Accueil
 Histoire navale
 Céramique
 Bibliographie
 Les Grands Thèmes
  PATRIMOINE
  Châteaux, palais,
    Églises, monuments
Est Ouest Sud-Ouest Nord IdF Sud-Est Centre-OuestCentre-Est
RÉGIONS


 Contact
Page créée en février 2013
??
Paul dans le vitrail «La Conversion de saint Paul» de l'atelier Lorin (carton de Charles Crauk)

L'église Sainte-Anne à Amiens s'inscrit dans l'histoire des missions, en l'occurrence celles des Lazaristes, congrégation fondée par saint Vincent de Paul en 1625. Une première église tenue par les lazaristes existait à Amiens au début du XIXe siècle. Elle s'élevait pratiquement à l'emplacement de la gare actuelle. La congrégation fut expropriée par la compagnie des Chemins de fer du Nord vers 1866 pour permettre l'extension de la gare. Avec l'indemnité d'expropriation et des fonds privés, un nouveau bâtiment cultuel fut construit un peu plus loin, incluant presbytère et école-patronage.
L'architecte fut Victor Louis Delefortrie qui travailla sur le projet avec son fils. Dans les faits, le style et le programme iconographique de l'église furent plus ou moins imposés par un homme au caractère bien trempé : le père Pierre Charles Marie Aubert (1812-1887). Professeur de philosophie et sans doute bon dessinateur, nommé curé de la paroisse Sainte-Anne en 1851, il imprima sa marque dans l'édifice plus encore que les architectes.
De style romano-gothique, l'église Sainte-Anne recèle quelques œuvres d'art intéressantes (sculptures, peintures, autels et vitraux) élevées à la gloire du mouvement des missions et de ses martyrs (voir la chapelle J.-G. Perboyre).


La nef et le chœur de l'église Sainte-Anne à Amiens.
Achevée en 1868, l'église est de style romano-gothique.

La façade néo-romane est ornée des statues des quatre évangélistes.

Statue de saint Matthieu avec son symbole (l'homme)
Les statues des quatre Évangélistes sont dues
au sculpteur anversois Modeste Verlender.

Le clocher vu depuis le jardin verdoyant du presbytère.

L'archivolte du portail central étale son décor gothique de feuilles et de pampres.

La statue du Sacré-Cœur ne suffit pas à relever l'austérité du chevet de l'église Sainte-Anne.

Statue d'un ange gardien
dans le bas-côté nord.

La nef et le bas-côté sud.
L'aspect d'ensemble est néogothique alors que le triforium rappelle le néo-roman.

Reproduction de la grotte de Lourdes
dans la chapelle Notre-Dame de Lourdes.
Bas-côté sud.

Vitrail de la basilique de Lourdes
Atelier Pasquier, 1943.
Chapelle Notre-Dame de Lourdes.

Chapelle du Monument au morts dans le bas-côté sud.
Le monument a été créé par le mosaïste Pierre Gaudin.
La verrière est due aux cartons de Gérard Ansart.

«L'Éducation de la Vierge»
Sculpteur anversois Modeste Verlender.

Mosaïque du monument aux morts.
Cliquez ici pour afficher le vitrail en gros plan
Chapelle des fonts baptismaux.
Vitrail du Baptême de Jésus (Atelier Lorin, vers 1870)
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.

Chapiteau avec un ange tenant un phylactère.

«Les Racines chrétiennes de la France».
Vitrail de Pierre Pasquier (1945), carton de Pierre Vidal
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.

La cuve du baptistère (1874-1875)
est l'œuvre du sculpteur amiénois Hesse.

Clé de voûte dans un bas-côté : Saint Georges terrassant le dragon.

«La Lapidation de saint Étienne» (Atelier Darquet), détail.
Deux hommes projettent des pierres sur le martyr.
Le garçonnet à l'arrière-plan est le futur apôtre Paul.

