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Page créée en oct. 2018
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La deuxième page consacrée à l'église Saint-Étienne-du-Mont propose un développement sur le chœur et le déambulatoire, en particulier la chapelle Sainte-Geneviève et la chapelle de la Vierge (avec leur ornementation et leurs verrières).
On trouvera, dans la seconde partie de la page, des présentations des grandes verrières Renaissance : verrière du Très-Saint-Nom-de-Jésus (baie 101), verrière de la vie de saint Étienne (baie 102), verrière de la Vie de la Vierge (baie 105), de la Légende de saint Claude (baie 107) et de la Pentecôte (baie 109).
La page 3 est consacrée aux galeries annexes, dites des «Charniers», aux verrières Renaissance qu'elles abritent et à la chapelle des catéchismes.


Vue d'ensemble du chœur avec le déambulatoire sud au premier plan.
Sur la droite, la grande baie 102 (Vie de saint Étienne) illumine le passage vers la chapelle des catéchismes.
À l'extrême-droite, la chapelle Sainte-Geneviève et ses bougies.
LA CHAPELLE SAINTE-GENEVIÈVE

La chapelle Sainte-Geneviève s'étale sur deux travées.

Baie 16 : la Procession de la châsse de sainte Geneviève.
Atelier d'Édouard Didron
1882,
D'après un dessin du XVIIe siècle.

La chapelle Sainte-Geneviève.
Sous la Terreur, les reliques de la sainte ont été brûlées. La châsse a été fondue.
Cette chapelle (réunion de deux petites chapelles) abrite donc les reliques qui ont subsisté dans d'autres églises. Son style artistique diffère totalement de celui des autres chapelles : le décor en a été renouvelé en 1855 sur un programme néogothique arrêté par le père jésuite Arthur Martin (1801-1856).
On retiendra le somptueux autel dédié à la sainte et organisé autour d'une statue d'Achille Valois. On notera aussi la présence de trois vitraux modernes. L'un des plus intéressants est celui de l'atelier d'Édouard Didron, créé en 1882, qui illustre la procession de la châsse, inspirée d'un dessin du XVIIe siècle. On y voit les deux églises (abbatiale et paroissiale) côte-à-côte.
Les deux autres, à la mode du XVe siècle, présentent la vie de sainte Geneviève.

.
Baie 16, détail : la Procession de la châsse.

«««--- Chapelle Sainte-Geneviève, la châsse moderne et l'autel.
Le projet néogothique d'Arthur Martin ne laisse pas un cm2 de mur et de voûte à nu !


Statue de sainte Geneviève, détail.
Œuvre d'Achille Valois, 1823.

Baie 12 : Histoire de sainte Geneviève, 1869.

Baie 18 : LA CÈNE ET LES APPARITIONS DU CHRIST.
Atelier de Charles Champigneulle, 1889.
Apparitions : Noli me tangere et Incrédulité de saint Thomas.

L'autel dédié à la sainte dans la chapelle Sainte-Geneviève.
Décor conçu en 1855 par le théoricien du néogothique, le jésuite Arthur Martin.

«Les échevins de Paris rendant hommage à sainte Geneviève»
Tableau ex-voto de Nicolas de Largillière
1696.

Les deux ex-voto à sainte Geneviève.
Ces deux ex-voto comptent parmi les tableaux phares de l'église Saint-Étienne-du-Mont. Hauts de plus de cinq mètres, ce sont des portraits collectifs des membres du bureau de la ville de Paris aux pieds de leur sainte patronne, rassemblés après le succès d'une procession.
Le premier de ces tableaux (donné au-dessus à droite) a été peint, en 1696, par Nicolas de Largillière (1656-1746) ; le second, donné plus bas, en 1726 par Jean-François de Troy (1679-1752). Ils ont été offerts à l'abbatiale au XVIIIe siècle par le prévôt des marchands et les échevins de Paris. Les donateurs avaient deux bonnes raisons de marquer leur dévotion à la sainte : d'une part, l'abbatiale abritait le tombeau de la sainte patronne de la ville ; d'autre part, ils voulaient la remercier de sa double intercession. La première eut lieu en 1694, année de famine : la pluie tombe sur Paris après la procession et met fin à trois mois de sécheresse. La seconde se produisit en 1725 selon le schéma inverse : la procession fait cesser les pluies diluviennes qui s'abattent sur la capitale.
Historiquement, ces tableaux étaient au nombre de quatre et se faisaient face dans la nef de l'abbatiale. Deux ont disparu. L'un, de 1710, était signé François de Troy, père de Jean-François ; l'autre était dû à Robert Tournières et datait de 1746.

