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Page créée en oct. 2015
Refonte en oct. 2026
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L'église Saint-Charles-de-Monceau est l'ancienne chapelle des Pères barnabites dont saint Charles Borromée (1538-1584), grand acteur de la Contre-Réforme, fut l'un des tuteurs.
L'architecte Eugène Homberg (1848-1925) a été chargé de sa construction dans les années 1890 au-dessus d'une crypte, elle-même bâtie vers 1886. La chapelle était dédiée initialement à l'apôtre saint Paul.
S'étendant sur trois travées, l'édifice est de style néo-roman. Il est ouvert aux fidèles en octobre 1897.
Devenue propriété de l'État en 1905, la chapelle est agrandie d'une travée par l'architecte Christian Labouret. Ce dernier élève une façade néo-romane pour fermer cette travée supplémentaire sur la rue qui borde l'édifice.
Avec la création d'une nouvelle paroisse, la chapelle, devenue église paroissiale, sera désormais dédicacée à saint Charles Borromée. Voir les détails plus bas.

Aujourd'hui, l'édifice est engoncé entre les immeubles hausmanniens. En été, la façade est cachée par les arbres. Le côté droit est néanmoins visible depuis une rue adjacente. Le reste, notamment le chevet, reste invisible aux passants.
Malgré sa sobriété, l'église Saint-Charles propose quelques œuvres d'art intéressantes.
Le Chemin de croix, dont l'auteur est inconnu, mérite d'être mentionné. Il est constitué d'imposants bas-reliefs en pierre de près de quatre-vingts centimètres de côté bien visibles dans la nef.
Les vitraux ont été réalisés par l'atelier Fernand Rosey au début du XXe siècle dans le style du XIIIe. La vie du saint patron de la paroisse est illustrée dans les vitraux du déambulatoire.
Comme dans tout univers roman et néo-roman, les vitraux de la nef, situés au second niveau de l'élévation, sont assez opaques et l'église demeure sombre. L'éclairage électrique est indispensable.

Vue d'ensemble de la nef et du chœur de l'église Saint-Charles-de-Monceau
L'église Saint-Charles-de-Monceau vue depuis l'entrée.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-CHARLES-DE-MONCEAU

La façade néo-romane de l'église, rue Legendre à Paris, 17e.
Elle n'est vraiment visible qu'en hiver, quand les arbres n'ont plus de feuilles...

Le côté nord-est de l'église Saint-Charles-de-Monceau est caché par un ensemble immobilier.

Vue partielle du narthex néo-roman construit par Christian Labouret (1910).

Histoire de l'église Saint-Charles-de-Monceau (1/2).
L'histoire de l'église commence avec la communauté italienne des clers réguliers de Saint-Paul, appelés aussi Pères barnabites, fondée dans le cadre de la Contre-Réforme. Le siège de cet ordre est à Milan et il avait d'ailleurs eu comme tuteur saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan, prélat modèle et acteur infatigable de la Contre-Réforme.
Appelés en France par Henri IV, les Pères barnabites furent chassés par la Révolution. Revenus en 1856, ils bâtirent un nouveau couvent, rue de Monceau. Pendant le siège de Paris en 1870, les Pères se mirent au service de la population comme aumoniers et ambulanciers.
En 1880, ils sont expulsés de leurs murs en tant que religieux italiens. Couvent et église sont rasés pour construire des habitations. Néanmoins, en 1886, les Pères acquièrent un potager dans le même quartier, avec l'appui de l'archevêque de Paris.
L'année suivante, l'architecte Desbois lance les travaux d'un nouveau couvent et de la crypte d'une future chapelle. À Noël 1889, cette crypte est inaugurée et ouverte aux fidèles.
Pour financer la construction de la chapelle, les religieux vendent une partie du terrain. L'architecte Eugène Homberg (1848-1925) est choisi pour sa construction.
Ce sera une œuvre néo-romane sur trois travées, dédiée à l'apôtre saint Paul et qui s'élèvera sur la rue Legendre, en léger retrait. Elle est ouverte aux fidèles le 1er octobre 1897 alors qu'elle n'est pas terminée.
La France de l'époque est celle de la IIIe République et elle se radicalise : Émile Combes obtient la Présidence du Conseil en juin 1902 et parvient à faire rejeter toutes les demandes d'autorisation de congrégation (sauf cinq).
Le 29 juillet 1904, la France rompt ses relations diplomatiques avec le Vatican. En septembre, les barnabites sont à nouveau expulsés. Couvent et chapelle sont fermés. Cependant les manifestations de soutien aux congrégations se multiplient. Dans toute la France les passions se déchaînent.
---»» Suite 2/2 à droite.


