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Page créée en janv. 2026
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Saint Aignan dans un vitrail de Francis Chigot, détail

L'histoire religieuse de Cosne commence au VIe siècle dans un quartier sud de la ville - et futur quartier Saint-Aignan - avec la construction, peut-être légendaire, d'un oratoire dédié à saint Front. Mais rien ne subsiste de cette bâtisse.
Autour de 1050, des bénédictins de Cluny s'installent à la Charité-sur-Loire, cité toute proche. Quelques années plus tard, Hugues, abbé de Cluny, envoie des moines vers Cosne. Situé au confluent de la Loire et de la rivière Nohain, Cosne est un lieu connu, inclus dans l'Itinéraire d'Antonin (sorte de recensement des IIIe-IVe siècles des principales voies romaines de l'Empire). À la fin du XIe siècle, on y bâtit un prieuré qui sera achevé au début du siècle suivant.
Dans Bourgogne romane (Faton, 2006), Christian Sapin donne une origine plus floue. «L'ancien établissement», confie-t-il (est-ce l'oratoire ?) aurait été dédié à saint Aignan à la fin du XIe siècle. Humbaud (1087-1114), évêque d'Auxerre, l'aurait alors donné au monastère clunisien de la Charité-sur-Loire.
Quoi qu'il en soit de l'origine, la dépendance du prieuré de Cosne et de son église vis-à-vis des bénédictins de la Charité est mentionnée dans les textes historiques tout au long du XIIe siècle.
En 1886, dans son ouvrage La Nièvre à travers le passé, Amédée Jullien, entre autres membre de la Société nivernaise des Sciences, Lettres et Arts, précise la situation géographique du quartier au Moyen Âge : «Le faubourg Saint-Aignan était entouré par des murs, écrit-il, qui réunissaient l'église et le prieuré. L'ensemble de cette enceinte, de forme triangulaire, couronnait la hauteur et s'appelait la citadelle
De la bâtisse romane primitive, achevée au début du XIIe siècle, il ne reste plus grand-chose. Les sources parlent d'un incendie, survenu au XIIe ou au XVe siècle, qui aurait détruit le bas-côté sud, puis d'un écroulement partiel de la nef au siècle suivant. Par manque de sources fiables, le suivi historique ne peut guère être rigoureux.
Amédée Jullien ajoute : «En 1625, le clocher ayant été également renversé par le feu, l'église s'écroula entièrement le 3 mars 1738, moins l'abside et le portail de l'ouest (...)».
Les événements du XVIIIe siècle sont plus précis. On sait que le monument a été reconstruit en 1745 «avec le concours des habitants», écrit Amédée Jullien. La haute tour-clocher, qui abrite le portail roman de la fin du XIe siècle, date de cette époque. La nef et les bas-côtés sont globalement rebâtis en style classique.
Il est bon de rappeler qu'au XVIIIe siècle les forges de la Chaussade, construites de 1666 à 1670 et installées dans le quartier Saint-Aignan, fabriquent les très lourdes ancres de marine des vaisseaux de la Royale. Le livret sur les Forges, édité en 1994 pour l'Association des amis du musée de Cosne, fait état d'un phénomène notable : les guerres maritimes contre l'Angleterre, qui se succèdent de Louis XV à Napoléon Ier, assurent aux «forgerons» un emploi assez stable, avec des privilèges fiscaux à la clé.
Or, au cours de ce même XVIIIe siècle, ces ouvriers, dont les habitations étaient jusque-là dispersées, vont se regrouper dans le faubourg Saint-Aignan. Un phénomène qui s'accentue pendant la Révolution. Le faubourg, dont le nom doit chasser toute trace de "superstition" devient alors le quartier de l'Union. Il sera rebaptisé Saint-Agnan à la Restauration, une époque où la proportion ouvrière s'accroîtra encore : 83% des employés de Cosne y habitent en 1820. Saint-Aignan s'oppose sociologiquement aux "gens de la ville", ceux qui habitent au nord de la rivière Nohain.
Il n'est donc pas étonnant que le XVIIIe siècle ait vu l'église prieurale dûment restaurée pour le service religieux d'une population en forte croissance.
Selon Amédée Jullien, l'édifice sera fermé en 1793 et rendu au culte en novembre 1800.

