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La basilique Saint-Denis est une cathédrale à
part dans le patrimoine architectural religieux français. Ceci par la volonté
d'un homme : l'abbé Suger (1081-1151). L'énergie et l'idéal
religieux de ce prélat d'exception, qui fut aussi homme d'Etat, surent
transformer une église romane en un monument gothique (réagrandi
au XIIIe siècle). Nommé abbé de la riche abbatiale en 1122,
il parvint à réunir des fonds suffisants pour réinventer
l'architecture religieuse de son époque en appliquant un principe simple
: la Foi par la Beauté. Pour croire, le peuple doit admirer, donc voir.
Pour voir, il circulera dans un déambulatoire où l'on aura exposé
des reliques dans de magnifiques reliquaires. D'où l'exigence d'espace
et de lumière. Les vitraux - nécessairement très beaux -
compléteront la tâche en apportant aux illettrés l'enseignement
religieux et les règles d'édification morale. L'esprit du gothique
était né. L'église carolingienne de l'abbaye est agrandie
vers 1135. D'abord la façade, puis le chevet. Suger expose son projet au
roi, mais décide de ne pas toucher à la nef carolingienne. Un
simple sanctuaire ne suffisait pas : l'abbé Suger a joué de ses
amitiés avec le roi Louis VI le Gros, puis avec son fils, Louis VII, pour
faire de son abbatiale une nécropole royale. Il a réussi : Saint-Denis
est riche de plus de soixante-dix statues de marbre priantes ou gisantes qui font
sa renommée. Suger a aussi bataillé pour en faire le lieu officiel
du sacre des rois de France. Sur ce point, il a été pris de court
par la cathédrale de Reims. |
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Vue d'ensemble de la nef de la basilique Saint-Denis Cette photo aurait plu
à l'abbé Suger. Le soleil irradie de ses rayons les pierres de la
nef, symbolisant le passage de la lumière naturelle à la lumière
immatérielle, «divine». |  | 
CI-DESSUS, le côté nord de la basilique avec «la porte des
Valois», c'est-à-dire le portail du bras nord du transept. Au
XIIIe siècle, on insère dans la façade du transept un portail
qui, au vu de ses sculptures, daterait de 1160. Les restaurations sont jugées
fidèles par les spécialistes de l'architecture religieuse.
«««--- A GAUCHE, la façade de la basilique avec ses trois
portails et son unique tour. La tour nord a disparu en 1846. La nouveauté
pour l'époque : la rosace centrale sur la façade et la disposition
des trois portails sculptés. |
| PORTAILS, TYMPANS
ET VOUSSURES |
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Tympan du
portail central. Le Christ est entouré des douze Apôtres. (Tympan
du XIIe siècle, saccagé à la Révolution, restauré
au XIXe siècle) . Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan. |
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| Personnages
sculptés dans les voussures des portails de droite (2e) et de gauche (1er
et 3e) | 
Tympan du portail de droite de la façade principale (Tympan du XIIe
siècle, saccagé à la Révolution, restauré au
XIXe siècle.) Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan.
Denis et ses compagnons, Rustique et Eleuthère, sont conduits au supplice
après avoir communié des mains du Christ lui-même. Les
historiens y voient la volonté de Suger d'imposer un tympan consacré
à une hagiographie de saint Denis. | |

Les vitraux de l'abside, XIXe siècle. Cliquez sur l'image pour l'afficher
en gros plan. A DROITE, tympan et linteau du portail
du bras nord du transept ---»»»
Linteau, partie de gauche : le préfet Fescennius ordonne l'exécution
de Denis, Rustique et Éleuthère. Partie droite : les trois compagnons
communient. Le tympan illustre la décapitation. |  |
| Basilique
Saint-Denis : L'ABBÉ SUGER |
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Né vers 1081, de
modeste origine, Suger fut placé à l'âge de dix ans à
l'abbaye de Saint-Denis. C'est là qu'il rencontra le futur Louis VI le
Gros, fils de Philippe Ier. Commençant sa vie comme moine, il se fit tôt
remarquer par son don pour plaider les belles causes et son art d'administrateur.