HUMILITAS
Emblématique de saint Charles Borromée
au-dessus de la porte centrale du narthex.

Fenêtres néo-romanes en plein cintre et leur ornementation
dans le haut de la façade.

Histoire de l'église Saint-Charles-de-Monceau (2/2).
---»» Après le refus du pape Pie X de créer des associations cultuelles, la loi du 2 janvier 1907 organise les conditions dans lesquelles les édifices affectés au culte peuvent continuer à être utilisés. Ce qui conduit parfois les historiens à assimiler les églises à des édifices publics.
L'ensemble des bâtiments conventuels et de la chapelle Saint-Paul est loué à un prêtre schismatique. Des troubles fréquents s'ensuivent, obligeant la police à intervenir. L'État décide alors de vendre la propriété aux enchères. L'acquéreur, M. Jules Rostand, offrira l'ensemble au diocèse qui créera une société immobilière pour la gérer.
En octobre 1907, l'église est rendue au culte au sein d'une nouvelle paroisse créée dans le quartier Monceau sous le vocable de Saint-Charles-de-Monceau. Cette paroisse est constituée de portions prises aux paroisses voisines surpeuplées (Saint-François-de-Sales, Sainte-Marie-des-Batignolles et Saint-Augustin).
L'architecte Christian Labouret est sollicité pour transformer la chapelle en véritable église paroissiale : il rajoute une travée en direction de la rue Legendre (en respectant l'architecture existante), la ferme par une façade néo-romane, agrandit la crypte et construit les bâtiments paroissiaux à l'arrière.
En décembre 1912, le cardinal Amette, archevêque de Paris, inaugure la façade et bénit les quatre nouvelles cloches.
Source : Paris et ses églises De la Belle Époque à nos jours, Picard, 2017, article d'Isabelle Renaud-Chamska.


Immeubles hausmanniens du quartier Monceau.
Vue de l'angle de la rue de la Terrasse et de la rue de Toqueville.

Immeuble hausmannien du quartier Monceau, détail.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-CHARLES-DE-MONCEAU

Élévation droite de la nef avec la chapelle Saint-Joseph.
Fidèle à la tradition romane, sans l'éclairage électrique, l'église Saint-Charles serait plongée dans l'obscurité.
À titre d'exemple, voir l'église romane de Talant, près de Dijon.

Chemin de croix, station XII : Jésus meurt sur la croix.

Le vestibule de l'église soutient la tribune de l'orgue.
Il est éclairé par trois vitraux de Fernand Rosey créés au début du XXe siècle.

Architecture intérieure.
L'église Saint-Charles-de-Monceau possède une nef de 32 mètres de long sur 18 mètres de large. L'absence de piliers ne peut s'expliquer que par une ossature en acier qui seule permet de créer une voûte en berceau de cette largeur et de 20 mètres de haut.
Le chœur de l'église est dirigé vers le sud-est.
Après un vestibule surmonté d'une tribune soutenue par trois arcades, le visiteur entre dans une nef assez sobre qui s'étend sur quatre travées en pierre blanche. Il n'y a ni bas-côtés ni chapelle en saillie.
Deux autels ornés de peintures murales brisent la monotonie des arcades en plein cintre du premier niveau.
Conformément à la pratique romane des arcades dans les arcades, l'architecte, dans les grandes arcades des travées, en a inséré deux petites qui abritent les bas-reliefs en pierre du chemin de croix.
Sur les côtés, les travées sont séparées par de massifs contreforts intérieurs embellis chacun d'une colonnette semi-engagée qui monte au second niveau jusqu'à un chapiteau à thème floral. Ces chapiteaux servent d'appuis aux arcs-doubleaux qui délimitent élégamment les compartiments barlongs de la voûte.
Le second niveau est percé, dans chaque travée, de fenêtres hautes en triplets qui reçoivent des vitraux historiés conçus par Fernand Rosey. Ces vitraux colorés sont malheureusement un frein à une bonne luminosité de la nef puisqu'ils ne sont renforcés par aucun vitrail au premier niveau.
Le chœur en hémicycle est entouré d'un déambulatoire. Ce dernier est assez étroit pour que la touche néo-romane de l'édifice y soit la plus marquée. Délimité par sept arcades dont les colonnes sont surmontées de chapiteaux feuillagés, le chœur est fermé par une grille dont la belle ferronnerie est à souligner.
La voûte du chœur, en cul-de-four nervé, est éclairée, dans sa partie basse, par sept vitraux en lancettes illustrant la vie de Jésus.


