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Page créée en août 2011
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Dans ce quartier du XVe arrondissement, la population s'accroît fortement au début du XXe siècle, rendant nécessaire la construction d'un édifice religieux. L'architecte Émile Brunet (1872-1952) est chargé des travaux. Il optera pour le style roman pour la façade et byzantin pour l'intérieur.
La première pierre est posée en 1924 ; l'église, achevée en 1934. Construite après les lois de 1905, l'édifice est financé par le clergé et les fidèles. Il est dédié à saint Léon en hommage au cardinal Léon Amette et à Léon Thélier, époux de la principale donatrice.
L'architecte utilise le béton armé recouvert de briques jaune d'Alsace et de briques rouges, permettant une élégante ornementation en damier. L'intérêt du béton est double : la structure est allégée ; le coût de construction, diminué.
Parmi les églises modernes de Paris, Saint-Léon est l'une des plus lumineuses et des plus harmonieuses. Avec des statues réalisées par Henri Bouchard (1875-1960) ornant les chapelles et deux mosaïques imposantes, l'édifice offre un bel équilibre artistique romano-byzantin fruit de l'harmonie des formes et des couleurs.

La nef de l'église Saint-Léon
La nef et le chœur de l'église Saint-Léon.
L'arc triomphal est dû à Auguste Labouret (1871-1964).
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

L'église Saint-Léon vue depuis la place du Cardinal-Amette.

Buste du cardinal Amette dans l'entrée de l'église.

La façade et ses mosaïques dédiées à saint Léon le Grand.

Le pape saint Léon entouré de deux anges.
Partie centrale de la mosaïque du fronton.

Le chevet de l'église Saint-Léon
(abside à trois pans de la chapelle de la Vierge).
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

Élévation gauche de la nef.
Les vitraux des bas-côtés sont de l'atelier Louis Barillet.
Les vitraux des fenêtres hautes sont d'Auguste Labouret

Plan de l'église Saint-Léon.

Les vitraux.
Les vitraux des bas-côtés sont des créations de l'atelier Louis Barillet (1880-1948). Inspirés du mouvement cubiste, ils illustrent les instruments de la Passion et des sacrements (voir ci-contre).
Dans la chapelle de la Vierge, les trois vitraux uni-colonne sont du même atelier. Ils représentent des scènes de la vie de la Vierge (les mystères du Rosaire).
L'atelier Louis Barillet, créé en 1919, sera à la source du renouveau de l'art du vitrail religieux et civil en France.
Autres vitraux de l'atelier Barillet à l'église parisienne de Saint-Dominique dans le XIVe arrondissement.
D'un style différent, les vitraux des fenêtres hautes, dont le réseau crée une rosace, sont de l'atelier Auguste Labouret, membre des Ateliers d'art sacré. En leur centre, l'artiste a représenté l'image d'un saint. Voir celui de sainte Jeanne d'Arc plus bas.

Architecture intérieure.
Après une avant-nef circulaire, l'église s'étale sur cinq travées, flanquées de bas-côtés simples, fermés par deux autels (Saint-Joseph et Sacré-Cœur). Puis viennent un transept non saillant abritant le chœur moderne et l'autel de messe, et enfin, en abside, l'ancien chœur voûté en cul-de-four, devenu chapelle de la Vierge.
Dans la nef, l'architecte Émile Brunet a construit une suite d'arcades, en arc légèrement brisé, portées, de manière peu habituelle, mais permise par le béton armé, sur de petites piles octogones renflées à la naissance des arcs.
Au second niveau, les baies, en cintre brisé, reçoivent des vitraux dont les réseaux dessinent une rosace.
La nef est couverte d'une voûte originale. On peut la décrire comme un berceau continu segmenté de puissants arcs diaphragmes ou comme une voûte rythmée d'arcs légèrement brisés [Clémence Préault dans la Base Mérimée]. Ou encore comme une suite d'étroites voûtes en berceau légèrement brisé, rythmée par de puissants arcs transversaux. Dans Les églises de France, Paris et la Seine, l'historien Maurice Dumolin parle de voûte torique.
Dans les bas-côtés, chaque travée est couverte d'une petite coupole (bien représentée sur le plan). Ces bas-côtés s'arrêtent avant le transept et se terminent par un autel et non par une chapelle absidiale.
Le chœur actuel, installé dans le transept, est coiffé d'une grande tour-lanterne à quatre pans. De part et d'autre du chœur, les sacristies sont surmontées de tribunes.
Le transept est délimité, vers la nef, par un arc triomphal orné d'une mosaïque, créée par Auguste Labouret (1871-1964).et dont les scènes illustrent la vie du pape saint Léon.
Le décor, la polychromie des briques, les ferronneries des barrières d'autel, celles des garde-corps des tribunes, et tout l'ensemble qui baigne dans des tons vifs montrent l'influence de l'Art déco, qui s'est imposé en France dans les années 1920.

EXEMPLES DE VITRAUX DE L'ATELIER BARILLET DANS LES BAS-CÔTÉS

Vitraux du premier niveau, atelier Louis Barillet.
(L'intervalle entre les lancettes à été réduit.)

Vitrail du premier niveau.
Atelier Louis Barillet.

