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Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux est une
belle église toute blanche en plein cœur du Marais, dans le 4e arrondissement
de Paris.
Son histoire commence au XIIIe siècle. Les Serfs de Marie,
des moines qui suivent la Règle de saint Augustin, s'établissent
à Marseille en 1223. Sur leur habit, ils portent un manteau blanc.
Connaissant les libéralités du roi saint Louis pour les religieux,
ils s'installent à Paris
en 1258, après avoir obtenu des Chevaliers du Temple, par l'entremise
du roi, un large terrain de l'autre côté du mur d'enceinte.
Leur monastère va s'élever le long de la rue de la Petite-Parcheminerie
(actuelle rue des Blancs-Manteaux). Son existence sera courte. En
1274, le IIe Concile de Lyon dissout vingt-deux groupes religieux,
dont les Serfs de Marie. En 1298, le monastère est donné aux Guillemites,
ordre créé par Guillaume de Malval qui relève des Bénédictins. Ces
moines portent un habit noir, mais le nom des Blancs Manteaux
va rester.
Au début du XVIIe siècle, l'Église applique l'ordonnance du Concile
de Trente : les ordres mineurs fusionnent avec l'Ordre dont ils
suivent la Règle. Les Guillemites fusionnent donc avec les moines
bénédictins.
Les Bénédictins du diocèse de Meaux (des mauristes) arrivent à Paris
et s'installent au monastère des Guillemites en 1618. Celui-ci devient
le noviciat de la Congrégation de Saint-Maur, noviciat qui sera
un important centre d'érudition, rival de celui de Saint-Germain-des-Prés.
C'est notamment là que fut rédigé, selon les principes rigoureux
de Jean Mabillon (1632-1707), l'important ouvrage mauriste, l'Art
de vérifier les dates.
L'ensemble du monastère, église et bâtiments, est peu après reconstruit
sur les plans de l'architecte Charles Duval. Le chancelier
Michel Le Tellier en pose la première pierre en 1685.
À la Révolution, dès 1790, les ordres religieux sont supprimés ;
les moines des Blancs-Manteaux, chassés ; les bâtiments, pillés
en 1796 ; vendus en 1797. La Ville de Paris
rachète l'église en 1801 et l'érige en succursale de Saint-Merry.
Elle sera rouverte au culte après le Concordat.
En 1863, l'architecte Victor Baltard bâtit une extension au côté
est de l'édifice (la chapelle
Sainte-Geneviève) et ajoute une huitième travée à la nef
pour la rapprocher de la rue des Blancs-Manteaux. L'église n'a jamais
eu de façade digne de ce nom. Baltard lui en donne une en réinstallant,
pierre par pierre, le portail de l'ancienne église des Barnabites,
démolie lors du percement du boulevard du Palais à l'occasion des
grands travaux parisiens du baron Haussmann.
Au niveau artistique, l'église des Blancs-Manteaux abrite un nombre
étonnant de tableaux religieux La plupart sont reproduits dans cette
page. Elle possède aussi une magnifique chaire
à prêcher baroque, acquise par l'abbé Charles-Félix Garenne,
curé de l'église de 1831 jusqu'à sa mort en 1878, à qui l'on doit
la plus grande partie du mobilier actuel.
La vitrerie de Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux a été réalisée par
l'atelier Raphaël Lardeur en 1946. Dans le bas-côté droit,
quatre grands vitraux
illustrent la vie de l'église (tous donnés dans cette page).
Dans l'abside,
un Christ en
croix est entouré des intruments de la Passion. Les autres vitraux
ont un simple maillage géométrique avec une bordure blanc-orangé,
ce qui donne à l'église une très bonne luminosité.
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La nef de l'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.
Avec ses piliers, ses murs blancs et sa série de fenêtres hautes en
verre blanc,
l'église bénéficie d'une très grande luminosité. |
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ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE
NOTRE-DAME-DES-BLANCS-MANTEAUX
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Vue générale de l'église depuis le square Charles-Victor-Langlois
L'entrée se situe rue des Blancs-Manteaux, à gauche sur la photographie. |

