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La Basilique du Sacré-Cœur est un monument
votif. En 1870, Garibaldi s'empare de Rome, le pape Pie IX se réfugie
au Vatican. Puis vient la défaite du Second Empire face à la Prusse
et l'occupation de la France. Deux notables de Poitiers
émettent le vœu de faire construire un sanctuaire en l'honneur du
Sacré-Cœur de Jésus-Christ pour que le pape soit libéré (ce qui
n'arrivera qu'avec les accords du Latran en 1923) et pour que cessent
les malheurs de la France.
L'archevêque de Paris
soutien le vœu. En 1872, il choisit la colline de Montmartre (qui
est un terrain nu) pour la construction. L'année suivante, l'Assemblée
Nationale déclare la basilique d'utilité publique.
Les fonds seront collectés par souscription nationale.
L'architecte Paul Abadie (1812-1884) est choisi pour édifier
le monument en style romano-byzantin, très à la mode à cette époque.
Il venait d'ailleurs de restaurer l'église Saint-Front de Périgueux
dans le même style.
Commencée en 1875, la basilique du Sacré-Cœur ne sera réellement
terminée qu'en 1960. C'est l'un des monuments les plus visités de
Paris,
mais également un haut lieu de pèlerinage. Le Saint-Sacrement y
est exposé en permanence et offert à l'adoration perpétuelle des
fidèles catholiques.
Le Sacré-Cœur est un monument privé, propriété de l'archevêché
de Paris, et non pas un édifice de l'État français. Le règlement
intérieur interdit de prendre des photos. Cependant, par beau temps,
vous pourrez en prendre depuis le portail central quand il est grand
ouvert.
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Le Sacré-Cœur et l'église Saint-Pierre-de-Montmartre
vus depuis le balcon de l'église Saint-Vincent-de-Paul. |

La façade du Sacré-Cœur avec sa foule de visiteurs quotidiens.
La pierre utilisée pour les parties extérieures vient de Seine-et-Marne.
Appelée «Château-Landon», cette
pierre très dure, au grain très fin, a la particularité de blanchir
au contact de l'eau. |

La façade et ses deux statues équestres en bronze,
saint Louis et sainte Jeanne d'Arc, installées en 1927. |

La façade du Sacré-Cœur vue du contrebas. |

Vue du paysage parisien depuis le parvis de Montmartre par temps clair.
Le bâtiment le plus important que l'on puisse voir sur la photo est
l'église
Saint-Vincent-de-Paul
construite au XIXe siècle. |

Statue équestre de Jeanne d'Arc
due à Hippolyte Lefèbvre et installée en 1927. |

Statue du Sacré-Cœur dans la niche
centrale de la façade principale.
Sculpture de Pierre Séguin. |

Statue équestre de saint Louis
due à Hippolyte Lefèbvre et installée en 1927.
Saint Louis tient la couronne d'épines
dans sa main gauche. |

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Tympan du portail droit : «Saint Thomas touchant les plaies du Ressuscité»
par Hippolyte Lefèbvre

| «««--- Le péristyle à trois
baies et ses tympans sculptés en bas-relief. |
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Le tympan central sculpté en bas-relief par Leon Fagel illustre
le coup de lance du soldat Longin après la mort du Christ.
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Tympan du portail gauche : «Moïse faisant jaillir l'eau du rocher»
par Léon Fagel (1851-1913).
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Porte centrale en bronze
Les trois portes sont ornées chacune de deux panneaux
sculptés en bas-relief, œuvre d'Hippolyte Lefèbvre. |

Panneau de la porte centrale : «La Multiplication des pains» (Hippolyte
Lefèbvre). |

Panneau de la porte centrale : «La Cène» (Hippolyte Lefèbvre). |

«Jésus au milieu des enfants» |

«La Conversion de Marie-Madeleine» |

«La Guérison du paralytique» |
| CI-DESSUS : TROIS BAS-RELIEFS
D'UNE PORTE LATÉRALE |
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Porte en style romano-byzantin sur le côté gauche. |

Le campanile culmine à 91 mètres. |

Sculpture en bas-relief sur la façade :
«Marie-Madeleine essuie les pieds de Jésus»
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La mosaïque du chœur est due à Olivier Merson.
Elle représente «Le Triomphe du Sacré-Cœur de Jésus»
Avec une surface totale de 475m2, c'est l'une des plus grandes du
monde.

«««--- Le chœur de la basilique
du Sacré-Cœur de Montmartre
et son retable en marbre de Carrare.
Le chœur est fermé par onze arcades romanes tout à fait originales. |
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Retable du chœur en marbre de Carrare.
Au premier plan, le maître-autel, reproduction en bronze d'un autel
de Cluny. |
Documentation : «Paris d'église en église»,
Massin éditeur)
+ livret «Sacré-Cœur de Montmartre», Éditions Lescuyer. |
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