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Page créée en mars 2020
Les Mystères douloureux, la Flagellation, Nicolas Belloti, 1627

L'histoire de la ville d'Épinal commence par un château. Érigé au Xe siècle sur instruction de l'évêque de Metz, Thierry Ier de Hamelant (964-984), l'édifice dominait la route reliant Metz à Bâle. À la fin de ce même siècle, l'évêque fonda, en contrebas de la motte castrale, un monastère et une église pour le desservir. Vers 983, il fit don des reliques de saint Goëry. L'église assura alors une double fonction : abbatiale dédiée à saint Goëry ; paroissiale dédiée à saint Maurice. Adalbéron, qui succéda à Thierry à l'évêché de Metz, établit des clercs dans l'église, puis les remplaça par des moniales, suivant la règle bénédictine. Saint Goëry ayant la réputation de soigner le Mal des Ardents, l'église devint un lieu de pèlerinage et se révela bientôt trop petite. On bâtit donc un nouvel édifice qui fut consacré par le pape Léon IX aux alentours de 1050. Fait habituel à cette époque, le monastère attirait les femmes de la noblesse... qui entendirent prendre leurs libertés avec la règle, tout comme dans le monastère voisin de Remiremont. Bientôt, il n'y eut plus ni vœux, ni vie commune. Les chanoinesses gardaient leurs biens personnels, touchaient les revenus du chapitre, habitaient des maisons particulières et pouvaient même se marier. Et bien sûr, seules les jeunes filles nobles pouvaient intégrer le monastère. Lors des offices, les chanoinesses se tenaient dans des stalles autour de l'autel dédié à saint Goëry.
Au XIIIe siècle, Épinal était devenue un bourg prospère grâce au pèlerinage et aux marchés de la ville. Elle commerçait avec la Bourgogne et tirait profit des foires de Champagne. (Épinal comptera 2000 habitants à la fin du Moyen Âge.) La cité était devenue quasiment indépendante de l'évêque de Metz. Les bourgeois, conscients de leurs statuts, firent reconstruire l'église : le style roman fut transformé en style gothique primitif. C'est peu ou prou l'édifice que nous voyons aujourd'hui. C'est aussi à cette époque que l'évêque de Toul, Conrad, voulut obliger les moniales à suivre la règle bénédictine. Offusquées, elles en appelèrent au pape en 1294 et obtinrent gain de cause. Si l'on en croit le vide des sources, rien ne vint plus troubler l'église et son monastère jusqu'à la Révolution, qui changea tout. En 1790, le chapitre des chanoinesses fut supprimé. Par la suite, l'édifice devint entièrement paroissial.
L'église Saint-Maurice date du XIIIe siècle, avec néanmoins quelques parties du XIe siècle, comme la tour occidentale et l'ossature de la nef. Elle possède un trait architectural intéressant : celui de la transition du roman au gothique. On y voit les deux éléments : arcs en plein cintre et arcs brisés, petites fenêtres dans la nef et hautes baies gothiques dans le chœur et les absidioles, sans oublier les chapiteaux inspirés par le roman ou le gothique.
Au XIXe siècle, le conservateur du Musée d'Épinal, Jules Laurent, usa de son influence pour faire classer Saint-Maurice, dès 1846, sur la liste des Monuments historiques. À la suite de quoi, le bâtiment subit d'importants travaux de restauration de 1846 à 1848. La construction d'un portail néo-roman à la façade ouest de la tour date de cette époque. En 1865, la chapelle des Innocents, bâtie au XVIe siècle, est démolie, remplacée par la chapelle du Saint-Sacrement. En 1870, ce sont les maisons accolées au chevet qui sont détruites et remplacées par une suite de sacristies. D'autres travaux suivent à la fin du XIXe siècle (clocher, quasi-réfection du côté sud après démolition des maisons qui s'y appuyaient, enfin restauration du portail des Bourgeois).
En 1933, l'église Saint-Maurice est érigée en basilique romaine mineure par le pape Pie XI.

Statue de la Vierge, XVe siècle
Vue de la nef depuis l'entrée
Vue de la nef et du chœur depuis l'entrée.
Le chevet de la basilique et le côté nord avec sa tourelle
Le chevet de la basilique et le côté nord avec sa tourelle, dite tour des Ladres érigée au XIIe siècle..
Les tourelles nord et sud abritent chacune un escalier qui permet, depuis le transept, d'accéder aux tribunes.
Plan d'Épinal en 1626 au Musée du Chapitre : la basilique au milieu des maisons
Plan d'Épinal en 1626 au Musée du Chapitre : l'église Saint-Maurice au milieu des maisons.
Des habitations sont accolées au soubassement du chevet.
Elles seront remplacées par une suite de sacristies au XIXe siècle.
Un beffroi du XIIIe siècle coiffe la tour occidentale du XIe siècle.
Un beffroi du XIIIe siècle coiffe la tour occidentale du XIe siècle.
Le clocheton, dont on ne voit que le sommet avec la croix et la girouette, est très récent (année 1991).
Le clocher du XIe siècle et le portail néo–roman du XIXe siècle
Le clocher du XIe siècle et le portail néo-roman des années 1840.
Plan d'Épinal en 1626 au Musée du Chapitre
Plan d'Épinal en 1626 au Musée du Chapitre.
Le portail néo-roman du XIXe siècle
Construit pour venir à bout des problèmes d'humidité dans la nef,
le portail néo-roman a été ajouté à la tour dans les années 1840.
Le Christ Juge au fronton du portail du XIXe siècle
Le Christ Juge au fronton du portail néo-roman du XIXe siècle.
Élévations et arcs-boutants sur le côté sud
Élévations et arcs-boutants sur le côté sud.
On remarque, sur le mur gouttereau, les fenêtres romanes bouchées.
Le côté sud a été refait quasiment à neuf dans les années 1890.
À DROITE ---»»»
Au premier niveau : le chemin de ronde dans la partie haute de la tour.
Au-dessus, le clocher roman.