Vitrail dans le vestibule.
Le Pélican nourrit ses petits de sa propre chair.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Les deux médaillons du bas illustrent l'ange de Matthieu et l'aigle de Jean.

Vitrail dans le vestibule.
L'Agneau pascal
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Les deux médaillons du bas illustrent le taureau de Luc et le lion de Marc.

Vitrail dans le vestibule.
Humilitas : devise héraldique de la famille de saint Charles Borromée.

Signature de Fernand Rosey dans le vitrail Humilitas ci-dessus.
CHEMIN DE CROIX
Bas-reliefs sur panneaux de pierre
Auteur inconnu.

Station III : Jésus tombe sous le poids de la croix.
Chemin de Croix
Station IV : Jésus rencontre sa mère.

Station VI : Véronique essuie la face de Jésus.

La chaire à prêcher
Fin du XIXe siècle.

Statue de sainte Jeanne d'Arc
dans le bas-côté.

Les vitraux de l'église Saint-Charles-de-Monceau.
L'église possède une belle collection de vitraux du début du XXe siècle.
Tous créés par l'atelier Fernand Rosey, ils pastichent le style des verrières du XIIIe avec des saynètes à deux ou trois personnages nichées dans des petits médaillons.
Dans la nef, au second niveau de chaque travée, les fenêtres sont regroupées en triplets riches de sept médaillons.
Les saynètes illustrent la vie de différents saints. On y trouve François de Sales, Jeanne d'Arc, Geneviève, Martin de Tours, Vincent de Paul, Bernard de Clairvaux et Louis IX.
Dans l'ouvrage Paris et ses églises de la Belle Époque à nos jours, Isabelle Renaud-Chamska donne des détails sur l'installation progressive de ces verrières en triplets.
Les premières posées ont ainsi été celles qui sont proches du chœur. Elles illustrent les vies de sainte Geneviève et de sainte Jeanne d'Arc. Celles qui décrivent la vie de saint Louis, de saint Bernard et de saint Martin ont été posées en 1916.
Les deux derniers triplets n'ont été mis en place qu'en 1920. L'un relate des épisodes de la vie de saint François de Sales qui est le patron de la paroisse mère de l'église Saint-Charles. L'autre illustre des épisodes de la vie de saint Vincent de Paul, «curé de la paroisse de Clichy qui desservait le hameau de Monceau», précise l'historienne.
On ne peut que déplorer, sur la droite de l'église, la présence toute proche d'un immeuble d'habitation qui obscurcit presque complètement deux verriéres.
Anticipant sur cette pénombre prononcée, le triplet de la première travée à droite n'est pas percé de fenêtres. Intelligemment, il est bouché par un mur aveugle qui est orné d'une peinture de Georges Claude datée de 1910 représentant saint Louis.
Dans l'abside, les vitraux sont consacrés à la vie de Jésus. Dans le déambulatoire, ils illustrent la vie de saint Charles Borromée.
Soulignons qu'une seule signature de Fernand Rosey a été trouvée. Elle se situe au bas de la verrière Humilitas au-dessus de la porte centrale dans le vestibule.

Le style adopté par le peintre verrier Fernand Rosey amène une remarque.
Représenter dans un style propre au XIIIe siècle la vie de saint Vincent de Paul ou de saint François de Sales, grands acteurs de la Contre-Réforme au XVIIe, peut apparaître anachronique. Mais le monde néogothique ne s'est pas arrêté à ce genre de contradiction. Portée par l'élan d'architectes passionnés comme Lassus ou Viollet-le-Duc, la fièvre créatrice de cette époque a pris beaucoup de libertés.


Vie de saint François de Sales
Vitraux de Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Élévation gauche de la nef avec la chapelle de la Vierge.
L'architecte a appliqué le principe de base de l'art roman : les arcades dans les arcades.
CHAPELLE DE LA VIERGE

Chapelle de la Vierge
La peinture murale représente des anges célèbrant l'Enfant-Jésus.
L'artiste est inconnu.
Selon Isabelle Renaud-Chamska dans Les églises de Paris,
de la Belle Époque à nos jours
, le peintre de la chapelle de la
Vierge est vraisemblablement Guillaume Dubufe (1853-1909),
à l'époque paroissien de l'église Saint-Charles.

