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Page créée en janv. 2014
Saint Pierre dans un vitrail du XIIIe siècle

Au XIIe siècle, l'archevêque de Sens, Guy de Noyers, fonde la collégiale Saint-Pierre à Saint-Julien-du-Sault. Le chapitre de onze chanoines, qui y est attaché, a, entre autres, la charge des offices à la chapelle Saint-Julien du château Vauguillain. L'église de la collégiale n'a laissé aucune trace. Aux alentours de 1240, elle est remplacée par une église gothique qui ne sera jamais terminée. Seuls seront érigés le chœur, les contreforts et les portails latéraux. L'église fut incendiée et en partie détruite vers le milieu du XIVe siècle. La restauration commença à la fin du XVe, sous l'impulsion de l'archevêque de Sens, Tristan de Salazar (1475-1519). Le cardinal Louis de Bourbon, archevêque de Sens de 1535 à 1557 se chargea de son achèvement par la reconstruction totale du chœur. Il essaya aussi de faire installer des tribunes.
La nef, de la responsabilité de la paroisse, resta inachevée. On le voit dans les beaux piliers fasciculés, prévus pour supporter la voûte en pierre, qui n'aboutissent pas (photo ci-dessous). La voûte restera en bois. À l'ouest, la nef est fermée par une clôture de planches jusqu'en 1735. Conséquence : l'église Saint-Pierre ne possède aucune unité architecturale. Elle est néanmoins inscrite dès 1840 à l'inventaire des Monuments historiques pour ses vitraux des XIIIe et XVIe siècles qui constituent sa véritable richesse et son intérêt artistique. Cette page en donne un très large extrait.

L'empereur Galère dans le vitrail Renaissance de la vie de saint Julien
Vue d'ensemble de la nef de l'église Saint-Pierre et de son chœur  inondé par le soleil
Vue d'ensemble de la nef de l'église Saint-Pierre et de son chœur inondé par le soleil
Longueur : 54,60 mètres, Largeur : 19,75 mètres, Hauteur de la voûte au maître-autel : 21,45 mètres
Le chevet de l'église et ses arcs–boutants qui naissent entre les chapelles (XIIIe siècle)
Le chevet de l'église et ses arcs-boutants qui naissent entre les chapelles (XIIIe siècle)
Le clocher (haut de 53 mètres) et la façade ouest
Le clocher (haut de 53 mètres) et la façade ouest
Elle est venue remplacer un mur de planches de bois en 1735.
Statue d'un saint évêque sur un contrefort du côté sud (époque Renaissance)
Statue d'un saint évêque sur un contrefort du côté sud (époque Renaissance)
Le portail nord de l'église Saint-Pierre remonte au XIIIe siècle
Le portail nord de l'église Saint-Pierre remonte au XIIIe siècle

L'archevêché de Sens. On peut être étonné de l'assiduité avec laquelle les archevêques de Sens, Tristan de Salazar (1475-1519) et Louis de Bourbon (1535 à 1557), se sont occupés de la restauration de l'église Saint-Pierre. Mais, à la Renaissance, la ville de Sens conservait encore toute l'importance qu'elle avait au Moyen Âge. C'était un archevêché qui étendait sa suprématie sur les évêchés voisins : Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. Dans son étude parue en 1926 sur la cathédrale de Sens, l'abbé Eugène Chartraire fait remarquer que les initiales de ces villes forment le mot CAMPONT, qui n'est autre que la devise de l'église métropolitaine. Il ajoute aussi que les prélats en charge de l'archevêché étaient, très souvent, des intimes des familles régnantes. Ainsi le cardinal Louis de Bourbon était l'oncle d'Henri IV. Ou encore, à l'époque de la construction de Saint-Pierre, le cardinal Guillaume de Champagne était l'oncle du roi Philippe Auguste.

La trace d'une ancienne tour du château de Vauguillain La trace d'une ancienne tour du château de Vauguillain
près de la chapelle Saint-Julien

Architecture. Le célèbre Eugène Viollet-le-Duc a souligné les qualités extraordinaires de ce qu'il appelait les «grandes pierres dures de la Bourgogne». Ce matériau, tiré des carrières de la région, avait permis de construire des édifices solides où les lois de l'architecture mêlant murs, voûtes et arcs-boutants étaient poussées jusqu'à leurs dernières limites. En même temps que leur résistance à travers les siècles, Viollet-le-Duc soulignait «l'harmonie des proportions et la perfection de l'appareil des églises bourguignonnes du XIIIe siècle.»

