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Page créée en juil. 2014
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Le quartier du XVe arrondissement de Paris où s'élève l'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, près du métro Pasteur, a vu construire l'hôpital Necker en 1802 et l'Institut Pasteur en 1888. Ces deux établissements ont été à la base du développement démographique du quartier. Beaux immeubles et habitations populaires se sont multipliés, rendant nécessaire la présence d'un lieu de culte. La construction en est confiée à l'architecte Édouard Jacquemin.
L'église, bâtie entre 1908 et 1910, est l'une des toutes premières érigées après la Séparation de l'Église et de l'État (1905). Voir note plus bas. Jean-Baptiste de La Salle avait fondé, non loin, l'Institut des Frères des écoles chrétiennes en 1699. C'est en son honneur qu'on lui dédicaça la nouvelle église.
Le style du bâtiment, intérieur et extérieur, possède un vague côté roman, mais ne se rattache en fait à aucune école.
La nef est scandée d'arcades en anse de panier, tandis que les bas-côtés sont couverts de voûtes d'arêtes.
La voûte de la nef est en berceau. Son blanc immaculé fait ressortir, sur l'arc triomphal, une belle mosaïque créée par Marcel Imbs (1882-1935) et terminée par Jean Gaudin en 1935, après la mort du premier. La mosaïque décrit la mission éducative des Frères des écoles chrétiennes, une institution qui a révolutionné l'enseignement dans les premières décennies du XVIIIe siècle. Enfin, le bas-côté droit est orné de quatre belles verrières portant sur la vie de Jean-Baptiste de La Salle (atelier Charles Champigneulle, 1910-1912). Deux autres verrières sur le même thème ont été détruites par un incendie et remplacées par des vitraux modernes à motifs géométriques.

Vue d'ensemble de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle
Vue d'ensemble de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle.

L'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle
vue de la rue du Docteur-Roux.

Statue de saint Jean-Baptiste de la Salle
devant le porche de l'église. C'est une copie de celle
de César Auréli à la basilique Saint-Pierre de Rome.

L'élévation de la nef rejoint vaguement le style néo-roman, mais reste anachronique.
Les arcades ont un arc en anse de panier. Le bas-côté droit est couvert d'une voûte d'arêtes.

Un petit jardin secret : la cour derrière l'église.

Architecture intérieure.
L'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, construite entre avril 1908 et juin 1910, possède un style indéfinissable.
Si son clocher-porche rappelle celui de Saint-Pierre-de-Montrouge, édifice romano-byzantin bâti entre 1863 et 1870, on ne peut pas qualifier son style de néo-roman pour autant : intérieur et extérieur sont tout à fait hétéroclites.
L'église comprend une avant-nef, une nef à cinq travées flanquée de deux bas-côtés. Celui de droite, qui est simple, est voûté d'arêtes. Celui de gauche présente deux collatéraux. Le premier, qui jouxte la nef, est voûté d'arêtes, le second est couvert d'un plafond.
Le chœur est en cul-de-four.
Les grandes arcades, dessinées en anse de panier, sont surmontées de fenêtres groupées en triplet.
Le berceau de la voûte est en plein cintre.

Parmi les historiens de l'art sacré et des églises, l'année 1905 est souvent citée comme une date charnière. C'est l'année de la Séparation de l'Église et de l'État.
En architecture, c'est l'année où l'épiscopat se retrouve seul face aux projets de construction, sans la tutelle d'un ministère.
Dans son article pour l'ouvrage Églises parisiennes du XXe siècle (édité par l'Action Artistique de la ville de Paris), l'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle sert ainsi d'exemple à l'historien Simon Texier pour illustrer une période de tâtonnements qui semble, écrit-il, le reflet des «hésitations ou du manque d'imagination d'un Archevêché fraîchement promu maître d'ouvrage».
Simon Texier ne voit pas l'année 1905 comme une véritable rupture, mais comme la cheville autour de laquelle s'articule la transition architecturale de 1900-1914.
Il faudra en fait attendre 1930 et le début des Chantiers du Cardinal pour que l'architecture religieuse parisienne connaisse une véritable renaissance.


Statue de saint Joseph portant un rabot.

Le baptême de saint Jean-Baptiste de La Salle
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1910.

Groupe sculpté de sainte Anne et de Marie.

