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Page créée en nov. 2014

 

Statue de la Vierge à l'Enfant dans le croisillon droit du transept

Le Gros-Caillou est un mégalithe qui marque la limite entre les abbayes de Saint-Germain-des-Prés et de Sainte-Geneviève. En juillet 1791, ce lieu fut marqué par l'histoire après la fusillade du Champ de Mars. (Voir plus bas.)
En 1738, on érige dans le quartier une chapelle dédiée à saint Pierre, mais appelée par les Paroissiens «Notre-Dame de Bonne Délivrance» (nom qui se rapporte sûrement aux difficultés de l'accouchement). L'hôpital des Invalides et l'École militaire sont construits peu après ; la population s'accroît. En 1763, la chapelle est remplacée par une église, vite délabrée. Elle est reconstruite en 1782 set détruite à la Révolution. La première pierre de l'église actuelle n'est posée qu'en 1822, sous le règne de Louis XVIII. L'architecte en est Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869). Les travaux sont achevés en 1826 sur un plan qui s'inspire des basiliques romaines. Ce style antique est en vogue depuis les dernières décennies de l'Ancien Régime (église Saint-Philippe-du-Roule dans le 8e arr. bâtie entre 1774 et 1784). Il sera à nouveau retenu pour l'érection, dès 1823, de l'église Notre-Dame-de-Lorette dans le 9e arrondissement.
L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou sera agrandie d'une aile latérale en 1905, puis de la chapelle axiale (dite de la Vierge) en 1971. Le style intérieur de l'édifice est assez dépouillé. On note néanmoins la présence de quelques tableaux intéressants comme celui de Jean-Baptiste Pierre (1714-1789) montrant un François d'Assise en prière et ceux, tournés vers la peinture de paysage, d'Alexandre Desgoffe (1805-1882), mais malheureusement en mauvais état.
Enfin, la chapelle de la Vierge possède une rareté : un Chemin de croix constitué d'une longue suite de branches et de brindilles enchevêtrés qui s'étire le long des murs (œuvre de Ludwika Ogorzelec et datée de 1953).

Le Christ en croix, détail
Vue d'ensemble de la nef de Saint–Pierre–du–Gros–Caillou
Vue d'ensemble de la nef de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou et de sa belle voûte ornée de caissons à rosaces.
La nef est scandée de piliers d'ordre dorique ; les arcades sont en plein cintre. Il n'y a pas de chapelle latérale.
Derrière le maître-autel, on aperçoit l'entrée de la chapelle de la Vierge construite en 1971.
L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou est de style néoclassique.
L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou est de style néoclassique.
La façade comprend un péristyle d'ordre dorique. Le fronton ne possède pas d'ornementation.
Le portail droit
Un portail ouvre sur l'aile latérale de 1905
Il est enrichi d'une statue de la Vierge à l'Enfant.
Chapelle du Saint-Sacrement
Chapelle des Morts dans l'avant-nef
La Charité
La Charité
Vitrail de Paul Bitterlin dans la nef (1895)
Les caissons à rosaces de la voûte
Les caissons à rosaces de la voûte
Chemin de croix, station XII : «Jésus élevé sur la croix»
Chemin de croix, station XII : «Jésus élevé sur la croix»
Le Chemin de croix est constitué d'une série de belles peintures d'art populaire.
Plaque à la mémoire de Jean–Sylvain Bailly
Plaque à la mémoire de Jean-Sylvain Bailly
Vierge à l'Enfant sur le portail droit
La Vierge à l'entrée de l'aile latérale
La Charité, détail
La Charité, détail
Vitrail dans la nef latérale, XIXe siècle
Chemin de croix, station I
Chemin de croix, station I
Jésus est condamné à mort

L'astronome Jean-Sylvain Bailly est enterré sous l'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou. On peut dire qu'il fait partie de ceux qui ont cru à la Révolution pour améliorer les choses. Il préfère se retirer à Nancy fin 1791. Arrêté pendant la Terreur, il est guillotiné en novembre 1793.

La fusillade du Champ de Mars (17 juillet 1791). Le quartier du Gros-Caillou (7e arr.) tient une petite place dans la Révolution française, mais une place sanglante. C'est là que la répression de la manifestation interdite du 17 juillet 1791 fut la plus brutale sur les fuyards. Rappelons les faits historiques : Après la fuite du roi Louis XVI et son retour de Varennes, les Constituants déclarèrent, pour se sortir de cette affaire qui brouillait les cartes, que le roi avait été enlevé par les troupes du marquis de Bouillé. Il était indispensable que la situation politique revînt au point antérieur à la fuite du roi. Ce qui signifiait réinstaller Louis XVI dans toutes ses fonctions et ses privilèges. L'Assemblée Constituante vota des décrets dans ce sens les 15 et 16 juillet 1791.
Depuis le retour du roi, les agités parisiens (club des Cordeliers et autres) rejetaient cette idée avec véhémence et réclamaient la déchéance du souverain. Pierre Gaxotte écrit dans son histoire de la Révolution française : «À la voix de Danton, les Cordeliers décidèrent que le 17 une nouvelle pétition (...) serait portée en grand apparat à l'autel de la Patrie, au Champ de Mars. Les sociétés populaires convoqueraient leurs adhérents pour venir la signer en masse.» L'idée était de se rassembler à la Bastille et de joindre le Champ de Mars en cortège. Mais Bailly, maire de Paris et le général Lafayette, commandant de la Garde nationale, s'opposaient à tout cortège qui remettrait en cause les décisions légales. Le peuple, rameuté par les sociétés et les clubs, trouva la place de la Bastille garnie de troupes et se reporta vers le Champ de Mars. Sous l'autel de la Patrie, on extirpa bientôt deux individus ou deux vagabonds