Le bourg et l'église Saint–Pierre vus depuis la chapelle du château de Vauguillain
Le bourg et l'église Saint-Pierre vus depuis la chapelle du château de Vauguillain
Les contreforts du XIIIe siècle sont ornés de statues Renaissance
Les contreforts du XIIIe siècle sont ornés de statues Renaissance
Chapiteau sur le portail nord
Chapiteau sur le portail nord
Statue de saint Jean–Baptiste sur un contrefort du côté sud (XVIe siècle)
Statue de saint Jean-Baptiste sur un contrefort du côté sud (XVIe siècle)
Chapiteau sur le portail nord
Chapiteau sur le portail nord
La chapelle Saint–Julien
La chapelle Saint-Julien (qui domine la ville) est tout de qu'il reste
du château de Vauguillain.
Maison médiévale de l'archevêché à Saint–Julien–du–Sault
Maison médiévale de l'archevêché à Saint-Julien-du-Sault
Cette maison est indiquée dans tous les guides de tourisme sur la région.
La nef et le côté nord de l'église
La nef et le côté nord de l'église
Dans le transept sud, il ne reste que des bribes d'un Arbre de Jessé Renaissance. Trois rois y sont à peu près reconstitués ---»»»

ARBRE DE JESSÉ RENAISSANCE

Joram, roi de Juda, dans l'Arbre de Jessé Renaissance
Joram, roi de Juda, dans l'Arbre de Jessé Renaissance
Un roi de Juda dans l'Arbre de Jessé
Un roi de Juda dans l'Arbre de Jessé
XVIe siècle

Les vitraux de l'église Saint-Pierre à Saint-Julien-du-Sault. L'église a fait partie de la première liste des Monuments historiques, dressée en 1840, en raison de ses vitraux du XIIIe siècle et de la Renaissance.
Les vitraux du XIIIe siècle de Saint-Pierre sont situés dans les chapelles rayonnantes. Ils ont bien sûr été l'objet de restauration au XIXe. Une première restauration eut lieu vers 1850, une seconde dans les années 1880. Comme à l'habitude, au XIXe siècle, ces restaurations ont été beaucoup trop hardies. Vers 1850, on avait tendance à appliquer aux verrières le principe de Viollet-le-Duc en architecture : s'efforcer de retrouver l'apparence originelle des vitraux, c'est-à-dire ce que l'on croyait être leur transparence. Ils étaient noircis, encrassés, alors on nettoya avec des produits chimiques dangereux pour le verre et qui le rendaient encore plus sensible à la patine du temps. D'autre part, le pastiche du vitrail médiéval était roi et les peintres verriers y avaient recours sans complexe pour compléter les verrières qui souffraient de manques. Le peintre verrier Steinheil (1814-1855) qui, d'après Gabrielle Rheims (cf source), a été chargé de la seconde restauration des vitraux de Saint-Pierre, excellait dans cet art au point qu'il était impossible au profane de distinguer le vitrail médiéval des imitations du XIXe.
Cette page donne un large aperçu de ces verrières médiévales. Parmi elles, la base Palissy indique que le vitrail de la légende de saint Théophile semble l'un des mieux conservés. On regardera aussi avec intérêt le vitrail de saint Jean l'évangéliste avec la lutte de Jean contre le grand prêtre Aristodème.
Les vitraux Renaissance de l'église Saint-Pierre sont moins nombreux, mais ils suscitent davantage de curiosité. Certains sont attribués au peintre verrier Jean Cousin l'Ancien, actif à Sens dans les années 1520-1530. Le plus célèbre d'entre eux est celui de la légende de saint Julien où l'on voit les empereurs Dioclétien et Galère converser ensemble, coiffés des casques des soldats de la Renaissance. La verrière de l'histoire de sainte Geneviève est également attribuée à Jean Cousin (hormis le registre du bas). Cette page donne tous les vitraux Renaissance de l'église.
Source : 1 «L'église Saint-Julien-du-Sault et ses verrières» de Gabrielle Rheims, la Gazette des Beaux-Arts, 1926 ; 2) «Ces églises du dix-neuvième siècle», auteurs multiples, Éditions Encrage.

Le bas de la verrière de l'Arbre de Jessé
Le bas de la verrière contenant
les fragments de l'Arbre de Jessé Renaissance

L'attribution à Jean Cousin de certains vitraux Renaissance de l'église Saint-Pierre paraît avoir une histoire. À la fin de l'article sur les vitraux de Saint-Pierre écrit par Jean Lafond dans la brochure du Congrès archéologique de France, Auxerre 1958, on trouve une note éclairante sur la façon dont les «vérités» font leur chemin parmi les spécialistes de l'art. Jean Lafond cite un érudit du XIXe siècle qui parle du vitrail d'époque Renaissance relatif à la Vie de sainte Geneviève (voir plus bas).
Il écrit : «On lit dans le Bulletin archéologique de 1844-1845 (t. III, p. 339) : la Vie de sainte Geneviève est "si belle que M. Quantin l'attribuerait volontiers à Jean Cousin". Cette appréciation élogieuse s'est naturellement transformée en une attribution formelle sous la plume des auteurs récents.»
Est-ce pourquoi l'on trouve sous la plume de Gabrielle Rheims, dans son article du numéro de la Gazette des Beaux-Arts paru en 1926, l'expression «attribué à Jean Cousin» sans autre explication? Il en est de même pour Wikipedia.

Ézéchias (?), roi de Juda,
Ézéchias (?), roi de Juda,
partiellement reconstitué, XVIe siècle

VITRAIL DE SAINT FIACRE ET SAINTE SYRE (VERS 1530)

Vitrail de saint Fiacre et sainte Syre
Vitrail Sts Fiacre et Syre
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre
Partie inférieure avec saint Fiacre et sainte Syre
Le Christ en croix sur un pilier
Le Christ en croix sur un pilier
Époque indéterminée
Le visage de sainte Syre
Le visage de sainte Syre
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre, vers 1530
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre La voûte en bois de la nef
La voûte en bois de la nef
Aucune voûte ogivale n'a été construite au-dessus de la nef.

«««--- Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre
Partie supérieure avec les saintes Lucie, Agathe, Barbe et Cécile
Le bas–côté sud vu depuis le transept sud
Le bas-côté sud vu depuis le transept sud
Au fond, le baptistère avec le groupe sculpté
du Baptême de Jésus
Les martyres de sainte Barbe et de sainte Cécile
Les martyres de sainte Barbe et de sainte Cécile
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre, vers 1530
Les martyres de sainte Lucie et de sainte Agathe
Les martyres de sainte Lucie et de sainte Agathe
Vitrail de Saint Fiacre et sainte Syre, vers 1530
Vitraux reconstitués en partie à l'aide de fragments anciens
Le Christ en croix sur un pilier de la nef
Le Christ en croix sur un pilier de la nef
Époque non précisée
«Le Baptême de Jésus»
«Le Baptême de Jésus»
Groupe sculpté dans le baptistère
Arcades qui n'aboutissent pas
Arcades qui n'aboutissent pas
Exemple de l'inachèvement de la nef
Statue d'un saint martyr
Statue d'un saint martyr
dans un bas-côté
«La Vierge remet le Rosaire à saint Dominique»
«La Vierge remet le Rosaire à saint Dominique»
Œuvre anonyme, XVIIIe siècle ?
À DROITE ---»»»
Une vue de la nef sur le côté nord avec ses
magnifiques piliers fasciculés

Le transept nord de l'église (partie centrale de la photo) date du  XIIIe siècle.
Le transept nord de l'église (partie centrale de la photo) date du XIIIe siècle.

VITRAIL DE SAINTE GENEVIÈVE, VERS 1530, ATTRIBUÉ À JEAN COUSIN

Vitrail de sainte Geneviève
Vitrail de sainte Geneviève
2e quart du XVIe siècle
Attribué à Jean Cousin
Registre 4, détail
Registre 4, détail
La rencontre entre sainte Geneviève et saint Germain à Nanterre
Registre du bas : La rencontre entre sainte Geneviève et saint Germain à Nanterre
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Ce registre est une création du XIXe siècle.
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Registre 3 : La mère demande de l'eau ; l'eau la guérit
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Registre 4 : la sainte et sa mère devant un monastère ; Geneviève, orpheline,
va à Paris chez sa marraine, Elle est malade, un ange lui
apparaît pour la réconforter.
«La Vierge remet le Rosaire à saint Dominique», détail
«La Vierge remet le Rosaire à saint Dominique», détail

Le vitrail de la vie de sainte Geneviève. Gabrielle Rheims attribue ce vitrail à Jean Cousin. Le registre du bas est une création du XIXe siècle réalisée lors de la restauration de l'ensemble du vitrail (source : base Palissy). Il montre la sainte à Nanterre bénie par l'évêque saint Germain. Dans le registre 2 (voir l'ensemble du vitrail sur la gauche), Geneviève enfant veut aller à l'église, mais sa mère s'y refuse et devient aveugle. Dans le registre 3 (ci-contre), la mère demande à sa fille de lui apporter de l'eau, et l'eau la guérit de la cécité. Registre 4 : la sainte et sa mère sont devant un monastère ; la sainte, à Paris, orpheline et malade, est réconfortée par un ange. Registre 5 (ci-dessous) : sainte Geneviève intercède auprès de Childéric Ier (qui fait le siège de Paris) pour obtenir la grâce des condamnés. Dans ce registre, on aperçoit en haut à droite le gibet de Montfaucon. Le registre 6 (en bas à gauche) illustre le miracle du cierge. La sainte visite la nuit le chantier d'une basilique à Saint-Denis avec ses compagnes. Le cierge qui éclairait le chemin s'éteint. La sainte s'en saisit et le cierge ne s'éteint plus malgré le vent. Dans la partie supérieure du registre, un diablotin et un ange combattent : le premier souffle sur le cierge pour l'éteindre, l'autre veut maintenir la flamme bien vivante. Et c'est l'ange qui sort vainqueur. Dans le registre du haut, un prélat est agenouillé devant la châsse de la sainte.
Source : «L'église Saint-Julien-du-Sault et ses verrières» de Gabrielle Rheims, la Gazette des Beaux-Arts, 1926, 2e semestre.

Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève, vers 1530
Registre 5 : sainte Geneviève obtient de Childéric la grâce des condamnés
En haut à droite : le gibet de Montfaucon
Vitrail de la vie de sainte Geneviève
Vitrail de la vie de sainte Geneviève, vers 1530
Registre 6 : sainte Geneviève porte un cierge en procession. L'ange et le diablotin combattent autour de la flamme.
«Piéta»
«Piéta»
Anonyme, époque indéterminée

VITRAIL DE SAINT JULIEN DE BRIOUDE (ÉPOQUE RENAISSANCE)

Le bas–côté sud de la nef
Le bas-côté sud de la nef
Les piliers datent de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe.
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Registre 3 : des soldats rapportent la tête de Julien à Ferréol au bout d'une pique.
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de SAINT JULIEN DE BRIOUDE
(Époque Renaissance), "attribué" à Jean Cousin
Vitrail de saint Julien de Brioude. Registre 2, détail
Vitrail de saint Julien de Brioude. Registre 2, détail
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Registre du bas : les empereurs Dioclétien et Galère en grande conversation
tandis que le petit Julien, confié à l'armée par son père, s'approche sur la droite.

Le vitrail de saint Julien de Frioude. Gabrielle Rheims attribue ce vitrail à Jean Cousin. Entre historiens du vitrail, les interprétations des panneaux divergent quelque peu. Gabrielle Rheims donne une description qui n'est pas toujours conforme à celle de la base Palissy. On essaiera ici de prendre le plus plausible. Registre du bas (photo ci-dessus) : les empereurs Dioclétien et Galère sont en grande conversation. Sur la droite, le père de Julien pousse son fils (en tunique verte) pour le confier à l'armée. Ce vitrail magnifique expose des costumes très riches (dont les cuirasses et les casques des empereurs). On notera aussi le petit page sur la gauche dont la tunique est d'un bleu intense (gros plan donné ci-dessous). La partie droite du registre du bas représente le fameux «sault» de Julien à cheval. Poursuivi par une troupe de soldats, il arrive au sommet d'une montagne et lance son cheval dans la vallée. Ses poursuivants n'osent pas le suivre. C'est l'origine populaire du nom de «Saint-Julien-du-Sault». La base Palissy signale que, dans ce registre, le panneau de droite (saint Julien à cheval) est une création du XIXe siècle. Registre 2 : Julien est arrêté devant un monastère (voir ci-dessous). Il porte la même tunique verte que celle du petit Julien dans le panneau des deux empereurs. Puis Julien est décapité. Registre 3 : des soldats rapportent au bout d'une pique la tête de Julien à Ferréol (voir image plus haut). À côté, des moines inhument le corps de Julien. Registre 4 : Saint Mammert, évêque de Vienne, découvre le corps de Ferréol enterré avec la tête de saint Julien. La tête est miraculeusement conservée (image plus bas). À côté : bénédiction de la fontaine miraculeuse tandis que des moines marchent en procession vers les reliques. Registre 5 : saint Mammert se tient devant une assemblée de bourgeois ; à droite, construction d'une église en l'honneur de saint Julien (détail ci-dessous). Enfin, la tête de lancette est hétérogène. Le cavalier au centre de la rose, qui tient un faucon, est attribué, par Gabrielle Rheims, à Jean Cousin, tandis que les lobes de la rose et les écoinçons sont du XIIIe siècle.
Source : «L'église Saint-Julien-du-Sault et ses verrières» de Gabrielle Rheims, la Gazette des Beaux-Arts, 1926, 2e semestre ; Base Palissy.

Vitrail de saint Julien de Brioude, Panneau des deux empereurs
Vitrail de saint Julien de Brioude, Panneau des deux empereurs
Le bleu de la tunique du page est tout simplement somptueux.
Vitrail de saint Julien de Brioude, registre 4
Vitrail de saint Julien de Brioude, registre 4
Saint Mammet découvre le corps de saint Ferréol, détail
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
L'empereur Galère et son casque de condottiere de la Renaissance
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Julien et son cheval se préparent à sauter dans la vallée
pour échapper à leurs poursuivants.
Le panneau de droite où Julien est à cheval est une création du XIXe siècle.
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Registre 2 : Julien est arrêté devant un monastère

Registre 4 : Saint Mammert découvre le corps de Ferréol enterré avec la tête de saint Julien ---»»»
Saint Mammert découvre le corps de Ferréol enterré avec la tête de saint Julien
Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Tête de lancette : Cavalier tenant un faucon, époque Renaissance
Autour, les vitraux hétérogènes sont du XIIIe siècle.
Le déambulatoire nord avec sa grille
Le déambulatoire nord avec sa grille

Le vitrail dit «de Tristan de Salazar» est hétéroclite. Il est associé au nom de l'archevêque de Sens qui appuya la restauration de l'église après la Guerre de Cent Ans. Ses armoiries sont d'ailleurs présentes dans le bas du tympan à droite. La majeure partie des panneaux date du XVIe siècle (1500 ou 1530) alors que le panneau de la décapitation de saint Paul, au centre, est une création de peintres verriers du XIXe siècle. Cette verrière, très endommagée, a été fortement restaurée en 1897 par les ateliers Leprévost et les ateliers Steinheil fils.
Dans le registre du bas, six sibylles, portant les instruments de la Passion, entourent la croix. La base Palissy indique que les attributs de certaines sibylles ont été falsifiés lors de la restauration. Registre 2 : Légende du songe de Charlemagne (voir à droite), décapitation de saint Paul (panneau du XIXe siècle), crucifixion de saint Pierre. Registre 3 : Descente de croix, Déploration et Résurrection (voir ci-dessous). Dans la tête de lancette, des anges entourent le Christ de l'Apocalypse. Remarquons que toutes les scènes sont surmontées d'un dais gothique. Enfin, les armoiries au bas du tympan sont celles, à gauche, du chapitre de l'église, au centre, de Louis XII (écu de France entouré du collier de l'ordre de la saint Michel), à droite, celles de Tristan de Salazar, archevêque de Sens de 1475 à 1519.
Source : base Palissy.

Vitrail de saint Julien de Brioude
Vitrail de saint Julien de Brioude
Registre 5 : Construction d'une église, détail

VITRAIL DE TRISTAN DE SALAZAR (XVIe)

Vitrail de Tristan de Salazar
Vitrail de Tristan de Salazar
XVIe siècle et XIXe siècle
Vitrail de Tristan de Salazar
Vitrail de Tristan de Salazar
Registre du bas : Deux sibylles autour de la croix
Vitrail de Tristan de Salazar
Vitrail de Tristan de Salazar
Registre 1 : la Descente de croix, la Déploration et la Résurrection,, XVIe siècle
Le déambulatoire nord et ses vitraux Renaissance
Le déambulatoire nord et ses vitraux Renaissance
(Légende de saint Julien et légende de sainte Geneviève)
Vitrail de Tristan de Salazar
Vitrail de Tristan de Salazar
Registre 1 : Charlemagne à la chasse, XVIe siècle
Ce panneau rappelle fortement le style de Jean Cousin.
Vitrail de Tristan de Salazar
Vitrail de Tristan de Salazar
Registre 2 : Panneau de la Résurrection, XVIe siècle
«Saint Eustache devant le cerf»
«Saint Eustache devant le cerf»
Tableau d'un auteur anonyme, Huile sur toile
1ère moitié du XVIIe siècle
L'entrée sud dans le déambulatoire avec la grille
L'entrée sud dans le déambulatoire avec la grille

LE CHŒUR ET LES CHAPELLES RAYONNANTES

Le chœur de l'église Saint-Pierre est inondé de lumière.
Le chœur de l'église Saint-Pierre est inondé de lumière.
Les verrières des parties hautes sont constituées en majorité de verre blanc agrémenté de bordures.
Le chœur et l'abside de l'église Saint-Pierre
Le chœur et l'abside de l'église Saint-Pierre
La voûte du chœur culmine à près de 22 mètres.

LA CHAPELLE AXIALE ET SES VITRAUX XIIIe SIÈCLE RESTAURÉS XIXe

Chapelle axiale dite de la Vierge
Chapelle axiale dite de la Vierge
et ses vitraux du XIIIe siècle très restaurés au XIXe siècle.

Les chapelles du déambulatoire de l'église Saint-Pierre compte dix verrières créées aux alentours de 1250. Leur état de conservation es inégal. Ces verrières ont fait l'objet d'une première campagne de restauration en 1850 par l'atelier de Joseph Veissière, et d'une seconde, plus poussée, en 1881-1887 par l'atelier de Leprévost et l'atelier de Steinheil fils. Une inscription relative à cette restauration figure d'ailleurs au bas de la verrière (voir la photo de la verrière en entier).
Si le chœur de l'église apparaît aussi riche, Gabrielle Rheims nous rappelle que, au Moyen Âge, le bourg de Saint-Julien-du-Sault était sous la protection des archevêques de Sens. Ils en étaient seigneurs et barons, et y possédaient une demeure pour leur villégiature.
Source : base Palissy et article de Gabrielle Rheims (voir bas de page).

Le déambulatoire nord et les chapelles rayonnantes
Le déambulatoire nord et les chapelles rayonnantes
(Chapelle du Sacré Cœur et chapelle de la Vierge)
Médaillon dans le retable
Médaillon dans le retable
du maître-autel
La voûte du chœur est riche de la diversité de ses figures géométriques
La voûte du chœur est riche de la diversité de ses figures géométriques

C'est le cardinal Louis de Bourbon, archevêque de Sens, qui entreprit la reconstruction totale du chœur vers le milieu du XVIe siècle. Des éléments Renaissance se voient dans les clés de voûte du déambulatoire et dans les chapiteaux des piliers, riches de têtes d'angelots.
L'architecture du chœur est celle d'une grande église. Si la nef avait pu être achevée dans le même style, Saint-Pierre aurait été une très belle et très grande église gothique.

BAIE AXIALE - VITRAIL DE LA PASSION (XIIIe)

Vitrail des Scènes de la Passion
Vitrail des Scènes de la Passion
XIIIe siècle, très restauré au XIXe siècle
Chapelle de la Vierge
Vitrail de la Passion dans la baie axiale
Vitrail de la Passion dans la baie axiale
Le Baiser de Juda, XIIIe siècle restauré au XIXe
Statue de l'ange sur le maître–autel
Statue de l'ange sur le maître-autel
Vitrail des Scènes de la Passion
Vitrail des Scènes de la la Passion
Les Pèlerins d'Emmaüs, XIIIe siècle restauré au XIXe
Avec l'aide de produits chimiques, les vitraux, jugés sales et obscurcis, étaient savamment décapés...
Vitrail de la Légende de saint Nicolas
Vitrail de la Légende de saint Nicolas
La Corporation des peaussiers (qui a offert le vitrail)
XIIIe siècle restauré au XIXe

VITRAIL DE SAINT BLAISE, SAINT PIERRE ET SAINT PAUL, XIIIe SIÈCLE

Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
Saint Blaise est déchiré avec des peignes de fer, des femmes recueillent son sang.

Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul. L'histoire de saint Blaise dans la Légende dorée, est l'une des plus irréelles qu'on puisse imaginer. Dans les grandes lignes : saint Blaise est évêque de Sébaste en Cappadoce. Refusant de renier sa foi, il est torturé. Sa peau est déchirée avec des peignes de fer (panneau ci-dessus). Les sept femmes qui recueillent son sang sont, elles aussi, torturées, puis décapitées. Enfin, Blaise est décapité par ordre du gouverneur. L'intérêt du vitrail ci-dessus est dans les bordures : «les fleurs de lys alternent avec les châteaux de Castille», écrit Gabrielle Rheims. C'est sans doute le signe que le vitrail a été offert par saint Louis et Blanche de Castille. Le couple royal aimait les vitraux et en offrit beaucoup au cours du règne.
Les extraits de vitraux ci-dessous montrent des scènes classiques de la vie de saint Pierre et de saint Paul : la chute de Simon le magicien et saint Pierre délivré par un ange. L'ensemble de cette verrière a été très restaurée dans les années 1880 ; des panneaux ont été recréés. Les trois images données ici de ce vitrail sont, d'après les sources, des panneaux du XIIIe siècle restaurés au XIXe.

La statue de la Vierge dans la chapelle axiale
La statue de la Vierge dans la chapelle axiale
Le libellé en bas du vitrail rappelle la restauration du 19e.
Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
La chute de Simon le magicien (XIIIe siècle, restauré au XIXe)
Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
Vitrail de saint Blaise, saint Pierre et saint Paul
Saint Pierre est libéré de sa prison par un ange (XIIIe, restauré)

CHAPELLE DE LA PIÉTA ET SES VITRAUX DU XIIIe SIÈCLE RESTAURÉS AU XIXe

Chapelle rayonnante de la Piéta
Chapelle rayonnante de la Piéta
Vitrail de la vie de la Vierge
Vitrail de la vie de la Vierge
Les mages avertis par l'ange, XIIIe siècle restauré au XIXe
Les apôtres et la Mort de la Vierge, détail (XIIIe siècle  restauré)
Les apôtres et la Mort de la Vierge, détail (XIIIe siècle restauré)
Vitrail de la vie de la Vierge
Vitrail de la vie de la Vierge
La Piéta dans la chapelle rayonnante
La Piéta dans la chapelle rayonnante

VITRAIL DE LA VIE DE LA VIERGE

Vitrail de la vie de la Vierge
Vitrail de la vie de la Vierge
Le Massacre des Saints Innocents, XIIIe siècle restauré au XIXe
Vitrail de la vie de la Vierge
Vitrail de la vie de la Vierge
La Fuite en Egypte (incluant le Miracle des blés), XIIIe siècle restauré au XIXe

Le vitrail de la vie de la Vierge a été très restauré au XIXe siècle, cinq panneaux sont des créations. On donne ici des extraits de panneaux restaurés. On portera son intérêt sur la Fuite en Égypte et le Miracle des blés. Rappelons ici en quoi il consiste. Joseph et Marie sont poursuivis par des soldats du roi Hérode. Ils arrivent près d'un champ où des paysans sèment du blé. Mais ce blé pousse à toute vitesse. Quand les soldats arrivent et qu'ils demandent aux paysans s'ils ont vu les fuyards, ceux-ci répondent : «Nous les avons vu passer quand nous semions ce blé», laissant croire qu'ils sont passés il y a longtemps. Selon certains spécialistes du vitrail, ces vitraux de la Fuite en Égypte figurent parmi les plus anciens exemplaires connus de ce thème légendaire [Jean Lafond, Congrès archéologique de France, Session d'Auxerre, 1958].
On pourra voir un autre exemple du Miracle des blés dans le bas-relief du tympan du portail central de l'église Saint-Joseph à Angers (qui date du XIXe siècle).

VITRAIL DE LA LÉGENDE DE THÉOPHILE, XIIIe SIÈCLE RESTAURÉ AU XIXe

Vitrail de Théophile
Vitrail de Théophile
Registres du bas : Tentation, Défection, Théophile dans les bras d'un démon
Le pacte est signé, le saint confère avec diable, Théophile dans ses réflexions
Panneaux du XIIIe siècle restaurés

Selon la base Palissy, le vitrail de Théophile est assez bien conservé. Un seul panneau (Théophile se détournant du diable) a été créé au XIXe siècle. La légende de Théophile est l'histoire d'un pacte avec le diable qui provoque les remords du signataire et qui est finalement rompu par l'intercession de la Vierge.
Théophile est le vidame de l'évêque d'Adana en Cilicie, c'est-à-dire qu'il conduit l'armée de l'évêque et qu'il fait appliquer les droits féodaux sur ses terres. Cette légende connaît bien sûr des variantes. Théophile est dépouillé de ses biens par l'évêque. Voulant les récupérer, il signe un pacte avec le diable. Le panneau de gauche du registre 2 (voir ci-contre) le montre avec le magicien Salatin qui a intercédé auprès du diable pour lui. Comme suite à ce pacte, la prospérité revient. Théophile reçoit des présents et fait construire un monument. Les diables applaudissent, mais le vidame est pris de remords et le démon le malmène. Un panneau le montre ensuite sortir de l'église où il est querellé par des diables furieux. Il se confesse à l'évêque et prie la Vierge. Celle-ci arrache le pacte des mains du diable et le rapporte à Théophile endormi. Pour se venger, les diables démolissent le monument bâti par Théophile. Dans le registre du haut, la Vierge triomphante tient son fils dans ses bras. Cette légende pourrait être à l'origine du mythe de Faust.
Source : «L'église Saint-Julien-du-Sault et ses verrières» de Gabrielle Rheims, la Gazette des Beaux-Arts, 2e semestre 1926 ; Base Palissy.