La façade de l'église Saint-Léon offre un exemple de l'ornementation en damier des briques jaunes et rouges.
Les mosaïques semi-circulaires abritent les quatre Évangélistes.

Chapelle Sainte-Thérèse.

Sainte Thérèse, détail.
Henri Bouchard (1875-1960).

Saint Antoine de Padoue, détail.
Henri Bouchard (1875-1960).

Vitrail à symbole liturgique (la colombe).
Chapelle Sainte-Thérèse.

Christ en croix, détail.
Chapelle de l'avant-nef.

Vitrail à symbole liturgique
Chapelle de l'avant-nef.

Sainte Jeanne d'Arc
Atelier Auguste Labouret (1871-1964).
Vitrail des fenêtres hautes.

Le visage d'un saint figure au centre des vitraux des fenêtres hautes.

Saint Martin

Saint Vincent de Paul

Saint Jean
Atelier Louis Barillet.

Sainte Clotilde

Saint Denys

Sainte Geneviève

Le curé d'Ars
LES BAS-CÔTÉS DE LA NEF ET LES AUTELS

Bas-côté gauche avec l'autel Saint-Joseph.

Statue de saint Joseph et de l'Enfant Jésus due à Henri Bouchard (1875-1960). ---»»»
Autel Saint-Joseph.


Le Sacré-Cœur par Henri Bouchard (1875-1960).
Autel du Sacré-Cœur.

Saint Paul
Atelier Louis Barillet.

Autel du Sacré-Cœur
Bas-côté droit.
L'ARC TRIOMPHAL DÉDIÉ À SAINT LÉON PAPE

La mosaïque de l'arc triomphal d'Auguste Labouret (1871-1964).
La mosaïque illustre des scènes de la vie du pape saint Léon.

Saint Léon réconcilie Albin et Actius

Saint Léon exhorte Genséric le barbare à la clémence

Saint Léon donne lecture de sa lettre au Concile de Chalcédoine (451)

Funérailles de saint Léon Le Grand

Saint Louis
Vitrail de l'atelier Labouret.

Le Sacré-Cœur

Saint Léon Le Grand.
Élu pape en 441, Léon Ier eut à lutter contre les hérésies. Le concile de Chalcédoine, en 451, tenta d'y mettre fin en établissant la doctrine des deux natures du Christ, divine et humaine, en une seule personne.
Léon le Grand est proclamé Docteur de l'Église en 1751 par le pape Benoît XIV.
La Légende Dorée rapporte que le concile de Chalcédoine décréta aussi que seules les vierges pourraient prendre le voile et que Marie serait appelée «Mère de Dieu». Mais saint Léon est également le pape connu pour s'être déplacé au-devant d'Attila afin de le convaincre de ne pas attaquer Rome.


Saint Léon
Vitrail de l'atelier Labouret.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-LÉON

Le chœur est embelli d'arcades byzantines et de mosaïques.
Les grilles et les parties métalliques ont été réalisées par le ferronnier d'art, Raymond Subes (1893-1970).
Le style artistique se rattache fortement à celui de l'Art déco.

Le chœur est fermé par une haute tour-lanterne à quatre pans.

De chaque côté du chœur, les sacristies sont surmontées d'une tribune.

Bas-côté droit à côté du chœur.
On aperçoit les vitraux de la chapelle de la Vierge.

Les bas-côtés du chœur sont ornés de mosaïques
d'Auguste Labouret à l'effigie de saints.


Saint Philippe
Deux mosaïques dans le bas-côté du chœur.

Saint Barthélemy

Sainte Jeanne d'Arc
Extraits de vitraux dans les fenêtres hautes.

Saint François de Sales
LA CHAPELLE DE LA VIERGE

Au premier plan : le maître-autel du chœur.
Au second plan : la chapelle de la Vierge et sa mosaïque
réalisée par Pierre Chaudière et par la fille d'Auguste Labouret.

Scènes de la vie de la Vierge
Atelier Louis Barillet.
Chapelle de la Vierge.

Le Couronnement de la Vierge
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail.

La mosaïque de la chapelle de la Vierge.
Cette vaste mosaïque est l'œuvre de Pierre Chaudière et de la fille d'Auguste Labouret. Elle représente Le Couronnement de la Vierge encadré d'une Nativité et de Jésus rencontre sa mère (IVe station du chemin de croix).
De part et d'autre de ces trois principaux dessins, des anges chantent les litanies de la Vierge.


L'autel de la chapelle de la Vierge.

La Vierge au centre de la mosaïque
de la chapelle de la Vierge.

La Vierge à l'Enfant d'Henri Bouchard, détail.
Chapelle de la Vierge.

La mosaïque de la chapelle de la Vierge
est centrée sur le Couronnement de Marie.

La Nativité
Atelier Louis Barillet.
Panneau d'un vitrail de la chapelle de la Vierge.

La Nativité
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail.

Jésus rencontre sa mère
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail.

Mosaïque de la voûte (partie inférieure).
Les trois vitraux de l'atelier Louis Barillet relatent des scènes de la Vie de la Vierge.

L'orgue de tribune est un Mutin de 1920.

Sainte Clotilde
Vitrail dans les fenêtres hautes.
Atelier Auguste Labouret.

La nef de Saint-Léon vue depuis le chœur.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et Ané, 1936
+ Base Mérimée, article de Clémence Préault.
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