Les vitraux de l'église Sainte-Anne, très éclectiques, font référence à pas moins de six ateliers différents.
À l'origine, en 1868, c'est l'atelier Lorin de Chartres qui est sollicité, avec le peintre Charles Crauk pour les cartons. C'est ce même peintre qui réalisera le carton du vitrail de la lapidation de saint Étienne (1880) du peintre verrier Darquet, dont on ne sait pas grand-chose.
Les grisailles des verrières de la nef viennent de l'atelier Bazin en 1869 et 1870 ; les vitraux à figures géométriques sont issus du même atelier en 1873, mais cette fois renommé Bazin & Latteux.
La chapelle axiale possédait des vitraux de l'atelier Maréchal & Champigneulle (1869-1870). Ils ont été détruits. C'est le même atelier qui a été choisi en 1881 pour la verrière de la chapelle du Rosaire («Jésus au lac de Tibériade»). Charles II Champigneulle (1853-1905), installé à Bar-le-Duc, forme Albert Vermonet. C'est l'atelier Vermonet-Pommery de Reims qui sera choisi en 1891 pour les vitraux de la chapelle du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre.
À partir de 1943, une série de vitraux sera réalisée par le peintre verrier Pierre Pasquier sur des cartons de Pierre Vidal. Le style rappelle celui des Arts Déco. À cette famille appartient le très symbolique vitrail des «racines chrétiennes de la France» qui illustre les propos du pape Pie X sur la filiation chrétienne de la France et sa supériorité sur les autres nations (propos qu'il faut replacer dans le contexte diplomatique tendu qui a suivi la séparation de l'Église et de l'État en 1905).
Source : «Quadrilobe», revue de l'association pour la connaissance, l'étude et la promotion du patrimoine de la région Picardie, 2007.


«La Lapidation de saint Étienne», 1880.
Vitrail de l'atelier Darquet, carton de Charles Crauk.
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.

Clé de voûte dans le chœur
«Ecce panis angelorum»
«Voici le pain des anges».

Le bas-côté nord vu du transept
aboutit à la statue de l'ange gardien.

Saint Louis montrant la couronne d'épines.
Vitrai de l'atelier Pasquier, 1848.
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.

Stèle à Notre-Dame de Montligeon.

«La Conversion de saint Paul», détail : saint Paul.

«la Conversion de saint Paul», 1880.
Vitrail de l'atelier Darquet, carton de Charles Crauk.
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.

Clé de voûte avec quatre anges.

Chemin de croix, station II :
Jésus est chargé de sa croix.

«Le Prêche aux poissons»
Atelier de Pierre Pasquier, 1945
Chapelle Saint-Antoine.
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.
LA CHAPELLE DE LA VIERGE

La chapelle de la Vierge dans le transept nord.
Les grandes chapelles nord et sud du transept sont embellies des peintures de Charles Crauk (1819-1905).

Les chapelles du transept sont embellies des peintures de Charles Crauk (1819-1905).
Celles de la chapelle de la Vierge relatent des épisodes de la vie de la Vierge (Annonciation, Visitation, Assomption). Dans l'image ci-dessus, la peinture à droite illustre le vœu de Louis XIII consacrant la France à la Vierge en 1638.
Ces peintures sont exposées aux Salons de 1875 à 1882, tout comme celles de la chapelle Saint-Vincent de Paul.
Les statues dans les niches se rapportent à la Vierge (saint Jean, saint Jean-Baptiste, saint Dominique, etc.) ou à saint Vincent (missionnaires ou saints liés aux ordres mendiants).
Dans la chapelle Saint-Vincent, les peintures de Charles Crauk, outre l'apothéose du saint au centre de la chapelle, illustrent des épisodes de la vie de saint Vincent de Paul : 1) Saint Vincent remet des orphelins à des sœurs de charité ; 2) saint Vincent, esclave en Afrique, chante le Salve Regina ; 3) saint Vincent fait l'aumône à un mendiant ; 4) saint François de Sales présente saint Vincent aux religieuses de l'ordre qu'il a fondé.