Ornementation d'un écoinçon du second étage de la façade. |

Une maison Renaissance sur la rue des Francs-Bourgeois.
Cette belle maison se dresse tout à côté du chevet de
l'église. |
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La façade
des Blancs Manteaux.
Cette façade est celle de l'ancienne église des
Barnabites dans l'Île de la Cité.
Construite en 1704, sur les plans de Jean-Sylvain
Cartault (1675-1758), elle a été transportée
pierre par pierre en 1863, lors des travaux du
baron Haussmann, pour devenir la nouvelle façade
de l'église.
Auparavant, l'architecte Baltard, qui supervisa
la tâche, avait fait ajouter une huitième travée
à la nef,
rapprochant ainsi l'entrée de la rue.
La façade, très classique, reprend le style des
églises jésuites du XVIIe siècle en superposant
l'ordre dorique et l'ordre ionique.
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La Vierge à l'Enfant, rue des Francs Bourgeois.
C'est la copie de l'original qui se trouve dans l'église. |
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La porte d'entrée
rue des Francs-Bourgeois du côté du chevet. ---»»»
Elle est surmontée d'une copie d'une Vierge à l'Enfant
du XIVe siècle
dont l'original se trouve dans l'église. |
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La façade de l'église superpose l'ordre dorique et l'ordre ionique. |
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ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE
NOTRE-DAME-DES-BLANCS-MANTEAUX
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Élévation gauche de la nef.
Le chœur de l'église est dirigé vers le nord-est. Cette élévation
est donc au nord-ouest, d'où les rayons du soleil frappant les piliers. |

Plan de l'église Notre-Dame des Blancs-Manteaux. |

Vierge à l'Enfant, XIVe siècle. |

Chemin de croix, station III :
Jésus tombe pour la première fois. |
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L'Arche de Noé
Les bas-reliefs de l'entablement illustrent,
du côté gauche de la nef, des thèmes de l'Ancien Testament,
ceux de droite des thèmes du Nouveau Testament. |

Médaillon d'un saint au-dessus d'une arcade.
Ces médaillons entourés d'une guirlande de fleurs accompagnent
les symboles de l'Ancien et du Nouveau Testament
qui ornent l'entablement. |

Vierge à l'Enfant, détail.
XIVe siècle. |

Chemin de croix, station XI :
Jésus est attaché à la croix. |
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LA CHAIRE À PRÊCHER
DU XVIIIe SIÈCLE
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La splendide chaire à prêcher de l'église des Blancs Manteaux
est de style bavarois et date de 1749. |

Panneau de la chaire à prêcher. : la parabole de l'économe infidèle.
Le maître, assis, demande à son économe des comptes de sa gestion.
Le millésime «1749» est bien visible sur le livre de comptes.
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L'Annonciation ---»»»
Marquetterie du dosseret. |
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La
chaire à prêcher.
Cette chaire est généralement présentée comme un spécimen
de l'art baroque-rococo de la Bavière du Nord. On la
date de l'année 1749 d'après le millésime qui se trouve
dans le panneau de l'économe
infidèle, sur la rampe de la chaire, plus précisément
sur le livre de comptes que le maître tient en main.
Cette chaire est l'élément le plus remarquable des Blancs
Manteaux. On la doit au flair de l'abbé Garenne, curé
de la paroisse, qui l'acheta lors à l'Exposition de
l'Art et de l'Industrie qui se tint à Paris
en 1864.
Si la forme de cette chaire est habituelle, sa décoration
est exceptionnelle. Un saint Michel terrassant le démon
trône sur l'abat-voix, orné dans sa partie basse de
petites statues en bois doré des quatre Évangélistes.
Leurs visages et leurs membres sont peints couleur chair.
Mais la splendeur de la chaire vient de la marqueterie
qui orne les médaillons de la cuve et de la rampe, sans
oublier le grand médaillon du dosseret. Les ébénistes
ont utilisé diverses essences de bois, de l'ivoire naturel
ou teint en vert, ou encore de l'étain. Cette magnifique
création fait honneur à l'art baroque.
Le médaillon du dosseret présente une Annonciation
d'une manière peu commune. Le Père céleste se tient
au milieu d'une nuée qui darde Marie de ses rayons.
Il est entouré d'Isaïe et de l'auteur inconnu du
Cantique des Cantiques. Isaïe tient un cartouche
où est écrit : Voici une Vierge enceinte, elle enfantera
un fils qu'elle appellera Emmanouel.
Dans le cartouche opposé, on lit : J'entre dans
mon jardin, ma sœur, ma fiancée.
Dans les autres médaillons, on note les scènes tirées
du Nouveau Testament : Jésus
et la Samaritaine (Évangile de Jean), la
parabole de l'économe
infidèle (Évangile deLuc), des
pharisiens qui discutent avec Jésus (Évangile
deJean), la rencontre entre Nicodème et Jésus (Évangile
deJean), etc.
Tous ces petits tableaux font preuve d'une maîtrise
remarquable de la marqueterie qui se révèle riche de
détails traités avec une grande finesse. La position
de la chaire dans la nef fait qu'on peut observer de
très près les médaillons de la rampe et de la cuve.
Quant aux quatre médaillons situés sur l'abat-voix,
ils sont difficilement lisibles. La brochure citée en
source indique qu'ils montrent le Bon Pasteur, Moïse
et Élie.
Source : Notre-Dame
des Blancs Manteaux, au Marais par Henri Latreille, Paris, 1975.
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Saint Marc et le lion
sur l'abat-voix de la chaire à prêcher. |
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Saint Michel combattant le démon
au sommet de l'abat-voix de la chaire à prêcher. |