Souvent missionné à Rome, c'est en revenant d'une ambassade en Italie,
en 1122, qu'il apprit | | |
son élection à la tête de l'abbaye
de Saint-Denis. Retournant à Rome pour le concile de Latran, il visita
les principaux sanctuaires des régions méridionales. Et en fut profondément
marqué. Sa future tâche de constructeur, de mécène
et d'homme d'État sera imbibé de son apprentissage italien : Bénevent,
Salerne, Bari et surtout le Mont-Cassin. Revenu à Saint-Denis, il entreprit
de faire reconstruire son église, devenue trop petite. Les moyens de financement
furent assurés par une gestion rigoureuse et tous azimuts des propriétés
de l'abbaye. Sa nouvelle église incarnera sa vision théologique
et artistique du monde, vision renforcée par ses contacts avec Hugues de
Saint-Victor, un maître à penser réputé de Paris qui
accordait une grande place aux arts mécaniques et concevait l'art comme
un support spirituel. Pour croire, il faut voir et être impressionné
par la beauté des choses saintes. Ainsi on édifie le peuple et on
travaille à la paix. D'où l'idée fondamentale du déambulatoire
pour circuler autour de riches reliquaires, le tout plongé dans une lumière
intense, expression terrestre de la lumière divine. C'est à cette
époque qu'il se met à écrire | |
sa Vie de Louis le Gros et une Histoire de
Louis VII. Suger est aussi un homme d'État. Il travaille aux côtés
de son ami, Louis VI jusqu'à la mort de ce dernier en 1137. Il revient
quelques années après à la cour pour servir Louis VII le
Jeune. Son but est omniprésent : établir son église comme
protectrice de la royauté et imbriquer étroitement l'Église
et le royaume de France. En 1145, Louis VII part en croisade. Suger se voit
investi d'un haute mission : gérer le royaume en l'absence du souverain.
Sa tâche durera deux ans et demi ; il s'en acquittera magnifiquement : trésor
royal pourvu, envoi de subsides au roi, réparation des châteaux,
rébellion des grands matée, la paix et la sécurité
assurées. Peu après le retour du roi et malgré l'échec
de la deuxième croisade, Suger est déclaré «Père
de la Patrie». Sur le plan intérieur, Louis VII veut se séparer
d'Aliénor d'Aquitaine et déclarer la guerre à Henri II Plantagenêt.
Suger l'en dissuade. En 1150, l'abbé Suger atteint les soixante-dix
ans. Malade, il entre en agonie en décembre et meurt en janvier 1151. L'année
suivante, Louis VII divorçait - perdant du même coup l'Aquitaine
- et attaquait Henri II. L'uvre de l'abbé Suger est immense.
Pour s'en tenir au plan de l'architecture religieuse, c'est lui qui a insufflé
l'élan initial, l'idée constructrice, le principe artistique qui
sous-tendent et englobent toute l'histoire des cathédrales gothiques en
Europe et partout ailleurs dans le monde. Source : «Saint-Denis,
la basilique et le Trésor» (Dossiers d'Archéologie,
mars 2001 - article de Françoise Gasparri) | |

Le chur de Saint-Denis sous les rayons de soleil rasants d'une fin d'hiver
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| CHEVET, DÉAMBULATOIRE
ET CHAPELLES RAYONNANTES |
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| CI-DESSUS, la chapelle axiale de
la Vierge avec son Arbre de Jessé à droite (voir plus bas) |
| «««--- A GAUCHE,
EN HAUT, le chevet et son ciborium La continuité des vitraux illustre
la volonté de Suger d'inonder de lumière le chevet et le chur.
| | «««---
A GAUCHE, Le retable de l'Enfance du Christ dans la chapelle de la Vierge (XIIIe
siècle, pierre peinte) | | |

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Le déambulatoire et ses chapelles rayonnantes à peine marquées (aucune
paroi ne les sépare) | 
Chapelle rayonnante Saint-Cucuphas La quasi-totalité de la verrière
date de Viollet-de-Duc. |
Chapelle de la Vierge, vitrail de l'Enfance du Christ Seuls les
deux panneaux du bas (sur les six en tout) proviennent de l'époque
de Suger : Annonciation et Nativité (XIIe siècle). Les autres
sont du XIXe siècle (Viollet-le-Duc) . | 
L'Arbre de Jessé de la Basilique Viollet-le-Duc a fait représenter
Suger en bas à droite. | 
Chapelle rayonnante Saint-Pérégrin On y trouve
les célèbres vitraux de la Vie de Moïse (à gauche)
et des Allégories de saint Paul (à droite). Cliquez sur l'image.