Les deux tableaux qui nous restent illustrent la vie de la capitale. Ils ont, attiré les convoitises à un point tel qu'ils ont failli quitter l'église par trois fois. En 1856, le baron Haussman, préfet de la Seine, essaie de les faire entrer dans les collections du musée du Louvre, mais n'y parvient pas.
En 1878, ils sont présentés à l'Exposition universelle, puis gagnent l'Hôtel de ville... où ils seraient restés sans les réclamations pressantes de l'abbé de l'époque pour les récupérer.
Enfin, ultime passe d'armes après la Grande guerre. Cette fois, les deux toiles sont restaurées et entreposées au dépôt d'Auteuil pendant la durée du conflit. En 1919, elles sont exposées au Petit Palais où le conservateur souhaite les garder. L'administration proposa d'en réaliser des copies de taille réduite pour l'église. Il fallut l'intervention de l'archevêque de Paris pour que cesse la crise ouverte entre la paroisse et la ville.
Les deux toiles revinrent à Saint-Étienne-du-Mont en 1923. Au cours du second conflit mondial, elles furent à nouveau mises à l'abri, mais regagnèrent sagement leur emplacement en 1946.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, éditions Picard, 2016.


Baie 12, détail : saynètes de l'histoire de sainte Geneviève enfant.
1869.
Peintre verrier Claude Riquier, cartonnier Louis Steinheil.

Histoire de sainte Geneviève.
Elle est donnée par deux vitraux de sa chapelle. Tous deux sont réalisés par l'atelier du maître verrier Claude Riquier.
Le premier (1869) concerne la jeunesse de la sainte : elle rencontre l'évêque saint Germain d'Auxerre et saint Loup ; elle guérit sa mère Gérontia devenue aveugle (sa mère l'a giflée quand elle lui annonçait son désir de se consacrer à Dieu) ; elle reçoit le voile des vierges des mains de l'évêque Villicus ; elle est hantée dans son sommeil par la vision du paradis et de l'enfer.
Le second (1877) relate la vie de la sainte, une fois adulte : elle ravitaille les Parisiens ; elle les exhorte, en 451, à résister aux Huns qui menacent la capitale ; elle fait fuir le démon qui tourmente une jeune fille ; elle s'éteint vers 500 ou 512.
Dans ce dernier panneau, la bannière de l'ange au pied du lit indique que ce vitrail est une donation de l'Institut des Dames de sainte Geneviève.
Ces deux registres sont dominés par des hauts dais, un style caractéristique du XVe siècle, repris par l'atelier.


Baie 14, détail : saynètes de l'histoire de sainte Geneviève adulte.
1877.
Peintre verrier Claude Riquier, cartonnier Louis Steinheil.

«Ex-voto à sainte Geneviève par le prévôt des marchands et les échevins»
Tableau ex-voto de Nicolas de Troy
1726.

Déambulatoire central et élévations.
XVIe siècle.

Déambulatoire sud avec sa voûte.
Début du XVIe siècle.

Le chœur et l'élévation de l'abside.
Le maître-autel date de 1806.

«La Lapidation de saint Étienne»
peintre Jammot, 1866.

Élévations sud du chœur (XVIe siècle).
LES CINQ VITRAUX DE L'ABSIDE : LES APPARITIONS GLORIEUSES DU CHRIST (vers 1540)

Les cinq vitraux de l'abside vus du vaisseau central.

Baie 201 : APPARITION DU CHRIST À MARIE-MADELEINE

Baie 200 : APPARITION DU CHRIST À SA MÈRE

Les cinq vitraux historiés de l'abside.
Ces vitraux illustrent les apparitions glorieuses du Christ après sa Résurrection. Ils ne sont pas issus d'une commande particulière à une époque donnée, mais font partie, avec les grandes verrières, des nombreuses commandes passées par la fabrique pour vitrer le chœur dans les années 1530-1540.
Trois de ces vitraux ont un auteur connu. L'Apparition du Christ aux Saintes Femmes (baie 204 ), daté de 1541-1542, est dû à Guillaume Rondel, un verrier, nous disent les sources, à la veille d'intégrer la corporation des peintres. Le Noli me tangere (ou Apparition du Christ à Marie-Madeleine, baie 201) et l'Apparition aux pèlerins d'Emmaüs (baie 203) sont l'œuvre d'un autre verrier parisien, Jacques Rousseau.
Ces trois vitraux ont été offerts par des marguilliers de la paroisse. Le style de Jacques Rousseau faisait que ce verrier incarnait une sorte d'«arrière-garde picturale», pour reprendre l'expression d'Étienne Hamon et de Françoise Gatouillat. Les études sur les donateurs de vitraux montrent que les gens âgés (plus de cinquante ans à l'époque) s'adressaient plutôt à lui car ils semblaient préférer son style.
Enfin, deux vitraux n'ont, à ce jour, pas d'auteur connu : l'Apparition du Christ à sa mère (baie 200) et l'Apparition à saint Pierre (baie 202)
Sources : 1) Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, Picard, 2016 ; 2) Corpus Vitrearum, Les vitraux de Paris, de la Région parisienne, de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, CNRS, 1978.