Deux pharisiens discutent avec Jésus sur l'authenticité de sa
mission. Celui-ci répond :
Qui ex deo est verba dei audit.
Panneau de la chaire à prêcher. |
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Marqueterie sur la chaire à prêcher : deux pharisiens
discutent avec Jésus sur l'authenticité de sa mission.
Celui-ci répond : Qui ex deo est verba dei audit.
(Qui est de Dieu, entend les paroles de Dieu). |
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La chaire à prêcher apporte un peu de coloration à une élévation uniformément
blanche. |

L'Annonciation dans la marquetterie du dosseret, détail
:
Le Père céleste est entouré d'Isaïe et de l'auteur du Cantique
des Cantiques. |

Marquetterie de la chaire à prêcher : Jésus et la Samaritaine. |
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LES CHAPELLES DU BAS-CÔTÉ
GAUCHE, LES TABLEAUX ET LES VITRAUX DE RAPHAËL LARDEUR
(1946)
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Les
tableaux exposés dans l'église.
L'église des Blancs Manteaux n'est pas très grande,
mais elle regorge de peintures religieuses. Ce qui lui
donne un peu l'aspect d'une galerie de tableaux.
Dans le bas-côté nord, donné ci-dessous, les toiles
paraissent alignées comme dans un musée. Il y en a aussi
dans le bas-côté sud et au-dessus des portes d'entrée
sur la façade. On en voit même dans des coins obscurs,
ce qui ne facilite pas l'observation.
Détail amusant : Henri Latreille, l'auteur de la brochure
sur l'église, fait remarquer que la nef est flanquée
d'un «déambulatoire» (terme impropre car ce sont des
bas-côtés). Comme s'il tenait absolument à ce que les
visiteurs, comme dans les musées, déambulent en admirant
les tableaux...
D'autres toiles sont visibles dans la chapelle
Sainte-Geneviève.
Cette page donne un très large aperçu de ces tableaux
qui sont d'une qualité artistique très variable. On
en soulignera deux qui paraissent se détacher : l'Annonciation
de le Dart, du XVIIe siècle, et la très belle Adoration
des bergers de Jean-Marie Bralle (1785-1863) pour
laquelle sont joints plusieurs gros plans.
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Le bas-côté gauche avec ses chapelles latérales et sa «galerie»
de peintures religieuses.
Au fond, l'autel
Sainte-Anne, à côté du chœur.
Les toiles de ce bas-côté, malheureusement situées face au sud-est,
sont noyées dans les contre-jours. |

Sainte Marie-Madeleine essuie les pieds du Christ,
1808.
Jean-Henri Marlet (1771-1847).
Voir sur le gros plan
à droite la larme au-dessous de l'œil de Marie-Madeleine. |
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La Présentation de Jésus au temple
Marie-Jules Quantin (1810-1884). |

Le chancelier Le Tellier pose la première pierre de l'église
en 1685
Atelier Raphaël Lardeur, 1946. |

Saint Louis fonde le monastère de Notre-Dame des Blancs
Manteaux
Atelier Raphaël Lardeur, 1946. |
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Le baptistère avec une toile d'après Murillo. |