Le peintre Charles Crauk (1819-1905) est natif de Valenciennes. Il s'installe à Amiens, d'abord en tant que professeur de dessin. Puis il est professeur à l'école des Beaux-Arts. En 1875, il part enseigner à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
À l'église Sainte-Anne, outre les peintures, Charles Crauk a créé les cartons du vitrail de La Lapidation de saint Étienne (peintre verrier Darquet) et de tous ceux réalisés par l'atelier Lorin de Chartres, dont celui de La Conversion de saint Paul.
Charles Crauk est d'ailleurs le principal cartonnier de l'atelier Lorin autour des années 1870.

Source
: «Quadrilobe», revue de l'association pour la connaissance, l'étude et la promotion du patrimoine de la région Picardie, 2007. Article : «l'église Sainte-Anne d'Amiens» d'Isabelle Barbedor.


Le transept avec la chapelle de la Vierge dans le bras nord du transept.
À droite, cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan ---»»»

«Le Couronnement de la Vierge» (Atelier Lorin, vers 1870)
Vitrail de la chapelle de la Vierge.

«Le Vœu de Louis XIII»
Peinture de Charles Crauk dans la chapelle de la Vierge.

Saint François d'Assise.
Chapelle Saint-Vincent.

«L'Assomption de la Vierge», détail.
Peinture de Charles Crauk dans la chapelle de la Vierge.

Saint Dominique.
Chapelle de la Vierge.

«L'Annonciation»
Peinture de Charles Crauk (chapelle de la Vierge).
LA CHAPELLE SAINT-VINCENT DE PAUL

La chapelle Saint-Vincent de Paul dans le bras sud du transept.
Le peintre Charles Crauck (1819-1905) a orné cette grande chapelle d'épisodes de la vie de saint Vincent.

Statue de saint Vincent de Paul
dans la chapelle du même nom.
Le réalisme de la statue rappelle l'art sacré ibérique.

«La Mort de Louis XIII» (Atelier Lorin, vers 1880).
Reproduction du tableau de Jean-François de Troy.
Chapelle Saint-Vincent dans le transept sud. Cliquez sur le vitrail.

Statue de saint Antoine de Padoue.
Chapelle de la Vierge.

«L'apothéose de saint Vincent de Paul»
Peinture de Charles Crauk dans la chapelle Saint-Vincent.

La chapelle Saint-Vincent et son élévation romano-gothique.

«Saint François de Sales présentant saint Vincent
de Paul aux religieuses de l'ordre qu'il a fondé et
l'établissant supérieur en présence de la reine
Marie de Médicis qui assiste à cette cérémonie»
Peinture de Charles Crauk.
Œuvre présentée au Salon de 1882.
Nota : Saint François de Sales a fondé, en 1610,
avec sainte Jeanne de Chantal, l'ordre de la Visitation
dont saint Vincent devint le supérieur (vers 1620).

L'autel de la chapelle Saint-Vincent de Paul.
Les quatre grands autels (chœur, chapelle de la Vierge, chapelle Saint-Vincent et chapelle Saint-Joseph)
ont été réalisés par l'atelier lillois Buisine-Rigot (3e quart du XIXe siècle).

«Le sermon de Folleville»
Atelier Lorin, vers 1870.
Reproduction du tableau de Jean-François de Troy. Cliquez sur le vitrail.