Notre-Dame de la Providence
Artiste anonyme.
Le socle en marbre est de J. Merculiano, 1913.

Notre-Dame de la Providence, détail.
Artiste anonyme.
«««--- Peinture murale de la chapelle
de la Vierge, détail.
Anges musiciens.
Auteur inconnu.

Les anges adorant l'Enfant Jésus
Peinture murale de la chapelle de la Vierge.

Les anges adorant l'Enfant Jésus
Peinture murale de la chapelle de la Vierge.

Peinture murale de la chapelle de la Vierge, détail.

Vie de saint François de Sales
Lancette centrale.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Sainte Rita

Vie de saint François de Sales
Lancette droite.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
TRIPLETS DE LA VIE DE SAINTE JEANNE D'ARC

Jeanne sur les remparts d'Orléans

Vie de sainte Jeanne d'Arc
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
Les trois lancettes ont été rapprochées pour les besoins de la page.

«««--- Vie de sainte Jeanne d'Arc
Jeanne entendant ses voix

Vie de sainte Jeanne d'Arc
Le voyage vers Vaucouleurs

Vie de sainte Jeanne d'Arc
Jeanne à Chinon devant le dauphin

La statue du Sacré-Cœur dans le bas-côté gauche.

Sainte Geneviève garde ses moutons

Sainte Geneviève bénie par saint Germain
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Saint Ludovicus Rex
Peinture signée Georges Claude, 1910.

Ludovicus Rex. ---»»»
Le triplet des hautes fenêtres à droite en entrant dans la nef ne correspond pas à des vitraux, mais à des peintures sur un mur aveugle. Cet endroit est malheureusement toujours sombre. En éclaircissant la photo, on découvre les dessins du triplet
Le dessin central est une peinture de l'artiste Georges Claude réalisée en 1910. Il représente saint Louis paré du manteau royal à fleurs de lys qui porte la couronne d'épines.


Saint Ludovicus Rex
Georges Claude, 1910.
Vie de saint Martin ---»»»
En haut : Martin détruit les statues des idoles,
en bas : Martin partage son manteau avec un mendiant.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Un épisode cocasse de la vie de saint Martin.
Les passionnés d'art sacré connaissent tous l'anecdote (sans doute légendaire) du jeune Martin partageant son manteau avec un pauvre homme nu aperçu au bord de la route.
Dans la Vie de saint Martin, la Légende dorée de Jacques de Voragine raconte une vie truffée de miracles, d'anges dans le ciel et de tentations du démon.
Elle raconte aussi un épisode amusant qui serait survenu à Tours, soixante-quatre ans après la mort du saint.
L'épisode concerne la rouerie de certains mendiants et montre que l'époque médiévale, même si elle mettait un point d'honneur à venir en aide aux nécessiteux, ne se faisait pas d'illusions sur la mentalité de bien d'entre eux.
À Tours, donc, une procession qui porte le corps de saint Martin dans sa nouvelle église, doit cheminer dans la ville.
C'est là aussi que vivent deux compagnons, l'un aveugle, l'autre paralytique. Et les deux s'entraident pour mendier : l'aveugle porte le paralytique, et ce dernier guide l'aveugle. De la sorte, ils apitoient les passants et leur sébile se remplit d'oboles nombreuses.
Mais saint Martin a la réputation de guérir facilement les malades auprès de qui il passe. Même depuis son cercueil évidemment...
Nos deux filous se mettent à trembler : si Martin les guérit, leur petit commerce juteux tombera à l'eau. Ils décident donc de s'enfuir et de se réfugier dans une rue où, dans leur idée, la procession ne passera jamais.
Et Jacques de Voragine termine l'histoire : «Et, pendant qu'ils fuyaient, ils rencontrèrent le corps de saint Martin, qui les guérit tous les deux. Tant il est vrai que Dieu accorde ses bienfaits à ceux-là même qui ne les demandent pas !»
Source : La Légende dorée de Jacques de Voragine, éditions Diane de Selliers, traduction Theodor de Wyzewa.