Le bas-côté gauche est double. Son collatéral extérieur est couvert d'un plafond.

Mosaïque dans le bas-côté gauche, XXe siècle.

Lla première communion de J.-B. de La Salle, détail.
Vitrail de l'atelier Champigneulle, 1911.

Statue de Notre-Dame de Metz.

La Première messe de Saint Jean-Baptiste de La Salle
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1911.

La première communion de saint Jean-Baptiste de la Salle
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1911.

Tobie rendant la vue à son père
Tableau du XVIIe siècle, peintre anonyme.

Le bas-côté gauche et le monument aux morts.

Piéta dans le bas-côté gauche : la Vierge et le Christ mort.
Monument aux morts de Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle.

La nef et le bas-côté gauche.

Vitraux à motifs géométriques, XXe siècle.

Saint Jean-Baptiste de La Salle dans le narthex.

La Mort de saint Jean-Baptiste de La Salle
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1912.

Sainte Jeanne d'Arc
LE CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE-DE-LA-SALLE

Le chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle est très éclectique.
La voûte en cul-de-four qui surplombe le maître-autel a été laissée nue.

Sainte Geneviève
Atelier Charles Champigneulle.

Canonisation de Jean-Baptiste de La Salle par le pape Léon XIII en 1900
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1911.
Le maître-autel de l'église est l'œuvre de Le Louët. ---»»»
Il est orné de deux bas-reliefs invoquant la vigne et la vendange.
Deux bas-reliefs du maître-autel.

Mosaïque de l'arc triomphal
Marcel Imbs (1882-1935)
Mosaïque achevée par Jean Gaudin en 1935.

La mosaïque de l'arc triomphal.
Cette grande mosaïque est dédiée à la gloire du Christ et à celle de Jean-Baptiste de La Salle. Œuvre de Marcel Imbs (1882-1935), elle a été achevée par Jean Gaudin en 1935 après la mort de Marcel Imbs.
La mosaïque illustre l'œuvre éducative des Frères des écoles chrétiennes. Depuis la droite, les enfants de tous les pays, grands bénéficiaires de l'œuvre du prélat, se pressent vers le Christ qui, au centre, domine la scène. À ses pieds, Jean-Baptiste de La Salle se tient agenouillé et présente dans une main son livre La conduite des écoles chrétiennes.

À côté de lui, également agenouillée se tient Marie-Madeleine Postel, fondatrice dans la Manche de la branche féminine des Frères, dite Sœurs des écoles chrétiennes.
Au registre inférieur (non visible dans l'image ci-dessus, voir la photo générale en haut de la page), sont représentés, à droite, la liste des grandes villes où étaient implantées les institutions des écoles chrétiennes (voir également la photo du chœur) et, sur la gauche, les quatre Évangélistes tenant des rouleaux porteurs du message du Christ (voir ci-dessous à droite).


Le baptême de saint Jean-Baptiste de la Salle, détail.
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1910.

Sainte Marie-Madeleine Postel, fondatrice
de la branche féminine des Écoles chrétiennes.
Mosaïque de Marcel Imbs (1882-1935).


Les quatre évangélistes tiennent les rouleaux
qui relatent le message de Jésus.
Mosaïque de Marcel Imbs (1882-1935).


Canonisation de Jean-Baptiste de La Salle, détail :
le pape Léon XIII qui a canonisé le fondateur des Écoles chrétiennes.
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1911.

Chapelle Sainte-Geneviève.

Vitraux à motifs géométriques.

Mosaïque de Marcel Imbs (1882-1935), détail.

Le Christ en croix
Chapelle Sainte-Geneviève.

Mosaïque de Marcel Imbs (1882-1935), détail. ---»»

L'orgue de tribune est dû au facteur Merklin (milieu du XIXe siècle).

Sainte Cécile sur le positif
de l'orgue de tribune.

Un ange tenant un phylactère
sur le positif de l'orgue de tribune.

Le baptême de saint Jean-Baptiste de La Salle, détail.
Vitrail de l'atelier Charles Champigneulle, 1910.

La nef et l'orgue de tribune vus du chœur.

Documentation : «Paris d'église en église», Massin éditeur
+ «Les églises de France, Paris et la Seine», éditions Letouzey et Ané, 1936
+ «Églises parisiennes du XXe siècle», Action artistique de la Ville de Paris
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