Le sermon de Folleville.
En 1609, Vincent de Paul (1581-1660) est aumônier auprès de la reine Marguerite de Valois, puis curé de Clichy. Sa réflexion intérieure est marquée par l'influence de Bérulle, fondateur de l'Oratoire. Celui-ci le fait entrer, en 1617, au service de Philippe Emmanuel de Gondi, général des galères. Vincent devient aumônier des galériens et des matelots ainsi que prêtre des campagnes sur le domaine des Gondi. Avec Louise de Marillac (canonisée en 1934), il crée les «Dames de charité», des servantes des pauvres qui, par leur statut et leur conduite en société, vont être un peu les «assistantes sociales» de l'époque.
L'histoire a retenu la date du 25 janvier 1617 comme étant celle du sermon de Folleville. Petit village près de Montdidier, en Picardie, Folleville fait partie des terres des Gondi. Bouleversé par la misère tant matérielle que spirituelle des paysans, Vincent de Paul va se consacrer, dans ce fameux sermon, à la création de la Congrégation de la Mission. Son but est l'évangélisation des populations pauvres. Les premiers membres de cette congrégation s'installent à Paris, au collège des Bons-Enfants, puis, en 1632, au prieuré Saint-Lazare, d'où le nom de «lazaristes». Multipliant les tâches (conférences, séminaires, retraites pour les prêtres et les laïcs, secours aux miséreux, évangélisation des campagnes), le rayonnement des lazaristes va croître rapidement en province, en Europe, puis dans le monde.
Source : Encyclopœdia Universalis, articles «Vincent de Paul» et «Lazaristes»;

LA CHŒUR DE L'ÉGLISE SAINTE-ANNE

Le chœur de l'église Sainte-Anne est entouré d'un déambulatoire.
Le grand maître-autel, conçu vers 1873-1875, est une création de l'atelier lillois Buisine-Rigot).

Roi tenant un calice
sur le retable du maître-autel.

Le chœur et l'abside de l'église Sainte-Anne.

Le maître-autel et ses nombreuses statues polychromes. ---»»»

Détail du retable du maître-autel.

Chapiteau dans la nef avec une sainte ouvrant les bras au milieu d'éléments floraux variés.

Le sanctuaire.
Endroit le plus sacré du chœur, le sanctuaire de l'église Sainte-Anne est entouré d'arcades en plein-cintre. Cette forme d'architecture, qui est en principe romane, est associée ici avec la série de fenêtres gémellées, elles aussi romanes, du deuxième niveau de l'élévation.
Ces éléments romans viennent un peu heurter la vision néogothique que le visiteur peut se faire de l'ensemble, une vision créée par la hauteur de l'élévation et surtout par les grands vitraux du troisième niveau.


Statue de sainte Anne dans sa niche
dans le retable du maître-autel.

Deux anges au-dessus du tabernacle
dans le retable du maître-autel.

«L'Éducation de la Vierge»
Vitrail central de l'abside (Atelier Lorin, vers 1870).
LE DÉAMBULATOIRE ET LES CHAPELLES RAYONNANTES

Le déambulatoire sud.
À droite, la verrière de la chapelle Sainte-Jeanne d'Arc est due à Pierre Pasquier sur un carton Pierre Vidal (1946) ---»»»
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan.
Cliquez sur le vitrail pour l'afficher en gros plan
Chapelle Sainte-Jeanne d'Arc
Le vitrail illustre les aspects mystiques de Jeanne.
LA CHAPELLE RAYONNANTE DU BIENHEUREUX JEAN-GABRIEL PERBOYRE
Cliquez sur les vitraux pour les afficher en gros plan
Chapelle rayonnante du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre.
Les vitraux illustrent sa vocation, sa vie et son martyre en Chine (1840).
Cliquez sur les vitraux pour les afficher en gros plan.

Statue du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, martyr.
À part bien sûr le Christ en croix, il est rare de trouver, dans
une église, une statue illustrant la scène de martyre
d'un bienheureux ou d'un saint.
La statue de la chapelle est un tirage
de série d'après la statue d'Henri Allouard (1844-1929).

Des notables chinois observant la scène du supplice.
Extrait du vitrail central de la chapelle Jean-Gabriel Perboyre
Atelier rémois Vermonet-Pommery, 1891.
Cliquez sur le vitrail pour en afficher la totalité.