«««---
A GAUCHE, Chapelle de la Vierge, l'ARBRE
DE JESSÉ Les deux panneaux du bas sont du XIXe (Viollet-le-Duc),
les quatre autres sont contemporains de Suger. Cliquez sur les images des
vitraux pour les afficher en gros plan. | |
| Les sept
chapelles rayonnantes de Saint-Denis apportent deux nouveautés par
rapport à l'art roman : elles sont quasiment contiguës et de peu de
profondeur. Le but de Suger était d'agrandir l'espace et de mieux faire
pénétrer la lumière. A cette fin, elles ne possèdent
que deux vitraux |
(sans doute parce qu'il n'y a pas de place pour un troisième). Même
si les chapelles ont l'air resserrées les unes sur les autres, l'effet
d'espace est réussi. De nombreux édifices du premier âge gothique
reprendront à leur compte ce système de chapelle à deux vitraux. |
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Chapelle de la Vierge Le deuxième roi
dans l'Arbre de Jessé Vitrail contemporain de Suger. C'est à
l'abbé Suger que l'on doit les caractéristiques de l'Arbre de
Jessé. | 
Chapelle de la Vierge Vitrail de l'Enfance du Christ, La Nativité (XIIe
siècle) | 
Chapelle de la Vierge Ce panneau dans le vitrail de l'Enfance du Christ date
du XIXe siècle (Viollet-le-Duc). Les couleurs sont nettement plus chatoyantes... |
| Basilique
Saint-Denis : L'ARBRE DE JESSÉ |
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Dans la religion chrétienne, l'Arbre de Jessé
est une représentation de la généalogie de Jésus,
descendant de la Vierge Marie. Ce symbole religieux a une histoire bien compliquée
où sont intervenues les plus hautes autorités de l'Église.
En effet, la descendance de Jessé à Marie est en contradiction avec
l'Évangéliste Matthieu pour qui c'est Joseph qui descend de Jessé.
Les auteurs des Ecrits Apocryphes | |
| et les Pères de l'Église
rapportent la même chose. En fait, la présence de Marie ne s'est
vraiment imposée qu'à partir de la Contre-Réforme et du Concile
de Trente (vers 1545). Les Protestants minimisaient le rôle la Vierge. En
réaction, les prélats catholiques de la Renaissance vont imposer
un culte marial, tout comme l'image omniprésente de la Vierge à
l'Enfant dans les images, les statues, les tableaux et dans l'Arbre. Si l'on
résume, pour aboutir à une version compatible avec les nombreux
Arbres de Jessé que l'on trouve : David a eu deux fils ; le premier,
Salomon, est l'ascendant de Joseph ; le second, Nathan, est l'ancêtre
de Joachim, père de Marie. Ainsi Joseph et Marie sont cousins très
éloignés... Ces ascendances ont bien sûr leur part importante
de légendes et de dogmes. Les Évangiles en donnent deux versions
qui ne concordent pas. Mais, pour les prosélytes, peu importe la vérité
historique, seule compte la vérité théologique. Cette
vérité a pour but de montrer qui est Jésus : elle le fait
descendre du roi David (et de son père Jessé) et ainsi affirme qu'il
est le Messie attendu. | |
| Il s'ensuit logiquement
l'introduction de tous les rois qui ont succédé à David :
Salomon et les rois de Juda. C'est ce que fait l'Évangile de Matthieu (qui,
rappelons-le, aboutit à Joseph). D'ailleurs chez Matthieu, comme chez Luc,
on trouve un indice supplémentaire de la messianité : Jésus
naît à Bethléem, «la ville de David». La
vérité théologique possède un dernier argument pour
aboutir à Marie : un oracle du prophète Isaïe savamment interprété.
A propos de Jessé, Isaïe proclame : «un rameau sortira de la
souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines...». Que signifie
cet oracle? L'auteur chrétien Tertullien (IIe siècle) en avait déjà
donné le sens : «la branche qui sort de la racine, c'est Marie qui
descend de David. La fleur qui naît de la tige, c'est le fils de Marie».
