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L'église Sainte-Hélène a été bâtie en
1934 au sein de l'ancienne zone militaire où s'étendaient
les fortifications nord de Paris,
construites en 1845 et supprimées entre 1920 et 1960.
La construction s'est faite dans le cadre des Chantiers du Cardinal,
une œuvre sociale religieuse créée en 1931 et visant à l'édification
d'églises et de bâtiments paroissiaux. La dédicace à sainte Hélène
a été choisie pour rendre hommage à un couple de généreux donateurs
dont la fille, Hélène, était morte très jeune.
L'église Sainte-Hélène, de style néo-roman, est l'œuvre de l'architecte
Georges Trévoux. En béton armé recouvert de briques «aux
tons chauds, à l'aspect rugueux, posées sur de gros joints», précise
Isabelle Renaud-Chamska dans Les églises de Paris de la Belle
Époque à nos jours, l'édifice impose avec conviction son indéniable
caractère religieux et - trait souligné par l'historienne - son
étonnante impression d'hospitalité.
L'ornementation de l'édifice est assez dépouillée. Élévations et
arcs-doubleaux contrastent agréablement avec une voûte en double
pente en bois. Une fresque historiée très colorée, bien qu'inachevée,
embellit le chœur.
Deux fresques de L. Jeay ornent depuis les 1949 les chapelles absidiales.
Faute de crédits, l'église n'a ni clocher, ni façade néo-romane.
L'architecte «avait prévu un portail néo-roman avec des voussures,
un trumeau, et un tympan "décoré d'une fresque en haute couleur
représentant sainte Hélène et Constantin contribuant au triomphe
du Christ"», ajoute Isabelle Renaud-Chamska.
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Vue générale de l'église Sainte-Hélène. |
| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINTE-HÉLÈNE |
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La façade de Sainte-Hélène, très sobre, n'est ornée que d'une
grande croix.
Faute de crédits, le projet néo-roman de l'architecte Georges Trévoux
n'a pas été réalisé. |

La brique sombre qui couvre le béton sur les côtés
donne presque à l'église l'aspect d'une usine. |
| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE SAINTE-HÉLÈNE |
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Élévation droite de la nef.

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Architecture
intérieure.
Les propriétés du béton armé ont permis à l'architecte Georges
Trévoux de construire une nef de 27 mètres de large (en incluant
les bas-côtés). La charpente en bois qui la recouvre est à
double pente et culmine à 22 mètres. Elle est soutenue par
six arcs-doubleaux en béton.
Le vaisseau central est flanqué de deux larges bas-côtés ouverts,
sur la nef, par six arcades en plein cintre et éclairés, sur
le mur gouttereau, par une série de petites baies gémellées
typiques du style roman.
Au second niveau, de chaque côté, six grandes fenêtres
de verre blanc illuminent l'église.
Le chevet plat se prête bien à une ornementation avec des
peintures à la fresque.
L'église Sainte-Hélène, de 45 mètres de long, peut contenir cinq cents
personnes.
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La Sainte Famille
Lave émaillée de
Francesca Guerrier (1927-2011). |

Vue du chœur depuis le baptistère.

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La Sainte Croix est déterrée sous
les yeux de sainte Hélène ---»»»
Fresque de l'arc triomphal, détail.
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Le chœur et son chevet plat où trône une statue de sainte Hélène
sculptée par Renard.
Autel et ambon sont en métail émaillé bleu avec trois fentes d'or
en leur centre. Œuvres de Jean-Jacques Bris.
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Chapelle du Sacré-Cœur (absidiole gauche)
et sa fresque le Christ ressuscité de L. Jeay (1949). |

Sainte Hélène
Renard, 1934. |

Sainte Hélène en majesté porte la couronne de son fils
Fresque de l'arc triomphal, détail.

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L'arc
triomphal.
Peint à fresque en 1945 par André-Hubert Lemaître et Ivanna
Lemaître, l'arc triomphal, resté inachevé faute de crédits,
illustre les événements de la vie de sainte Hélène et de sa
légende :

la vision de Constantin (fils d'Hélène) ;
la défaite de Maxence et sa mort ;
la Sainte Croix déterrée ;
la Sainte Croix guérit un malade, apportant ainsi
la preuve de son authenticité.
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La Sainte Croix est présentée à un malade
Fresque de l'arc triomphal, détail. |

Chemin de croix, station XIII :
La Descente de croix.
Lave émaillée de Francesca Guerrier (1927-2011). |

Vue d'une petite chapelle fermée à l'intérieur de l'église
et séparée de la nef par des parois de verre. |

Chemin de croix, station XIV :
La Mise au tombeau.
Lave émaillée de Francesca Guerrier (1927-2011). |

Chapelle de la Vierge (absidiole droite).
et sa fresque L'Esprit-Saint veille au couronnement de la Sainte
Vierge de L. Jeay (1949). |

Maxence sur son cheval avant la bataille du pont Milvius
Fresque de l'arc triomphal, détail. |

Vierge à l'Enfant
Œuvre contemporaine en bois. |

La mort de Maxence
Fresque de l'arc triomphal, détail. |

Le Christ
Peinture contemporaine. |

Notre-Dame de l'Accueil
Œuvre contemporaine en bois. |

La nef et la façade vues du chœur. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Paris et ses églises de la Belle Époque à nos jours», Picard, 2007. |
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