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Assiette en faïence de Rouen, vers 1750

Le musée de la Céramique à Rouen est un incontournable des musées de la ville. Installé dans l'ancien hôtel d'Hocqueville (construit en 1657, mais largement remanié depuis), il offre aux visiteurs un vaste panel de céramiques : Italie, Chine, Delft, France, dont Sèvres et évidemment Rouen. Dans le charme des petites salles d'un ancien hôtel particulier (dont certaines sont en enfilade), la Direction du musée a su présenter ses collections d'une manière instructive et variée (comme la photo ci-dessous où l'on voit une table de faïence de Rouen dressée dans la salle à manger de la demeure). Quelques belles huiles sur toile viennent agrémenter les objets de faïence. Enfin, deux salles sont dédiées à la porcelaine de Sèvres. Des panneaux explicatifs complets donnent aux visiteurs toute l'information souhaitée.
Les premiers collectionneurs de faïences de Rouen furent des personnes privées. Elles ne furent pas nombreuses car, au début du XIXe siècle, on préférait la porcelaine. Pourtant, dès les années 1840, des passionnés, comme André Pottier, arpentaient les vieilles rues de Rouen à la recherche des plus belles pièces. Il fallait ouvrir l'œil et agir vite car de riches amateurs anglais rôdaient chez les brocanteurs rouennais... Sous le Second Empire, l'idée d'un musée s'imposa. Créé en 1864, il fut rapidement enrichi par des donations, comme celle des sphères de Pierre Chapelle, qui y entrèrent en 1873. La collection du musée compte près de six mille pièces. Sagement mise à l'abri pendant la dernière guerre, elle a regagné le musée des Beaux-Arts de Rouen en 1946. Le nouveau musée de l'hôtel d'Hocqueville a été inauguré en avril 1984.

L'automne sous les traits de Bacchus, Rouen, vers 1730
Salle du premier étage avec une sa table dressée en faïence  de Rouen
Salle du premier étage avec une sa table dressée en faïence de Rouen
Au mur, des plats en faïence de Rouen
La façade de l'hôtel d'Hocqueville qui abrite le musée de la Céramique de Rouen
La façade de l'hôtel d'Hocqueville qui abrite le musée de la Céramique de Rouen
Le jardin de l'hôtel d'Hocqueville
Le jardin de l'hôtel d'Hocqueville
CÉRAMIQUES ITALIENNES
Vue d'ensemble de la salle des céramiques italiennes
Vue d'ensemble de la salle des céramiques italiennes
Enfant nu assis portant une cordelière, Florence attribué à Giovanni Della Robbia (1469–1529)
Enfant nu assis portant une cordelière, Florence attribué à Giovanni Della Robbia (1469-1529)
Début XVIe siècle
Plat «Myrra transformé en arbre donnant naissance à Adonis»
Plat «Myrra transformé en arbre donnant naissance à Adonis»
Urbino vers 1530
Salle des céramiques italiennes
Salle des céramiques italiennes
Les boiseries de l'abbaye de Saint-Amand

Faïence d'Urbino, milieu du XVIIe siècle ---»»»
Plat Urbino, vers 1530
Plat Urbino, vers 1530
Faïence d'Urbino, milieu du XVIIe siècle

Les boiseries de l'abbaye des moniales Saint-Amand. La cheminée (qui pourrait provenir de la chambre de la mère abbesse, début du XVIe siècle) est surmontée de quatre figures sculptées : La Vierge, l'archange Gabriel, sainte Marguerite et sainte Madeleine. Le reste des boiseries semble plus tardif (début du XVIIe) et proviendrait d'autres pièces du couvent. On compte 193 petits lambris rectangulaires en chêne. Ils sont décorés d'un herbier peint à l'huile, composé de fleurs et de fruits disposés en guirlandes. Source : panneau du musée.