La vérité théologique a bouclé la boucle. Il faut
croire que cette version a satisfait tout le monde : les maîtres-verriers
qui créaient, les confréries ou particuliers qui finançaient
et les évêques qui donnaient leur accord. De la sorte, la chaîne
artistique - ô combien visible! -: «Jessé-David-Salomon-Roboam
(1er roi de Juda)-Abia-Asa-Josaphat... et finalement la Vierge» s'est imposée...
malgré l'opposition à Matthieu. |
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Historiquement, c'est l'abbé Suger
(~1080-1151), l'un des grands instigateurs de la basilique de Saint-Denis, qui
a donné la formulation définitive de l'Arbre : un
Jessé couché duquel sort un arbre dont les branches grimpantes portent
les prophètes (en qualité d'ancêtres spirituels) et les rois
(en qualité d'ancêtres charnels) de Jésus. |
| | C'est
pourquoi l'Arbre de Jessé de la basilique Saint-Denis revêt
une importance capitale dans l'histoire du vitrail. Cette formulation servira
de modèle en France et en Angleterre pendant tout le Moyen Âge.
On pourra voir d'autres Arbres de Jessé dans l'église Notre-Dame-la-Grande
à Poitiers, l'église Saint-Pierre
à Dreux, Saint-Nizier
à Troyes, Notre-Dame
à Niort et, bien sûr, admirer le chef-d'uvre d'Engrand le Prince
à l'église
Saint-Etienne de Beauvais. | | |

Nef, bras droit du transept et chevet de la basilique Saint-Denis Le triforium
de la basilique est totalement ajouré, apportant un maximum de lumière. |

La nef, les élévations du côté nord et l'orgue de tribune | 
La rose du transept nord et la galerie supérieure Vitrail du XIXe siècle
Cliquez sur l'image pour l'afficher en gros plan. |  | 
Galerie des papes au-dessous de la rose du bras nord du transept (XIXe siècle)
«««--- A GAUCHE, vitrail du XIXe siècle dans le
croisillon sud. Cliquez sur l'image. Louis-Philippe visite les caveaux de
l'abbaye de Saint-Denis. Manufacture de Sèvres |
| La
verrière de Saint-Denis. Pour son
abbatiale, l'abbé Suger a fait réaliser un projet grandiose - et
personnel - de vitraux par les meilleurs artistes et maîtres-verriers de
la région. Dans son ouvrage Liber de rebus in administratione sua gestis,
il se répand en qualificatifs louangeurs pour décrire le rôle
de la lumière qui pénètre dans le sanctuaire par les vitraux.
Cependant, dans ses écrits, il ne cite expressément que trois d'entre
eux : l'Arbre de Jessé, les Allégories de saint Paul et la Vie de
Moïse. Les allégories sont tirées des épitres de saint
Paul. Il est intéressant de noter que l'abbaye prenait Paul pour son père
spirituel à la suite à la confusion - peut-être volontaire
- entre saint Denis, premier évêque de Paris et réel patron
de l'abbaye, et Denys l'Aréopagyte, disciple direct de l'apôtre Paul.
La verrière de Saint-Denis a beaucoup souffert au cours de l'Histoire.
Bien des vitraux de Suger - du XIIe siècle - ont été remaniés
au XIIIe. Les vitraux des grandes fenêtres datent aussi du XIIIe siècle.
Malheureusement, toute la verrière du XIIIe a disparu lors de la Révolution,
en 1794-1795. En 1799, les vitraux du déambulatoire prirent le chemin du
Musée des Monuments Français - une partie fut brisée en route,
une autre vendue. En 1816, après la fermeture du Musée, ce qu'on
put récupérer revint dans l'abbatiale. Avec les architectes
Debret, puis Viollet-le-Duc, les vitraux furent restaurés, mais la |
partie la plus abîmée fut, à son
tour, vendue. Debret lança un vaste programme de création de verrières
: triforium, transept, haute nef, fenêtres hautes du sanctuaire. Programme
complété plus tard par celui de Viollet-le-Duc pour les fenêtres
basses. En clair, toute la verrière de la basilique a été
refaite au XIXe siècle, à l'exception de quelques éléments
dans les vitraux du déambulatoire - qui, eux, proviennent exclusivement
de l'époque de Suger. Ces vitraux se repèrent assez facilement :
leur éclat est loin d'être aussi brillant que ceux du XIXe qui leur
sont juxtaposés (voir les troix vitraux ci-dessus). La verrière
du XIXe siècle obéit à une iconographie royale et dionysienne.
Dans le chur : la vie de saint Denis ; dans le triforium de la nef : la
vie des papes ; enfin dans les verrières hautes : la vie des rois et reines
de France. S'y ajoutent une grande verrière dans le transept : la visite de Louis XVIII à l'abbatiale
(réalisée par la manufacture de porcelaine de Sèvres) et
une double verrière : les obsèques de
Louis XVIII et la dédicace de la chapelle funèbre sous Charles X.
Ces vitraux sont de très grande qualité. A Saint-Denis, le vu
de Suger - inonder l'église de lumière - est toujours respecté.
Source : «Saint-Denis, la basilique et
le Trésor» (Dossiers d'Archéologie, mars 2001 - article
d'Anne Prache) | | 
Élévations dans la nef avec le triforium ajouté. Tous
les vitraux visibles dans cette photo datent du XIXe siècle. |

Vitrail de la vie des rois de France dans le croisillon nord (XIXe siècle).
Cliquez sur l'image.
| Le programme iconographique
des restaurateurs du XIXe siècle se voulait illustrer, dans la verrière,
des thèmes relatifs à la basilique et à ses gisants : vie
de saint Denis dans le chur, vie des papes dans le triforium de la nef,
vie des rois et des reines de France dans les verrières hautes. |
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Tombeau de Dagobert dans le chur. Cliquez sur l'image. | 
Roi et reine dans la nef, côté nord vitrail du XIXe siècle
Toutes les parties hautes de la nef sont pourvues de ce genre de vitrail. |
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Les stalles de Saint-Denis. Ici, celles du côté nord.
| Les stalles
de Saint-Denis n'appartiennent pas à l'histoire de la basilique. Elles
proviennent de la chapelle du château de Gaillon, en Normandie et remontent
au XVIe siècle. C'est une commande du cardinal Georges d'Amboise, archevêque
de Rouen. |
Viollet-le-Duc prit la décision de les installer à Saint-Denis au
XIXe siècle. Les scènes illustrent des épisodes de la
Vie de Jésus, de la Vierge et de martyrs. C'est un très beau travail
de marquetterie. | | 
Les stalles de Gaillon Le mariage de la Vierge | 
L'Annonciation |
Les stalles de Gaillon Sculpture sur bois sous un siège représentant
la légende de saint Eustache |
| LES STATUES PRIANTES
ET GISANTES DE LA BASILIQUE SAINT-DENIS |
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Monument funéraire de Louis XII et d'Anne de Bretagne C'est l'un des
plus imposants de la nécropole (cliquez sur l'image). Les quatre vertus
cardinales entourent les piliers qui soutiennent la plate-forme. | 
Statues de Louis XVI et de Marie Antoinette dans la chapelle Saint-Louis (réalisées
en 1830) Les statues du second plan sont celles qui surmontent le tombeau
de François Ier. |
| La
nécropole royale de Saint-Denis.
Au début de son histoire, la nécropole de Saint-Denis n'est rien
d'autre qu'un cimetière que l'on choisissait, dans son testament, afin
d'être enterré aux côtés de saint Denis et de ses compagnons,
Rustique et Eleuthère, tous trois martyrs renommés de l'Église.