Jésus, bon Pasteur
École Française, XVIIe siècle.
Chapelle du Sacré-Cœur. |

L'Annonciation
Le Dart, XVIIe siècle. |

Le Lavement des pieds
François-Vincent Latil (1797-1890), 1827. |

Le Mariage de la Vierge
Jacques-Émile Lafon (1817-1886). |

L'Assomption de la Vierge
École française, XVIIIe siècle, chapelle du Sacré-Cœur. |
Un ange sur le fronton
du retable ---»»»
de l'autel Sainte-Anne,
XVIIIe siècle |
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Une toile remarquable : L'ADORATION
DES BERGERS de JEAN-MARIE BRALLE, XIXe SIÈCLE
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L'Adoration des bergers
par Jean-Marie Bralle (1785-1863). |

L'Adoration des bergers, détail.
par Jean-Marie Bralle (1785-1863). |

L'Adoration des bergers, détail : les bergères.
Jean-Marie Bralle (1785-1863).
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L'Adoration
des bergers.
Cette toile de Jean-Marie Bralle (1785-1863)
est peut-être la plus belle de l'église. Si elle datait
du XVIIe siècle, on y aurait vu un très beau Caravagesque
: la scène centrale est mise en relief par un clair-obscur,
tandis que l'environnement est plongé dans le noir.
Mais, au XIXe siècle, cela faisait bien longtemps que
l'on voyait des toiles de ce style créé par le Caravage
dès la fin du XVIe siècle.
On voit que le peintre a placé la source lumineuse dans
le coin du haut à gauche. La lumière éclaire l'Enfant
de plein fouet, mais elle éclaire aussi le crâne du
vieil homme sur la gauche, le visage de la Vierge et
le dos musclé du berger en adoration au premier plan.
Notons d'ailleurs que le volume de ce corps massif et
musclé qui brille au premier plan accentue la fragilité
de l'Enfant au centre du tableau.
Les trois visages de femmes doivent nous arrêter. Les
deux bergères présentent chacune une expression pleine
de tendresse innocente. Celle du bas exhibe même une
frimousse délicieuse et charmante, conforme au sentiment
traditionnel de l'amour maternel.
À ces deux regards admiratifs, la Vierge fait contraste.
Son visage, vu de profil, est admirablement souligné
par la lumière qui arrive de biais. Là, point de sourire
béat, mais une expression, bien sûr de contentement
et d'amour, mais aussi de sérieux : la jeune mère est
consciente de ses responsabilités et du rôle promis
par le Ciel à son nouveau-né. C'est à ce titre aussi
qu'elle occupe tout l'espace dans la partie droite de
la toile, s'opposant aux bergers, regroupés dans une
partie gauche plus vaste.
Conseil : si vous entrez dans l'église par la façade
de la rue des Blancs Manteaux (porte droite), pensez
à vous retourner. La toile est juste au-dessus de la
porte dans un endroit qui ne souffre pas de contre-jour.
Voir la photo plus
haut.
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L'Adoration des bergers, détail : la Vierge.
Jean-Marie Bralle (1785-1863). |
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Le songe de Joseph
École française, XVIIe siècle. |

L'Annonciation
Époque non précisée. |
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Tout le style classique transparaît dans cette vue des fenêtres
hautes.
Le large entablement, orné de symboles de l'Ancien et du Nouveau
Testament,
est surmonté d'une corniche en forte saillie.
Les symboles sont enrichis de médaillons de saints au-dessus
des arcades. |

La Multiplication des pains, 1683
Claude II Audran (1637-1684). |
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Le cardinal de Bérulle et Madame Acarie fondent les Carmélites
Vitrail de l'atelier Raphaël Lardeur, 1946. |