«Le dévouement de Marcus Curtius»
«Le dévouement de Marcus Curtius»
Castel Durante, atelier d'Andrea da Negroponte
Vers 1550
Plaque «Moïse présentant les tables de la Loi au peuple juif», partie centrale
Plaque «Moïse présentant les tables de la Loi au peuple juif», partie centrale
Castelli, seconde moitié du XVIIIe siècle
LA FAÏENCE DE ROUEN
Aiguière aux armes de Charles–Louis Froulay de Tessé, évêque du Mans, Faïence de Rouen 1725
Aiguière aux armes de Charles-Louis Froulay de Tessé, évêque du Mans, Faïence de Rouen 1725
Avec les assiettes, l'aiguière est l'objet de faïence
le plus reproduit par les (rares) ateliers rouennais actuels.
Bannette
Bannette
Rouen, vers 1740
Première salle du musée
Dans l'entrée, des panneaux expliquent le processus de la fabrication de la faïence

La faïence à Rouen. L'histoire commence au XVIe siècle avec Masséot Abaquesne (né vers 1500 et mort avant 1564). C'est un précurseur de Bernard Palissy (vers 1511- vers 1589) dont on sait peu de choses. Il reçut d'importantes commandes de pavements pour des châteaux (notamment celui d'Écouen) et réalisa aussi le pavement de la chapelle du château de la Bastie d'Urfée, résidence de Claude d'Urfée, gouverneur des enfants d'Henri II. Les historiens présument que les heurts violents des guerres de Religion et la mise à sac de Rouen par les Huguenots en 1562 ont dû avoir raison de son atelier et de sa production.
Pour rivaliser avec les céramiques étrangères, un noble, Nicolas Poirel de Granval, obtint, en 1644, de la reine régente Anne d'Autriche le privilège de faire en Normandie de la vaisselle de faïence «pour l'utilité publique» - et ceci pour cinquante ans. Poirel était noble, mais s'adonner à la fabrication de la faïence ne dérogeait pas à sa noblesse car les arts du feu n'étaient pas considérés comme avilissants. Il confia la direction technique de l'atelier à Edme Poterat (1612-1687), lui aussi noble car sieur de Saint-Étienne et issu de l'artistocratie champenoise. Particulièrement doué, Poterat eut un rôle décisif. Il fit venir des ouvriers de Nevers, seule ville française où l'on savait fabriquer de la faïence. Le style rouennais s'inspira de l'Italie et de Nevers. La qualité s'améliora peu à peu. Vers la fin du XVIIe siècle, Rouen s'adapta à la nouvelle mode : le camaïeu bleu et les décors chinois. L'atelier était prospère. Colbert l'encouragea, vraisemblablement par une commande de carreaux pour le Trianon. En 1673, Louis Poterat, fils d'Edme, obtint du roi le droit de fabriquer de la porcelaine tendre.
Début du XVIIIe siècle : c'est la fin du privilège exploité par la famille Poterat. Les fabriques se multiplient. On en compte dix en 1720. Mais elles mettent à mal les forêts car les fours ont besoin de bois. En 1723, un arrêt du Conseil d'État limite l'établissement des nouveaux fours pour tous les métiers. Puis, un autre, en 1731, en fixe le nombre par manufacture. Production, qualité, variété des décors : c'est l'âge d'or de la faïence rouennaise (1720-1750). La noblesse parlementaire constitue l'essentiel de la clientèle. Le décor en camaïeu bleu triomphe : on l'estime plus «select» que la polychromie. Les artistes de Rouen - très inspirés - définissent le canevas du décor en camaïeu (volutes, lambrequins, palmettes, guirlandes, etc.). La mode du camaïeu bleu touche l'Europe entière. Les faïenciers de Lille, Strasbourg, Paris ou Saint-Cloud s'inspirent des créations rouennaises. L'influence de Nevers décline. Avec le décor rouge et bleu (et la maîtrise de la cuisson de l'oxyde de fer), la production de Rouen arrive à sa maturité.
Au XVIe siècle, les Italiens de la Renaissance se lancèrent dans les décors nobles, c'est-à-dire des scènes d'histoire religieuse ou de l'Antiquité. Urbino fut un centre important de création artistique. À cette époque, ---»»

---»» Rouen produisait des pavements à décor historié. Au XVIIIe siècle, à côté des services de table et des objets fonctionnels, la faïence de Rouen se lança dans la création artistique. Elle finit par atteindre les sommets de l'esthétique et de la perfection technique. N'ayant pas de formation académique, les faïenciers ne savaient pas créer des compositions. Ils prirent comme modèles des gravures exécutées par les maîtres du passé, y apportant leur griffe et leur maîtrise des couleurs. Les premières tentatives datent de la fin du règne de Louis XIV. Nevers et Delft y ont toujours leur empreinte. Vinrent enfin les chefs-d'œuvre comme les bustes des saisons (produits à plusieurs exemplaires) ou les sphères de Pierre Chapelle (produites à trois exemplaires). Ces pièces incarnèrent le savoir-faire des manufactures. ---»»