À ne pas manquer lors d'une visite de l'église : le portail occidental et le chevet romans, qui remontent tous deux à la fin du XIe siècle. On peut ajouter à cette courte liste les chapiteaux romans du chœur.
Deux éléments secondaires peuvent aussi attirer l'attention du visiteur : une crèche en bas-relief, d'époque Renaissance, intégrée dans le mur du bas-côté sud et les douze stalles du XVIIe siècle dans le sanctuaire. Ces stalles proviennent du couvent des Augustins. Ces moines s'installèrent à Cosne en 1616 et furent dispersés à la Révolution, en 1790.
Enfin, le peintre verrier limougeaud Francis Chigot a réalisé quelques verrières modernes en 1954.

Saint Aignan sauve Orléans de l'invasion des  Huns, tableau d'Anatole Dauvergne, détail

La nef vue depuis l'entrée de l'église.
Au vu de la blancheur de l'abside, il est difficile d'imaginer qu'elle remonte à la fin du XIe siècle...
La voûte du vaisseau central est en berceau. Rien n'indique qu'elle n'était pas charpentée à l'époque romane.
ARCHITECTURE EXTÉRIEURE DE L'ÉGLISE SAINT-AIGNAN

L'église Saint-Aignan et son chevet roman en hémicycle de la fin du XIe siècle.

Architecture extérieure (1/2).
Du style roman de l'église avec ses petites fenêtres en plein cintre dans les bas-côtés, il ne faut retenir que deux éléments vraiment intéressants : le portail et le chevet, tous deux historiquement datés de la fin du XIe siècle. Le reste, vrai roman ou néo-roman du XVIIIe siècle, telle la tour-clocher, ne présente que des murs nus.
I. Le portail roman.
La construction de la tour-clocher en 1745 a eu pour effet immédiat de protéger des intempéries ce portail sans tympan dont l'archivolte est donnée ci-dessous. Néanmoins, ses sculptures sont bien dégradées.
L'archivolte repose, de chaque côté, sur deux piédroits encadrant deux colonnettes surmontées de chapiteaux. À droite de l'entrée, ce sont des feuillages. À gauche, ils sont historiés et illustrent, selon le feuillet descriptif disponible dans l'église, la lutte du Bien contre le Mal (voir les deux chapiteaux plus bas).
Dans ce court descriptif, René Giblin, président de l'Antenne Camosine de Cosne-sur-Loire, précise les symboles romans de ces deux chapiteaux historiés presque méconnaissables.
Celui qui est près de la porte montre deux lions écrasant un homme dont le tête touche le sol : c'est l'homme dominé par ses passions, l'être impur qui subit la défaite. À côté, c'est la victoire de l'homme pur : le bon chrétien se tient debout et déchire la tête d'un lion et d'un dragon. Reconnaissons qu'il faut être expert en iconographie chrétienne pour le voir !
Quant à l'archivolte, elle semble défier tout comptage du nombre de ses voussures. Combien en distingue-t-on ? Trois pour l'historien Jean Dupont dans Nivernais, Bourbonnais roman (Zodiaque, 1976) qui semble exclure l'arc interne. Quatre pour Christian Sapin, archéologue et historien de l'art, dans Bourgogne romane (Faton, 2006) pour qui la deuxième voussure est moulurée, la troisième, perlée ; la quatrième, celle aux vingt-cinq claveaux, est historiée. Quant à Jacques A. Palet, architecte et conservateur du Musée archéologique du Nivernais, qui décrit l'église dans Dictionnaire des églises de France (Robert Laffont, 1966), il ne semple qualifier de voussure que les arcs en plein cintre qui retombent sur des chapiteaux. Il distingue donc deux voussures seulement dont l'ornementation, d'ailleurs, est minimaliste.
Quoi qu'il en soit, tous s'accordent pour reconnaître que les vingt-cinq claveaux sculptés, au sommet de l'archivolte, présentent un intérêt iconographique certain.
Sur le claveau central, le Christ en majesté est sculpté dans une mandorle. Il bénit d'une main et, de l'autre, tient le livre de la Sagesse, confie René Giblin. À sa droite se trouve un personnage couronné. Dans une main, il tient un objet qui semble être un sceptre ; avec l'autre il présente l'église. Ce personnage est assimilé la plupart du temps au donateur. Comme il porte une couronne, est-ce un roi ? Est-ce Philippe Ier, roi des Francs de 1060 à 1108, et qui était donc sur le trône au moment de la construction de l'édifice et de la sculpture de ces bas-reliefs ? Aucune source n'indique que Philippe Ier ait participé au financement de cette priorale, dépendance de Cluny.
À la gauche du Christ se tient un moine, vraisemblablement le prieur, qui pourrait être le fondateur de l'édifice.
Passé ces trois sculptures centrales, on trouve des anges et des animaux, parfois fantastiques. Là encore pour René Giblin, ces animaux symbolisent la lutte du Bien contre le Mal. On remarque un aigle, un griffon, une tortue, un cheval, un âne jouant de la harpe (assimilé à un sot prétentieux), un lion (symbole de l'orgueil), une sirène et, plus amusant, un mouton se bouchant les oreilles avec ses pattes (symbole du pécheur endurci qui refuse d'écouter les leçons de vertus du prédicateur).
Le tétramorphe se trouve-t-il parmi ces vingt-cinq claveaux ? Vraisemblablement pas. Certes, le lion pourrait être assimilé à Marc, l'aigle à Jean ; et un personnage qui porte un phylactère, à l'homme de Matthieu. Mais aucun claveau n'abrite de taureau. Il est donc préférable, comme le propose René Giblin, de n'y voir que des symboles de la lutte du Bien contre le Mal.
---»» Suite 2/2 plus bas.