Architecture externe 1/2. Avec ses deux grandes tourelles nord et sud, la basilique Saint-Maurice, de 68 mètres de long, possède une apparence très contrastée et pleine de relief. Une tour très massive, à plan carré, s'élève à l'ouest. Elle sera percée en 1846 d'un portail néo-roman dans le but louable de lutter contre l'humidité de l'église. Mais, de l'avis des architectes-historiens, ce portail, œuvre de Jules Laurent, défigure cette impressionnante tour-beffroi du XIe siècle. En dehors de la tour, les traces de l'édifice du XIe siècle sont d'ailleurs bien visibles sur les murs gouttereaux, au troisième niveau de la nef : ce sont les fenêtres romanes bouchées telles qu'on les voit sur la photo ci-contre.
Au XIIIe siècle, selon l'historienne Marie-Claire Burnand (Lorraine gothique aux éditions Picard, 1989) la tour primitive a été recouverte d'une épaisse maçonnerie extérieure. Elle est donc constituée de deux structures juxtaposées : l'une romane, l'autre gothique. Dans Lorraine gothique aux éditions Faton en 2013, l'historienne Suzanne Braun donne une autre version. Elle écrit que, à la suite d'un sondage fait dans la tour en 1984, «il est établi que l'actuelle tour de façade du XIIIe siècle a été construite en enrobant d'un mur intérieur et extérieur la tour du XIe siècle, qui en forme donc le noyau (...)». Ce qui ne semble guère compatible avec ce qu'elle écrit quelques lignes plus loin en reprenant à son compte les deux structures juxtaposées romane et gothique. Un peu de rigueur ou de précision dans l'information aurait été bienvenue.
Le chemin de ronde, couvert et ajouré de petites baies géminées, servait d'abri aux soldats. Ces baies, de style roman tardif, sont particulièrement élégantes : un arc en anse de panier vient coiffer, dans une allure de rouleau protecteur, les arcs en plein cintre qui dominent les baies géminées.
À cette tour le XIIIe siècle ajouta le clocher, situé en retrait du chemin de ronde. Il a été restauré au XIXe siècle. Enfin, le clocheton, coiffé d'une grande croix, a été posé en 1991. Le clocher a ainsi retrouvé son aspect du XVIIe siècle. Suite ---»» 2/2.

Le chemin de ronde dans la partie haute de la tour. Au–dessus, le clocher roman.
Le chevet et la tourelle du côté sud
Le chevet et, au soubassement, les sacristies construites au XIXe siècle.
Sur le côté sud, la tourelle du Saint-Esprit, érigée au XIIIe siècle, termine le bras sud du transept.

Architecture externe 2/2. Le portail des Bourgeois constitue le second élément architectural majeur de la basilique. Ou du moins ce qu'il en reste après les mutilations systématiques entreprises à la Révolution... Il est daté du troisième quart du XIIIe siècle. C'était par là que les laïcs rentraient dans l'église, les chanoinesses se réservant la belle porte des Dames sur le côté sud. Il n'y avait pas de portail occidental.
Un regard sur la photo en gros plan ci-dessous donne une idée des destructions. Les tympans ont été martelés méticuleusement et les statues-colonnes entièrement détruites. Ce saccage «officiel» fut l'œuvre, en 1793, de deux citoyens envoyés par la commune. Le mystère demeure pour la statue de la Vierge à l'Enfant sur le trumeau. Étant entière, on a longtemps pensé qu'elle remontait au XIXe siècle. Mais un nettoyage de 1980 a fait apparaître une polychromie, peut-être ancienne. Comment a-t-elle pu échapper aux destructions ? Un paroissien l'aurait-il cachée chez lui en attendant des jours meilleurs comme pour la statue de Notre-Dame la Brune à l'abbatiale Saint-Philibert de Tournus ?
Ce portail s'ouvre par un arc en plein cintre. Il est voûté d'ogives ; trois tympans se dégagent entre leurs retombées. En l'absence de statues, la frise à feuillages variés est le seul ornement qui reste dans les élévations de côté. Des seize statues médiévales détruites, on a retrouvé dans le parc du château cinq têtes en pierre et des fragments de corps. Sur les trois tympans, la trace du contour des groupes permet une restitution iconographique. Au centre, le groupe des apôtres, la Dormition de la Vierge et son Couronnement. Sur le tympan ouest, on arrive à repérer une trace de la croix de la Crucifixion. À l'est, rien n'est visible. Mais une comparaison avec le portail Notre-Dame de la cathédrale de Metz conduit à penser qu'il pouvait y avoir un Jugement dernier.
Enfin, si vous visitez Épinal, ne manquez pas la belle porte des Dames sur le côté sud et son atmosphère romane. C'est par là que les chanoinesses, qui ont eu la haute main sur l'église pendant quatre siècles, entraient dans l'avant-nef depuis le cloître.
Sources : 1) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 2) Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013.