Assiette, Rouen vers 1750
Assiette
Rouen vers 1750

---»» Vers 1750, le style rocaille s'impose dans la production rouennaise. La qualité des émaux s'améliore, les couleurs deviennent plus limpides. Mais le marché se retourne : la noblesse se met à préférer la porcelaine tandis que la petite bourgeoisie se met à la faïence en imposant ses goûts : simplicité des dessins et décors patronymiques. La beauté des articles s'affaisse, tout comme les prix. Cependant, le style rocaille subsiste sans aucune évolution.
C'est un traité de libre-échange qui va précipiter la fin. En octobre 1786, la France de Louis XVI et de Vergennes et l'Angleterre de William Pitt s'engagent à garantir la libre circulation des biens entre les deux pays avec des droits de douane très faibles. Très vite, la faïence anglaise s'impose dans le Royaume : le charbon anglais coûte moins cher que le bois pour entretenir les feux, les décors anglais sont produits par procédé mécanique. Au final, la faïence d'Outre-Manche coûte 25% moins cher que la française... et le style anglais plaît. Si le traité permit aux Britanniques d'acheter de la porcelaine française (dont la production se multiplia), il sonna le glas de la faïence rouennaise. La concurrence, une créativité stagnante, les troubles de la Révolution et l'élévation excessive des matières premières finirent par avoir raison des fabricants.

Source
: «Trésors du musée de la Céramique» (musée de la céramique de Rouen) ISBN : 2-85056-450-8a.

Salle du premier étage avec vitrines de faïences
Salle du premier étage avec vitrines de faïences
Plateau de table, Rouen, vers 1750
Plateau de table
Rouen, vers 1750
Pot à eau, Marseille vers 1750
Pot à eau
Marseille vers 1750

Bouilloire et son réchaud
Bouilloire et son réchaud en porcelaine
Paris Clignancourt, manufacture de Monsieur, comte de Provence, vers 1780

Bouillote, Allemagne, Höchst, vers 1760
Bouillote, Allemagne, Höchst, vers 1760
Porcelaine dure
Violon en faïence de Delft, vers 1710
Violon en faïence de Delft, vers 1710
Décor en camaïeu bleu

C'est l'une des plus belles pièces du musée.
Le violon fut découvert au XIXe siècle par un collectionneur parisien chez un brocanteur de la rue Eau-de-Robec à Rouen (rue appréciée de tous les «chineurs» de l'époque). Et ceci au nez et à la barbe d'André Pottier, collectionneur rouennais qui arpentait tous les jours cette même rue! Tous deux pensaient que c'était une production rouennaise.

Buste et console Marc-Antoine
Buste et console Marc-Antoine
Rouen 1730, faïence
Buste de Marc Antoine
Buste de Marc Antoine
et buste de Cléopâtre (ci-dessous)
Rouen, début du XVIIIe siècle, faïence
Buste de Cléopâtre
Huile sur toile : Offrande à Cérès
Huile sur toile : Offrande à Cérès
Auteur anonyme
Plat décor rayonnant en camaïeu bleu et ocre
Plat décor rayonnant en camaïeu bleu et ocre
Lille, vers 1725, faïence

Le singe était un thème courant à l'époque classique, même si sa présence sur un siège de commodités peut paraître un peu incongrue. Rappelons que la chaise de commodités était l'objet en faïence le plus répandu dans les foyers urbains (aristocratiques et bourgeois) au XVIIIe siècle.

Garde–robe ou chaise de commodités
Garde-robe ou chaise de commodités
Le Singe astronome
Rouen, vers 1730, faïence
Le Singe astronome
LES BUSTES DES SAISONS
Buste jaspé «Les 4 saisons»
Buste jaspé «Les quatre saisons»
L'hiver sous les traits d'un vieillard,
Vue d'ensemble des quatre bustes jaspés
Vue d'ensemble des quatre bustes jaspés
près de l'escalier d'honneur

Rouen, fabrique Edme Poterat, fin XVIIe siècle, faïence

L'escalier d'honneur de l'hôtel d'Hocqueville est orné de deux suites de bustes en faïence de Rouen. En regard de l'escalier, on trouve quatre bustes drapés à l'antique réalisés par la manufacture Poterat à la fin du XVIIe siècle (images à gauche et à droite). Ils symbolisent les saisons (Flore, Cérès, Bacchus et un vieillard) et sont présentés sur console. Recouverte d'un émail chargé de manganèse, leur surface imite celle des pierres précieuses comme le jaspe ou l'agate.
Dans les années 1730, la manufacture de Nicolas Fouquay (1686-1742) reproduit ce thème des saisons, en vogue à Versailles, avec de grandes sculptures polychromes. Apollon y est ajouté. Le musée de Rouen conserve Apollon, Cérès et Bacchus (donnés ci-dessous). Les figures sont drapées dans des étoffes peintes en aplats. Les couleurs unies sont parcourues de veines imitant le marbre. On sait que quatre suites de bustes ont été réalisées. Celles du musée du Louvre ont des draperies ornées de fleurs.
Source : panneau dans le musée.

Bustes jaspé «Les 4 saisons»
Bustes jaspé «Les quatre saisons»
L'été sous les traits de Cérès
Rouen, fabrique Edme Poterat, fin XVIIe siècle
Bustes Apollon et les saisons
Bustes Apollon et les saisons
L'automne sous les traits de Bacchus
Rouen, fabrique de Nicolas Fouquay, vers 1730
Bustes Apollon et les saisons
Bustes Apollon et les saisons
L'été sous les traits de Cérès
Rouen, fabrique de Nicolas Fouquay, vers 1730
Bustes Apollon et les saisons
Bustes Apollon et les saisons
Apollon, Rouen, fabrique de Nicolas Fouquay, vers 1730
Commode en tombeau, Paris, vers 1750
Commode en tombeau, Paris, vers 1750
surmonté d'une toile du XVIIIe siècle
Plat creux, Rouen
Plat creux, Rouen
Attribué à la manufacture de Jean-Baptiste Guillibaud, vers 1730, faïence
Vase en forme de pot à feu
Vase en forme de pot à feu
Rouen, milieu du XVIIIe siècle

Le terme pot à feu vient du fait que le feu
semble s'échapper du haut du vase.
Paire de vases en forme de pot à feu
Paire de vases en forme de pot à feu
Rouen, milieu du XVIIIe siècle
avec les boiseries de l'ancien pavillon de
musique de l'hôtel d'Hocqueville
Faïence de Rouen, colonne Apollon et les muses
Faïence de Rouen
Colonne Apollon et les muses
Milieu du XVIIIe siècle
Vase en forme de pot à feu. Gros plan sur le travail du faïencier
Vase en forme de pot à feu
Rouen, milieu du XVIIIe siècle, Gros plan sur le travail du faïencier.
Plaque «La conversion de saint Paul»
Plaque «La conversion de saint Paul»
Rouen, vers 1720, faïence, détail central
Plat «Le triomphe de Neptune»
Plat «Le triomphe de Neptune»
Rouen, vers 1720, faïence

Colonne Apollon et les muses, détail du dessin ---»»»
Rouen, milieu du XVIIIe siècle
Tableau «Le Gouter dans un parc»
Tableau «Le Gouter dans un parc»
Deuxième moitié du XVIIIe siècle, huile sur toile, auteur anonyme
Colonne Apollon et les muses, détail du dessin
Colonne Apollon et les muses, détail du dessin
Rouen, milieu du XVIIIe siècle
L'artiste - inconnu - a été baptisé le Maître des muses.
Salle du premier étage avec lions de faïence et vitrines  de faïences de Rouen
Salle du premier étage avec lions de faïence et vitrines de faïences de Rouen
Plateau de table «Coriolan chež les Volsques»
Plateau de table «Coriolan chez les Volsques»
Rouen, vers 1740, faïence, exécuté d'après un tableau de Charles de la Fosse (1636-1717)
Colonne Apollon et les muses, détail du dessin
LES SPHÈRES DE PIERRE CHAPELLE (1725)

