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Page créée en sept. 2019
Sainte Marie-Madeleine dans un vitrail Renaissance

Vézelise est l'ancienne capitale du comté de Vaudémont, un comté qui sera rattaché au duché de Lorraine en 1473. L'église qui précède l'édifice actuel, construite au XIVe siècle, a été ruinée par une guerre intestine, quand Antoine, comte de Vaudémont, voulut accaparer la succession du duché aux dépends de René Ier d'Anjou, gendre du duc Charles II qui venait de s'éteindre. La guerre de Succession de Lorraine prit fin avec le traité de Reims en 1441 : Antoine renonçait à son ambition. Entre-temps, la ville de Vézelise avait été plusieurs fois assiégée et occupée par la soldatesque.
La première pierre de la nouvelle église fut posée en 1458 par Ferry II, comte de Vaudémont. Des finances insuffisantes et des guerres interrompirent le chantier qui ne reprit qu'en 1486 avec l'appui de René II, duc de Lorraine. La construction fut menée sous la vigilance du clerc Nicolas Basin, titulaire de la cure de Vézelise pendant une trentaine d'années. En 1514, le pape Léon X édicta une bulle d'indulgences perpétuelles pour l'achèvement et l'ameublement de l'église. L'édifice fut achevé en 1520 ; l'église, consacrée par le cardinal Jean de Lorraine en 1521. Mais l'ameublement et la décoration n'étaient pas complets. En 1523, le duc Antoine (1489-1544) fit un don important pour les verrières de l'église et, en 1541, un autre pour le retable du maître-autel.
La chronologie des restaurations montre que les habitants de Vézelise ont toujours pris soin de leur église, notamment pour deux des secteurs les plus fragiles : la toiture et les vitraux. En 1726, la flèche est abattue par la foudre. Elle sera reconstruite en 1867. À la Révolution, le maire de la ville achète l'orgue de l'abbaye lorraine de Beaupré qui est condamnée à disparaître. En 1881, le clocher est réparé. En 1885, les tuiles de la toiture sont remplacées par des ardoises, plus légères. En 1893, la sacristie est agrandie. Enfin, en 1907, l'église Saint-Côme et Saint-Damien est classée Monument historique. L'entretien continue avec la restauration générale des toitures et des maçonneries en 1922-1932. En 1939, les verrières Renaissance sont mises à l'abri près de Bordeaux. En 1940, les bombardements du 18 juin provoquent quelques dégâts légers. Néanmoins, il faut réparer la couverture sur le côté nord. La repose des vitraux a lieu dès 1947. Enfin, la flèche est remise en état à deux reprises : 1953 et 1961-1962.
L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien est un témoin du gothique flamboyant lorrain, un style qui est resté assez frustre. Néanmoins, le visiteur pourra admirer, sur la façade sud-est un beau portail conçu dans les années 1510 et, surtout, une magnifique verrière Renaissance dans l'abside et le transept. Cette verrière, qui s'étale actuellement sur sept baies, a connu une histoire chaotique. C'est l'une des plus belles verrières Renaissance de la Lorraine. Cette page en donne un très large aperçu.

Saint Damien dans un vitrail Renaissance
Vue générale de l'église de Vézelise
Vue générale de l'église de Vézelise.
Les vitraux du chœur constituent la principale richesse artistique de l'église.
Façade sud-est avec le grand portail et le clocher
Façade sud-est avec le grand portail Renaissance et le clocher.
Le chevet de l'église
Le chevet de l'église.
La robustesse de la construction s'y dégage tout entière.
On remarquera la succession de larmiers sur les contreforts.
Terminaison d'un contrefort au chevet
Terminaison d'un contrefort
au chevet : trois pans coupés
surmontés d'une collerette.
Mouluration au départ de la toiture
Mouluration au départ de la toiture
sur le côté sud-est.
Mouluration au départ de la toiture
Mouluration au départ de la toiture
sur le chevet.
Le grand portail et sa décoration Renaissance
Le grand portail et sa décoration Renaissance.
Le grand portail et ses vantaux
Les vantaux du grand portail.
Ils sont en chêne et illustrent l'art de la Renaissance du XVIe siècle.
Façade sud-est avec le grand portail
Façade sud-est avec le grand portail.
Les contreforts sont striés de larmiers afin de casser la monotonie de l'élévation.

Architecture externe. L'aspect général de l'édifice paraît assez pauvre, mais ainsi le veut le gothique flamboyant lorrain. Il n'en paraît pas moins robuste. Dans son article pour le Congrès archéologique de France tenu à Nancy en 2006, l'historien Sylvain Bertoldi fait remarquer qu'il n'y a aucune ligne diagonale et que les horizontales et les verticales sont rigoureusement marquées. «La Lorraine n'a pas été gagnée par la mode champenoise des tracés triangulaires : ni le porche, ni le transept n'ont de pignons», précise-t-il. La construction est en moellons, sauf le porche sud-est qui est en pierre.
L'édifice n'a pas d'arcs-boutants pour contrecarrer les poussées de la toiture : de simples contreforts soutiennent les murs gouttereaux. C'est une «formule économique suivie par la plupart des églises des petites villes de la Lorraine du XVIe siècle, y compris pour les structures de type basilical» [Bertoldi]. Ces contreforts sont néanmoins intéressants et montrent le soin apporté à la construction. En effet, ils sont striés de larmiers, ce qui atténue la monotonie de l'élévation, surtout au chevet (photo ci-dessous à gauche) où celle-ci est rectiligne. Ces contreforts au chevet se terminent, de manière originale, par trois pans coupés, surmontés d'un chaperon constitué de trois accolades superposées. Cette petite structure rappelle élégamment le dessin d'une collerette qui serait posée en saillie sur le nu du contrefort (voir photo ci-dessous à gauche).
Le soin apporté à la mouluration au départ de la toiture ne doit pas non plus être négligé. On donne ci-dessous à gauche deux exemples de la richesse de ce décor, trop souvent passé sous silence.
L'église n'a pas réellement de façade. La base du clocher, enserrée entre les habitations, ne permet pas d'en construire une qui puisse jouir du recul nécessaire. C'est le portail sud-est qui assure ce rôle.
Le clocher culmine à 66 mètres. Il est simplement formé de six masses cubiques disposées en légers retraits successifs. Sa belle flèche torse a été plusieurs fois incendiée par la foudre.
Sources : 1) Nancy et Lorraine méridionale, Congrès Archéologique de France, 2006, article sur l'église de Vézelise par Sylvain Bertoldi ; 2) L'église Saint-Côme et Saint-Damien, brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011.