(que faisaient-ils là?) et le bruit - infondé - courut qu'ils s'y trouvaient pour faire sauter l'autel. Jetés à la foule en colère, ils furent lynchés prestement.
Le nombre des manifestants s'accroissait, l'agitation devenait électrique. La Fayette décida de faire évacuer la place, tandis que Bailly faisait déployer le drapeau rouge, symbole de la loi martiale. La foule, habituée aux reculades des autorités, répliqua par des jets de pierres. Qui furent suivis d'un tir de sommation, tiré en l'air, par les soldats de la Garde. Un coup de feu, sûrement parti de la foule, atteignit la Fayette. En réplique, c'est une véritable décharge qui s'abattit sur les manifestants. La bataille s'engagea, on tira des deux côtés. Il est impossible de connaître le chiffre exact des morts et des blessés. Les historiens donnent deux morts et quelques blessés chez les Gardes nationaux ; une douzaine de tués et davantage de blessés dans la foule ; d'autres parlent de plusieurs dizaines de morts. Pour modérer les chiffres, n'oublions pas que, à cette époque, il faut environ une minute pour recharger (d'une unique balle) un pistolet ou un fusil. Les Gardes nationaux poursuivent sans pitié les fuyards, surtout dans le quartier du Gros-Caillou. Marat se réfugia dans les égouts et Danton s'enfuit sans attendre en Angleterre. Pierre Gaxotte ajoute que «pour la première fois depuis 1788, le gouvernement légal avait tenu tête à l'insurrection.»
Source : «La Révolution française» de Pierre Gaxotte aux éditions Texto.

La nef de l'église Saint–Pierre–du–Gros–Caillou
L'ornementation de la nef de l'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou est très dépouillée,
mais cette sobriété ne heurte en rien le bel ordonnancement, fidèle à l'antique, de l'architecture.
La partie éclairée derrière le maître-autel correspond à la grande chapelle de la Vierge construite en 1971.

Le Martyre de saint Pierre
Le Martyre de saint Pierre
Vitrail de Paul Bitterlin dans la nef (1895)
La chapelle des fonts baptismaux
La chapelle des fonts baptismaux est ornée de tableaux
d'Alexandre Desgoffe faisant la part belle aux paysages.
Au fond, «Le Baptême du Christ».
«Jésus sortant du tombeau»
«Jésus sortant du tombeau»
Tableau d'Alexandre Desgoffe (1805-1882)
Chapelle des fonts baptismaux
Le Christ en croix, détail
Le Christ en croix, détail
Chapelle des Morts
Vierge à l'Enfant, art populaire
Vierge à l'Enfant, art populaire
Chapelle Notre-Dame de Bonne Délivrance
Cuve baptismale ornée de têtes de chérubins
Cuve baptismale ornée de têtes de chérubins
Chapelle des fonts baptismaux
La Foi, détail
La Foi, détail
Vitrail dans la nef latérale droite, XIXe siècle
Le Martyre de saint Pierre
Le Martyre de saint Pierre, détail
Vitrail de Paul Bitterlin dans la nef (1895)
«Le baptême de Jésus», détail
«Le baptême du Christ», scène centrale perdue au milieu d'un vaste paysage
Tableau d'Alexandre Desgoffe (1805-1882) dans la chapelle des fonts baptismaux
«Tobie conduit son père aveugle»
«Tobie conduit son père aveugle»
Tableau dont l'auteur est inconnu

À DROITE ---»»»
«Le Sacré Cœur de Jésus»
Vitrail de Paul Bitterlin dans la nef (1895)
«Le Sacré Cœur de Jésus»
Les bas–côtés (ici le bas–côté droit) ont une très belle voûte d'ogives
Les bas-côtés (ici le bas-côté droit) ont une voûte d'arêtes où les reflets font penser à la structure d'un squelette.
Depuis le transept, on a vu sur le chœur et la nef
Depuis le transept, on a vu sur le chœur et la nef
À droite sur la photo : la cloche «Louise-Sophie»

Sous la Restauration, de nombreux grognards habitaient le quartier. Ils ont offert à la ville de Paris la cloche «Louise-Sophie» (fondue en 1826). Elle a depuis été rachetée par la paroisse (panneau dans l'église).