Les sphères de Chapelle. Ces deux sphères, l'une terrestre et l'autre céleste, datent de 1725 et font partie des joyaux du musée de Rouen. Le cartographe Vincenzo Coronelli (1650-1718) avait réalisé deux grandes sphères de quatre mètres de diamètre pour Louis XIV. En 1684, l'année de leur livraison, il publia aussi un recueil reproduisant les fuseaux de ces sphères. Ce qui permettait de les refaire dans cinq diamètres différents. Les sphères du musée, piétement compris, ont une hauteur de 147 cm, les globes ont un diamètres de 45 cm. Les socles et les piédouches portent des ornements relatifs au système solaire. On y voit des allégories des continents (un animal pour chacun), des arts libéraux sous la forme de trophées et les quatre éléments associés à des divinités du Panthéon romain.
La sphère terrestre est divisée en 36 fuseaux de 10°. En plus de l'équateur et des tropiques, les principales routes maritimes sont indiquées.

La sphère céleste, la plus originale, représente les constellations du ciel dans la configuration qu'elles avaient le jour de la naissance de Louis XIV, soit le 5 septembre 1638. Les étoiles sont marquées par des fleurs, les constellations représentées par des figures du zodiaque ou de la mythologie, comme le montre la photo ci-dessous.
Ajoutons que les deux ensembles sont parfaitement conservés. La polychromie en est remarquable. Ils ont été fabriqués Pierre Chapelle, de l'ancienne fabrique d'Edme Poterat, dirigée à l'époque par madame Le Coq de Villeray.
Les sphères de Rouen proviennent du château de Boisguilbert, propriété de la famille du gendre de madame Le Coq de Villeray, qui a dû les donner à sa fille.
Source : «Trésors du musée de la Céramique» (musée de la céramique de Rouen)

Salle des sphères au premier étage
Salle des sphères au premier étage
Salle du premier étage avec sa table dressée et sa cheminée
Salle du premier étage avec sa table dressée et sa cheminée
Vue d'ensemble de la salle aux deux sphères
Vue d'ensemble de la salle aux deux sphères
Sphère céleste
Sphère céleste
Rouen, manufacture de madame Le Coq de Villeray, décor peint par Pierre II Chapelle, 1725
Sphère terrestre
Sphère terrestre
Rouen, manufacture de madame Le Coq de Villeray, décor peint par Pierre II Chapelle, 1725
Salle des sphères, ornementation en haut d'une porte
Salle des sphères
Ornementation en haut d'une porte
Tableau : «Madame de Maintenon en sainte Françoise romaine» Anonyme, d'après Pierre Mignard (1612–1695)
Tableau : «Madame de Maintenon en sainte Françoise romaine» Anonyme, d'après Pierre Mignard (1612-1695)
Fin du XVIIe siècle
Table de toilette avec objets de faïence (dernier quart du XVIIIe siècle)
Table de toilette avec objets de faïence (dernier quart du XVIIIe siècle)

Fonte «Bernard Palissy» par Louis-Ernest Barrias (1841-1905) ---»»»
Fonte en réduction d'une sculpture en bronze commandée en 1880 par la Ville de Paris
Fonte «Bernard Palissy» par Louis-Ernest Barrias
Vitrines des terres vernissées
Vitrines des terres vernissées
Plat «La Femme adultère»
Plat «La Femme adultère»
France, suite de Bernard Palissy, début du XVIIe siècle
Terre vernissée
Plat ovale «Henri IV et sa famille»
Plat ovale «Henri IV et sa famille»
d'après une gravure de Léonard Gaultier, France, suite de Bernard Palissy, début du XVIIe siècle
Coupe ovale «Esther au pieds d'Assuérus»
Coupe ovale «Esther au pieds d'Assuérus»
Atelier de Fontainebleau dit d'Avan, début du XVIIe siècle, terre vernissée
Vitrine de faïences et de porcelaine de Chine
Vitrine de faïences et de porcelaine de Chine
Potiche, porcelaine dure
Potiche, porcelaine dure
Chine, vers 1700

Carreaux du pavement de la chapelle de la Bastie d'Urfée . Le château de la Bastie d'Urfée se trouve dans le Forez, près de Saint-Étienne. Le seigneur des lieux, Claude d'Urfée (1501-1558) - et grand-père d'Honoré d'Urfée, auteur de l'Astrée (l'un des plus grands romans français du XVIe siècle) - voulut décorer son château avec faste. Ambassadeur auprès du Saint-Siège, il avait été séduit par l'art italien et le goût des belles choses.
L'ensemble de 220 carreaux présenté par le musée a été réalisé à Rouen par l'atelier de Masséot Abaquesne, vers 1557. Sur les carreaux, on peut voir les chiffres de Claude d'Urfée et de son épouse, ainsi que leur emblème. On y voit aussi des grappes de fruits et de légumes, des rubans. La chapelle du château était parée d'un riche décor de lambris sculptés, de marqueterie, de peintures et de vitraux. (Le musée donne la photo d'une toile de 1880 dépeignant la chapelle.) Ce décor fut partiellement dispersé au XIXe siècle.
Source : panneau dans le musée.