Le grand portail de style Renaissance
Le porche et le grand portail de style Renaissance.
L'ensemble est situé au sud-est et sert d'entrée principale.
C'est le seul élément artistique de l'architecture externe.
Ce grand portail est daté immédiatement après 1511.
Vantaux du grand portail (détail)
Figures mi-humaines mi-végétales stylisées
sur les vantaux du grand portail.
Porte du clocher
L'une des deux portes du clocher.
La base du clocher (voir plan ci-dessous) est inaccessible.
Plan de l'église de VézeliseCliquez ici pour aller à la baie n°2Cliquez ici pour aller à la baie n°5Cliquez ici pour aller à la baie n°0Cliquez ici
Plan de l'église de Vézelise

Le portail. Avec le porche qui l'habille, ce portail est le principal élément artistique de l'extérieur de l'église. Dans son article pour le Congrès archéologique de France tenu à Nancy en 2006, l'historien Sylvain Bertoldi se livre à une comparaison rigoureuse de ce portail avec ceux - assez semblables - des églises lorraines de Tonnoy et de Laneuville-devant-Nancy. ll en conclut qu'il faut dater celui de Vézelise immédiatement après 1511.
Le temps a passablement dégradé le portail. Les huit statues qui l'ornaient à l'origine ont disparu, remplacées par quatre autres. Par son magnifique jeu de lignes et l'agencement de ses détails, ce portail illustre à merveille l'art du gothique flamboyant. Sylvain Bertoldi en analyse les grandes lignes : «Les bases dont on a pris soin de varier la grosseur et l'emplacement sont disposées dans un savant enchevêtrement ; les supports rectangulaires à moulure centrale triangulaire disparaissent derrière les tores en spirale qui évitent à l'ensemble de paraître trop grêle. Le maître d'œuvre a imaginé d'amortir les supports et les tores des mêmes flacons prismatiques qu'à leur base, créant ainsi une sorte de chapiteau, lui-même couronné d'une bague moulurée en larmier. Cela donne lieu à de nouvelles imbrications produisant un repos dans le mouvement ascensionnel des supports, tandis que le mouvement divergent des spirales procure à l'œil un effet agréable.» Ajoutons que le porche possède une belle voûte à nervures curvilignes (non donné ici) qui réitère le mouvement des supports torses du portail.
Les deux statues principales du porche représentent saint Pierre et sainte Marguerite. Ces statues proviennent du maître-autel primitif détruit en 1757. On note encore un ange portant les instruments de la Passion et provenant d'une Mise au tombeau du XVIe siècle. La quatrième statue est une sainte non identifiée.
Les vantaux en chêne du portail sont remarquables et rares en Lorraine. La partie supérieure représente les deux médecins qu'étaient Côme et Damien tenant à la main les attributs de leur profession tels qu'on les voyait à la Renaissance : l'urinal (petit pot permettant d'uriner en position allongée) et le pot à onguents. Le reste des vantaux est riche de huit bas-reliefs illustrant des figures mi-humaines, mi-animales ou mi-florales. Cette décoration typique de l'art Renaissance est partitionnée, de manière très heureuse, par des pilastres qui s'affinent dans leur partie supérieure et s'enrichissent de candélabres.
Sources : 1) Nancy et Lorraine méridionale, Congrès Archéologique de France, 2006, article sur l'église de Vézelise par Sylvain Bertoldi ; 2) L'église Saint-Côme et Saint-Damien, brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011.

Vantaux du grand portail (partie supérieure)
Les deux saints médecins saint Côme et saint Damien occupent les deux bas-reliefs de la partie
supérieure des vantaux du grand portail au milieu d'un décor de têtes d'angelots et d'une esquisse de paysage.

Côme et Damien portent un urinal et un pot à onguents, attributs habituels de leur profession à cette époque.
On remarquera, au centre et sur les côtés, les fines colonnes engagées portant candelabres.
Statue de sainte Marguerite dans le grand portail
Statue de sainte Marguerite dans le grand portail.
Elle est représentée ici sortant du dragon
qui vient de la dévorer.
Statues de saint Pierre et de sainte Marguerite d'Antioche dans le grand portail
Le style gothique flamboyant du portail et les statues de saint Pierre et de sainte Marguerite.
LA NEF ET LES BAS-CÔTÉS
Élévation droite de la nef avec le Christ en croix du XVIe siècle
Élévation droite de la nef avec le Christ en croix du XVIe siècle.
La voûte de la nef
La voûte de la nef.
Le bas-côté droit
Le bas-côté droit, voûté d'ogives.
Culot à thème floral dans le transept
Culot à thème floral dans le transept.

Architecture interne. Elle est simple, mais robuste d'aspect. On y retrouve les grands traits des constructions contemporaines en Lorraine du sud. Quatre travées, une élévation de la nef à 15,30 mètres, une voûte d'ogive, des bas-côtés qui ont servi jadis de chapelles latérales, un transept non saillant : le plan originel a connu peu de transformations. Seules deux chapelles ont été ajoutées au sud-est entre les contreforts, dont la chapelle du Saint-Sépulcre (voir plan).
L'élévation suit une tradition lorraine : les piles cylindriques massives (1,10 m de diamètre) soutiennent les grandes arcades en tiers-point du premier niveau ; une rangée de petites baies sous la voûte constituent le second niveau. Entre les deux : une large portion de mur nu où s'élève la face antérieure des piles. La jonction avec les retombées d'ogives se fait par simple pénétration. Il n'y a aucun chapiteau.
À propos de l'abside, l'historien Sylvain Bertoldi écrit : «L'abside est ajourée de trois hautes baies dans la tradition des chevets toulois. Espace privilégié, le sanctuaire est décoré d'une voûte en étoile dessinée par des liernes et des tiercerons et dépourvue de diagonaux.» Erreur : il n'y a ni lierne, ni tierceron.
Hormis ses magnifiques vitraux Renaissance, les clés de voûte des bas-côtés présentent un intérêt historique indubitable. Elles témoignent de l'activité commerçante de Vézelise au XVIe siècle. Sylvain Bertoldi précise : «Les corporations de métier ont pris ici une grande part dans la construction. On leur doit la plupart des travées de bas-côtés qui leur servaient de chapelles, comme l'indiquent les clefs de voûte parlantes.» On trouve ainsi les blasons des bouchers, des huiliers, des bonnetiers, des charpentiers et maçons, des cordonniers, etc. Les blasons de ces corporations figurent aussi dans les vitraux modernes de la nef (les anciens ont été soufflés par les bombardements de juin 1940).
Le visiteur pourra s'arrêter aussi sur deux autres points remarquables : les bancs et les dalles funéraires.
Fait rare, l'église a conservé ses bancs à dossiers et piétements qui remontent à 1868. Ils ont été réalisés par les fonderies de Tusey à Vaucouleurs, dans la Meuse. Quant aux dalles funéraires au sol, elles sont omniprésentes. On peut voir celles de l'allée centrale (photo à droite), mais celles situées sous les bancs sont protégées par un plancher, et donc cachées. Pendant des siècles, on a inhumé des défunts dans l'église, surtout dans le chœur. Au cours des modifications qu'on lui apportait, on transportait les dalles funéraires dans la nef. Deux dalles apposées contre un mur gouttereau ornent le bas-côté gauche : l'une est celle d'Antoinette de Tiacourt (morte en 1597), l'autre, celle d'un riche bourgeois anonyme du XVe siècle.
Sources : 1) Nancy et Lorraine méridionale, Congrès Archéologique de France, 2006, article sur l'église de Vézelise par Sylvain Bertoldi ; 2) L'église Saint-Côme et Saint-Damien, brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011.