Le Baptême de Jésus
Paul Jourdy (1805-1856). |
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Statue de la Vierge à l'Enfant, détail. |
«««--- La chapelle
latérale dédiée à
Notre-Dame-des-Victoires
est tapissée d'ex-voto. |
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La nef et le bas-côté droit (qui est au sud-est).
Les quatre vitraux historiés de Raphaël Lardeur sont situés
à partir de celui que l'on aperçoit derrière la chaire. |
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LE CHŒUR DE NOTRE-DAME-DES-BLANCS-MANTEAUX
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Le chœur de l'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.
Les statues blanches des quatre Évangélistes entourent
celle de la Vierge Immaculée. |
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Le chœur
des Blancs Manteaux.
Ce chœur très harmonieux offre un contraste notable
entre le blanc et le brun : le blanc de l'architecture classique
des piliers et de l'entablement ; le brun des boiseries aux
ornements plus ou moins travaillés.
L'essentiel de ces boiseries remonte au XVIIIe siècle. Elles
ont été achetées par l'abbé Garenne, curé de l'église,
au cours de son long vicariat (1831-1878). C'est aussi à lui
que l'on doit l'achat de la magnifique chaire
à prêcher.
Au premier plan du chœur, la table de communion, acquise en
1859, date de la fin du règne de Louis XIV. Ses balustres
sont à chapiteaux ioniques. Leur panse est ornée de coquilles
et de rinceaux (photo ci-dessous).
Les trente stalles ont une origine incertaine : époque des
Bénédictins (XVIIe siècle), église de Sceaux ou église Notre-Dame
de Lorette, à Paris.
Œuvres du sculpteur Heyrault au XIXe siècle, les statues
d'argile (peint en blanc) de la Vierge Immaculée et
des quatre Évangélistes se détachent,
de manière très heureuse, sur le brun foncé
des boiseries d'arrière-plan et du rideau grenat tendu
au centre. La Vierge Immaculée se tient debout sur
un globe enrichi de nuages et de chérubins, le tout sous une
belle Gloire.
Sur les boiseries latérales, les statues de saint Louis et
du bienheureux Guillaume de Malval, patrons de l'église, complètent
le chœur. Rappelons que Guillaume de Malval, mort en
1157, est le fondateur de l'ordre des Guillemites qui dut,
en application des décrets du Concile de Trente, se fondre
avec l'ordre des Bénédictins dont il suivait la Règle.
Le maître-autel en marbre blanc et jaune, de style Louis-Philippe,
a été mis en place en 1877 pour remplacer un autel en bois.
Son soubassement est orné d'un bas-relief représentant la
Résurrection (photo ci-dessous).
Source : Notre-Dame des Blancs
Manteaux, au Marais par Henri Latreille, Paris, 1975.
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Le chur et ses trente stalles acquises en 1859. |

La Résurrection du Christ.
Bas-relief dans le soubassement du maître-autel (XIXe siècle). |

Détail de la table de communion d'époque Louis XIV.
Chapiteaux ioniques ; coquilles et rinceaux sur la panse des
balustres. |

Statue en bois de Guillaume de Malval, patron de l'église des
Blancs-Manteaux. L'autre patron étant saint Louis. |
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QUATRE STATUES DAND LE CHŒUR,
XIXe SIÈCLE
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Saint Matthieue et l'ange. |

Saint Louis. |

La Vierge Immaculée. |

Saint Jean et son aigle. |

Vue des parties hautes de la nef et du chœur.
L'entablement avec sa frise et ses médaillons orne tout le pourtour
de l'église.
Le verre blanc des fenêtres hautes permet à l'édifice de bénéficier
d'une grande luminosité. |

Le chœur et l'abside de l'église des Blancs-Manteaux. |

Bordure du chœur et statues d'art populaire contemporain.
La bordure sud du chœur et la chapelle Notre-Dame-des-Victoires
sont riches de dizaines d'ex-voto posés au XIXe et au début
du XXe siècle. |
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Cette vue du chœur montre les deux statues de gauche : saint
Jean et saint Matthieu
(œuvre d'Heyrault, XIXe siècle) devant de belles boiseries du
XVIIIe siècle. |

Les trois vitraux de l'abside sont de l'atelier Raphaël Lardeur
(1946). |

Les religieux guillemites remplaçant les serfs de Marie
Vitrail de l'atelier Raphaël Lardeur, 1946. |

Statue de saint Luc à côté d'une boiserie
surmontée de la statue de Guillaume de Malval. |
«««--- Élément
de boiserie du XVIIIe
siècle dans le chœur.

Au sommet de la moitié gauche, un chandelier
à sept branches avec ses cierges allumés.

Au-dessous, la table de la Loi reprend un texte
de l'Ancien Testament :
Je suis le Seigneur ton Dieu qui t'ai fait
sortir de la terre d'Égypte, de la
maison de servitude, etc. |
Ex-voto de 1892
---»»»
Chapelle Notre-Dame-des-Victoires.