Ces arcades du côté sud faisaient jadis partie intégrante du cloître
Ces arcades du côté sud faisaient jadis partie intégrante du cloître.
Plan du quartier du chapitre vers 1790
Plan du quartier du chapitre vers 1790 (Musée du Chapitre).
Le cloître a été supprimé en 1797 pour percer une rue.
Seule subsiste la partie nord du cloître, celle qui longe l'église.
LE PORTAIL DES BOURGEOIS (XIIIe SIÈCLE)
Le portail des Bourgeois date du 3e quart du XIIIe siècle
Le portail des Bourgeois, sur le côté nord, date du troisième quart du XIIIe siècle.
Le portail des Bourgeois et son élévation interne vue de l'est.
Le portail des Bourgeois et son élévation interne vue de l'est.
Une colombe orne la clé de voûte du portail des Bourgeois
Une colombe orne la clé de voûte du portail des Bourgeois
La Porte des Dames et son atmosphère romane
La Porte des Dames et son agréable atmosphère romane.

La Porte des Dames. C'est par cette jolie porte romane surmontée d'un arc en plein cintre, sur le côté sud de l'édifice, que les chanoinesses accédaient à l'église. Les Dames sortaient de leurs maisons, traversaient le cloître et entraient ainsi dans l'avant-nef. Le fronton (photo de droite) a été complètement bûché, sans doute à la Révolution, en même temps que le portail des Bourgeois était savamment mutilé.

Statue de la Vierge à l'Enfant
Statue de la Vierge à l'Enfant
Portail des Bourgeois.

Un mystère entoure cette statue de la Vierge à l'Enfant. Visiblement ancienne de par sa polychromie (XIIIe siècle?), force est de constater qu'elle n'a pas été détruite en 1793. Pourtant la destruction de ce portail a été méticuleuse. Aurait-elle été cachée par un paroissien pendant cette période iconoclaste ?

La Vierge à l'Enfant, partie supérieure
La Vierge à l'Enfant, partie supérieure.
Statues sur le trumeau du portail des Bourgeois
Statues sur le trumeau du portail des Bourgeois.
La Porte des Dames ouvrait jadis sur le cloître
La Porte des Dames ouvrait jadis sur le cloître.
LA NEF DE LA BASILIQUE SAINT-MAURICE
Élévations nord dans la nef
Élévations sud dans la nef. Dans la partie gauche, on voit la chapelle du Rosaire et ses vitraux du XIXe siècle.
La nef allie les éléments romans et gothiques. Nous sommes dans la période du premier art gothique, une période de transition architecturale entre les deux styles.

Architecture de la nef 1/2. Les historiens datent la construction de la nef des années 1210-1225, époque du premier art gothique. Constituée de six travées séparées par des piles massives, elle accuse une hauteur de 14 mètres, contre 18 à l'abside. Le visiteur est frappé par le manque de clarté. Les fenêtres étroites ont encore un aspect roman.
L'élévation est clairement séparée en trois niveaux par deux cordons peu saillants (photo ci-dessus), ce qui a pour effet de casser la hauteur et d'accentuer le manque d'élancement. Le premier niveau est une succession d'arcades en tiers-point à double-rouleaux massifs. Le deuxième ouvre sur les combles des bas-côtés par une suite de baies géminées richement articulées : cinq élégantes colonnettes baguées sont coiffées d'une archivolte trilobée. «Le décor ostentatoire de ces ouvertures n'a d'autre but que de faire croire à l'existence d'une véritable tribune», écrit Suzanne Braun (Lorraine gothique aux éditions Faton, 2013). Il ne s'agit donc ni d'un triforium ni d'une tribune, mais de simples combles. Ils ont d'ailleurs été aménagés au début du XXe siècle avec un plancher recouvrant les voûtes ; les orifices ont été fermés par du verre moderne. Le troisième niveau accueille des fenêtres hautes assez étroites, très ébrasées et sans moulure. Leurs verrières datent de 1952. --» ci-dessous

Plan de la basilique
Plan de la basilique.
Longueur totale : 68,15 m ; Largeur (nef et bas-côtés) : 17,17 m.
La chapelle des Innocents a été détruite en 1865 et remplacée par la chapelle du Saint-Sacrement.

Architecture de la nef 2/2. L'élévation, cassée par les deux bandeaux horizontaux qui entourent le deuxième niveau, marque la forte structuration de l'horizontalité. Cet aspect typique de l'art roman a imprégné le premier art gothique. Suzanne Braun dans Lorraine gothique souligne de plus le rôle des piles fasciculées dans la délimitation, fortement marquée, de l'espace horizontal dans sa division en travées. Les tailloirs, qui séparent piles et arcs brisés, entourent en fait toute la pile : c'est aussi un trait du premier art gothique. C'est d'ailleurs par le type des piles (noyau carré entouré de huit colonnettes engagées) que l'on peut dater la nef des environs de 1210-1225. D'où la tentation justifiée de relier la construction de cette nef avec les quêtes engagées à partir de 1209 pour la réparation de l'église, quêtes étendues en 1224 à l'archidiocèse de Trêves dont dépendait l'évêché de Toul.
La nef, par ses matériaux, illustre l'appareillage gothique qui vient coiffer le roman préexistant du XIe siècle. Ainsi Suzanne Braun fait remarquer que «seuls les supports, les bandeaux et l'encadrement des baies sont en pierre de taille ; le reste est en moellon enduit, qui n'est autre que la maçonnerie de la nef romane.»
La nef est couverte de six voûtes d'ogives sur plan barlong. Fait remarquable : les arcs sont surbaissés, proches de la forme en anse de panier. Cette déformation vient-elle de la poussée du voûtement ? L'historienne Marie-Claire Burnand répond par l'affirmative : les arcs-boutants extérieurs n'ont pas correctement rempli leur office ! Au XIXe siècle, on a d'ailleurs jugé plus sûr d'installer des tirants de fer pour éviter l'écartement des murs gouttereaux.
Sources : 1) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 2) Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013.

Saint Goëry avec sainte Précie et saint Victorine, XVIII  siècle
Saint Goëry entre sainte Précie et sainte Victorine, XVIII siècle (tableau anonyme).
Élévations dans l'avant-nef, côté nord
Élévations dans l'avant-nef, côté nord.
Le haut de la baie du deuxième niveau est masqué
par un fronton percé d'un petit oculus, comme dans la travée
voisine. Ce fronton est absent sur les autres fenêtres.
Statue de saint Goëry
Statue de saint Goëry (XVIe siècle),
ancien évêque de Metz, mort au VIIe siècle.
Élévations nord, deuxième et troisième niveaux
Élévations nord, deuxième et troisième niveaux.

«««--- Ce tableau fut commandé par madame Anne-Élisabeth de Ludres, abbesse du chapitre. Sainte Précie a pris les traits de l'abbesse ; sainte Victorine, ceux de madame Le Bascle d'Argenteuil. Source : panneau dans la nef.

Le bas-côté sud
Les bas-côtés sont voûtés d'ogives séparées de puissants arcs-doubleaux.
Ici, le bas-coté sud.
Une baie géminée du second niveau
Baie géminée au second niveau de l'élévation.
Elle est somptueusement parée de cinq colonnettes
avec bagues et chapiteaux.
Statue de saint Goëry
Statue de saint Maurice,
officier de la Légion thébaine.
Aspect du bas-côté sud
Aspect du bas-côté sud.
On remarquera les puissantes piles à chapiteaux à crochets et leurs très larges tailloirs.
Élévations côté sud vue depuis le bas-côté nord
Élévations du côté sud vue depuis le bas-côté nord.
L'autel des reliques

L'autel des reliques. La grande châsse renferme des reliques de saint Goëry, ancien évêque de Metz, mort au VIIe siècle. Supposées soigner le Mal des ardents, elles attirèrent de nombreux pèlerins. La châsse de droite contient des reliques de saint Maurice et de ses compagnons ; celle de gauche, des ossements de saint Auger, qui fut ermite dans les environs d'Épinal. Source : panneau dans la nef.

L'agneau pascal dans une clé de voûte
L'agneau pascal dans une clé de voûte.
La Vierge de Consolation (copie)
La Vierge de Consolation (copie).
«««--- L'autel des reliques.

Notre-Dame de Consolation.
L'histoire remonte à 1671 quand des bûcherons découvrent une petite statue de la Vierge enchâssée dans un chêne de la forêt de Jenneson. Ils la portent aux prêtres d'Épinal, mais, le lendemain, la statue a regagné sa place dans le chêne !
Seule solution à adopter devant cet amusant miracle : construire une chapelle autour du chêne et créer ainsi un pèlerinage ! Un monastère, bâti lui aussi pour la circonstance, en assura le contrôle. Les nombreuses guérisons qui se produisirent firent surnommer cette statuette de 6 cm Notre-Dame de Consolation. En 1792, on la transféra dans la basilique. On peut en voir aujourd'hui une copie.
Source : Guide de la France religieuse et mystique de Maurice Colineau, éditions Tchou.