Dalle funéraire dans l'allée centrale
Dalle funéraire dans l'allée centrale.
Bancs d'église en fonte (1868, Fonderie de Tusey à Vaucouleurs, Meuse)
Christ en croix du premier quart du XVIe siècle (bois)
Christ en croix du 1er quart du XVIe siècle (bois).
Élévation droite de la nef
Élévation droite de la nef.
Les dalles funéraires de l'allée centrale
Les dalles funéraires de l'allée centrale.
«««--- Bancs d'église en fonte.

Ils ont été réalisés en 1868 par les Fonderies
de Tusey à Vaucouleurs (Meuse).
Bancs d'église en fonte (1868, Fonderie de Tusey à Vaucouleurs, Meuse)
Bancs d'église en fonte.
Réalisés en 1868 par la Fonderie de Tusey
à Vaucouleurs (Meuse).
Blason de Vézelise et du duché de Lorraine (1955)
Blasons de Vézelise
et du duché de Lorraine
(Atelier G. Gross,
Nancy, 1955)
À DROITE ---»»»
Blasons de Vaudémont
et du baillage de Vézelise
(Atelier G. Gross, Nancy, 1955)

Les vitraux (1/3). L'église de Vézelise est célèbre en Lorraine pour ses vitraux Renaissance. Jadis il y en avait plus qu'aujourd'hui, mais bien des panneaux ont été dégradés ou ruinés par les tempêtes, la Révolution et le vandalisme. Les vitraux du XVIe siècle qu'il nous reste sont rassemblés dans le chœur et au-dessus des deux autels du transept. En 1939, ils ont été déposés et mis à l'abri près de Bordeaux, puis remontés dès 1947.
Les vitraux de la nef, certainement d'une bien moindre valeur, sont restés en place et ont été soufflés par les bombardements de juin 1940. L'atelier G. Gross de Nancy, sollicité pour les remplacer, a mis en place les nouvelles verrières en 1955. La photo ci-contre donne une bonne idée de leur aspect général : deux lancettes striées de petits losanges faiblement colorés, ornées à mi-hauteur de blasons ou d'écussons créés pour la circonstance. Ils évoquent le statut politique de Vézelise, les congrégations religieuses qui s'y sont installées et, surtout, les corporations de la ville qui ont contribué par leurs dons à la construction de l'église et à son embellissement. On donne dans cette page de nombreuses photos de ces blasons.
La verrière Renaissance de l'église est considérée comme l'une des plus belles de toute la Lorraine. Elle a été posée de la fin du XVe siècle à 1525. On en connaît de nombreux donateurs. Citons, parmi eux, le premier curé de l'église, Thomas Philippe (fin du XVe siècle) et les deux plus prestigieux : le duc Antoine et son épouse, Renée de Bourbon (en 1523). On trouve aussi des officiers de la cour ducale et de petits notables locaux.
Jusqu'à 1575, des vitraux de moindre importance artistique ont embelli les baies de la nef. Certains d'entre eux ont été déposés au musée historique lorrain de Nancy en 1893, mails sont aujourd'hui perdus. Suite --» 2/3

Blason de Vaudémont et du Baillage de Vézelise (1955)
Le bas-côté gauche et l'autel absidial Saint-Joseph
Le bas-côté gauche et l'autel Saint-Joseph dans le transept.
Les stations du Chemin de croix ont été réalisées par Charles Floupail (2e moitié du XIXe siècle).
Blason des Cisterciens (1955)
Blason des Cisterciens (1955).
Piéta du XVe siècle
Piéta du XVe siècle.
«Deux saints franciscains» (saint Joseph de Leonissa et saint Félix de Cantalice)
«Deux saints franciscains»
(saint Joseph de Leonissa et saint Félix de Cantalice).
Tableau anonyme, milieu du XVIIIe siècle.
La corporation des brasseurs (vitrail de 1955)
Corporation des brasseurs
(Atelier G. Gross, Nancy, 1955).

La chaire à prêcher. On qualifiera son style artistique de «très classique». Elle a été réalisée en 1730 par le menuisier Nicolas Senelle avec l'aide d'un religieux sculpteur, François Pierre. Les panneaux de la cuve sont ornés des quatre évangélistes tandis que le Christ en son ascension décore le dosseret.
La brochure sur l'église éditée par les associations citées en source indique qu'elle fut habilement remaniée au début du XIXe siècle.