Vitrail de Théophile
Vitrail de Théophile
Théophile confère avec le diable
Panneau du XIIIe siècle restauré
Théophile est malmené par le diable
Théophile est malmené par le diable
Panneau du XIIIe siècle restauré
Les démons applaudissent ---»»»
aux succès de Théophile.
Panneau du XIIIe siècle restauré
Vitrail de Théophile, panneaux du XIIIe siècle restaurés
Vitrail de Théophile, panneaux du XIIIe siècle restaurés
Théophile se confesse à son évêque, les diables sont furieux.
Les démons applaudissent aux succès de Théophile
Vitrail de Théophile
Vitrail de Théophile
XIIIe siècle, restauré au XIXe siècle
La Vierge au sommet du vitrail, XIIIe restauré
La Vierge au sommet du vitrail, XIIIe restau.

ARCHITECTURE DANS LE DÉAMBULATOIRE

Clé pendante devant la chapelle de la Vierge
Clé pendante devant la chapelle de la Vierge
Époque Renaissance
Clé pendante devant la chapelle de la Vierge
Clé pendante devant la chapelle de la Vierge
Détail d'une clé de côté
L'entrée du déambulatoire sud ---»»»
On aperçoit le vitrail Renaissance de saint Fiacre et sainte Syre.
L'entrée du déambulatoire sud

CHAPELLE DU SACRÉ CŒUR ET SES VITRAUX DU XIIIe SIÈCLE RESTAURÉS

Chapelle rayonnante du Sacré Cœur
Chapelle rayonnante du Sacré Cœur
et ses vitraux du XIIIe siècle restaurés au XIXe siècle
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré au XIXe
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré au XIXe ---»»»
Six panneaux sont des créations du XIXe siècle.
Voir la peinture murale du XIVe siècle sur l'histoire d'Aristodème
à l'église Saint-Sauveur de Saint-Macaire en Gironde.

Le vitrail de saint Jean l'évangéliste, comme les autres vitraux du XIIIe siècle, a été restauré au XIXe. Six de ses panneaux sont des créations des ateliers de restauration. Une partie du vitrail donne l'histoire de Jean et d'Aristodème, grand prêtre de Diane à Éphèse, telle que la raconte la Légende dorée de Jacques de Voragine.
Jean est traîné au temple de Diane par les adorateurs des idoles qui veulent le forcer à sacrifier à la déesse. Jean leur propose un marché : il priera le Christ, les autres Diane. Si l'église du Christ s'écroule, il sacrifiera à Diane, si le temple de Diane s'écroule, ils devront croire au Christ. Marché conclu. Bien sûr, c'est le temple de Diane qui s'écroule. Ce que voyant, le grand prêtre Aristodème, mécontent, soulève le peuple. Jean lui propose de l'apaiser. Aristodème le met alors au défi de boire du poison. «S'il ne te fait aucun mal, c'est que ton Dieu est le vrai Dieu», lui dit-il. Le poison est préparé (premier panneau du registre 6 ci-dessous). Puis, à l'initiative du grand prêtre, il est testé sur deux condamnés à mort, qui s'écroulent foudroyés. Jean fait le signe de la croix et boit (panneaux 2 et 3 du registre 6). Il s'en tire indemne. Tous louent Dieu, mais Aristodème a un dernier doute. Il demande à Jean de ressusciter les deux condamnés. Alors «je ne douterai plus et croirai au Christ», ajoute-t-il. Jean lui donne son manteau pour qu'il l'étende sur les cadavres en disant : «l'apôtre du Christ m'envoie vers vous pour que vous ressuscitiez au nom du Christ!» Aristodème s'exécute et les morts ressuscitent (panneaux 1 et 2 du registre 7 ci-dessous). L'apôtre baptise alors le grand prêtre, le proconsul et toute sa famille (panneau 3 du registre 7).
Jacques de Voragine ajoute que les nouveaux baptisés élevèrent plus tard une église en l'honneur de saint Jean. La base Palissy mentionne que, dans le registre 7, les panneaux 2 et 3 sont des créations du XIXe siècle. Ajoutons pour finir que saint Jean est le seul apôtre qui ne soit pas mort martyr. La Légende dorée nous apprend que, âgé de 98 ans, il a été appelé par le Christ pour qu'il le rejoigne. Cette mort programmée se produisit un dimanche, dans une église. Jean s'est en quelque sorte «auto-enterré» devant l'autel (panneaux de l'avant-dernier registre dans le même vitrail).
Nota : les citations entre guillemets sont extraites de «La Légende Dorée» de Jacques de Voragine, éditions Diane de Sellers, traduction de Theodor de Wyzewa.