Chapelle du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre.
Elle contient de belles œuvres d'art : autel, statue du martyre et vitraux de l'atelier Vermonet-Pommery.
Issue sans doute de la volonté du père Aubert (ancien novice de Perboyre), la chapelle illustre la dévotion des lazaristes pour leurs martyrs. Elle devait recevoir la dépouille du missionnaire, mais cette dernière repose à Paris, dans la chapelle de la Congrégation. En revanche, elle abrite la tombe du père Aubert.
Né en 1802 dans une famille de fermiers, Jean-Gabriel Perboyre sent sourdre la vocation de missionnaire dès 1816. Prêtre en 1826, il est envoyé comme enseignant au séminaire de Saint-Flour, puis à celui de Paris. Sa santé précaire s'oppose à son envoi en mission. Néanmoins il obtient gain de cause en 1835 et part en Chine. En 1836, il est dans la région du Honan et évangélise durant trois ans. Dénoncé, il est arrêté, jugé et condamné à la strangulation. Il est martyrisé le 11 septembre 1840. Jean-Gabriel Perboyre a été béatifié en 1889, puis canonisé par le pape Jean-Paul II en 1996.
Source : panneau dans la chapelle du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre.


«Pour aller au ciel, il faut faire des sacrifices».
Chapelle du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre (Atelier rémois Vermonet-Pommery, 1891).
Cliquez sur le vitrail pour afficher trois scènes historiées dans les vitraux de la chapelle.

Jean-Gabriel prêchant
Chapelle Jean-Gabriel Perboyre
(Atelier rémois Vermonet-Pommery, 1891).

J.-G. Perboyre montre en chaire la tunique
du père François Régis Clet, mort martyr
en Chine en 1820.
Le lazariste François Régis Clet a été
canonisé par Jean-Paul II en l'an 2000.

Un ange en prière
dans une mouchette d'un vitrail
de la chapelle Jean-Gabriel Perboyre.
Atelier rémois Vermonet-Pommery, 1891.
LA CHAPELLE AXIALE DU SACRÉ-CŒUR

Chapelle axiale dite du Sacré-Cœur (ou de la Passion).

«Le vœu national de 1873»
Atelier Pasquier, 1948.

Les fondateurs de la dévotion au
Sacré-Cœur. Atelier Pasquier, 1948.

«Les guerres de la France»
Atelier Pasquier, 1948.
Elle est éclairée par les verrières de l'atelier Pasquier (1948) illustrant
des faits ou des personnages liés à l'adoration au Sacré-Cœur.

Les vitraux de la chapelle du Sacré-Cœur (Atelier Pasquier, 1948) illustrent des événements ou des personnages liés à l'adoration au Sacré-Cœur.
Le vœu national de 1873, verrière donnée ci-dessus à gauche, fait référence à la loi du 22 juillet 1873 qui déclare d'utilité publique la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. En bas, on voit le célèbre architecte Paul Abadie (1812-1884) qui tient le plan de l'église dans ses mains. En haut à gauche, le cardinal Joseph-Hippolyte Guibert (1802-1886) et archevêque de Paris de 1871 à 1886 est représenté à genoux : il a choisi l'emplacement de la basilique et présida la cérémonie de la pose de la première pierre. Enfin, en bas à droite, l'atelier Pasquier a placé le député catholique alsacien Émile Keller (1828-1909) qui a soumis le projet de loi à l'Assemblée en 1873.
La verrière centrale rassemble, autour du Sacré-Cœur, les fondateurs de la dévotion au Sacré-Cœur : saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal (en haut à droite) ; saint Jean Eudes et Marie des Vallées (en bas à gauche) ; Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), visitandine à Paray-le-

Monial (au centre à droite) et enfin, en bas à droite, le jésuite Claude de la Colombière (1641-1682). Précisons que lors de sa célèbre vision du Christ, Marguerite-Marie Alacoque reçut la demande d'établir une fête pour célébrer le cœur de Jésus. Ce qu'elle fit avec l'aide de Claude de la Colombière.
La verrière de droite est une évocation des dernières guerres de la France : les deux conflits mondiaux, et surtout la guerre de 1870 où apparut la dévotion au Sacré-Cœur. Dans la partie haute, l'atelier Pasquier a représenté la rencontre, en décembre 1870, du général de Sonis avec le colonel Charette : l'abbé Victor de Musy leur adresse la bannière portant l'invocation «Cœur de Jésus, sauvez la France» qu'il a fait exécuter à Paray-le-Monial. Elle suivra le général de Sonis et ses zouaves au combat de Loigny (partie centrale de la verrière).