Bas-relief de saint Jean sur la cuve de la chaire
Chemin de croix, station III
Chemin de croix, station III :
«Jésus tombe pour la première fois».
Les stations du Chemin de croix ont toutes été réalisées par Charles Floupail, de Vézelise.
Celui-ci eut le malheur d'être tué
au siège de Toul en 1870.
Chemin de croix : culot sculpté
Chemin de croix : culot sculpté.
La corporation des serruriers et des tanneurs (vitrail  de 1955)
Corporation des serruriers et des tanneurs (vitrail de 1955).
Blason de Véželise et du duché de Lorraine (1955)
Blasons de Vézelise et du duché de Lorraine (1955).
Statue de saint Sébastien
Statue en pierre de saint Sébastien.
Fin du XVe siècle - début du XVIe.
Statue de saint Sébastien (détail)
Statue de saint Sébastien (détail).
La nef et le bas-côté droit
Le bas-côté droit et la nef.
La chaire à prêcher
La chaire à prêcher date de 1730.
La cuve de la chaire à prêcher avec saint Luc et saint Marc
La cuve de la chaire à prêcher avec saint Luc et saint Marc.
«««--- Bas-relief de saint Jean sur la cuve de la chaire.
«Saint Antoine de Padoue ressuscitant un mort»
«Saint Antoine de Padoue ressuscitant un mort»
Tableau anonyme (d'après une œuvre d'André Sacchi).
Statue de saint Blaise, début du XVIe siècle
Statue de saint Blaise, début du XVIe siècle.
Le Christ en son Ascension sur le dosseret de la chaire
Le Christ en son Ascension
sur le dosseret de la chaire à prêcher.
Bas-relief de saint Matthieu sur la cuve de la chaire
Bas-relief de saint Matthieu
sur la cuve de la chaire à prêcher.
Armoiries d'Antoine de Vaudémont
Armoiries d'Antoine de Vaudémont
et de sa femme Marie d'Harcourt.
Médaillon sculpté (posé dans l'église en 1931)
Blason des Capucins (vitrail de 1955)
Blason des Capucins (Atelier Gross, 1955)
La corporation des chirurgiens (1955)
Corporation des chirurgiens
(Atelier Gross, 1955).
«La Mort de saint Paul l'Ermite»
Armoiries d'Antoine de Vaudémont
Armoiries d'Antoine de Vaudémont
et de sa femme Marie d'Harcourt.
Médaillon sculpté (posé dans l'église en 1931).

«««--- À GAUCHE
«La Mort de saint Paul l'Ermite»
Tableau de Tony Johannot (1803-1852).

Clé de voûte : blason des bouchers avec tête de bœuf, couteau et tranchoir
Clé de voûte : blason des bouchers avec
tête de bœuf, couteau et tranchoir.
Culot dans le transept : un homme est poursuivi par un chien
Culot dans le transept :
un homme est poursuivi par un chien.
Clé de voûte : blason des bonnetiers avec sainte Véronique tenant son voile
Clé de voûte : blason des bonnetiers avec
sainte Véronique tenant son voile.
«Saint Côme et saint Damien guérissant un malade», tableau anonyme, XVIIIe siècle.
«Saint Côme et saint Damien guérissant un malade»
Tableau anonyme, XVIIIe siècle.
Clé de voûte : blason de Vézelise
Clé de voûte : blason de Vézelise
(trois bandes sable).
Clé de voûte : les cordonniers
Clé de voûte : les cordonniers
(marteau, alène et tenailles).

À DROITE ---»»»

«Sainte Irène soignant
saint Sébastien»

Tableau anonyme, XVIIIe siècle.

Pierre tombale d'Antoinette de Tiacourt (morte en 1597)
Pierre tombale d'Antoinette de Tiacourt (morte en 1597).
Pierre tombale d'un riche bourgeois anonyme du XVe siècle
Pierre tombale d'un riche bourgeois anonyme du XVe siècle.
«Sainte Irène soignant saint Sébastien», tableau anonyme, XVIIIe siècle
LA CHAPELLE DU SAINT-SÉPULCRE
Soupirail de la chapelle du Saint–Sépulcre (qui est fermée par une grille)
Soupirail de la chapelle du Saint-Sépulcre.

La nef vue de derrière l'autel de messe ---»»»
La nef vue de derrière l'autel de messe
Le don de Charles IV
Le don de Charles IV.
Verrière de la chapelle du Saint-Sépulcre, début XXe s.

La chapelle du Saint-Sépulcre était à l'origine une chapelle de sépulture. On y descend par trois marches depuis le bas-côté droit. Malheureusement elle est en général fermée. Il est néanmoins possible, par un soupirail, d'apercevoir les fragments d'un groupe sculpté en albâtre du XVIe siècle représentant les saints Côme et Damien. On peut aussi voir sans grand problème les deux petites verrières qui ouvrent la chapelle au sud-est. Datées du début du XXe siècle, elles illustrent, pour l'une, saint Louis rapportant la couronne d'épines à Paris, pour l'autre, le don de Charles IV de Lorraine.
La chapelle possédait autrefois une belle Mise au tombeau du XVIe siècle. Mais les statues ont été transférées au cimetière de la ville à la fin du XVIIIe siècle, puis six d'entre elles ont été offertes au musée d'Épinal.
C'est dans cette chapelle qu'avait été entreposé au XIXe siècle le reliquaire en bronze de la Sainte Épine. Celle-ci avait été offerte en 1339 à la collégiale de Saint-Georges à Nancy. Cette relique a été volée en 1976.
Source : L'église Saint-Côme et Saint-Damien, brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011.

Saint Louis apporte la couronne d'épines à Paris
Saint Louis apporte la couronne d'épines à Paris.
Verrière de la chapelle du Saint-Sépulcre, début XXe s.
LE CHŒUR ET SES CHAPELLES
Le chœur et l'autel latéral de la Vierge
Le chœur et l'autel de la Vierge dans le croisillon droit du transept.
Statue moderne de la Vierge et tableau anonyme de l'Assomption
Statue moderne de la Vierge
et tableau anonyme de l'Assomption.
L'autel Saint-Joseph et tableau anonyme de la Visitation
L'autel Saint-Joseph
avec un tableau anonyme de la Visitation.

