 |
 |
Vers la fin de sa vie, le cardinal Jules
Mazarin (1602-1661) voulut qu'une partie de son immense fortune
fût utilisée à la création d'un collège où seraient éduqués soixante
jeunes gens venant des «quatre nations» : Artois, Alsace, Pignerol
et Catalogne, c'est-à-dire les quatre provinces conquises par la
France et qui lui sont rattachées lors des traités de Westphalie
(1648, clôture de la guerre de Trente Ans) et des Pyrénées (1659,
clôture de la guerre franco-espagnole).
Colbert est chargé par Louis XIV de concrétiser le projet. Louis
Le Vau (1612-1670) en sera l'architecte. L'ensemble sera construit
en face du Louvre, près de la porte de Nesle. Un cénotaphe y sera
érigé en l'honneur de Mazarin.
La Révolution ayant supprimé les Académies royales, le Directoire
va créer l'Institut de France, en 1795. Installé dans l'ancien bâtiment
du collège des Quatre-Nations, il regroupe à ce jour l'Académie
française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie
des sciences, l'Académie des Beaux-Arts et l'Académie des Sciences
morales et politiques.
Ce que l'on nomme la Coupole est l'ancienne chapelle
du collège, située au centre de l'édifice. Dans une ancienne chapelle
latérale, on peut y voir le somptueux cénotaphe du XVIIe
siècle en l'honneur du cardinal Mazarin. Cette page vous propose
des photographies réalisées lors des Journées du Patrimoine de l'année
2011.
|
 |

Vue du bâtiment central de l'Institut de France qui abrite la Coupole.
C'est l'ancien palais des Quatre-Nations situé en face du Louvre. |

La façade de style classique de la bibliothèque Mazarine.

La bibliothèque Mazarine
est l'ancienne bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin,
ouverte au public dès 1643.
C'est la plus ancienne bibliothèque publique de France. Elle
a été rattachée à l'Institut en 1945. |
|

Le fronton de la façade de l'Institut. |

Le fronton de la façade de la bibliothèque Mazarine.
À gauche, allégorie de la Prudence, à droite celle de la Tempérance.
|

Vue générale de la Coupole.
Journées du Patrimoine, 2011. |

Pilastre corinthien, médaillons ornés de guirlandes florales
au sommet de la Coupole. |
La Coupole est une
ancienne chapelle : les douze apôtres y sont représentés
dans des médaillons.
Ici : saint Matthieu (à gauche) et saint Simon (à droite). |
|
|

La frise sur la corniche de la coupole. |

Le plafond d'un bas-côté avec la déesse de la Sagesse, Athéna,
et sa chouette.
Peinture de François Schommer (1850-1935) en 1885. |
 |
|

La célèbre coupole de l'Institut de France.
Elle est elliptique à l’intérieur et circulaire à l’extérieur. |

La voûte en berceau du couloir d'entrée possède aussi sa coupole. |

Statue de René Descartes (1777). |

Statue de Napoléon Ier. |

Le cénotaphe du cardinal Mazarin par Antoine Coysevox (XVIIe siècle)
est
abondamment photographié pendant les Journées du Patrimoine.

Le cénotaphe n'est
pas entièrement de Coysevox puisque deux allégories
ont été réalisées par d'autres sculpteurs.
Sur le couronnement : allégories de la Religion et de
la Charité.
En bas et en bronze, allégories de la Prudence, de la
Paix (attribuées à Le Hongre)
et de la Fidélité (attribuée à Tuby). |

Allégorie de la Prudence
---»»»
On reconnaît, dans la main gauche, le miroir et le serpent,
attributs de la Prudence. |
|

Le couronnement du cénotaphe. |
|

Le cardinal Mazarin (cénotaphe).
Antoine Coysevox. |
|
|

Partie supérieure du cénotaphe de Mazarin (réalisée par Antoine Coysevox).

| «««--- Allégorie de la Paix
(attribuée à Le Hongre). |
|

La coupole et son élévation. |
Documentation : Feuillets disponibles à l'occasion
des Journées du Patrimoine. |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |