 |
 |
La construction de l'église Saint-Georges-de-la-Villette
a démarré en 1873, une époque où la IIIe république n'était pas
encore officielle. Le premier architecte et auteur des plans en
est Louis-Pierre Chauvet. L'édifice a été achevé en 1875 sous la
direction d'Alfred Coulomb. Quant au terrain, c'est une donation
de la famille Ménans.
L'église sera dédiée à saint Georges en mémoire de l'archevêque
de Paris,
Mgr Georges Darboy (1813-1871) fusillé par les Communards lors de
la Semaine Sanglante (21-28 mai 1871).
De style néo-roman, avec peu d'ouvertures, mais de beaux vitraux
historiés, l'église est assez sombre et présente un contraste intéressant
entre les teintes claires du premier niveau de l'élévation et la
voûte foncée.
|
 |

Vue d'ensemble de la nef de Saint-Georges-de-la-Villette. |
| ASPECT EXTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE |
|
Saint Georges terrassant
le dragon ---»»»
Jules-Constant Destreez (1831-1894).
Bas-relief dans le tympan du portail. |

La façade de Saint-Georges, avenue Simon Bolivar.
En 1878, une chapelle des
catéchismes a été érigée
à droite de l'église. La jonction entre les deux
édifices est faite via un second bas-côté droit,
construit pour l'occasion. ---»»» |
|
|
| ASPECT INTÉRIEUR
DE L'ÉGLISE |
|

La nef et son élévation droite à deux niveaux.
La séparation entre les niveaux est clairement marquée par la différence
de coloris. |
|
Architecture
de l'église.
La nef s'étale sur sept travées. L'arcature est en arc légèrement
brisé, soutenue par des piliers monocylindriques ornés de
chapiteaux à feuillage et crochets. Une petite fenêtre, de
style roman, surplombe chaque travée.
Depuis les chapiteaux, de fines demi-colonnes s'élèvent jusqu'à
la retombée des voûtes, la jonction se faisant par un second
chapiteau que la coloration grise de la voûte rend très discret.
La nef est flanquée, sur sa gauche, d'un bas-côté simple.
À droite, le bas-côté est double et donne accès à la chapelle
des Catéchismes.
L'abside et les deux absidioles sont à cinq pans.
Esthétiquement, l'édifice présente un contraste voyant entre
le coloris de la partie basse et celui, plus foncé, de la
voûte jusqu'aux retombées d'ogives.
Saint-Georges-de-la-Villette est une église sombre, typique
du roman et du néo-roman. Les vitraux du second niveau, qui
représentent des scènes historiées, des personnages ou des
motifs figuratifs, laissent passer peu de lumière.
|
|

Statue en bronze de saint Georges terrassant le dragon.
Jules-Constant Lavergne
XIXe siècle. |

La Sainte Famille.
Vitrail historié figuratif dans une chapelle latérale.
|

Chapelle de la Vierge.
Son ornementation murale est typique de la fin du XIXe siècle.
(Voir Notre-Dame-des-Menus
à Boulogne-Billancourt). |

La Résurrection
Scène historiée dans un vitrail d'une chapelle latérale. |

Déploration
Scène historiée dans un vitrail d'une chapelle latérale. |

La nef de Saint-Georges-de-la-Villette et son double bas-côté droit.
À l'arrière-plan à droite, la chapelle Saint-Joseph. |

La Sainte Famille
Médaillon central d'un vitrail historié. |

Saint Louis |

Sainte Marguerite |

Sainte Élisabeth de Hongrie |
|

Sainte Élisabeth de Hongrie et le miracle des fleurs.
Détail d'un vitrail du second niveau de l'élévation.
|
Les vitraux
du second niveau de l'élévation (sous la voûte)
représentent des saints.
Ci-dessus, sainte Élisabeth de Hongrie dans une illustration
du miracle des fleurs, très proche de celle que propose un
vitrail de l'église
Notre-Dame à Versailles.
|
|

Chapelle Saint-Joseph. |

Le Bon Pasteur
Vitrail d'Émile Hirsch. |
 |

Le chœur est un hémicycle à cinq pans.
De manière aasez peu commune, il est orné d'un orgue axial (comme
l'église Saint-Pierre
de Châlon-sur-Saône).

| «««--- Chapelle du Sacré-Cœur. |
|

Les vitraux de l'abside réalisés par Émile Hirsch (1832-1904) se dégagent
sur un décor XIXe siècle.
Ils représentent saint Joseph, le Bon Pasteur et saint Georges. |

L'orgue de tribune (Cavaillé-Coll-Mutin) a été installé dans le chœur
en 1992. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine» éditions Letouzey et
Ané, 1936 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |