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Page créée en sept. 2014
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Au cœur du 15e arrondissement de Paris, l'église Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle est voisine de celle de Saint-Lambert-de-Vaugirard. En effet, au début du XIXe siècle, l'édifice qui a précédé l'église actuelle de Saint-Lambert se révéla trop petit pour la population du quartier. Un nouveau lieu de culte fut donc érigé non loin, entre 1828 et 1831.
Ce fut Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle, construit sur les plans de l'architecte Léonard Bontat. On se situait dans la plaine de Grenelle et le donateur du terrain se prénommait Léonard-Jean-Baptiste, d'où la dédicace de l'église.
Le style de l'édifice reprend celui des basiliques romaines, à la mode sous la Restauration. En 1924, puis en 1930, des agrandissements furent réalisés dans le cadre des Chantiers du Cardinal, dont une chapelle sous le chœur.
Au niveau artistique, l'église Saint-Jean-Baptiste est riche de quatre grandes peintures murales : deux dans le transept, une à la voûte de la croisée et une dans l'arc du chœur.
La couleur jaune, symbole de la Résurrection, règne partout dans la nef. Malheureusement, les vitraux sont opaques et, eux aussi, à dominante jaune. Le manque de lumière obscurcit sensiblement la voûte de la croisée et presque complètement les deux peintures du transept.
Cette page donne néanmoins quelques gros plans de deux des peintures murales.


La nef et le chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle.
ASPECT EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE-DE-GRENELLE

Vue extérieure de l'église.

Saint Jean-Baptiste sur la façade.

L'entrée de l'église se compose de trois arcades séparées par des colonnes doriques.

Le côté droit de l'église accueille des logements.

La très belle flèche du clocher rappelle
certaines illustrations de la tour de Babel.
ASPECT INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE-DE-GRENELLE

La couleur de l'édifice présente une forte dominante ocre jaune.
L'opacité des vitraux atténue fortement le passage de la lumière. La photo ci-dessus a été éclaircie.

Architecture intérieure.
L'architecture de l'église rappelle celle des basiliques romaines. La nef à sept travées est scandée d'arcades en plein cintre. Les piles monocylindriques sont surmontées d'un chapiteau dorique. La voûte en berceau est percée de lunettes. Une large corniche scandé de petits massifs à entablement, ceinture l'édifice, séparant les deux niveaux de l'élévation.
La nef est flanquée de deux bas-côtés simples, eux aussi voûtés en berceau. Ces bas-côtés se prolongent, au-delà du transept, de chaque côté du chœur où ils abritent des chapelles absidiales.
Après la nef, l'édifice présente un transept et un chœur de trois travées droites, clos par un chevet plat creusé d'un cul-de-four.


Chapelle Saint-Jean-Baptiste dans l'avant-nef
et ses vitraux modernes (atelier inconnu).

La chapelle Saint-Jean-Baptiste est l'ancienne chapelle des fonts baptismaux.
Dans la partie haute du vitrail donné ci-contre, l'artiste a fait figurer une amphore qui remplit d'eau une cuve baptismale.
L'atelier qui a créé les deux vitraux modernes de cette chapelle n'est pas connu.


Le visage de la Vierge dans la Piéta
Gustave Dermigny, 1955.

.«««--- Peinture murale Le Baptême de Jésus
dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Vitrail moderne dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Piéta en bois de tilleul de Gustave Dermigny, 1955.

Vitrail dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste, détail.
Années 1950, atelier inconnu.
Le maître-verrier a représenté une
chandelle et une colombe accompagnées
de la légende Ego Te Baptizo.

La Vierge dans le Calvaire.
Gustave Dermigny, 1955.

Chemin de croix, station VI :
Véronique essuie la face de Jésus.

Chemin de croix, station VIII :
Jésus console les filles de Jérusalem.
Détails de deux vitraux du chœur :
médaillon de saint Joseph (ou de saint
Vincent de Paul) et du Sacré-Cœur.
Atelier Janiaud, Paris, 1930.

La nef vue depuis le croisillon gauche du transept.
La teinte ocre jaune règne en maître dans l'église.

Calvaire en bois de tilleul.
Gustave Dermigny, 1955.

Les bas-côtés sont voûtés en berceau.
Au fond : la chapelle Saint-Jean-Baptiste.
L'atmosphère est assez sombre même par grand beau temps.

Le Christ en croix dans le Calvaire.
Gustave Dermigny, 1955

Saint Jean dans le Calvaire.
Gustave Dermigny, 1955.

Vitrail standard de la nef.
Atelier parisien Janiaud.
L'opacité du vitrail empêche
l'essentiel de la lumière de passer,

La chaire à prêcher.


Vitrail Art déco symbolisant l'Eucharistie
Atelier inconnu, années 1950.

«««--- Type de vitrail du chœur.
Atelier Janiaud, Paris, 1930.
Saint Jean dans le médaillon (?)