--»» Les vitraux (2/3)
Les vitraux du chœur et du transept ne dégagent aucun programme iconographique particulier car leur assemblage primitif est perdu depuis longtemps. En 1757, la réfection de l'abside entraîne des modifications dans la disposition des verrières. De plus, la construction de la sacristie et celle de maisonnettes adossées à l'édifice conduisent à la disparition des parties inférieures de plusieurs verrières (baies n°3, n°4 et n°5). Au début du XIXe siècle, les vitraux sont en mauvais état et souffrent de nombreuses lacunes.
En 1837-1839, un travail de regroupement est effectué par un vitrier de Vézelise, Gaspard Solard : les vitraux de couleurs provenant de dix-huit baies sont rapatriés vers les cinq baies de l'abside et les deux du transept. Malheureusement, ce vitrier a la fâcheuse idée de remplacer les vitreries blanches (qui comblaient les manques des vitreries anciennes) par des bouche-trous. Il composa même des panneaux de fragments (composition dite «en macédoine»). Le panneau de saint Hubert, dans la baie n°2 donne une idée du genre de résultat   --»»

L'autel de la Vierge et le bas-côté droit
L'autel de la Vierge et le bas-côté droit.
La Crucifixion, tableau anonyme du XIXe siècle
La Crucifixion
Tableau anonyme du XIXe siècle.
Un ange en prière dans le chœur (Victor Huel, 1888)
Un ange en prière dans le chœur
(Ronde-bosse de Victor Huel, 1888).
La voûte en étoile du chœur
La voûte en étoile du chœur.
Elle ne comprend ni liernes, ni tiercerons.
Le chœur et sa verrière Renaissance
Le chœur et sa verrière Renaissance.
On voit ici les trois baies 1, 0 et 2.
Un ange en prière dans le chœur (Victor Huel, 1888)
Un ange en prière dans le chœur (Victor Huel, 1888).

--»» Les vitraux (3/3)
peu amène que l'on obtient.
Nouvelle restauration importante en 1909-1910 : l'atelier parisien de Charles Champigneulle redistribue l'ensemble des panneaux de couleurs (on en ignore la raison), mais, autant que faire se peut, supprime les bouche-trous et les remplace par des créations-restitutions qui seront jugées d'excellente facture par les spécialistes. Avec l'ensemble de l'édifice, les vitraux de Vézelise sont classés Monument historique en 1907.
La Lorraine au XVIe siècle était riche en maîtres-verriers. Ils avaient souvent une origine rhénane ou alsacienne. Et Vézelise, capitale du comté de Vaudémont, abritait plusieurs ateliers. On ne sait rien de l'identité des artistes qui ont créé les verrières de l'église. Le seul indice (qui reste sans suite) est la présence de la signature IL répétée trois fois dans l'architrave du fronton du panneau de sainte Marie-Madeleine dans la baie n°6. «Une étude stylistique permet d'attribuer à ce maître, non identifié, une grande partie des vitraux de Vézelise», écrit Marie-Claire Burnand, en 1989, dans Lorraine gothique aux éditions Picard. Michel Hérold, pour le Congrès archéologique de France tenu à Nancy en 2006, est moins catégorique. Il écrit : «Le style de certains vitraux a permis des rapprochements avec des verrières de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port ou de la cathédrale de Toul, attribués au maître Jacquot de Toul. Par ailleurs, le monogramme I.L. figurant sur plusieurs panneaux d'une des baies est sans doute celui d'un maître, non encore identifié.»
Sources : 1) Nancy et Lorraine méridionale, Congrès Archéologique de France, 2006, article sur les vitraux de l'église de Vézelise par Michel Hérold ; 2) L'église Saint-Côme et Saint-Damien, brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011 ; 3) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 4) Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Corpus Vitrearum, 1994.

Le chœur et sa verrière Renaissance
Le chœur et sa verrière Renaissance.
VERRIÈRE : LA BAIE AXIALE (n°0) - vers 1520-1523
La baie n°0
La baie n°0.
Baie n°0 : le duc Antoine (détail)
Baie n°0 : le duc Antoine (détail).
Le Calvaire est peint sur l'Hostie

Baie n°0. Comme l'ensemble des verrières Renaissance de l'église, la baie axiale se compose de deux lancettes et d'un tympan comprenant lui-même un soufflet et deux mouchettes (voir l'ensemble du vitrail ci-contre à gauche). Les grandes verrières du chœur (8,80 mètres de haut sur 1,80 mètre de large) suivent le modèle toulois : elles s'étalent sur toute la hauteur de l'abside.
À l'exception des bordures, la baie axiale n'a guère subi de restaurations, mais elle a été entièrement recomposée en 1837-1839 et, à nouveau, en 1909-1910. C'est elle qui rend hommage au principal donateur de la vitrerie : le duc Antoine de Lorraine que l'on voit agenouillé au registre du bas et tenant dans ses mains jointes un calice surmonté de l'Hostie. Un gros plan ci-dessous met en évidence le Calvaire qui y est peint.
Dans une mouchette du tympan on peut lire la devise du duc tirée du Magnificat : Fecit potentiam in bracchio suo (Déployant la force de son bras). Dans la mouchette opposée se trouve celle de son épouse, Renée de Bourbon, duchesse de Lorraine : Ung pour iamais, une devise choisie par la duchesse à l'occasion de son mariage avec le duc Antoine.
Les panneaux de cette baie représentent le Christ de la flagellation, ainsi que des saints et des saintes à chaque fois accompagnés de donateurs et de donatrices agenouillés. Deux panneaux cependant n'obéissent pas à cette règle : la Nativité au registre 2 et la Décollation de sainte Barbe au registre 3.
Quelques visages sont peints à la grisaille et méritent d'être vus de près, notamment celui de sainte Marguerite d'Antioche (ci-contre). Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°0 : sainte Marguerite d'Antioche
Baie n°0 : sainte Marguerite d'Antioche.
Par un signe de croix, elle sort du dragon diabolique qui l'a avalée.
Baie n° 0 : la Messe de saint Grégoire
Baie n° 0 : la Messe de saint Grégoire.

La Messe de saint Grégoire. La messe est célébrée par saint Grégoire Ier, mais une assistante met en doute la présence réelle du Christ. Alors Celui-ci apparaît sur le retable de l'autel, sa plaie au côté.