Source : «Quadrilobe», revue de l'association pour la connaissance, l'étude et la promotion du patrimoine de la région Picardie, 2007. Article : «l'église Sainte-Anne d'Amiens» d'Isabelle Barbedor.

LA CHAPELLE RAYONNANTE DU ROSAIRE

«Jésus au lac de Tibériade»
Atelier Champigneulle, 1881.
Cliquez sur le vitrail.
Cliquez sur les vitraux pour les afficher en gros plan
Chapelle rayonnante du Rosaire.
Les vitraux sont de l'atelier Champigneulle (1881).
Cliquez sur les vitraux pour afficher la totalité des vitraux de la chapelle.
LA CHAPELLE RAYONNANTE SAINT-JOSEPH

L'autel de la chapelle Saint-Joseph est dû à l'atelier lillois Buisine-Rigot (autel commandé en 1881).

«L'Apothéose de Joseph»
Vitrail des scènes de la vie de saint Joseph
Atelier Lorin à Chartres, 1873.

«La Sainte Famille»
Vitrail des scènes de la vie de saint Joseph
Atelier Lorin à Chartres, 1873.

Il est toujours intéressant de voir comment les artistes illustrent l'apprentissage de Jésus au métier de charpentier. Ici, le garçonnet semble un peu jeune pour manier une scie à bois !
On pourra voir le beau vitrail XIXe siècle sur le même thème à l'église Saint-Joseph d'Angers (et tous ceux se rapportant à la Sainte Famille) ou encore celui de l'église Notre-Dame-la-Riche à Tours (XIXe siècle également) où l'on voit une Vierge Marie battant des mains devant les prouesses de son fils !


Scènes de la vie de Joseph.
Chapelle rayonnante Saint-Joseph
Atelier Lorin à Chartres, 1873.
De bas en haut : le Mariage de Joseph et Marie,
la Nativité, le Songe de Joseph.

Bas-relief du retable de la chapelle du Rosaire.
Saint Dominique reçoit le Rosaire.

Vitrail «Jésus au lac de Tibériade».
Détail : le Christ endormi pendant la tempête
Atelier Champigneulle, 1881.

Vitrail «Jésus au lac de Tibériade», détail.
Pierre rejoint Jésus sur les eaux
Atelier Champigneulle, 1881.
Chapelle rayonnante du Rosaire.
«««--- Cliquez sur la lancette à gauche
pour voir la totalité des vitraux de la chapelle.

«La Nativité»
Atelier Lorin à Chartres, 1873.
Chapelle rayonnante Saint-Joseph.
LA CHAPELLE RAYONNANTE SAINT-MICHEL

Chapelle rayonnante Saint-Michel.
Cette chapelle est ornée des vitraux de l'histoire de Tobie (Lorin à Chartres, 1873), mais ce ne sont pas vraiment les plus beaux de l'église.

L'archange Saint Michel terrassant le démon.
Œuvre du sculpteur anversois
Modeste Verlender.
Chapelle rayonnante Saint-Michel.

La nef et le balcon vus depuis le chœur.
La rose de la façade est ornée de figures géométriques.

Documentation : «Quadrilobe», revue de l'association pour la connaissance, l'étude et la promotion du patrimoine de la région Picardie, 2007,
article : «l'église Sainte-Anne d'Amiens» d'Isabelle Barbedor
+ : Encyclopœdia Universalis, articles «Vincent de Paul» et «Lazaristes».
PATRIMOINE CARTEPATRIMOINE LISTERetourner en HAUT DE PAGE