Chapelle Notre–Dame de Bonne Délivrance
Chapelle Notre-Dame de Bonne Délivrance
Nef latérale droite (située au-delà du maître-autel)
«Saint François d'Assise en prière»
«Saint François d'Assise en prière»
Tableau de Jean-Baptiste Pierre (1714-1789)
L'autel de la chapelle Notre–Dame de Bonne Délivrance
L'autel de la chapelle Notre-Dame de Bonne Délivrance
Nef latérale droite
«Saint Jean»
Saint Marc et son lion
«Saint Luc»
Saint Luc et son taureau
Ci-dessus, deux des quatre évangélistes peints
par Alexandre Desgoffe (1805-1882)
dans la chapelle des fonts baptismaux
L'autel de la chapelle-Saint Joseph est entouré
L'autel de la chapelle-Saint Joseph est entouré
des statues de sainte Thérèse et de sainte Rita.
Nef latérale gauche
Statue de Joseph avec l'Enfant
Statue de Joseph avec l'Enfant
Art populaire, chapelle Saint Joseph
Statue de sainte Rita
Statue de sainte Rita
Chapelle Saint Joseph
L'Adoration des mages (?)
L'Adoration des mages (?)
Tableau (sans auteur) dans la nef
Gros plan sur la cloche «Louise-Sophie»
Gros plan sur la cloche «Louise-Sophie»
fondue en 1826
Vue d'ensemble du chœur
Vue d'ensemble du chœur
À droite, la Vierge à l'Enfant dénommée «Notre-Dame de Bonne Délivrance»
Statue de sainte Anne avec Marie
«L'Éducation de la Vierge»
Statue de sainte Anne avec Marie
Le visage affectueux de sainte Anne
Le visage affectueux de sainte Anne en gros plan dans
«L'Éducation de la Vierge» (chapelle N-D de Bonne Délivrance)
«Saint François d'Assise en prière», détail
«Saint François d'Assise en prière», détail
Tableau de Jean-Baptiste Pierre (1714-1789)
Notre-Dame de Bonne Délivrance, détail
Notre-Dame de Bonne Délivrance, détail
dans le chœur
Notre–Dame de Bonne Délivrance
Notre-Dame de Bonne Délivrance
dans le chœur
Losanges de la grande verrière de la chapelle de messe
L'orgue de tribune est un Mutin–Convers de 1925
L'orgue de tribune est un Mutin-Convers de 1925, restauré quatre fois au XXe siècle (la dernière fois par Dargassies en l'an 2000).
LA CHAPELLE DE LA VIERGE OU CHAPELLE DE MESSE
Vue d'ensemble de la chapelle de messe
Vue d'ensemble de la chapelle de messe
Elle a été ajoutée à l'église en 1971 et se signale par un Chemin de croix des plus originaux (voir plus bas)

«««--- À GAUCHE
Les losanges de la grande verrière de la chapelle de messe sont constitués de figures géométriques abstraites.
Oculus de la Crucifixion au-dessus du chœur
Oculus de la Crucifixion au-dessus du chœur
(Vitrail signé A. Delloux, Reims, XXe siècle)
L'orgue de la chapelle de messe
L'orgue de la chapelle de messe
La chapelle de messe, sa grande verrière et son Chemin de croix
La chapelle de messe, sa grande verrière et son Chemin de croix
Au-dessous de la verrière se trouve un étonnant Chemin de croix. Œuvre de Ludwika Ogorzelec, il est constitué d'un
enchevêtrement de branches et de brindilles. On y retrouve bien, dans un style très figuratif, les étapes du Chemin de croix.
Jésus lors de la Passion
Jésus lors de la Passion
Chemin de croix de Ludwika Ogorzelec (1953)
Jésus ploie sous le poids de la croix
Jésus ploie sous le poids de la croix
Chemin de croix de Ludwika Ogorzelec (1953)
Le Calvaire
Le Calvaire
Chemin de croix de Ludwika Ogorzelec (1953)
L'autel de la chapelle de messe est dominé par une sculpture sur bois de la Cène
L'autel de la chapelle de messe est dominé par une sculpture sur bois de la Cène
Vitrail de la grande verrière dans la chapelle de messe
Vitrail de la grande verrière dans la chapelle de messe
Le coq de saint Pierre
Le coq de saint Pierre
Extrait du vitrail du fronton de la chapelle de messe
La chapelle de messe et la verrière du fronton vues depuis l'autel
La chapelle de messe et la verrière du fronton vues depuis l'autel
Quatre panneaux de la verrière du fronton de la chapelle de messe
Quatre panneaux de la verrière du fronton de la chapelle de messe
On y reconnaît les symboles liturgiques et les insignes de la papauté
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
La nef et l'orgue de tribune vus du chœur

Documentation : «Paris d'église en église» (Massin éditeur), ISBN :978-2-7072-0583-4
+ «La Révolution française» de Pierre Gaxotte, éditions Texto
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