Le portail roman de la fin du XIe siècle est abrité sous la tour-clocher érigée au XVIIIe.
Seule la voussure externe présente un intérêt archéologique.
Les tailloirs nord et sud où vient reposer l'archivolte n'ont pas le même profil : damiers au nord, billettes au sud.

Partie haute de la voussure externe du portail roman.
Les trois personnages du centre sont accompagnés d'anges.
Fin du XIe siècle.

Le Christ (dans une mandorle) est entouré d'un roi (Philippe Ier ?) et du prieur.
Voussure externe du portail roman.

Architecture extérieure (2/2).
---»» II. Le chevet roman.
Il se compose de deux étages très inégaux, mais remarquables dans leur association. Le second étage, parce qu'il est bien moins haut que le premier, agit un peu comme un élégant couvercle, une impression que la couverture conique en tuiles plates vient renforcer.
Le premier étage fait contraste avec les deux absidioles nord et sud, au mur nu et dont l'étroite fenêtre se rapproche d'une meurtrière. Avec ses hauts contreforts plats, flanqués de baies en plein cintre qui éclairent le chœur, il se dresse vers le second étage dont aucun bandeau ne le sépare. Les baies abritent, depuis 1954, les vitraux de Francis Chigot.
Le second étage est remarquable de pureté architecturale. Prolongeant les contreforts, quatre colonnes engagées délimitent cinq panneaux où, dans chacun, viennent se loger deux courtes arcades géminées aveugles, ornées de petits chapiteaux typiques de l'âge roman.
Sous la corniche qui reçoit le toit conique, le nu des modillons renforce le message édificateur dégagé par ces chapiteaux. La plupart d'entre eux sont historiés. Malheureusement, ils sont assez dégradés. Pour René Giblin, ils illustrent aussi la lutte du Bien contre le Mal. Force est de constater qu'aucun auteur, dans sa description du chevet, ne se lance dans leur interprétation... Six sont donnés plus bas.


La tour-clocher de l'église a été érigée au XVIIIe siècle..
Il faut franchir le porche de la tour pour voir le portail roman.

Le portail roman, abrité sous la tour-clocher, ouvre sur la nef.
Les deux chapiteaux à droite présentent des feuillages.
Les deux à gauche illustrent la lutte du Bien contre le Mal.

Chapiteaux historiés du portail roman.
Pour René Giblin, ils illustrent la lutte du Bien contre le Mal.
À gauche, l'homme pur déchire lion et dragon.
À droite, deux lions écrasent l'homme impur.

Mouton se bouchant les oreilles - Lion - Sirène.
Voussure externe du portail roman.

Âne jouant de la harpe - Aigle - Pélican.
Voussure externe du portail roman.

Chapiteau historié ornant les deux fenêtres d'un bâtiment
annexe qui jouxte l'église au sud.

Second étage du chevet roman de la fin du XIe siècle.
La multiplicité des chapiteaux historiés et à feuillage redonne vie à l'arcature aveugle.
CHAPITEAUX ROMANS DU CHEVET, FIN DU XIe SIÈCLE
ARCHITECTURE INTÉRIEURE DE L'ÉGLISE SAINT-AIGNAN

La nef et son élévation sud.
À droite, la travée du bas-côté sud est voûtée d'ogives (c'est en fait la deuxième travée).
Le vitrail de saint Pierre et de sainte Thérèse d'Avila, daté de 1924 et visible à droite,
est le seul qui subsiste après les bombardements de 1940-41.

Plan de l'église Saint-Aignan.
En rouge, les parties de la fin du XIe siècle.