Les vitraux.
Dans le chœur, le dessin géométrique jaune des vitraux est enrichi, dans sa partie supérieure, d'un médaillon dédié au Sacré-Cœur, à la Vierge ou à un saint. Ces vitraux ont été créés par l'atelier parisien Janiaud (années 1930). Ils sont aussi opaques que ceux de la nef, qui n'ont pas de médaillon.
Enfin, un atelier non référencé a créé deux vitraux dans le style Art déco avec des bandes rouges sur fond mauve, consacrés à l'Eucharistie (détail ci-contre) et à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (donné plus bas).

LA COUPOLE À LA CROISÉE DU TRANSEPT

La coupole à la croisée du transept est ornée d'une peinture à l'huile
représentant saint Jean-Baptiste accueilli au ciel par le Christ.
Henri Nozais, 1929.

Les peintures murales de l'église.
En 1928, lors de l'agrandissement de Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle, le chanoine Touzé, futur directeur des Chantiers du Cardinal, confia l'embellissement de l'édifice au peintre Henri Nozais. Celui-ci utilisa une peinture à l'huile supportée par un épais enduit hydrofuge pour les décors de la coupole, du chœur et du transept.
Ces peintures, datées des années 1928 et 1930, illustrent des épisodes de la vie du Précurseur : l'Agneau mystique, la Naissance de Jean-Baptiste, sa Prédication, sa Montée au ciel et, enfin, Salomé portant à sa mère le chef du saint.
Source : «Le décor mural, de l'enthousiasme au murmure» de Martine Chenebaux-Sautory dans Églises parisiennes du XXe siècle, Action artistique de la Ville de Paris, 1996.

Compte tenu du peu de lumière dans la nef, (la chapelle axiale mise à part parce qu'elle est la plupart du temps éclairée à l'électricité), il est difficile d'avoir un aperçu satisfaisant de ces grandes peintures.
Celles qui se trouvent sur les arcs des croisillons du transept sont plongées dans une pénombre intense.


Vitrail Art déco dans le chœur.
Médaillon de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Abraham et son fils Isaac
Peintre Henri Nozais.
Pendentif de la coupole, année 1929.

Sainte Jeanne d'Arc
Atelier Janiaud, Paris.

L'Immaculée Conception (?)
Atelier Janiaud, Paris.

Le croisillon droit du transept
La peinture sur l'arc du croisillon est difficilement visible sans lumière électrique.
L'image ci-dessus a été éclaircie.

Saint Joseph dans un pendentif de la coupole.
Peintre Henri Nozais.
Année 1929.
«««---Moïse tenant les Tables de la Loi
dans un pendentif de la coupole.
Peintre Henri Nozais.
Année 1929.

Le chœur vu depuis le croisillon droit du transept.
Dans l'absidiole à droite : la chapelle Sainte-Anne.

Vierge à l'Enfant
dans la chapelle Sainte-Anne.
Sculpture sur bois contemporaine.
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE

Le chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle.
L'abside, éclairée par de la lumière artificielle, laisse voir deux des peintures murales d'Henri Nozais, (année 1928) :
  Dans le cul-de-four : «l'Agneau mystique»
Dans l'éventail : «La Prédication de Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain et l'entrée du Christ dans la vie publique».

«La Prédication de Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain et l'entrée du Christ dans la vie publique», détail :
Jean-Baptiste montre du doigt le Christ qui arrive sur la droite.
Peintre Henri Nozais, 1928.

La voûte en cul-de-four de l'abside porte l'Agneau mystique entouré d'anges.
Peintre Henri Nozais, 1928.

Maître-autel en marbre.

Le maître-autel.
Selon la tradition, cet autel a été exécuté avec des fragments d'un ancien autel de la cathédrale Notre-Dame, construit sur ordre de Louis XIV. Le roi Soleil voulait en effet honorer le vœu de son père Louis XIII (10 février 1638), consacrant son royaume à la Vierge pour la remercier de lui avoir donné un fils.


«La Prédication de Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain
et l'entrée du Christ dans la vie publique», détail : le Christ.
Peintre Henri Nozais, 1928.

Le Christ en croix dans la chapelle axiale.
Œuvre contemporaine.

Médaillon d'un vitrail du chœur.
Atelier Janiaud, Paris, 1930.
Louis et Zélie Martin, parents de Thérèse de Lisieux,
canonisée en 1925.

On lit au-dessus du médaillon la citation :
«On obtient [du Christ] tout autant qu'on espère»

Statue en bois de la Vierge à l'Enfant
Chapelle Sainte-Anne.
«««---L'orgue de tribune est moderne (Haerpfer, 1988),
modifié par Fossaet en 2003-2004.
MÉDAILLONS DANS TROIS VITRAUX DU CHŒUR (Atelier Janiaud, Paris, 1930)

Saint Jean

Saint Léon

Un saint évêque

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur
L'image a été éclaircie.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ «Églises parisiennes du XXe siècle», Action artistique de la Ville de Paris
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», Letouzey et Ané, 1936.
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