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Page créée en 2011

L'église Saint-Clodoald de Saint-Cloud est de style romano-gothique. Elle a été construite vers 1860, en grande partie sur la cassette personnelle de l'Empereur Napoléon III, le reste des fonds venant d'une souscription des paroissiens. D'une longueur intérieure de 46m, d'une largeur de 20m, elle a été consacrée en 1878.
A part les reliques du saint, on peut y voir quelques beaux vitraux - assez classiques - du XIXe siècle, de magnifiques peintures dans le chœur et enfin une splendide chaire à prêcher en bois sculpté.
Rappelons que les reliques de saint Clodoald (mort en 560 et enterré sur l'actuelle colline de Saint-Cloud) donnèrent lieu à de nombreux pèlerinages. C'est pour cette raison que la ville de Saint-Cloud a été fondée.


La nef et le chœur de l'église Saint-Clodoald.
On remarque que les élévations sont à trois niveaux. Au premier niveau, les colonnes
sont ornées de chapiteaux à feuilles ; le deuxième niveau est constitué d'une arcature
aveugle ; enfin le troisième, par ses grandes baies vitrées, apporte la lumière.

VITRAIL EN HAUT A DROITE : on retrouve Augustin et Monique dans la même
attitude dans un vitrail de l'église Saint-Martin à Saint-Martin-en-Ré.

En haut, la façade de l'église Saint-Clodoald. La croix du clocher culmine à 60m.
Ci-dessus, le côté nord de l'église (le chœur est
à l'ouest). L'architecture romano-gothique est
due à Jean-François Delarue (1815-1892).

Vitraux au-dessus des portes nord et sud de l'église. Celui du haut représente saint Augustin et sa mère Monique. Le vitrail illustre une scène décrite par saint Augustin dans ses «Confessions» : à Ostie, la mère et le fils devisent sur la vie éternelle des saints.
Le second représente sainte Élisabeth de Hongrie, qui va faire la charité aux pauvres, surprise sur un chemin par son époux, le prince de Thuringe. Cette rencontre donna lieu au «miracle des roses».

Vitrail central du chœur :
«Laissez venir à moi les petits enfants» .

La plupart des vitraux de Saint-Clodoald sont l'œuvre des ateliers Fialex à Mazet, près du Mans ou encore d'Antoine Lusson ou d'Eugène Oudinot. Ils datent bien sûr tous du XIXe siècle.


Vue générale de la nef (côté nord) avec ses trois niveaux d'élévations en romano-gothique

A sa mort en 511, Clovis laisse trois fils : Clodomir, roi d'Orléans ; Childebert, roi de Paris ; Clothaire, roi de Soisson. Le pouvoir revient à Clodomir. Lorsqu'il meurt en 524, ses trois fils sont confiés à leur grand-mère et veuve de Clovis, sainte Clotilde. Ils ont pour nom Théobald, Gonthier et Clodoald et sont âgés respectivement de dix, sept et cinq ans. Mais leurs oncles Childebert et Clothaire veulent le pouvoir. Ils demandent donc à Clotilde si elle préfère voir ses petits-fils tondus ou morts. A cette époque, les cheveux longs étaient le privilège des princes mérovingiens. La question revenait donc à choisir entre les laisser tuer ou les faire renoncer au trône de leur père. Clotilde refuse qu'ils renoncent à leurs droits. Théobald et Gonthier sont assassinés. Clodoald réussit à se cacher grâce à l'aide d'hommes dévoués. Plus tard, il coupera ses longs cheveux et se fera clerc.


Les peintures du chœur, derrière l'autel, sont dues à Jules-Alexandre Duval-Le Camus. il y en a cinq. Elles retracent la vie de saint Clodoald. On donne ci-dessus les peintures 2, 3 et4. La 2 représente le transfert des reliques de saint Clodoald dans la collégiale. La 3 (peinture centrale) montre son accueil au ciel en présence de la reine Clotilde et de l'évêque Rémi. La 4 dépeint la construction de son monastère. Au-dessus, les peintures représentent de gauche à droite : la foi, la charité et l'espérance.
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.