Chapiteau dans le déambulatoire
Chapiteau dans le déambulatoire
avec angelots Renaissance
Chapiteau dans le déambulatoire avec angelots Renaissance
Chapiteau dans le déambulatoire avec angelots Renaissance

VITRAIL DE SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE (XIIIe siècle)

Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré
Registre 2 : Panneau de la Cène
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré
Registre 6 : Aristodème et le poison
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré (panneaux 2 et 3 du XIXe siècle)
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré (panneaux 2 et 3 du XIXe siècle)
Registre 7 : Le manteau qui ressuscite les morts, baptême d'Aristodème
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré
Vitrail de saint Jean l'évangéliste, XIIIe siècle restauré.
Registre 2 : les trois panneaux de la Cène
«L'Assomption», toile d'un peintre anonyme
«L'Assomption», toile d'un peintre anonyme
Époque non précisée
Vitrail de saint Jean-Baptiste
Vitrail de saint Jean-Baptiste
La naissance de saint Jean-Baptiste, XIIIe siècle restauré au XIXe
«L'Assomption», détail La Vierge
«L'Assomption», détail la Vierge.

Le vitrail de saint Jean-Baptiste, restauré au XIXe siècle, possède quatre scènes modernes. Le panneau de la naissance de Jean-Baptiste, donné à gauche, est du XIIIe siècle. On y voit des taches et des irrégularités que, sans doute, les produits chimiques des restaurateurs n'ont pu faire disparaître. En comparaison, dans le vitrail de sainte Marguerite donné ci-dessous, le panneau montrant sainte Marguerite dans les bras de sa nourrice, qui est une création du XIXe siècle, montre des coloris parfaits où la grisaille, qui donne du relief aux vêtements, ne souffre d'aucune tache.

Vitrail de saint Jean-Baptiste
Vitrail de saint Jean-Baptiste
Jean-Baptiste prêchant, XIIIe siècle restauré

AUTRES VITRAUX DU XIIIe SIÈCLE DANS LE DÉAMBULATOIRE : VITRAIL DE SAINTE MARGUERITE

Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail du XIIIe siècle
restauré au XIXe
Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail de sainte Marguerite
La sainte dans les bras de sa nourrice, création du XIXe siècle.
Ce panneau est en effet trop «parfait» pour être du XIIIe siècle.
On peut néanmoins y admirer la maîtrise du pastiche XIIIe.

Le vitrail de sainte Marguerite a été très restauré. Les registres 1, 4 et 9 sont des créations du XIXe siècle.
L'histoire : Olibrius, gouverneur d'Antioche, rencontre Marguerite qui garde ses moutons (voir ci-dessous). Il s'éprend d'elle. Chrétienne, elle refuse ses avances. Elle subit alors tout un tas de supplices (fouettée avec des verges, puis avec des pointes de fer). Dans sa prison, elle terrasse un dragon (ci-contre). Puis repousse le diable. Elle est brûlée vive avec des torches et enfin décapitée.
Voir le retable de sainte Marguerite au musée des Beaux-Arts de Dijon et l'explication des panneaux qui en est donnée à l'aide de la Légende dorée.

Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail de sainte Marguerite
La rencontre de Marguerite et d'Olibrius, XIIIe siècle restauré
Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail de sainte Marguerite
Panneaux du XIIIe siècle restaurés
à l'exception des deux du bas qui sont des créations du XIXe siècle.
Vitrail de sainte Marguerite
Vitrail de sainte Marguerite
Le dragon vert, XIIIe siècle restauré
«Hérodiade reçoit la tête de Jean–Baptiste»
«Hérodiade reçoit la tête de Jean-Baptiste»
Tableau d'un auteur anonyme, époque non précisée
Les tuyaux peints de l'orgue de tribune Renaissance
Les tuyaux peints de l'orgue de tribune Renaissance
L'orgue de tribune date de la Renaissance
L'orgue de tribune date de la Renaissance

L'orgue de l'église Saint-Pierre remonte au XVIIe siècle, mais il a été restauré, démonté et remonté de multiples fois. La dernière restauration date de 2002. Le buffet d'orgue possède, quant à lui, sa date de création gravée dans sa partie supérieure : 1568.

Saint Julien sur sa monture
Saint Julien sur sa monture
sur l'entablement du buffet d'orgue
L'orgue de tribune et son balcon
L'orgue de tribune et son balcon
vus depuis l'allée centrale
Vitrail de l'Enfance du Christ
Vitrail de l'Enfance du Christ, XIIIe siècle restauré
Deux hommes à tête couronnée cheminent en devisant.
Qui sont-ils?
La nef vue depuis le maître–autel
La nef vue depuis le maître-autel

Documentation : «L'église Saint-Julien-du-Sault et ses verrières» de Gabrielle Rheims, la Gazette des Beaux-Arts, 1926, 2e semestre
+ «Saint-Julien-du-Sault» de Jean Vallery-Radot et «Les Vitraux [de l'église Saint-Pierre de Saint-Julien-du-Sault]» de Jean Lafond
dans «Congrès archéologique de France (Société Française d'Archéologie), CXVIe session, 1958, Auxerre»
+ Documents affichés dans la nef
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