Beau témoignage de foi devant l'impuissance
de la médecine à la fin du XIXe siècle. |
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Le Christ en croix.
Vitrail central de l'abside.
Atelier Raphaël Lardeur, 1946. |

La Dernière entrevue de saint Benoît et de sainte Scolastique
Léon de Lestang-Parade (1801 ou 1810-1887). |
| «««--- L'Assomption
par François Périer (vers 1590 - 1650). |
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L'orgue de tribune est de Louis Callinet (1ère moitié du XIXe siècle).
Son buffet a été dessiné par Varcollier en 1863.
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Détail de la plateforme qui soutient le buffet d'orgue.
Origine : abbatiale Saint-Victor, XVIIe siècle. |
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L'orgue
de tribune de l'église des Blancs Manteaux
Cet orgue est dû au facteur Louis Callinet (1ère moitié
du XIXe siècle). Initialement installé au-dessus du sanctuaire
en 1831, l'entreprise Merklin est chargée en 1863 de le déplacer
contre la nouvelle façade
(après l'ajout d'une travée et la mise en place, pierre par
pierre, de la façade de l'église des Barnabites).
L'orgue est restauré par Convers en 1925.
La plateforme qui soutient l'instrument date de la fin du
XVIIe siècle. Elle vient de l'abbatiale Saint-Victor et présente
un bel ensemble de colonnes cannelées et rudentées à chapiteau
ionique (photo ci-dessous).
Le buffet proprement dit a été dessiné par Varcollier en 1863
à l'occasion de la réinstallation de l'orgue contre la façade.
Ses piliers carrés sont ornés de panneaux du XVIIIe siècle
qui viennent des acquisitions menées par l'abbé Garenne au
XIXe.
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Varcollier a eu la main heureuse
: cette partie haute s'intègre au-dessus de la plateforme
du XVIIe siècle de très belle façon.
En août 1944, l'église subit les dommages d'un bombardement
allemand tout à côté. Le bâtiment est laissé sans vitraux.
Les fermetures de fortune ne peuvent rien contre la dégradation
de l'instrument.
En 1962, les Beaux-Arts de Paris
disposent enfin des fonds pour en entreprendre une restauration
complète qui est confiée au facteur strasbourgeois Alfred
Kern. Tout ou presque est déposé et envoyé en Alsace. On en
profite pour déplacer la tribune.
L'instrument sera réinstallé à un mètre du mur de la façade,
améliorant du même coup son acoustique.
Source : Notre-Dame des Blancs
Manteaux, au Marais par Henri
Latreille, Paris, 1975.
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La plateforme qui soutient le buffet d'orgue date de la fin du XVIIe
siècle. Elle vient de l'abbatiale Saint-Victor
et présente un bel ensemble de colonnes cannelées et rudentées à chapiteau
ionique. |
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LA CHAPELLE SAINTE-GENEVIÈVE
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Vue générale de la chapelle Sainte-Geneviève.
On voit ici les portes qui permettent de passer dans le bas-côté
sud de la nef. |

Le prophète Élie secouru par l'ange
École française, XVIIe siècle. |

L'autel de la chapelle Sainte-Geneviève. |
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La
chapelle Sainte-Geneviève.
Cette chapelle est une grande salle rectangulaire,
ajoutée au XIXe siècle, ornée de boiseries et
de tableaux.
Les six tableaux du fond de la salle (vue d'ensemble
donnée ci-dessous) sont de l'École française du
XVIIe siècle. On n'en connaît ni les auteurs ni
les ateliers. Ils relatent des événements de l'Ancien
Testament.
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La Glorification de sainte Geneviève
signée ABR, 1846, au-dessus de l'autel. |

La Rencontre d'Abraham et de Melchisédech,
détail.
École française, XVIIe siècle. |

La Glorification de sainte Geneviève, détail.
signée ABR, 1846.
Peinture au-dessus de l'autel. |
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Vue générale du fond de la chapelle Sainte-Geneviève
avec les six toiles de l'École française du XVIIe siècle. |

Statue en bois de sainte Geneviève sur l'autel, détail. |

Moïse a frappé le rocher d'où jaillit l'eau
École française, XVIIe siècle. |

La Manne
École française, XVIIe siècle. |
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David et le prêtre Akhimélech
École française, XVIIe siècle. |

Samson mange un rayon de miel
École française, XVIIe siècle. |
«««--- La
Mort de sainte Anne
Joakim Sandrart, 1640. |
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La nef et l'orgue de tribune vus du chœur. |
Documentation : «Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux,
au Marais» d'Henri Latreille, brochure disponible dans l'église
+ «Paris, d'église en église», Éditions Massin
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et
Ané, 1936
+ «Histoire des ordres et congrégations religieuses» de Sophie Hasquenoph,
éditions Champ Vallon. |
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