Fonts baptismaux
XVIe -XVIIe siècle ?

Les vitraux de Francis Chigot.
En juin 1940, l'aviation allemande bombarda le Pont de la Loire, situé non loin de l'église Saint-Aignan, pour retarder le repliement des armées françaises. Il y eut encore un autre bombardement en 1941. Et les verrières furent soufflées...
Il reste un vitrail consacré à saint Pierre et à sainte Thérèse d'Avila dans le bas-côté sud, daté de 1924 (vitrail non donné dans cette page).
En 1954, la vitrerie fut partiellement complétée avec les créations de l'atelier Francis Chigot, un peintre verrier de Limoges qui la particularité de signer toutes ses œuvres. Voir ses vitraux à la chapelle Saint-Benoît à Argenton-sur-Creuse.
On voit ainsi trois vitraux dans l'abside (le Christ avec saint Aignan et saint Front), un vitrail de la Vierge piétinant le serpent dans l'absidiole nord et un dernier illustrant la Vision de saint Hubert dans le bas-côté nord (ci-contre).
Notons que le vitrail en dalles de verre qui éclaire l'absidiole sud a été réalisé par les moines de Saint-Benoît. Comme le personnage tient un lys, il doit s'agir de saint Joseph.


Vitrail de saint Hubert, détail.
Signé : «CHIGOT Limoges 1954»

Architecture intérieure (1/2).
L'église possède cinq travées, un vaisseau central et deux collatéraux, une structure habituelle pour les édifices de cette taille en Nivernais à l'âge roman.
L'ensemble a été très restauré au XVIIIe siècle. Au sein d'une élévation qui peut paraître uniforme, il est depuis lors difficile de repérer les vestiges romans (parties en rouge dans le plan ci-contre).
Cette uniformité est patente dans la nef qui offre une suite d'arcades en plein cintre de la fin du XIe siècle. L'architecture accuse maintenant un aspect partiellement de style classique : des dosserets, flanqués sur des piles rectangulaires, s'élèvent jusqu'à la corniche, marque d'appui de l'actuelle voûte en berceau.
Ces dosserets sont coupés en deux par un sobre chapiteau, réduit à de simples moulurations (voir photo plus bas). On note une originalité : la partie basse du dosseret est en saillie ; la partie haute, évidée. Une sorte de couronnement rectangulaire, posé sur un second haut chapiteau à moulurations, relie le dosseret à la corniche.
Les bas-côtés sont couverts d'une charpente. Cache-t-elle une voûte d'arêtes ? En tout cas, la première travée du bas-côté sud est bien voûtée d'arêtes. La deuxième travée est voûtée d'ogives, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus. Aucun auteur ne commente cette dernière singularité.
En 1976, l'historien Jean Dupont dans Nivernais, Bourbonnais roman parle d'un incendie qui, au milieu du XIIe siècle, a détruit le bas-côté sud. Destruction aggravée l'année suivante par l'écroulement d'une partie de la nef. A-t-on inséré cette voûte ogivale lors de la reconstruction ? Et dans quel but ? Lui faire supporter une surélévation ?
Comment se présentaient les couvrements des vaisseaux lors de la construction ?
En 1966, pour le Dictionnaire des églises de France, Jacques A. Palet, architecte et conservateur du Musée archéologique du Nivernais, analyse les vestiges visibles dans la première travée sud (non donnés en photo dans cette page) et en déduit, pour le vaisseau central, un couvrement en berceau scandé d'arcs-doubleaux. Pour les bas-côtés, il privilégie un couvrement en voûtes d'arêtes. En 2006, dans Bourgogne romane, Christian Sapin préfère rester dans le doute. «Il n'est pas possible, écrit-il, de connaître les couvrements des vaisseaux avec certitude, même si on opte pour une voûte en berceau contrebuté [sic] par les voûtes d'arêtes des bas-côtés (première travée du bas-côté sud).»
---»» Suite 2/2 plus bas.


Vitrail moderne
en dalles de verre.
réalisé par les moines
de Saint-Benoît.
Chapelle absidiale sud.

L'homme tient un lys à la main.
S'agit-il de saint Joseph ?
«««---
«La Vision de saint Hubert
avec donateur en prière»
(ex-voto).

Huile sur toile, 1645.



Architecture intérieure (2/2).
---»» Le chœur est en hémicycle, voûté en cul-de-four (ce qui correspond au cône de tuiles qui recouvre le chevet). Mais, en s'approchant, le visiteur pourra penser qu'il pénètre dans un lieu sans âme. Pourtant les vieilles pierres de l'abside sont là depuis la fin du XIe siècle ! Malheureusement, le badigeon blanc dont on a entièrement recouvert cet espace lors d'une précédente restauration a effacé les traces de l'âge roman.
Les six chapiteaux historiés qui ornent cette abside remontent eux aussi à la fin du XIe siècle, mais, vus de loin, ils se fondent dans la blancheur générale et on les distingue à peine ! Voir photo.
On ignore si la décision de «refondre» en blanc l'abside ainsi que les deux absidioles en cul-de-four a provoqué une polémique à l'époque de cette restauration...
Les six chapiteaux du chœur sont donnés plus bas. Dans les sources consultées, aucun historien n'a abordé l'épineux problème de leur interprétation...
Sur les cinq vitraux qui éclairent l'abside, trois sont des réalisations intéressantes de Francis Chigot en 1954 : le Christ bénissant est entouré de saint Aignan et de saint Front (voir plus bas).

«««--- «Prédication de l'évêque saint Aignan»
ou «L'évêque saint Aignan sauve Orléans
de l'invasion des Huns»
Anatole Dauvergne (1812-1870).

Vitrail de saint Hubert.
Signé : «CHIGOT Limoges 1954»

«Descente de croix»
Tableau anonyme, début du XIXe siècle.

Vitrail de la Vierge
Signé : «CHIGOT LIMOGES 1954»

Chapelle absidiale nord (XVIIIe siècle) dédiée au Saint-Sacrement.
Elle est éclairée par le vitrail de la Vierge.

Le bas-côté sud est couvert d'une charpente (qui cache une voûte d'arêtes ?)
À l'arrière-plan, chapelle absidiale avec le vitrail de saint Joseph.

«L'Éducation de la Vierge»
Soubassement de l'autel dans la chapelle du Saint-Sacrement.
XIXe siècle.

L'élévation nord de la nef et ses dosserets de style classique.

«La crèche», détail.
Bas-relief d'époque Renaissance.

«L'Assomption de la Vierge avec les évêques saint Front et saint Aignan»
Tableau anonyme, XVIIIe siècle.

«La crèche»
Bas-relief d'époque Renaissance dans le mur du bas-côté sud.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-AIGNAN

Le chœur de l'église Saint-Aignan et son maître-autel du XIXe siècle.
Le soubassement de l'autel est orné de l'Agneau pascal entouré du tétramorphe.
L'abside remonte à la fin du XIe siècle. La blancheur générale rend les six chapiteaux romans extrêmement discrets...

Soubassement du maître-autel : l'aigle de Jean.

Soubassement du maître-autel : l'Agneau pascal.
VITRAUX DE L'ABSIDE : LE CHRIST BÉNISSANT ENTRE SAINT AIGNAN ET SAINT FRONT.
ATELIER FRANCIS CHIGOT LIMOGES, 1954.

Saint Aignan.

Le Christ bénissant.

Saint Front.

Médaillon de saint Barthélemy dans le chœur.
XVIe ou XVIIe siècle ?
LES SIX CHAPITEAUX DE L'ABSIDE

L'abside, d'un blanc uniforme, avec ses chapiteaux du XIe siècle et ses stalles du XVIIe.

Le Sacré-Cœur, détail du vitrail axial.
En 1954, le peintre verrier Francis Chigot a choisi de
recopier l'attitude du Christ dans l'archivote du portail :
le Christ bénit et tient le livre de la Sagesse.

Les six stalles du côté sud et leurs miséricordes sculptées.
Les douze stalles (nord et sud) proviennent du couvent des Augustins de la ville qui fut fermé en 1790.
XVIIe siècle.

Vitrail de saint Aignan, détail.
Atelier Chigot à Limoges, 1954.
MISÉRICORDES DU XVIIe SIÈCLE

La nef de l'église Saint-Aignan vue depuis l'autel de messe.

Documentation : panneau affiché à l'entrée de l'église
+ Feuillet descriptif de l'église por René Giblin
+ «La Nièvre à travers le passé» d'Amédée Jullien, Les Éditions du Bastion, 1883
+ «Bourgogne romane» de Christian Sapin, éditions Faton, 2006
+ «Dictionnaire des églises de France», article de Jacques A. Palet, éditions Robert Laffont, 1966
+ «Nivernais Bourbonnais roman» de Jean Dupont, éditions Zodiaque, 1976
+ «Les Forges de la Chaussade», étude historique réalisée pour l'Association des amis du musée de Cosne, 1994
+ Base Mérimée et base Palissy.
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