Baie n°0 : deux donatrices
Baie n°0 : deux donatrices
avec sainte Marguerite d'Antioche.
Baie n°0 : sainte Marguerite d'Antioche (détail)
Baie n°0 : sainte Marguerite d'Antioche (détail).
Baie n°0 : la Décollation de sainte Barbe
Baie n°0 : la Décollation de sainte Barbe.
Baie n°0 : sainte Catherine d'Alexandrie (?) et saint Claude (?)
Baie n°0 : sainte Catherine d'Alexandrie (?) et saint Claude (?) avec deux donatrices.
Près des pieds de Catherine, on voit un fragment de la roue dentellée conçue
pour lui arracher la peau, mais qui se brisa en fonctionnant.
Baie n°0 : saint Gengoult (?)
Baie n°0 : saint Gengoult (?) avec un donateur.
VERRIÈRE : LA BAIE n°1 - vers 1515-1525

Baie n°1. Datée vers 1515-1525, c'est une verrière composite dont les deux registres supérieurs présentent des compositions plus grandes que les trois registres inférieurs. Saint Côme et saint Damien occupent le bas du vitrail. Le panneau le plus intéressant est celui donné ci-contre où les deux saints vaquent à leurs occupations de médecin. L'un tient un pot à onguents et une spatule, l'autre élève un urinal pour examiner les urines.
Le registre n°2 les montre, à gauche, vêtus comme des docteurs de la Sorbonne avec les mêmes attributs (pot à onguents et urinal) et, à droite, présentés par la Vierge et saint Luc, sans doute à leur entrée au paradis.
Au-dessus du registre montrant deux anges portant un phylactère, on trouve quatre compositions plus grandes dont un beau saint Nicolas (ci-dessous), un saint choisi par les ducs de Lorraine comme patron du duché dès 1120. À droite, le Christ au manteau est une composition très restaurée (têtes, costumes et sol). Les compositions de sainte Barbe et de saint Roch n'ont pas subi de restaurations. Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°1 : saint Nicolas
Baie n°1: Saint Côme et saint Damien
Baie n°1: Saint Côme et saint Damien.
Les deux médecins sont occupés à leurs occupations professionnelles.
Baie n°1 : le visage de saint Damien dans vitrail ci-dessus
Baie n°1 : le visage de saint Damien dans le vitrail ci-dessus.
La baie n°1 ---»»»
«««--- Baie n°1 : saint Nicolas bénissant les trois enfants qu'il vient de sauver.
La baie n°1
Baie n°1 : Côme et Damien présentés par la Vierge  et saint Luc
Baie n°1 : À gauche, Côme et Damien en tenue de docteurs de la Sorbonne,
À droite, ils sont présentés par la Vierge et saint Luc.
Baie n°1 : le visage de la Vierge présentant Côme et Damien
Baie n°1 : le visage de la Vierge présentant Côme et Damien.
Baie n°1 : sainte Barbe et saint Roch
Baie n°1 : sainte Barbe et saint Roch.
Saint Roch montre son bubon pesteux à la cuisse. À droite; son chien tient un pain dans sa gueule.
Baie n°1 : saint François d'Assise recevant les stigmates
Baie n°1 : saint François d'Assise recevant les stigmates.
Il est accompagné du donateur François Louis dit Bertin, seigneur de Champigneulles, annobli en 1494 par le duc de Lorraine, René II.
VERRIÈRE : LA BAIE n°2 - vers 1515-1523
La baie n°2
La baie n°2.

Baie n°2 (suite et fin)
--»» dits «en macédoine», sans grand intérêt. Celui de gauche ale seul mérite d'afficher, en son centre, une saynète de saint Hubert devant l'apparition miraculeuse de la croix entre les bois du cerf.
Notons pour finir que le tympan contient à nouveau les emblèmes et la devise du duc Antoine et de son épouse, Renée de Bourbon.
Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°2. Elle accuse la même taille que les verrières n°0 et n°1 (8,80 m de haut sur 1,80 m de large) et elle est, elle aussi, composite. Aux trois principaux registres relatifs à la Vie de la Vierge (Nativité, Adoration des mages, Présentation au Temple) sont ajoutés les quatre petits panneaux du bas de la baie (le Christ au Jardin des Oliviers, Piéta et deux panneaux en macédoine).
La scène de la Nativité (ci-contre) a subi de nombreuses restaurations dont les costumes de la Vierge et de Joseph ainsi que le décor architectural). Néanmoins une saynète à la grisaille, à droite de Joseph, est intéressante. Elle montre l'appel des bergers par un ange (donnée ci-dessous). À noter que cette Nativité est surmontée de deux énormes coquilles Renaissance qui n'appartiennent pas à la scène.
L'Adoration des mages (qui est en verres gravés) n'a pas subi de restauration. À nouveau, le dessin propose une saynète sur la droite : une troupe de soldats montés portant leurs oriflammes (voir plus bas). On notera le très beau visage en camaïeu bleu d'un observateur sur la gauche.
La scène de la Circoncision et de la Purification est inspirée d'une gravure d'Albrecht Dürer. La tête de Joseph est une restauration. On donne, plus bas, en gros plan le beau visage (en grisaille) de la Vierge.
Le Christ au jardin des Oliviers est également inspiré d'une gravure de Dürer (voir plus bas).
Le premier registre contient deux panneaux   --»»

Baie n°2 : la Nativité
Baie n°2 : la Nativité.
Baie n°2 : Joseph dans la Nativité avec l'appel aux bergers (saynète sur la droite)
Baie n°2 : Joseph dans la Nativité avec l'appel aux bergers (saynète en grisaille sur la droite).
Baie n°2 : l'Adoration des Mages, saynète avec des soldats et des cavaliers
Baie n°2 : l'Adoration des Mages, saynète avec des soldats et des cavaliers.
Très beau visage en camaïeu bleu d'un homme sur la gauche.
Baie n°2 : l'Adoration des Mages
Baie n°2 : l'Adoration des Mages.
Baie n°2 : saint Hubert
Baie n°2 : saint Hubert (panneau dit «en macédoine»).
Baie n°2 : Le Christ au jardin des Oliviers (d'après Dürer) ---»»»
Seuls les apôtres endormis sont inspirés de Dürer. Le fond végétal est une composition libre du maître verrier.
Baie n°2 : la Circoncision, détail
Baie n°2 : la Circoncision, détail.
Scène d'après une gravure d'Albrecht Dürer.
Baie n°2 : Le visage de la Vierge dans la Circoncision
Baie n°2 : Le visage de la Vierge dans la Circoncision.
Scène d'après une gravure de Dürer.
Baie n°2 : Le Christ au jardin des Oliviers
Vue d'ensemble du chœur avec la verrière n°6 au–dessus de l'autel latéral droite
Vue d'ensemble du chœur (baies 1, 0, 2, 4) et la verrière n°6 au-dessus de l'autel de la Vierge sur la droite.
La verrière à l'extrême-droite, datée de 1876, est due au maître-verrier Höner de Nancy. Elle a été restaurée en 1945.
VERRIÈRE : LA BAIE n°3 - vers 1515-1525
La baie n°3
La baie n°3.
Baie n°3 : Joseph et la saynète du Miracle des blés
(vitrail de la Fuite en Égypte). ---»»»