La voûte de la nef vue depuis le chœur
La voûte de la nef vue depuis le chœur.
Les arcs-doubleaux qui séparent les ogives sont surbaissés,
leur forme se rapprochant de l'anse de panier.
Faut-il y voir l'effet de la poussée du voûtement ?
Le Christ en croix (tableau anonyme)
Le Christ en croix (tableau anonyme).
Une clé de voûte dans la nef
Une clé de voûte dans la nef.
LA CHAPELLE DU SAINT-SACREMENT
Le bas–côté nord et l'entrée dans la chapelle du Saint–Sacrement
Le bas-côté nord et l'entrée dans la chapelle du Saint-Sacrement.
La chapelle du Saint-Sacrement
La chapelle du Saint-Sacrement (érigée au XIXe siècle après la destruction de la chapelle des Innocents).
Statue de la Vierge
Statue de la Vierge, XVe siècle.
Statue de la Vierge
Statue de la Vierge, XVe siècle, détail..
LA CHAPELLE DU ROSAIRE
La chapelle du Rosaire dans le bas-côté sud
La chapelle du Rosaire dans le bas-côté sud.
Statue de la Vierge à l'Enfant, XVIIe siècle
Statue de la Vierge à l'Enfant, XVIIe siècle.
Statue de sainte Anne et de Marie
Statue de sainte Anne et de Marie.
Pastiche Renaissance dans le vitrail de la Vie de la Vierge (année 1912) ---»»»

La chapelle du Rosaire. Cette chapelle a été reconstruite en 1618 par l'architecte Yolande de Bassompierre. Au-dessous se trouve un caveau où étaient inhumées les abbesses du chapitre. Ce lieu revêt une certaine importance par son mobilier et ses œuvres d'art (statues et tableaux). Hormis la très belle toile anonyme de l'Apparition de la Vierge à Pierre Fourier, Alix Le Clerc et aux Dames de la Congrégation Notre-Dame, toile datée de 1784, on trouve trois tableaux du début du XVIIe siècle illustrant les Mystères joyeux, les Mystères douloureux et les Mystères glorieux. Le premier et le troisième sont l'œuvre d'Étienne Gelée, le deuxième de Nicolas Belloti. Les trois œuvres sont datées de l'année 1627.
La peinture de Nicolas Belloti présente un détail intéressant dans sa description de Jérusalem en arrière-plan du Portement de croix. L'artiste s'est en effet inspiré de la ville d'Épinal et, en particulier, du château dont il ne reste aujourd'hui que des ruines.
Les vitraux de cette chapelle sont les seuls de la basilique à être historiés avec ceux des cinq baies du chœur. Ils datent de 1912 et sont sortis de l'atelier parisien d'Emmanuel et Charles Tournel (ils en portent la signature). Les scènes historiées, qui occupent la partie supérieure des lancettes, représentent, pour l'une, la Vierge à l'Enfant honorée par les saints et les saintes (photo ci-dessous) et, pour l'autre, trois épisodes de la Vie de la Vierge (Mariage, Fuite en Égypte et Mort de Joseph). Ces vitraux imitent en partie le style Renaissance : le verre cathédrale de la moitié inférieure des lancettes est orné de figurines typiques du XVIe siècle (putti, chevaux, têtes de lion, griffons, vases, fleurs, etc.).
Source : dépliant disponible dans la basilique.

Vitrail «Rosa Mystica» dans la chapelle du Rosaire (1912)
Vitrail «Rosa Mystica» dans la chapelle du Rosaire (année 1912).
Pastiche Renaissance dans le vitrail de la Vie de saint Joseph (1912)
Les trois tableaux de 1627 dans la chapelle du Rosaire
Les tableaux de 1627 dans la chapelle du Rosaire.
La Vierge de la Nativité (Étienne Gelée)
La Vierge de la Nativité (Étienne Gelée).
Tableau «Les Mystères joyeux» d'Étienne Gelée, 1627
Tableau «LES MYSTÈRES JOYEUX» d'Étienne Gelée, 1627
Vitrail «Rosa Mystica», lancette droite
Vitrail «Rosa Mystica», lancette droite.
(Marque «Em et Ch Dt Tournel Paris 1912»)
«La Vierge avec saint Pierre Fourier et la Congrégation  Notre-Dame», tableau de 1784
«La Vierge avec saint Pierre Fourier et la Congrégation Notre-Dame»
Tableau anonyme de 1784.
«Les Mystères douloureux» de Nicolas Belotti, 1627
«LES MYSTÈRES DOULOUREUX» de Nicolas Belloti, 1627.
«Les Mystères douloureux» de Nicolas Belotti : la Flagellation
«LES MYSTÈRES DOULOUREUX» de Nicolas Belloti : la Flagellation.
«Les Mystères glorieux» d'Étienne Gelée, 1627
«LES MYSTÈRES GLORIEUX» d'Étienne Gelée, 1627.
«Les Mystères glorieux» d'Étienne Gelée : l'Assomption
«LES MYSTÈRES GLORIEUX» d'Étienne Gelée : l'Assomption.

Le Sépulcre. Une première Mise au tombeau ayant été détruite par les révolutionnaires, celle que l'on peut voir dans un réduit contre la tourelle sud provient de la chapelle Saint-Michel, fondée en 1479. Le conseil de fabrique l'acheta en 1809 à un particulier. Son aspect est un peu rustique. L'apôtre Jean, la Vierge et les trois saintes femmes ont des visages assez fades. Seules les têtes des deux vieillards, Joseph d'Arimathie et Nicodème, possèdent une réelle qualité artistique. Cette Mise au tombeau est datée de la fin du XVe siècle.
Le Sépulcre est une ornementation traditionnelle dans les églises lorraines. On pourra se reporter à celui de l'église Saint-Martin à Pont-à-Mousson, du XVe siècle également, mais qui est d'une bien meilleure facture.

«Les Mystères joyeux» d'Étienne Gelée : La Nativité.
«LES MYSTÈRES JOYEUX» d'Étienne Gelée : La Nativité.
«Les Mystères douloureux» de Nicolas Belloti : la Crucifixion
«LES MYSTÈRES DOULOUREUX» de Nicolas Belloti : la Crucifixion.
«Les Mystères douloureux» de Nicolas Belloti : le Portement de croix avec le château d'Épinal
«LES MYSTÈRES DOULOUREUX» de Nicolas Belloti :
le Portement de croix.

Le château représenté en arrière-plan
est celui d'Épinal au XVIIe siècle.
«Les Mystères joyeux» d'Étienne Gelée : l'Annonciation
«LES MYSTÈRES JOYEUX» d'Étienne Gelée : l'Annonciation.
«Les Mystères joyeux» d'Étienne Gelée : la Visitation
«LES MYSTÈRES JOYEUX» : la Visitation.
«La Vierge avec saint Pierre Fourier et la Congrégation Notre–Dame», détail : la Vierge et l'Enfant
«La Vierge avec saint Pierre Fourier
et la Congrégation Notre-Dame», détail.

Le château d'Épinal. Le peintre Nicolas Belloti s'est inspiré de la ville d'Épinal et de son château pour illustrer Jérusalem.
À l'époque où il peint, le XVIIe siècle, ce château a déjà beaucoup souffert des guerres entre le duc Charles IV de Lorraine et la France. Entre 1635 et 1674, la forteresse changea de mains à de multiples reprises. Aujourd'hui, les ruines qui subsistent constituent l'agrément du Parc du Château où les Spinaliens vont se promener. Source : Lorraine gothique de M.-C. Burnand, éditions Picard, 1989.

Vitrail de la Vie de saint Joseph (partie figurative, 1912)
Vitrail de la Vie de la Vierge (partie historiée, 1912).
Les vitraux historiés de la chapelle du Rosaire sont de l'atelier parisien Emmanuel et Charles Tournel.
«Les Mystères glorieux» d'Étienne Gelée : la Résurrection
«LES MYSTÈRES GLORIEUX» d'Étienne Gelée : la Résurrection.
«Les Mystères glorieux» d'Étienne Gelée : le Couronnement de la Vierge
«LES MYSTÈRES GLORIEUX» d'Étienne Gelée :
le Couronnement de la Vierge.
LE SÉPULCRE DE LA FIN DU XVe SIÈCLE
Le Sépulcre vient de la chapelle Saint–Michel, fondée en 1479.
Le Sépulcre vient de la chapelle Saint-Michel, fondée en 1479.
Le premier Sépulcre installé dans l'église a été détruit à la Révolution.
La Mise au tombeau : Joseph d'Arimathie
Le Sépulcre : Joseph d'Arimathie.
Le Sépulcre : La Vierge et saint Jean. ---»»»
La Mise au tombeau : Nicodème
Le Sépulcre : Nicodème.
La Vierge et saint Jean
Le Sépulcre logé dans un bras droit du transept, fin du XVe  siècle
Le Sépulcre (fin du XVe siècle) est logé dans un réduit près de la tourelle sud.
LE TRANSEPT DE LA BASILIQUE ET SES TRIBUNES
Le transept nord avec la porte de l'escalier de la tourelle pour gagner les tribunes Le bas-côté nord et la tribune vus depuis l'absidiole nord
Le bas-côté nord et la tribune
vus depuis l'absidiole nord.

«««--- Le transept nord avec la porte de l'escalier
de la tourelle pour gagner les tribunes.

