Accueil
 Histoire navale
 Céramique
 Bibliographie
 Les Grands Thèmes
  PATRIMOINE
  Châteaux, palais,
    Églises, monuments
Est Ouest Sud-Ouest Nord IdF Sud-Est Centre-OuestCentre-Est
RÉGIONS


 Contact
Page créée en avril 2011
??

L'église du Cœur-Immaculé-de-Marie dans le 16e arrondissement de Paris est une église espagnole de style néo-roman construite à.la fin du XIXe siècle.
L'église est la propriété de l'État espagnol.
Sa forme est traditionnelle : croix latine avec nef, transept saillant et une abside plate.
Le chœur, la nef et le transept sont ornés de grandes peintures illustrant les thèmes du Nouveau Testament ou glorifiant les saints d'Espagne. Comme souvent dans les édifices religieux de culture ibérique, les statues sont d'un grand réalisme, avec des vêtements aux coloris très travaillés (voir la Vierge et saint François-Xavier plus bas).
L'édifice compte un grand nombre de vitraux historiés ou dédiés à la Vierge ou aux saints de l'Église espagnole.
Les vitraux sont des créations de l'atelier Mauméjean.


Vue d'ensemble de la nef depuis l'entrée.

Un petit mot d'architecture.
La nef, scandée d'arcades en plein cintre, compte deux niveaux d'élévation. Les fresques latérales les séparent de manière très heureuse en apportant une touche de couleur au milieu de la blancheur de la pierre. Ces fresques sont accompagnées en haut et en bas d'une corniche peu saillante qui rehausse leur contenu coloré et attire le regard.

Le tout contraste élégamment avec des piliers engagés qui se hissent sans entraves jusqu'à la naissance de la voûte d'ogives, renforcée d'arcs doubleaux (voir la dernière photo de cette page).
La sobriété des formes et des décorations donne un résultat très convaincant. Ajoutons que, par temps clair, les fenêtres du deuxième niveau assurent une assez bonne luminosité à la nef.


La façade néo-romane de l'église.

Tympan néo-roman du portail de l'église.

Saint Paul
Vitrail moderne dans la nef.
Atelier Mauméjean.

L'Église d'Espagne au XVIe siècle.
En Europe, les débuts du XVIe siècle marquent la fin du style gothique.
À cette époque, l'Espagne commence à se tailler un empire qui sera mondial. L'Église espagnole, très puissante, est soumise au monarque. Elle gère la vie intellectuelle par le biais des universités (Salamanque, Alcalá) ; les collèges des Jésuites vont suivre dans la seconde moitié du siècle.
Sa moralité s'améliore grâce aux réformes du cardinal Cisneros.
En revanche, la tolérance des Rois Catholiques disparaît. En 1492, les Juifs ont dû choisir entre la conversion et l'exil.
En 1502, c'est au tour des musulmans de Grenade ; en 1525, de ceux d'Aragon. Les Juifs convertis deviennent les «conversos» et parviennent à s'intégrer, tandis que les seconds - appelés les «morisques» - restent suspects aux yeux du reste de la population.
Quant aux protestants, ils ont à peine eu le temps de souffler : les petits groupes de réformés à Valladolid et Séville disparurent sous le coup des autodafés de 1559 et 1560. La pensée d'Erasme subit aussi les foudres de l'Église espagnole. En 1537, le Saint-Office interdit ses ouvrages dans la langue castillane et les «purifie» dans la langue latine.
Néanmoins, l'Église d'Espagne du XVIe siècle reste «grande» : Ignace de Loyola fonde l'ordre des Jésuites ; théologie et mysticisme brillent de fortes personnalités (Vitoria, Molina, Soto, sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix, etc.). Source : Encyclopœdia Universalis, article «Espagne».


Hommage aux nations converties.
Atelier Mauméjean.

Le chœur est enrichi de peintures murales rappelant les grandes figures du christianisme espagnol.
La peinture supérieure illustre la Vierge en majesté parmi les moines qui ont marqué l'Histoire de l'Espagne.
Cette peinture est donnée plus bas.

Partie gauche du chœur.
Hommage aux évêques, moines et moniales béatifiés
de l'Église espagnole.

Partie centrale du chœur.
La statue de la Vierge est d'un grand réalisme.
On pourra la comparer avec celle de Notre-Dame-de-Fatima dans le XIXe arrondissement de Paris, confiée à la communauté portugaise.

Partie droite du chœur.
Hommage aux évêques, moines et moniales béatifiés
de l'Église espagnole.

Peinture de la partie supérieure du chœur :
la Vierge en majesté, portée par deux anges, trône parmi les moines qui ont marqué l'Histoire de l'Espagne.

Hommage aux nations converties.
Vitrail de l'atelier Mauméjean.

Le chœur de l'église du Cœur-Immaculé-de-Marie.
Le mur latéral est orné d'une triple baie, ce qui assure au chœur un bel aspect néo-roman.

Croisillon gauche du transept avec ses vitraux historiés.

Autel Saint-François-Xavier.
Croisillon droit du transept.


Autel du Sacré-Cœur.
Croisillon gauche du transept

«««--- Le Sacré-Cœur.
Les donateurs figurent dans la partie basse.
Atelier Mauméjean.

Saint François-Xavier.
Le style ibérique des statues les rend plus vraies que nature.

«««--- Hommage à l'Église espagnole dans ce vitrail du transept.
Atelier Mauméjean.

Saint François-Xavier.
Atelier Mauméjean.

L'Adoration des mages.
Peinture murale dans la nef :

Vierge en majesté. ---»»»
Vitrail de l'atelier Mauméjean.

Le Père Céleste chasse Adam et Ève du Paradis.
Peinture murale dans la nef.

Apparition de la Vierge à un saint. ---»»»
Vitrail dans le transept.
Atelier Mauméjean.

Bas-côté droit.



La nef et l'orgue de tribune vus depuis le croisillon gauche du transept.

Saint Ferdinand.
Atelier Mauméjean.

Documentation : «La manufacture de vitrail et mosaïque d'art MAUMÉJEAN», Éditions Le festin, 2015
+ Encyclopœdia Universalis, article «Espagne».
PATRIMOINE CARTE PATRIMOINE LISTE Retourner en HAUT DE PAGE

 

Menu Paris