Baie 202, détail : APPARITION DU CHRIST À SAINT PIERRE

Les vitraux de l'abside illustrent les Apparitions Glorieuses du Christ après sa résurrection.
Il datent des années 1530-1540.
LA CHAPELLE DE LA VIERGE

Déambulatoire sud et entrée de la chapelle de la Vierge.
On voit l'Annonciation d'A. Caminade sur le mur de la chapelle.

La chapelle de la Vierge avec
la statue en marbre de Denis Foyatier et les toiles marouflées d'Alexandre Caminade.

La chapelle de la Vierge.
Cette chapelle axiale de l'église a connu de nombreux réaménagements. Lors de sa mise en service en 1540, deux travées lui avaient été affectées.
Elle a été reconstruite en 1655 selon un plan élargi : empiétement sur le petit cimetière à l'est et élévation de son ouverture sur le déambulatoire (ce qui s'est traduit par la diminution pour moitié de la verrière qui la surplombe - photo ci-dessus à gauche).
On note de nouveaux réaménagements en 1738, puis par Godde en 1824, enfin par Victor Baltard en 1853.
La chapelle possède quatre toiles d'Alexandre Caminade (1789-1862) illustrant la vie de la Vierge, dont une Visitation et une Annonciation (données ci-dessous) en format réduit. Les deux autres sont de grande taille : une Adoration des mages et une Dormition. Le style de Caminade convient fort bien à cette chapelle. Par la gestuelle des personnages et le feutré des coloris, ses toiles respirent douceur et quiétude.
Au-dessus de l'autel, la statue de la Vierge à l'Enfant en marbre, réalisée en 1863 par Denis Foyatier (1793-1863), parachève l'atmosphère de paix du lieu.
Les six vitraux sous la coupole portent la griffe de Victor Baltard. Optant pour un aménagement néoclassique, celui-ci demanda à l'atelier Laurent-Gsell de créer six verrières à partir de panneaux anciens disparates. L'homogénéité de l'ensemble serait assurée par l'uniformité du cadre et de ses bordures.
On trouve ainsi une Sainte-Anne et la Vierge, un Saint-André et sa croix, saint Étienne avec une des pierres de son martyre sur la tête (réalisé avec l'emploi d'émaux car fait après 1600), un saint archevêque et une Vierge au Calvaire (réalisée vers 1550).
Enfin, à l'entrée de la chapelle, deux inscriptions signalent l'emplacement des tombes de Pascal et de Racine. La coupole date de 1655.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, éditions Picard, 2016.


Vitraux centraux de la chapelle de la Vierge dans leur mise en cadre.
Atelier Laurent-Gsell, 1853.
Les personnages de la partie basse remontent à la Renaissance.

«La Visitation»
Toile d'Alexandre Caminade, 1833.

«L'Annonciation»
Toile d'Alexandre Caminade, 1833.

La coupole de la chapelle de la Vierge (1655) et ses vitraux.

La coupole de la chapelle de la Vierge, détail.

«La Mort de la Vierge»
Alexandre Caminade, 1833.

La Vierge à l'Enfant, 1863.
Denis Foyatier (1793-1863).

Saint Étienne.
Après 1600.

La Vierge du Calvaire, vers 1550.

Le chœur gothique du XVIe siècle et ses niveaux 2 et 3.

«««--- Six panneaux anciens ont été utilisés par l'atelier Laurent-Gsell en 1853
pour réaliser les vitraux de la chapelle de la Vierge.
Ici, saint Étienne et la Vierge au Calvaire.
DÉAMBULATOIRE NORD : CHAPELLES ET VITRAUX

Le déambulatoire nord avec ses chapelles et ses grandes verrières.
Juste avant le premier plan, un cordon interdit l'accès à ces chapelles.

Les martyrs du Mont Ararat
dans la chapelle Saint-Joseph.
Peintures murales de la première moitié du XVIe siècle.

Baie 9, détail : Les suivantes de Marie
par Carlo Pizagalli
1894.
Chapelle nord Saint-Hilaire.

Baie 9 : LE MARIAGE DE LA VIERGE
par Carlo Pizagalli, 1894.
Chapelle nord Saint-Hilaire.

Baie 7 : LA MORT DE JOSEPH
par Carlo Pizagalli, 1894.

La chapelle Saint-Hilaire.
Elle est riche de deux vitraux de style troubadour donnés ci-contre. Le premier illustre le Mariage de la Vierge ; le second, la Mort de Joseph. (Historiquement, la chapelle Saint-Hilaire était dédiée à saint Joseph).
Les cartons de ces deux vitraux ont été proposés par le verrier parisien Carlo Pizagalli en 1894.
Les sources indiquent que la Commission des Beaux-Arts les accepta «sans enthousiasme».
Malgré la réelle beauté dont ils sont empreints (les suivantes de Marie données ci-dessus en donnent un exemple), il est probable que la Commission ait jugé que le style troubadour ne correspondait pas au style dominant de l'église.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, éditions Picard, 2016.

LES GRANDES VERRIÈRES
BAIE 101 : VERRIÈRE DU TRÈS-SAINT-NOM DE-JÉSUS

Baie 101 : VERRIÈRE DU TRÈS-SAINT-NOM-DE-JÉSUS
Atelier de Jacques Chastellain, 1540.

Baie 101 : le Très-Saint-Nom-de-Jésus.
Cette verrière a été offerte, au début des années 1540, par Robert Cénalis, évêque d'Avranches et futur doyen de la faculté de théologie de Paris. C'est une création de l'atelier du maître verrier parisien, Jacques Chastellain.
Deux grandes scènes, chacune sur deux lancettes, en composent l'essentiel : un Baptême du Christ et une Transfiguration. Entre elles, la lancette médiane est peuplée d'anges porteurs de phylactères à la gloire du Sauveur.
Le registre du bas illustre la Lapidation de saint Étienne, tandis que, sur la gauche, se tient le donateur en prières. Au tympan, une Trinité.
Ce vitrail est remarquable par ses différences de style : les auteurs des cartons et les peintres ne sont pas uniques. Comme si, dans l'atelier du maître verrier, tout le monde s'était mis au travail pour satisfaire un délai court.
Les sources indiquent que la Lapidation vient d'un dessin de Jean Cousin ; le très beau Baptême du Christ vient, quant à lui, d'un carton de Noël Bellemare, dessiné vers 1530 pour l'église parisienne du Temple.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat (Picard, 2016).


Baie 101, détail : la Lapidation de saint Étienne, 1540.

Baie 101, détail : le baptême du Christ.

Baie 101, détail : la Transfiguration.
1540.
BAIE 102 : VERRIÉRE DE LA VIE SAINT ÉTIENNE

Baie 102 : VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT ÉTIENNE
Atelier de Nicolas BEAURAIN, 1542.

Baie 102 : verrière de la vie de saint Étienne
Cette œuvre est due à un autre grand nom du vitrail parisien : Nicolas Beaurain.
La courte vie d'Étienne est illustrée par les scènes traditionnelles : il est nommé diacre ; il prêche à la foule ; il défend sa foi devant le Sanhédrin ; il est condamné ; lapidé ; son corps, laissé sans sépulture, est gardé par les bêtes sauvages ; le lendemain, des amis l'emportent pour l'enterrer.
Au tympan, Étienne est accueilli par la Trinité.
Nicolas Beaurain, engagé par la confrérie de saint Étienne pour réaliser ce vitrail, l'acheva à Pâques 1542. Ouvert aux innovations, ce maître verrier utilise ponctuellement des émaux pour les bleus et les violets.
Ce vitrail est resté à la même place du déambulatoire sud depuis l'origine.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, éditions Picard, 2016.


Baie 102, détail : le cadavre d'Étienne est veillé par les animaux sauvages, 1542.

Baie 102, détail :
Condamnation d'Étienne par le Sanhédrin.
Atelier de Nicolas Beaurain,
1542.
BAIE 103 : VERRIÉRE DES SCÈNES DE L'ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT

Baie 103 : SCÈNES DE L'ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT
Atelier Joseph Félon,
1866.

Baie 103, détail : Adam et Ève chassés du paradis.
Année 1866.

Baie 103 : verrière des Scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Ce vitrail de 1866 a été créé par l'atelier parisien de Joseph Félon. N'étant pas de la Renaissance, on le trouve rarement dans les documentations.
Le 1er registre illustre des scènes du début de la vie de Jésus ; au-dessus : Adam et Ève devant leur Créateur après leur faute, puis le Portement de croix. Au tympan, la Trinité.
Habilement Joseph Félon a reproduit le style Renaissance des vitraux voisins. En regardant les grandes verrières dans le déambulatoire nord, vous pourriez croire que ce vitrail de 1866 est du XVIe siècle !

BAIE 105 : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA VIERGE

Baie 105 : LA VIE DE LA VIERGE
Fin du XVe siècle.

Baie 105, détail du tympan : le Couronnement de la Vierge.
Le tympan est attribué au maître verrier Jacques Rousseau (1541).

Baie 105 : vitrail de la Vie de la Vierge
Ce vitrail vient de l'ancienne église Saint-Étienne. Avec d'autres, il a été déposé avant la démolition du bâtiment. Dans le courant de l'année 1541, la fabrique demanda au maître-verrier Jacques Rousseau de réinstaller dans le chœur de la nouvelle église quatre des anciennes verrières récupérées. Deux d'entre elles (baies 104 & 106) disparurent au XVIIIe siècle, mais il nous reste leurs vis-à-vis dans les baies 105 & 107 : une grande Vie de la Vierge et une Histoire de saint Claude donnée plus bas.
Les sources indiquent que «les neuf scènes d'origine [de ce vitrail] relèvent d'une production familière dans la capitale autour de 1500, inféodée à des modèles des peintres de la dynastie Dipre largement diffusés.»
Les panneaux relatant la vie de la Vierge sont des «classiques».
Au registre du bas : Annonce à Joachim, Rencontre à la Porte dorée ; Naissance de la Vierge ; Présentation au Temple ; Mariage de la Vierge.
Au registre supérieur : autour d'une Assomption, on trouve l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des mages et la Dormition.
Au tympan, la Vierge couronnée par la Trinité est une création du verrier Jacques Rousseau (1541).
Ce vitrail de la fin du XVe siècle confirme que rien dans le Nouveau Testament ne fait référence à la vie de Marie entre la Nativité (et la Fuite en Égypte) et la Dormition (hormis les courts épisodes des Noces de Cana et de la Crucifixion).
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat (Picard).


Baie 105, registre du bas :
Annonce à Joachim, Rencontre à la Porte dorée, Naissance de la Vierge,
Présentation de la Vierge au Temple, Mariage de la Vierge.
Production parisienne de la fin du XVe siècle.
BAIE 107 : VERRIÈRE DE LA LÉGENDE DE SAINT CLAUDE

Baie 107 : LA LÉGENDE DE SAINT CLAUDE
Fin du XVe siècle.

Baie 107. Le vitrail de la vie de saint Claude.
Comme son voisin de la baie 105, ce vitrail vient de l'ancienne église Saint-Étienne, démolie au début du XVIe siècle. Il relève d'un type de production traditionnel dans la capitale à la fin du XVe siècle.
Le tympan, comme dans la verrière de la vie de la Vierge (baie 105), est une création de Jacques Rousseau.
Ci-contre, le registre du bas : naissance du saint, baptême, entrée en religion et sacre.
Au-dessus, gros plan sur deux miracles posthumes : saint Claude coupe la corde d'un pendu innocent ; saint Claude sauve un voyageur de la noyade et le fait accompagner par deux anges.
Source : Saint-Étienne-du-Mont par Étienne Hamon & Françoise Gatouillat, éditions Picard, 2016 & Corpus Vitrearum.


Baie 107, détail : LA LÉGENDE DE SAINT CLAUDE.
Deux miracles posthumes : saint Claude coupe la corde d'un pendu innocent (à gauche) ;
Il sauve un voyageur de la noyade et le fait accompagner par deux anges (à droite).

Baie 107, registre du bas : LA LÉGENDE DE SAINT CLAUDE.
BAIE 109 : VERRIÈRE DE LA PENTECÔTE

«««--- Baie 109, détail central : LA PENTECÔTE
Verrière attribuée à Jacques Rousseau.


Baie 109 : verrière de la Pentecôte.
Compte tenu de l'architecture de l'église, c'est, parmi les grandes verrières, celle qu'il est le plus difficile de photographier.
On en donne ci-contre la partie principale.
La Vierge est assise au centre, face à saint Jean. Les autres apôtres les entourent. L'Esprit Saint se manifeste par la présence de flammèches qui viennent se positionner au-dessus des têtes.
Par comparaison des styles, ce vitrail est attribué au maître verrier parisien Jacques Rousseau.
Le vitrail a été très restauré au XIXe siècle. La moitié des têtes dans l'extrait ci-contre a été refaite à l'époque moderne et porte la marque du restaurateur Prosper Lafaye.

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