Le transept. Fortement saillant sur les bas-côtés, le transept est divisé en deux travées. Il possède deux tribunes, ce qui est exceptionnel à l'époque gothique. Ces tribunes «perpétuent l'existence des tribunes romanes», écrit l'historienne Marie-Claire Burnand dans Lorraine gothique. À la base de l'élévation nord et sud de chaque bras subsiste toujours la porte permettant l'accès à la tribune via la tourelle (appelée tour des Ladres au nord et tour du Saint-Esprit au sud)
Cependant, le facteur architectural le plus marquant, comme dans la nef, est la présence d'éléments romans (forme des piliers, arcs en plein cintre, petites fenêtres) et d'éléments gothiques (arcs brisés, voûtes d'ogives, arcs-boutants). Nous sommes dans la période dite de transition du roman vers le gothique, aux alentours de 1200. «L'époque 1220-1240 correspond parfaitement au style de cette partie de l'édifice. C'est le moment des grandes quêtes organisées pour le chantier de l'église», écrit Marie-Claire Burnand. Analyse différente vingt-ans plus tard : Suzanne Braun, dans Lorraine gothique aux éditions Faton, se fonde sur les caractéristiques des chapiteaux du transept (à crochets et «s'épanouissant en boules géminées aux angles»). Elle date ainsi la construction du transept aux environs de 1275-1290. Ces chapiteaux cohabitent d'ailleurs avec d'autres chapiteaux inspirés de l'art roman (avec un entrecroisement de palmettes et de rubans). Ce désaccord sur les dates ne fait qu'illustrer l'imprécision des sources.
Il semble que le chantier de construction, en passant du transept au chœur, a été interrompu. «Chaque pile, qui fait jonction avec le transept, présente une nette scission verticale, qui marque l'interruption du chantier entre ces deux parties», écrit l'historienne Suzanne Braun. Pour un œil non averti, cette interruption est assez difficile à repérer. On la voit sur la ligne verticale qui sépare la colonne engagée de la paroi qui reçoit l'arc-doubleau (voir photo ci-contre).
Sources : 1) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 2) Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013.

La reprise de la construction est bien visible sur le pilier nord-est du transept. ---»»»
Le transept, la tribune nord et l'autel de messe
Le transept, la tribune nord et l'autel de messe.
Trace de la reprise de la construction
LE CHŒUR DE LA BASILIQUE SAINT-MAURICE
Le chœur et la coursière champenoise à la base des grandes fenêtres
Le chœur et la coursière champenoise à la base des grandes fenêtres (style gothique lorrain fortement imprégné du style champenois).
Les chanoinesses prenaient place dans des stalles autour du maître-autel dédié à saint Goëry.
L'autel de messe, au premier plan, était l'autel de la paroisse dédié à saint Maurice.

Le chœur. Pour l"historienne Marie-Claire Burnand (Lorraine gothique chez Picard, 1989), le chœur a été construit après le transept, le financement en étant assuré par les chanoinesses du chapitre. Dans son ouvrage Lorraine gothique (éditions Faton, 2013), l'historienne Suzanne Braun donne un avis différent. Certaines sources, écrit-elle, relatent que les chanoinesses firent appel aux dons des fidèles en 1242 et 1265. Elle situe ainsi le chantier du chœur entre 1265 et 1280. Comme elle fait remonter la construction du transept aux environs de 1275-1290 (voir plus haut), on en déduit que, selon son analyse, la construction du transept aurait pu démarrer après celle du chœur. On est donc en plein désaccord entre historiens, ce qui est la conséquence naturelle de l'imprécision des textes. On sait que les études des spécialistes conduisent souvent à des conclusions opposées, surtout en matière de datation, quand les sources manquent ou ne sont pas fiables.
Au sujet de l'imprécision des dates, Marie-Claire Burnand tient d'ailleurs des propos explicites : «En 1209, on promène le corps de saint Goëry pour faire des quêtes "pour la réparation de son église" ; en 1224 l'archevêque de Trêves étend cette collecte à tout son archidiocèse. En 1242, puis en 1265, l'abbesse et le chapitre font appel à la générosité des fidèles. Il est très vraisemblable que les deux premières dates correspondent aux travaux de construction de la nef et les suivantes à celles de la mise en chantier du chœur, qui dépendait du chapitre.» Cette opinion, généralement admise, fait dater le chœur du dernier quart du XIIIe siècle.
Quoi qu'il en soit, le chœur, fort lumineux, est marqué par une forte élévation, typique du gothique lorrrain. Un gothique lorrain qui se rapproche d'ailleurs du gothique champenois. Jadis, les chanoinesses prenaient place sur les stalles autour du maitre-autel dédié à saint Goëry. Une grille les séparait de l'autel de la paroisse dédié à saint Maurice. Les cinq pans du chœur reçoivent des baies à deux lancettes. Ces baies sont ornées de verrières créées par la maison Maréchal de Metz : en 1846 pour les trois pans centraux et en 1848 pour ceux de côté. Dans les baies centrales, l'iconographie retenue illustre le Père Céleste et le Sacré-Cœur accompagnés d'anges et d'apôtres, puis des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament (Moïse et les tables de la Loi, le sacrifice d'Isaac, l'Annonciation, le Baptême de Jésus, etc.). Sur les côtés, l'atelier a représenté des personnages (le Sacré-Cœur, la Vierge, et des saints et des saintes, souvent en rapport avec l'histoire d'Épinal).
La partie basse de l'abside est ornée d'une suite d'arcatures trilobées surmontée d'une galerie de circulation, la fameuse coursière champenoise. Initialement, il n'y avait aucune protection pour ceux qui s'engageaient sur la coursière. Le parapet à motifs tréflés a été ajouté lors des importants travaux de restauration des années 1846-1848. Arcatures, coursière et parapet se poursuivent dans les absidioles nord et sud.
Sources : 1) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 2) Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013.

