de la vie de saint Bernard
Bernard en adoration devant l'Enfant.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail Vie de saint Vincent de Paul
Vitrail de la vie de saint Vincent de Paul
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail de la vie de saint Vincent de Paul
Vitrail de la vie de saint Vincent de Paul
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail de la vie de saint Vincent de Paul
Vitrail de la vie de saint Vincent de Paul
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
La chapelle Saint–Joseph est ornée d'un très bel autel en marbre
La chapelle Saint-Joseph est ornée d'un très bel autel en marbre
de la fin du XIXe siècle.
Le côté gauche de la nef et ses chapelles latérales.
Le côté gauche de la nef et ses chapelles latérales.
L'architecte a appliqué, au niveau des chapelles latérales, le principe de base de l'art roman : les arcades dans les arcades.
La chaire à prêcher
La chaire à prêcher
Fin XIXe siècle.
Le déambulatoire
Le déambulatoire est orné de vitraux illustrant
la vie de saint Charles Borromée.
Vitrail de la vie de saint Charles Borromée
Vitrail de la vie de saint Charles Borromée
dans le déambulatoire.
Vitrail de la vie de saint Louis
Vitrail de la vie de Saint Louis
L'Éducation du jeune prince avec Blanche de Castille.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Vitrail de la vie de saint Louis
Vitrail de la vie de Saint Louis
Saint Louis rapporte la couronne d'épines du Proche-Orient.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-CHARLES-DE-MONCEAU

Le chœur néoroman de l'église Saint-Charles-de-Monceau.
Le chœur néoroman de l'église Saint-Charles-de-Monceau.
Saint Charles devant le pape
Vitrail de la vie de saint Charles Borromée :
Le pastiche néoroman du XIXe siècle dans toute sa splendeur.
Statue de saint Charles Borrromée
Statue de saint Charles Borromée
à côté du chœur.
Vitrail de la vie de saint Charles Borromée
Vitrail de la vie de saint Charles Borromée
dans le déambulatoire.

En bas : Charles Borromée et les malades
de la peste à Milan.
La verrière du chœur illustre la vie de Jésus
La verrière du chœur illustre la vie de Jésus. Autour des vitraux, la pierre est ornée de dessins.
On reconnaît dans le vitrail central un Arbre de Jessé simplifié (à la manière du XIIIe siècle).
Le chœur et les vitraux du déambulatoire.
Le chœur et les vitraux du déambulatoire.
À gauche, sur le pilier, statue de sainte Moriotie.
Transfiguration, Entrée dans Jérusalem, la Cène

«««--- DEUX VITRAUX DES SCÈNES DE LA VIE DE JÉSUS ---»»»

«««--- Transfiguration, Entrée dans Jérusalem, Cène
Gethsémani, Arrestation de Jésus, Comparution devant le grand prêtre Caïphe ---»»»
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Gethsémani, Arrestation de Jésus, Comparution devant le grand prêtre Caïphe
Vitrail des scènes de la vie de Jésus.
Vitrail des scènes de la vie de Jésus.
La Fuite en Égypte et le roi Hérode.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
L'ange sur le gable central
L'ange sur le gable central
de l'orgue de tribune.
L'orgue de tribune est un Puget de 1909, révisé la dernière  fois en 1998.
L'orgue de tribune est un Puget de 1909, révisé pour la dernière fois en 1998.
Vitrail sur la façade de l'église
Vitrail sur la façade de l'église
Le Pélican nourrit ses petits de sa propre chair.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur

Documentation : Paris, d'église en église, édition Massin + La Légende dorée de Jacques de Voragine, éditions Diane de Selliers.
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