Baie n°3. À l'origine, cette baie était de la même taille que les baies 0, 1 et 2 (8,80 m de haut sur 1,80 m de large). Elle a été réduite à 5,50 m en hauteur en 1760 par la construction de la sacristie, puis entièrement recomposée à deux reprises : en 1837-1839 et en 1909-1910.
La principale scène est une très belle Fuite en Égypte réalisée d'après un dessin d'Albrecht Dürer. La scène comprend en outre une petite miniature relative au miracle des blés (voir l'encadré ci-dessous). Le couronnement d'architecture qui la surmonte n'a pas de rapport avec la scène principale.
Le registre du bas contient une sainte Barbe avec sa tour et un Baptême du Christ, les deux scènes étant nichées dans une architecture gothique. Selon le Corpus Vitrearum, il n'y a, dans ces trois scènes, quasiment pas de restaurations, à part les bordures de complément des deux panneaux inférieurs qui ont été exécutées en 1909-1910.
Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°3 : le Baptême du Christ
Baie n°3 : le Baptême du Christ ---»»»
Baie n°3 : Joseph et la saynète du Miracle des blés (vitrail de la Fuite en Égypte)
Baie n°4 : la Fuite en Égypte
Baie n°4 : la Fuite en Égypte.

Le Miracle des blés. Ce miracle est tiré des évangiles apocryphes (c'est-à-dire déclarés non canoniques par l'Église). La Sainte Famille est poursuivie par les soldats d'Hérode. En arrivant près d'un champ où le blé a poussé instantanément et où s'activent des moissonneurs, ils s'entendent répondre : «Ils sont passés quand nous semions ce blé.» Sous-entendant que la Sainte Famille est passée il y a longtemps. On pourra voir d'autres représentations de cette légende à l'église de Saint-Julien-du-Sault, à l'église Saint-Joseph à Angers et dans une grisaille du XVe siècle de la cathédrale de Rouen.

Baie n°3 : sainte Barbe
Baie n°3 : sainte Barbe.
VERRIÈRE : LA BAIE n°4 - fin du XVe siècle - 1er quart du XVIe siècle
Baie n°4 : la Décollation de saint Jean-Baptiste
Baie n°4 : la Décollation de saint Jean-Baptiste.
La moitié inférieure est une restitution de 1909-1910.

Baie n°4 (suite et fin)
---»» Vézelise, ces deux panneaux pourraient être les plus anciens de toute la verrière (aux alentours de 1490-1500).
Au registre du bas, le saint Christophe faisant traverser le Christ (donné ci-dessous à droite) est un panneau incomplet : il a perdu ses parties inférieure et supérieure. Enfin, à côté, un panneau en mode «macédoine» affiche malgré tout un rondel intéressant avec le personnage de saint Paul et les armoiries de Pierre Thelod, donateur du vitrail de la baie 6.
Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°4. Comme la baie n°3, elle a été réduite au XVIIIe siècle, puis entièrement recomposée en 1837-1839, et à nouveau recomposée en 1909-1910. Elle affiche une hauteur de 5 mètres pour une largeur d'1,80 mètre.
Les deux grandes figures sont celles de saint Jean-Baptiste à gauche et de saint Jacques le Majeur à droite, représentés sur fond damassé. Le panneau du bas chez les deux saints est une restitution de 1909-1910.
Au-dessous, le Christ à la colonne (fin du XVe siècle?) manque un peu de piquant à cause du verre blanc laissé sur le visage et les bras du Christ. La Décollation de saint Jean-Baptiste (donnée en gros plan à gauche) - peut-être elle aussi de la fin du XVe siècle - possède une moitié inférieure restituée en 1909-1910. Les riches bordures Renaissance sont en partie en mode «macédoine». Pour la brochure sur l'église éditée par les deux associations locales de ---»»

Baie n°4 : saint Paul
Baie n°4 : saint Paul.
La baie n°4
La baie n°4 .
Baie n°4 : saint Jean-Baptiste et saint Jacques le Majeur
Baie n°4 : saint Jean-Baptiste et saint Jacques le Majeur.
Baie n°4 : saint Christophe
Baie n°4 : saint Christophe.
Ce panneau n'est pas complet : les parties inférieure et supérieure ont été perdues.
«««--- Les deux panneaux du bas sont des restitutions de 1909-1910.
VERRIÈRE : LA BAIE n°5 - 1519
La baie n°5
La baie n°5.
Elle comprend une partie en scènes colorées et
une partie en grisaille : c'est le seul vitrail ainsi
conçu que l'on connaisse encore en Lorraine.
Au milieu, le monogramme du Christ : IHS.
En bas, armoiries non identifiées.
Baie n°5 : un donateur présenté par saint Étienne
Baie n°5 : le donateur, Étienne Thouvenin, présenté par saint Étienne.
Baie n°5 : un donateur présenté par saint Léonard
Baie n°5 : le donateur, Liénard Thouvenin, fils d'Étienne,
présenté par saint Léonard de Noblat libérant un prisonnier.

Baie n°5. Cette baie se trouve dans le transept gauche, au-dessus de l'autel Saint-Joseph. Comme la baie n°3, elle a été réduite lors de la construction de la sacristie en 1760. Elle accueille une verrière mixte (voir à gauche) : scènes colorées en haut et vitrerie blanche avec blasons dans la partie basse. C'est pratiquement la disposition d'origine. Des sept baies exposées dans cette page, c'est en fait la seule qui l'ait conservée. La brochure sur l'église indique que c'est le seul vitrail conçu de la sorte (scènes colorées et grisaille) encore connu en Lorraine.
Cette verrière a été offerte en 1519 par Étienne Thouvenin, barbier-juré à Vézelise (†1519) et par son fils Liénard Thouvenin, les deux sont d'ailleurs représentés dans les registres 4 et 5 (en gros plan ci-contre). Liénard est présenté par saint Léonard de Noblat qui libère un captif. En effet, Léonard (VIe siècle) obtint du roi de France la faveur de libérer tout prisonnier qu'il visitait. Ainsi un prisonnier qui invoque son nom serait libéré de ses chaînes.
Au-dessus, la Trinité céleste (Dieu le Père soutenant son fils accompagné de la colombe du Saint-Esprit) fait face à la Trinité terrestre, encore appelée sainte Anne Trinitaire : Anne, sa fille Marie et le Christ. On remarquera les angelots dans le couronnement d'architecture Renaissance.
Enfin, le tympan affiche en son centre les armoiries des bouchers de Vézelise.
Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°5 : Le Christ dans la Trinité céleste
Baie n°5 : Le Christ dans la Trinité Céleste.
VERRIÈRE : LA BAIE n°6 - vers 1521
La baie n°6
La baie n°6.

