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Dans ce quartier du XVe arrondissement,
la population s'accroît fortement au début du XXe siècle, rendant
nécessaire la construction d'un édifice religieux. L'architecte
Émile Brunet (1872-1952) est chargé des travaux. Il optera
pour le style roman pour la façade et byzantin pour l'intérieur.
La première pierre est posée en 1924 ; l'église, achevée en 1934.
Construite après les lois de 1905, l'édifice est financé par le
clergé et les fidèles. Il est dédié à saint Léon en hommage au cardinal
Léon Amette et à Léon Thélier, époux de la principale donatrice.
L'architecte utilise le béton armé recouvert de briques jaune d'Alsace
et de briques rouges, permettant une élégante ornementation en damier.
L'intérêt du béton est double : la structure est allégée ; le coût
de construction, diminué.
Parmi les églises modernes de Paris,
Saint-Léon est l'une des plus lumineuses et des plus harmonieuses.
Avec des statues réalisées par Henri Bouchard (1875-1960)
ornant les chapelles et deux mosaïques imposantes, l'édifice offre
un bel équilibre artistique romano-byzantin fruit de l'harmonie
des formes et des couleurs.
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La nef et le chœur de l'église Saint-Léon.
L'arc triomphal est dû à Auguste Labouret (1871-1964). |
| ASPECT EXTÉRIEUR DE
L'ÉGLISE |
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L'église Saint-Léon vue depuis la place du Cardinal-Amette. |

Buste du cardinal Amette dans l'entrée de l'église. |
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La façade et ses mosaïques dédiées à saint Léon le Grand. |

Le pape saint Léon entouré de deux anges.
Partie centrale de la mosaïque du fronton. |

Le chevet de l'église Saint-Léon
(abside à trois pans de la chapelle
de la Vierge). |
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| ASPECT INTÉRIEUR DE
L'ÉGLISE |
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Élévation gauche de la nef.
Les vitraux des bas-côtés sont de l'atelier Louis Barillet.
Les vitraux des fenêtres hautes sont d'Auguste Labouret |

Plan de l'église Saint-Léon. |
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Les
vitraux.
Les vitraux des bas-côtés sont des créations de l'atelier
Louis Barillet (1880-1948). Inspirés du mouvement
cubiste, ils illustrent les instruments de la Passion
et des sacrements (voir ci-contre).
Dans la chapelle
de la Vierge, les trois vitraux uni-colonne sont
du même atelier. Ils représentent des scènes de la vie
de la Vierge (les mystères du Rosaire).
L'atelier Louis Barillet, créé en 1919, sera à la source
du renouveau de l'art du vitrail religieux et civil
en France.
Autres vitraux de l'atelier Barillet à l'église parisienne
de Saint-Dominique
dans le XIVe arrondissement.
D'un style différent, les vitraux des fenêtres hautes,
dont le réseau crée une rosace, sont de l'atelier Auguste
Labouret, membre des Ateliers d'art sacré. En leur
centre, l'artiste a représenté l'image d'un saint. Voir
celui de sainte Jeanne d'Arc plus
bas.
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Architecture
intérieure.
Après une avant-nef circulaire, l'église s'étale sur
cinq travées, flanquées de bas-côtés simples, fermés
par deux autels (Saint-Joseph
et Sacré-Cœur).
Puis viennent un transept non saillant abritant le chœur
moderne et l'autel de messe, et enfin, en abside, l'ancien
chœur voûté en cul-de-four, devenu chapelle
de la Vierge.
Dans la nef, l'architecte Émile Brunet a construit une
suite d'arcades, en arc légèrement brisé, portées, de
manière peu habituelle, mais permise par le béton armé,
sur de petites piles octogones renflées à la naissance
des arcs.
Au second niveau, les baies, en cintre brisé, reçoivent
des vitraux dont les réseaux dessinent une rosace.
La nef est couverte d'une voûte originale. On peut la
décrire comme un berceau continu segmenté de
puissants arcs diaphragmes ou comme une voûte rythmée
d'arcs légèrement brisés [Clémence Préault dans
la Base Mérimée]. Ou encore comme une suite d'étroites
voûtes en berceau légèrement brisé, rythmée par de puissants
arcs transversaux. Dans Les églises de France, Paris
et la Seine, l'historien Maurice Dumolin parle de
voûte torique.
Dans les bas-côtés, chaque travée est couverte d'une
petite coupole (bien représentée sur le plan).
Ces bas-côtés s'arrêtent avant le transept et se terminent
par un autel et non par une chapelle absidiale.
Le chœur
actuel, installé dans le transept, est coiffé d'une
grande tour-lanterne
à quatre pans. De part et d'autre du chœur,
les sacristies sont surmontées de tribunes.
Le transept est délimité, vers la nef, par un arc
triomphal orné d'une mosaïque, créée par Auguste
Labouret (1871-1964).et dont les scènes illustrent la
vie du pape saint
Léon.
Le décor, la polychromie des briques, les ferronneries
des barrières d'autel, celles des garde-corps des tribunes,
et tout l'ensemble qui baigne dans des tons vifs montrent
l'influence de l'Art déco, qui s'est imposé en France
dans les années 1920.
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| EXEMPLES DE VITRAUX
DE L'ATELIER BARILLET DANS LES BAS-CÔTÉS |
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Vitraux du premier niveau, atelier Louis Barillet.
(L'intervalle entre les lancettes à été réduit.)
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Vitrail du premier niveau.
Atelier Louis Barillet. |
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La façade de l'église Saint-Léon offre un exemple de l'ornementation
en damier des briques jaunes et rouges.
Les mosaïques semi-circulaires abritent les quatre Évangélistes. |