A droite, une vue de l'abside. On reconnaît en bas la peinture 4 (construction du monastère). A droite, la peinture 5 : la guérison d'un petit aveugle et la bénédiction des enfants. Au-dessus, l'espérance, puis saint Matthieu.

Aux niveaux supérieurs, l'abside offre deux séries de vitraux. Tout en haut, Jésus dans le vitrail central, à droite Saint Martin (à qui Clodoald avait dédié son église). Au-dessous, sainte Julienne et saint François-Xavier.

Extrait du tableau du peintre Durupt (1831) dans la chapelle de «saint Cloud et des fonds baptismaux» : saint Clodoald coupe ses cheveux en signe de renoncement à ses droits au trône pour se consacrer à la vie monastique. (A cette époque, les cheveux longs étaient le privilège des princes mérovingiens.)



Saint Clodoald dans un vitrail de l'abside

Le nom «Clodoald» a été abrégé en «Cloud», ce qui signifie, dans la langue française de cette époque, «illustre et redoutable».


Napoléon III et la reine Marie-Antoinette sculptés dans les chapiteaux des colonnes près du chœur!

Rappelons que Napoléon III, qui se méfiait de la «réunionite» et de la «commissionnite», s'était fait attribuer une très forte liste civile (officiellement 25 millions de francs par an, mais en moyenne, dans la pratique, 34 millions). Outre les charges obligatoires, elle lui permettait de financer à sa convenance des travaux d'architecture de construction ou de restauration, comme le château de Pierrefonds près de Compiègne ou un certain nombre d'églises de la région parisienne.


Saint Georges terrassant le dragon (vitrail de la nef)

La magnifique chaire à prêcher de l'église Saint-Clodoald date de l'année 1900.
Cliquez sur les personnages sculptés pour les afficher en gros plan.
Autre très belle chaire à prêcher du XIXe siècle : celle de Notre-Dame à Niort

«« A gauche : le personnage de gauche au-dessous de la cuve en gros plan (saint Jean)

Ange à la trompette accompagnant l'ange aux ailes déployées qui surplombe le prédicateur.

La chaire de Saint-Clodoald, en chêne massif est une œuvre d'Ernest Guilbert. Elle a figuré à l'exposition universelle de 1900 avant d'être installée dans l'église la même année.
Les trois personnages sculptés au-dessous de la cuve de la chaire sont :
- au centre et debout, saint Pierre sous les traits du pape Léon XIII (1878-1903) ;
- à gauche, saint Jean, assis qui écrit : «Et le Verbe s'est fait chair». L'apôtre a pris les traits du sculpteur Ernest Guilbert lui-même(!). On en donne une image en gros plan à gauche.
- à droite, saint Cloud en robe de moine. Le sculpteur lui a donné les traits d'Edouard Delfaux qui fut curé de la paroisse de 1889 à 1902. Saint Clodoald offre son sceptre et sa couronne (cette dernière a disparu).


Vitrail de la nef : Sainte Catherine de Sienne essaie de convaincre le pape Grégoire XI de quitter Avignon
pour Rome. Derrière Grégoire XI, on reconnait la tour crénelée du Palais des Papes à Avignon. Vitrail réalisé
en 1866 par Achille et Eugène Oudinot.

Vitrail de la nef : Saint Paul à Athènes au cours de
son deuxième voyage missionnaire. Vitrail réalisé en 1866 par Achille et Eugène Oudinot. CLIQUEZ sur
les vitraux pour les afficher en gros plan.

Vitrail de la nef : Saint Denis, saint Rustique et
saint Eleuthère. Vitrail réalisé en 1866 par Achille
et Eugène Oudinot. CLIQUEZ sur les vitraux pour
les afficher en gros plan.

Vitrail de l'abside : Sainte Clotilde, grand-mère de saint Clodoald.
CLIQUEZ sur les vitraux pour les afficher en gros plan.
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