Selon les historiens, la reine Arnegonde (morte vers 565-570) aurait été
la seule personne de sang royal à choisir Saint-Denis - et à titre
personnel. Dans les faits, les rois mérovingiens préféraient
être enterrés dans un lieu où ils possédaient quelque
attachement : leur résidence habituelle, un palais qu'ils appréciaient
ou encore un établissement religieux dont ils étaient fondateur
ou bienfaiteur. On trouvait ainsi des sépultures royales à Poitiers,
Soissons, Metz ou Arras. Et, bien sûr aussi, à Paris. Dagobert,
mort en 639, choisit Saint-Denis, mais parce qu'il y avait des attaches : il était
tout simplement le bienfaiteur de l'abbaye! Avec la dynastie carolingienne naissante,
le choix de Saint-Denis s'impose à Charles Martel et Pépin le Bref
(Pépin y avait reçu l'onction en 754). Suivirent Charles le Chauve
et cinq membres de sa famille. Il revient aux Capétiens de faire reconnaître
la nécropole de l'abbaye comme le lieu obligé du repos des rois
de France. Il y a à cela deux explications : d'une part, reprendre la tradition
carolingienne, c'est affirmer sa légitimité ; d'autre part, certains |
des premiers rois capétiens furent tout bonnement
abbés laïques de Saint-Denis. Vont s'y faire enterrer : Eudes et Hugues
Capet, Robert le Pieux et Henri Ier. Sans oublier que l'énergie de Suger,
au XIIe siècle, fit de cette habitude une véritable loi. Quand Philippe
Ier choisit Saint-Benoît-sur-Loire, en 1108, et Louis VII Le Jeune, en 1180,
l'abbaye cistercienne de Saint-Port de Barbeau qu'il avait fondée, les
moines de Saint-Denis réagirent par un tollé. Néanmoins
le lien entre l'abbaye et la Couronne se renforça : Louis VI le Gros lui
reconnut un droit de dépouilles ; elle fut désormais considérée
comme la gardienne officielle des objets symboliques de la royauté : les
Regalia. Le principe de l'abbatiale comme nécropole royale était
désormais respecté. Hormis Louis XI, Louis XVI et Louis XVII, tous
les rois de France de Louis VII à Louis XVIII furent enterrés à
Saint-Denis. (Louis VII avait été inhumé à Barbeau,
mais, en 1817, Louis XVIII fit revenir sa dépouille à Saint-Denis.)
Aujourd'hui la nécropole compte plus de 70 gisants et tombeaux. C'est un
lieu unique en Europe. Source : «Saint-Denis,
la basilique et le Trésor» (Dossiers d'Archéologie,
mars 2001 - article de François Baron) | |

Le tombeau de François Ier (1556) Ce monument est une commande
d'Henri II à Pierre Bontemps en 1550. Il provient de l'abbaye des Hautres-Bruyères
dans les Yvelines. | 
Quatre gisants en marbre dans la chapelle Saint-Michel (XVIe siècle)
Ce monument vient de la chapelle des Célestins à Paris Charles
et Louis (ducs d'Orléans), Valentine Visconti, Philippe (comte de Vertus) |

Gisant d'Henri II | 
Gisant de Catherine de Médicis |

Trois chérubins sur le monument de cur de François II
Sculpture en marbre du Primatice, 1572
Provient de l'église des
Célestins. Ramenée à Saint-Denis en 1818. | 
Le tombeau d'Henri II et de Catherine de Médicis L'un des plus imposants
de la nécropole avec ceux de Louis XII et de François Ier | 
Gisant de Robert II d'Artois, dit l'Enfant | 
Gisant de Clémence de Hongrie, deuxième femme de Louis X le Hutin |
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| LES CRYPTES DE
SUGER ET D'HALDUIN |
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La crypte archéologique (où étaient situées les sépultures de Denis, Rustique
et Eleuthère) | 
La crypte de Suger Chapelle avec son autel et ses deux vitraux Pour établir
l'assise de sa cathédrale, Suger fit construire une crypte bordée
de sept chapelles rayonnantes, exactement situées sous les chapelles
rayonnantes du déambulatoire au-dessus. | 
Un couloir dans la crypte de Suger. Les piliers massifs supportent le chur
de la basilique au-dessus. | 
La crypte de Suger Chapiteau avec quatre prélats | 
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La crypte de Suger Chapiteau avec paysan et charrette. «««---
A GAUCHE, Les dalles funéraires dans le caveau des Bourbon (ou chapelle
d'Hilduin). Les murs et les chapiteaux de cette chapelle ne dépassent
pas le XIIe siècle. | 
La crypte de Suger Chapiteau montrant un démon battu par des moines | 
La crypte de Suger Chapiteau avec deux prélats | 
La crypte de Suger Chapiteau avec des prélats | 
La nef et l'orgue de tribune |
Documentation : «Saint-Denis,
la basilique et le Trésor», brochure éditée par Dossiers
d'Archéologie, mars 2001, «La cathédrale Saint-Denis»,
brochure d'Alain Erlande-Brandenburg (Éditions Ouest-France) |
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