Chapelle Sainte-Thérèse. |

Sainte Thérèse, détail.
Henri Bouchard (1875-1960). |

Saint Antoine de Padoue, détail.
Henri Bouchard (1875-1960). |

Vitrail à symbole liturgique (la colombe).
Chapelle Sainte-Thérèse. |

Christ en croix, détail.
Chapelle de l'avant-nef. |

Vitrail à symbole liturgique
Chapelle de l'avant-nef. |

Sainte Jeanne d'Arc
Atelier Auguste Labouret (1871-1964).
Vitrail des fenêtres hautes.

| Le visage d'un saint figure
au centre des vitraux des fenêtres hautes. |
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Saint Martin |

Saint Vincent de Paul |
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Saint Jean
Atelier Louis Barillet. |

Sainte Clotilde |

Saint Denys |

Sainte Geneviève |

Le curé d'Ars |
| LES BAS-CÔTÉS DE LA
NEF ET LES AUTELS |
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Bas-côté gauche avec l'autel Saint-Joseph.

Statue de saint Joseph et
de l'Enfant Jésus due à Henri Bouchard (1875-1960). ---»»»
Autel Saint-Joseph. |
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Le Sacré-Cœur par Henri Bouchard (1875-1960).
Autel du Sacré-Cœur. |

Saint Paul
Atelier Louis Barillet. |

Autel du Sacré-Cœur
Bas-côté droit. |
| L'ARC TRIOMPHAL DÉDIÉ
À SAINT LÉON PAPE |
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La mosaïque de l'arc triomphal d'Auguste Labouret (1871-1964).
La mosaïque illustre des scènes de la vie du pape saint
Léon. |

Saint Léon réconcilie Albin et Actius |

Saint Léon exhorte Genséric le barbare à la clémence |

Saint Léon donne lecture de sa lettre au Concile de Chalcédoine
(451)
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Funérailles de saint Léon Le Grand |

Saint Louis
Vitrail de l'atelier Labouret. |

Le Sacré-Cœur |
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Saint
Léon Le Grand.
Élu pape en 441, Léon Ier eut à lutter contre les hérésies.
Le concile de Chalcédoine, en 451, tenta d'y mettre
fin en établissant la doctrine des deux natures du Christ,
divine et humaine, en une seule personne.
Léon le Grand est proclamé Docteur de l'Église en 1751
par le pape Benoît XIV.
La Légende Dorée rapporte que le concile de Chalcédoine
décréta aussi que seules les vierges pourraient prendre
le voile et que Marie serait appelée «Mère de Dieu».
Mais saint Léon est également le pape connu pour s'être
déplacé au-devant d'Attila afin de le convaincre de
ne pas attaquer Rome.
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Saint Léon
Vitrail de l'atelier Labouret.
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-LÉON |
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Le chœur est embelli d'arcades byzantines et de mosaïques.
Les grilles et les parties métalliques ont été réalisées par le ferronnier
d'art, Raymond Subes (1893-1970).
Le style artistique se rattache fortement à celui de l'Art déco. |

Le chœur est fermé par une haute tour-lanterne à quatre pans. |

De chaque côté du chœur, les sacristies sont surmontées d'une tribune. |

Bas-côté droit à côté du chœur.
On aperçoit les vitraux de la chapelle de la Vierge.

Les bas-côtés du chœur sont
ornés de mosaïques
d'Auguste Labouret à l'effigie de saints. |
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Saint Philippe |
| Deux mosaïques dans
le bas-côté du chœur. |
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Saint Barthélemy |
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Sainte Jeanne d'Arc |
| Extraits de vitraux
dans les fenêtres hautes. |
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Saint François de Sales |
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Au premier plan : le maître-autel du chœur.
Au second plan : la chapelle de la Vierge et sa mosaïque
réalisée par Pierre Chaudière et par la fille d'Auguste Labouret. |

Scènes de la vie de la Vierge
Atelier Louis Barillet.
Chapelle de la Vierge. |

Le Couronnement de la Vierge
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail.

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La mosaïque
de la chapelle de la Vierge.
Cette vaste mosaïque est l'œuvre de Pierre Chaudière et de
la fille d'Auguste Labouret. Elle représente Le Couronnement
de la Vierge encadré d'une Nativité et de Jésus
rencontre sa mère (IVe station du chemin de croix).
De part et d'autre de ces trois principaux dessins, des anges
chantent les litanies de la Vierge.
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L'autel de la chapelle de la Vierge. |

La Vierge au centre de la mosaïque
de la chapelle de la Vierge. |

La Vierge à l'Enfant d'Henri Bouchard, détail.
Chapelle de la Vierge. |

La mosaïque de la chapelle de la Vierge
est centrée sur le Couronnement de Marie. |

La Nativité
Atelier Louis Barillet.
Panneau d'un vitrail de la chapelle de la Vierge. |

La Nativité
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail. |

Jésus rencontre sa mère
Mosaïque de la chapelle de la Vierge, détail. |

Mosaïque de la voûte (partie inférieure).
Les trois vitraux de l'atelier Louis Barillet relatent des scènes
de la Vie de la Vierge. |

L'orgue de tribune est un Mutin de 1920. |

Sainte Clotilde
Vitrail dans les fenêtres hautes.
Atelier Auguste Labouret. |

La nef de Saint-Léon vue depuis le chœur. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et
Ané, 1936
+ Base Mérimée, article de Clémence Préault. |
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