«««--- Vie de saint Martin
En haut : un ange assiste saint Martin sur son lit de mort,
En bas : la Messe de saint Martin.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Statue du Sacré-Cœur, détail.

Vie de sainte Geneviève
Geneviève distribue des vivres
pendant le siège de Paris.

Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de sainte Geneviève
Geneviève exhorte les Parisiens à ne pas quitter la ville.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.
CHAPELLE SAINT-JOSEPH

Chapelle Saint-Joseph.

La chapelle Saint-Joseph est ornée d'un autel en marbre et d'une statue
de saint Joseph dans une niche néogothique.
La peinture murale Le Repos pendant la fuite en Égypte
est de Juliette Dubufe-Wehrlé, fille de Guillaume Dubufe.
La peinture est datée de l'année 1909.

Le Repos pendant la fuite
en Égypte,
détails.
Peinture murale de Juliette Dubufé-Wehrlé, 1909.
Chapelle Saint-Joseph.

Vie de saint Bernard
L'Appel à la croisade

Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de saint Bernard
Bernard en adoration devant l'Enfant

Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

L'autel de la chapelle Saint-Joseph est une œuvre en marbre de la fin du XIXe siècle.
TRIPLETS DE LA VIE DE SAINT VINCENT DE PAUL

Vie de saint Vincent de Paul
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de saint Vincent de Paul.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de saint Vincent de Paul
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Élévation gauche et chœur de l'église Saint-Charles-de-Monceau.
TRIPLETS DE LA VIE DE SAINT LOUIS

Vie de Saint Louis
Saint Louis débarquant sur une rive au cours des croisades
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de Saint Louis
L'Éducation du jeune prince par Blanche de Castille.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Vie de Saint Louis
Saint Louis rapporte la couronne d'épines du Proche-Orient.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

LE DÉAMBULATOIRE DE L'ÉGLISE SAINT-CHARLES-DE-MONCEAU


Le déambulatoire néo-roman est orné de vitraux illustrant
la vie de saint Charles Borromée.

Vie de saint Charles Borromée
dans le déambulatoire.
LES VITRAUX DE LA VIE DE SAINT CHARLES BORROMÉE
Sur ces deux gros plans de la vie de saint Charles Borromée,
on perçoit, dans les créations de Fernand Rosey,
toute la qualité de ses pastiches des vitraux du XIIIe siècle.

Vie de saint Charles Borromée
dans le déambulatoire.

LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-CHARLES-DE-MONCEAU


Sept arcades et une grille séparent le chœur de l'église Saint-Charles-de-Monceau de son déambulatoire.
Le chœur est entouré des statues de sainte Monique et de saint Charles Borromée.

Le chœur néo-roman et la voûte en cul-de-four de l'église Saint-Charles-de-Monceau.
Les vitraux de Fernand Rosey illustrent des sènes de la Vie de Jésus.


Statue de saint Charles Borromée.

«««--- Scènes de la vie de Jésus :
Gethsémani
Arrestation de Jésus,
Comparution devant le grand prêtre Caïphe

Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

La verrière du chœur illustre la vie de Jésus.
Autour des vitraux, la pierre est ornée de dessins.
Le vitrail central est un Arbre de Jessé simplifié (à la manière du XIIIe siècle).

Scènes de la vie de Jésus :
La Transfiguration
L'Entrée dans Jérusalem
La Cène

Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Scènes de la vie de Jésus :
La Fuite en Égypte
Le roi Hérode envoie ses soldats tuer
les nouveeaux-nés d'Israël.
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Curieusement, le peintre verrier a affublé Hérode
d'un sceptre terminé par une fleur de lys !

Statue de sainte Monique.

Scènes de la vie de Jésus :
Arbre de Jessé ---»»»
Atelier Fernand Rosey, début du XXe siècle.

Cet Arbre de Jessé, est très simplifié conformément aux Arbres du XIIIe siècle.
Il ne comprend que quatre personnages :

Jessé endormi
David, fils de Jessé
Salomon, fils de David
Jésus, descendant de David.


L'orgue de tribune est dû au facteur toulousain Théodore Puget de 1909, révisé pour la dernière fois en 1998.

L'ange musicien sur la partie centrale
de l'orgue de tribune.

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : Paris, d'église en église, édition Massin
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936
+ «Paris et ses églises de la Belle Époque à nos jours», Picard, 2017
+ «La Légende dorée» de Jacques de Voragine, éditions Diane de Selliers.
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