Carreaux du pavement de la chapelle de la Bastie d'Urfé
Carreaux du pavement de la chapelle de la Bastie d'Urfé
LA PORCELAINE DE SÈVRES AU MUSÉE DE ROUEN
Cinq vases de Sèvres
Cinq vases de de porcelaine de Sèvres

La porcelaine de Sèvres au musée de Rouen. Dès sa création en 1740, la Manufacture de porcelaine de Sèvres a visé l'excellence. L'État français utilisait ses créations pour les services de table de ses administrations, mais aussi comme cadeaux diplomatiques aux puissances étrangères. La IIIe République fit plus : le savoir-faire des porcelainiers sévriens devait être exposé dans les grandes villes de province. Mission éducative, création artistique, émulation des arts furent les objectifs de la République. À cette fin, la Manufacture de Sèvres envoya de manière systématique des pièces anciennes et contemporaines dans les musées de province. Le musée de la Céramique de Rouen possède ainsi une centaine de pièces de Sèvres envoyées entre 1884 et 1934.

Celles qui sont exposées dans les deux salles consacrées à Sèvres sont essentiellement des vases. Ils illustrent le renouveau créatif qui a marqué la manufacture à la fin du XIXe siècle, notamment quand elle fut dirigée par Albert Carrier-Belleuse ou Alexandre Sandier. Après la recherche sur la peinture sur vitrail menée par Alexandre Brongniard dans la première moitié du XIXe siècle, suivit la recherche sur les pâtes de céramique et leur couverte. Des vases originaux furent alors créés avec des décors peints sur porcelaine à l'argile liquide colorée (dits «pâte-sur-pâte») ou encore des décors de cristallisation. On en donne ici quelques beaux exemples comme le vase aux raisins de Paul-Arthur Massoule. Source : panneau dans le musée.

Vase Ly, forme de Michel Dieterle
Sèvres, 1867, porcelaine tendre
Vase Ly, forme de Michel Dieterle
Décor peint par Goddé
Vase de nola
Sèvres, 1882, porcelaine
Vase de nola
Forme d'Albert Carrier-Belleuse
Vase de Saïgon
Sèvres, 1879, porcelaine
Vase de Saïgon
Forme d'Albert Carrier-Belleuse
Vase Tribout n°2 Décor «confettis»
Sèvres, 1931-1933, porcelaine
Vase Tribout n°2 Décor «confettis»
Forme de Georges Tribout
Vase de Salamine, décor de Jules-François Célos
Sèvres, 1878
Vase de Salamine, décor de Jules-François Célos
Porcelaine polychrome et rehauts d'or
Vase aux raisins de Paul-Arthur Massoule
Sèvres, 1898
Vase aux raisins de Paul-Arthur Massoule
Sèvres, biscuit «Le nœud de cravate ou l'oracle»
Sèvres, biscuit «Le nœud de cravate ou l'oracle»
Modèle de Falconet en 1766, édité vers 1774-1780
Porcelaine tendre
Assiette du service des pêches : «Dans la Volga, pêche à l'esturgeon»
Porcelaine de Sèvres
Assiette du service des pêches : «Dans la Volga, pêche à l'esturgeon»
Voir la page de la porcelaine de Sèvres
Vase carré aux cariatides
Sèvres, 1880, porcelaine
Vase carré aux cariatides, forme d'Albert Carrier-Belleuse, décor de Maximilien Mérigot
Vase cylindroïde Nicolle , forme de Joseph Nicolle, détail
Sèvres (1869-1874), porcelaine
Vase cylindroïde Nicolle , forme de Joseph Nicolle, détail

Documentation : Panneaux dans le musée + «Trésors du musée de la Céramique» (musée de la céramique de Rouen) ISBN : 2-85056-450-8
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