Le chœur et son élévation
Le chœur et son élévation gothique (dernier quart du XIIIe siècle). ---»»»
La verrière du chœur vue de face
Les trois baies du chœur et leurs verrières.
Atelier Maréchal de Metz, 1846.
Extrait du vitrail de la baie 3 : la Vierge et saint Joseph
Extrait du vitrail de la baie 3 : la Vierge et saint Joseph.
Atelier Maréchal de Metz, 1848.
Extrait du vitrail de la baie 2 (scènes de l'Ancien Testament)
Extrait du vitrail de la baie 2 (scènes de l'Ancien Testament).
Atelier Maréchal de Metz, 1846.
Extrait du vitrail de la baie 1 (scènes du Nouveau Testament)
Extrait du vitrail de la baie 1 (scènes du Nouveau Testament).
Atelier Maréchal de Metz, 1846.
Extrait du vitrail de la baie 2
Extrait du vitrail de la baie 2.
Atelier Maréchal de Metz, 1846.
Vitrail de la baie axiale (baie 0)
Vitrail de la baie axiale (baie 0).
Atelier Maréchal de Metz, 1846.

En haut : Le Père Céleste et le Sacré-Cœur.
Au-dessus, des anges adorateurs
En bas, des apôtres.
Extrait du vitrail de la baie 3 : la Vierge et le Christ
Extrait du vitrail de la baie 3 : la Vierge et le Christ.
Atelier Maréchal de Metz, 1848.
Le chœur et les emblèmes basilicaux
Le chœur et, au premier plan, l'autel de messe.
L'église a été consacrée basilique mineure par le pape Pie XI en 1933.
D'où la présence d'un parasol à bandes rouge et or, surmonté d'un écusson, contre le pilier nord du chœur.
LES CHAPELLES ABSIDIALES
Le chœur et la chapelle absidiale sud vus depuis le bas-côté  sud
Le chœur et la chapelle de la Vierge (absidiole sud) vus depuis le bas-côté sud.

Les chapelles absidiales. Leur forme est originale : elles sont plantées de biais, ce qui est bien visible sur le plan. Les nervures des ogives accusent aussi un tracé bizarre. Peut-être est-ce un compromis maladroit selon l'analyse de Marie-Claire Burnand dans Lorraine gothique (Picard, 1989), ou bien une construction fort habile selon Suzanne Braun dans un ouvrage de même titre (Faton, 2013).
Comme le chœur, elles sont éclairées par de grandes baies étroites, ornées des motifs géométriques de leurs verrières à deux lancettes. La coursière champenoise et son parapet du XIXe siècle, déjà vus dans le chœur, poursuivent leur parcours à leur base. Au premier niveau, la succession d'arcatures trilobées correspond, dans le chevet, à une suite de sacristies construites au XIXe siècle (voir plus haut). Ces sacristies ont été dénigrées dès leur construction.
Dans les chapelles, cette succession d'arcatures n'est interrompue que par deux sobres retables de bois. Y prennent place une statue du XVIIIe siècle de saint Nicolas et une ancienne statue de pierre représentant une Vierge à l'Enfant, appelée Vierge à la Rose. Cette statue du XIVe siècle a été volée dans le passé, lit-on sur une affiche, et restituée par un collectionneur anglais en 1928.
Sources : 1) Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989 ; 2) Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013 ; 3) note affichée dans les chapelles.

Le bas-côté nord avec vue sur la chapelle absidiale Saint-Nicolas
Le bas-côté nord avec vue sur la chapelle absidiale Saint-Nicolas.
L'orgue de tribune est caché dans une large baie où s'installaient jadis les clercs lors des offices.
Chapelle de la Vierge dans l'absidiole sud
Chapelle de la Vierge dans l'absidiole sud.
Statue de saint Nicolas Statue de la Vierge, partiel
La Vierge à la Rose, détail
XIVe siècle.



«««--- Statue de saint Nicolas,
XVIIIe siècle
dans la chapelle absidiale nord
Saint-Nicolas
Le bas-côté nord vu depuis la chapelle Saint-Nicolas
Le bas-côté nord vu depuis la chapelle Saint-Nicolas.
«««--- À GAUCHE
L'orgue de tribune est caché dans une baie
ouverte en plein cintre où s'installaient jadis
les hauts dignitaires lors des offices.
La nef et l'orgue vus depuis le chœur
La nef et l'orgue vus depuis le chœur.

Documentation : Fascicule La Basilique Saint-Maurice d'Épinal disponible dans la nef
+ Lorraine gothique de Marie-Claire Burnand, éditions Picard, 1989
+ Lorraine gothique de Suzanne Braun, éditions Faton, 2013
+ Dictionnaire des églises de France, article sur la basilique d'Épinal par André Laurent, éditions Robert Laffont, 1971
+ Guide de la France religieuse et mystique de Maurice Colineau, éditions Tchou.
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