À DROITE ---»»»
Baie n°6 : La Lactation de saint Bernard de Clairvaux
(détail).
Saint Bernard demande à la Vierge de montrer
qu'elle est mère. Celle-ci presse son sein et le filet
de lait qui en sort se pose sur les lèvres du saint.

Baie n°6. Cette baie se situe au-dessus de l'autel de la Vierge, dans le transept droit. Elle accuse 6 mètres de haut pour 1,80 mètre de large. Le Corpus Vitrearum la présente comme la verrière de la Vie de la Vierge et du Christ, dont elle relate cinq scènes. Elle a été offerte d'une part par Pierre Thelod, dit Pélegrin, qui était valet de chambre du duc René II, mais aussi châtelain de Vézelise, et, d'autre part, par Madeleine Symier, son épouse. Le style étant le même sur la plupart des panneaux, on attribue cette verrière au maître au monogramme IL, visible dans un dais d'architecture du registre du haut et dans l'architrave du fronton couronnant la scène de Marie-Madeleine dans le deuxième registre. Pour le moment, les historiens ne savent pas qui se cache derrière ce monogramme.
Si le registre du bas (n°1) n'offre que deux panneaux «en macédoine» avec une inscription relative à un donateur, le registre 2 est plus intéressant : on y voit, à gauche, le donateur Pierre Thelod et saint Pierre tenant une énorme clé ; à droite, la donatrice Madeleine Symier avec sainte Marie-Madeleine.
Parmi les scènes illustrant la Vie de la Vierge et du Christ, on trouve la Visitation (donnée ci-contre), l'Annonciation, la Crucifixion (d'après une gravure de Dürer) et la Présentation de la Vierge au Temple. La scène de la Lactation de saint Bernard (moins connue et donnée ci-dessous) mérite une explication. La brochure sur l'église nous apprend que saint Bernard de Clairvaux (XIIe siècle) demande à Marie de montrer qu'elle est mère : Monstra te esse matrem. La Vierge presse son sein et le filet de lait qui en jaillit atterrit sur les lèvres de saint Bernard. Le panneau est d'un réalisme déconcertant !
Sources : Corpus Vitrearum et brochure L'église Saint-Côme et Saint-Damien.

Baie n°6 : la Visitation
Baie n°6 : la Visitation.
Monogramme IL dans l'architrave du fronton
Monogramme IL dans l'architrave du fronton du registre 2, panneau de droite.
Les spécialistes du vitrail ne savent pas qui est derrière ce monogramme.
Baie n°6 : la Lactation de saint Bernard (détail)
Baie n°6 : la Crucifixion et la Présentation de la Vierge au Temple
Baie n°6 : la Crucifixion et la Présentation de la Vierge au Temple.
Baie n°6 : l'Annonciation
Baie n°6 : l'Annonciation.
Baie n°6 : saint Pierre et un donateur
Baie n°6 : saint Pierre et le donateur Pierre Thelod.
L'architecture a été restaurée.
Baie n°6 : sainte Marie-Madeleine et une donatrice
Baie n°6 : sainte Marie-Madeleine et la donatrice Madeleine Symier, épouse de Pierre Thelod.
L'architrave du fronton comprend trois fois le monogramme IL.
L'ORGUE DE TRIBUNE
L'orgue de tribune
L'orgue de tribune.
Avant la Révolution, le cartouche de la tourelle centrale contenait les armes du prince de Salm.
Saccagé par les révolutionnaires, il contient maintenant une croix de Lorraine.
Violon sur une tourelle
Violon sur une tourelle.
Harpe de David sur une tourelle
Harpe de David sur une tourelle.
Tête d'atlante sous une tourelle
Tête d'atlante sous une tourelle.

LE TRÈS BEAU BUFFET EST
DE STYLE LOUIS XV.
Il est orné de paniers de fleurs, d'angelots
musiciens, d'instruments de musique et de têtes
d'atlante sous les tourelles de côté.

L'orgue de tribune. L'église de Vézelise possède un orgue commandé en 1772 au facteur nancéien Georges Küttinger pour l'abbaye cistercienne de Beaupré, proche de Lunéville. À la Révolution, l'abbaye est achetée ; l'orgue est vendu aux enchères en juin 1792. L'acheteur n'est autre que le maire de Vézelise, Jean-François Salle.
Constatant que l'instrument est trop large pour la tribune de l'église, il se rend à Beaupré en octobre pour acheter la tribune et les quatre colonnes. En 1816 et 1840, des facteurs interviennent pour l'entretien et des modifications mineures. En 1880 et 1890, le facteur Jean Blési met l'instrument au goût du jour. On note deux autres interventions en 1935 et 1936. En 2004, les orgues sont entièrement démontées pour être restaurées - et réinstallées en 2007.
L'instrument a gardé la quasi-totalité de sa tuyauterie d'origine. Il est classé Monument historique en 1980.
Source : brochure sur l'église éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011.

L'orgue de tribune : le haut du positif dorsal
Le haut du positif est orné de paniers de fleurs et d'un angelot.
Chérubin jouant de la flûte sur une tourelle
Chérubin jouant de la flûte
sur une tourelle.
La nef et l'orgue de tribune
La nef et l'orgue de tribune vus du transept.

Documentation : «Lorraine gothique» de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989
+ «Nancy et Lorraine méridionale», Congrès Archéologique de France, 2006, article sur l'église de Vézelise par Sylvain Bertoldi
+«L'église Saint-Côme et Saint-Damien», brochure éditée par l'Association des Amis de l'Orgue et l'Association du Grenier des Halles de Vézelise, 2011
+ «Le vitrail en Lorraine du XIIe au XXe siècle», éditions Serpenoise, Centre culturel des Prémontrés, 1983
+ «Les vitraux de Lorraine et d'Alsace», Corpus Vitrearum, CNRS Éditions, 1994.
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