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La seconde page sur l'église Saint-Nicolas-des-Champs
traite des sujets suivants :
- le chœur
de l'église et le grand
retable du XVIIe siècle ;
- la chapelle
de la Communion au revers du grand
retable ;
- le déambulatoire
tournant et sa voûte en triangles ;
- la chapelle de
la Vierge ;
- les chapelles rayonnantes
sud ;
- les chapelles rayonnantes
nord ;
- l'orgue de tribune
et l'orgue de chœur.

On pourra s'intéresser tout particulièrement aux deux peintures
de Simon Vouet (1590-1649) dans le grand
retable du chœur et aux œuvres maniéristes du peintre Quentin
Varin (vers 1575-1626) au travers de son tableau de Notre-Dame
de Pitié et de ses peintures sur trois voûtes de chapelles :
la
Chute des anges rebelles, l'Annonce
de la venue de la Vierge et le
Christ ressuscité.
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| LE CHŒUR DE L'ÉGLISE
SAINT-NICOLAS-DES-CHAMPS |
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Le chœur de l'église Saint-Nicolas-des-Champs s'étale
sur quatre travées.
Il possède le seul grand retable baroque qui subsiste dans
une église parisienne. |

Vitrail axial de l'abside, détail. |
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Le
chœur de l'église Saint-Nicolas.
Le chœur s'étale sur quatre travées
bordées de piliers qui étaient à
l'origine lisses, mais qui ont cannelés en 1745
pour correspondre au goût antique de l'époque.
Reliant les chapiteaux d'inspiration dorique qui surmontent
ces piles, les arcades, à l'intrados plat, sont
en plein cintre. L'élévation, qui est
à deux niveaux, se poursuit jusqu'aux chapiteaux
ioniques qui reçoivent les retombées des
voûtes.
Sur les quatre travées, celles qui sont le plus
à l'est sont postérieures d'une trentaine
d''années aux deux autres, mais il n'est pas
possible de s'en apercevoir parce que la même
architecture a été appliquée.
Les clés pendantes de l'église ont été
coupées en 1794, sauf celle de la dernière
travée droite du chœur et celle de l'hémicycle.
Quatre travées ne suffisaient pas pour le culte
: l'autel
de messe, juché sur une estrade, empiète
sur la cinquième !
Le chœur de Saint-Nicolas dégage sans conteste
une atmosphère chatoyante. La présence
d'un grand retable qui vient le fermer à l'est
contribue à la beauté de l'ensemble. Sans
conteste, la contemplation de ce chœur porte au
recueillement.
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Le grand retable du chœur s'étire sur onze mètres
de haut.
Il est riche de deux toiles de Simon Vouet et de quatre anges
de Jacques Sarrazin.
Début du XVIIe siècle.
Les deux tableaux des côtés seront rajoutés
au XVIIIe siècle. |

Les Apôtres au tombeau de la Vierge
Simon Vouet (1590-1649)
Retable du chœur, toile datée de 1629. |
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Les
apôtres au tombeau de la Vierge dans les vitraux.
Le thème des apôtres qui restent stupéfaits
devant le tombeau vide, associé ou non à
l'Assomption, est aussi utilisé par les cartonniers
des vitraux.
On pourra ainsi se reporter au grand vitrail de 1619
de la baie 39 de la cathédrale
de Bourges ou à celui de la baie 122 de l'église
Saint-Germain-l'Auxerrois
à Paris,
daté des années 1534-1535.
Les ateliers de verriers du XIXe siècle ne seront
pas en reste avec le vitrail de l'atelier Claudius Lavergne
à l'église Notre-Dame
à Combourg en Bretagne.
Voir aussi celui de l'église Saint-Malo
à Dinan
qui propose une variante due à l'atelier nantais d'Eugène
Denis en 1875 : les apôtres rassemblés autour du tombeau
vide sont surmontés d'un couronnement de la Vierge par
le Christ.
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Plan du chœur. |

Clé pendante dans l'hémicycle. |
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Clé pendante de la dernière travée
droite du chœur. |

Vierge à l'Enfant
XVIIe siècle. |
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Le
grand retable du XVIIe siècle.
C'est le dernier et authentique grand retable baroque
du XVIIe siècle que l'on puisse encore voir dans
une église de Paris.
Il date du règne de Louis XIII.
Le maître-autel en bois a été commandé
par les marguilliers au menuisier Guillaume Noyer dès
1620. On ne sait s'il a aussi réalisé
les autres parties en bois du retable. Les colonnes
sont en marbre, d'ordre corinthien.
Dans une élévation à deux niveaux,
les tableaux de Simon Vouet (1590-1649), chef
de file du baroque parisien à l'époque,
montrent les
Apôtres au tombeau de la Vierge et l'Assomption
de la Vierge. Ils datent de la fin des années
1620. La jonction visuelle entre les toiles est assurée
par les angelots qui flottent dans les nuages au-dessus
des apôtres.
Les quatre anges en stuc sont de Jacques Sarrazin.
Réalisés dans le même temps que
les toiles de Vouet, leur attitude et leurs bras tendus
incitent le spectateur, de manière assez pittoresque,
à contempler les deux épisodes finaux
de la vie terrestre de la Vierge.
En 1975, dans sa thèse de l'école des
Chartes, Michel Dargaud voyait dans la parfaite association
des anges et des toiles l'expression de l'amitié
que se portaient les deux artistes, fraîchement
revenus tous deux de leur séjour italien. Il
ajoute que le dessinateur du retable pourrait être
Clément Métezeau, lui aussi un
ami des deux autres.
Vraie ou pas, cette triple amitié a conduit à
la confection d'un imposant et magnifique retable de
onze mètres de haut que les siècles ont
su préserver jusqu'à nos jours.
Au XVIIIe siècle, le retable sera remanié.
L'artiste Jean-Baptiste Robin (1734-1818) sera
chargé de l'enrichir de deux peintures illustrant
les deux dédicataires de l'église : saint
Nicolas et saint
Jean l'Évangéliste.
Au niveau des symboles, on remarquera que la toile de
l'Assomption, étant placée plus haut dans
l'élévation de l'église, reçoit
plus de lumière des fenêtres hautes que
la toile du bas. La montée en gloire de la Vierge
au ciel n'a donc aucun problème pour se révéler
au spectateur plus lumineuse que la scène «terrestre»
des apôtres devant le tombeau vide.
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Anges en stuc sur le fronton du retable du chœur.
Ils tiennent la couronne qu'ils vont déposer sur la tête
de la Vierge.
Jacques Sarrazin, fin des années 1620. |
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«««---
Les apôtres
au tombeau de la Vierge.
Dans ce tableau, Simon Vouet reprend une tradition du
catholicisme autour de la mort de Marie, tradition que
les artistes illustraient depuis le XVIe siècle.
L'idée vient d'un texte apocryphe daté
des alentours du VIe siècle selon lequel Thomas
(qui avait déjà refusé de croire
à la Résurrection de Jésus sans
en avoir une preuve formelle) arrive en retard aux funérailles
de la Vierge. Il demande alors à voir le corps
de Marie une dernière fois. En ouvrant le tombeau,
les apôtres stupéfaits y découvrent
un lit de fleurs mêlant lys et roses.
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L'autel de messe et les stalles du chœur.
À l'arrière-plan, l'orgue de chœur est du
facteur John Abbey et date de 1845. |
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L'Assomption de la Vierge
Simon Vouet (1590-1649)
Retable du chœur, 1629. |

Saint Jean l'Évangéliste
Jean-Baptiste Robin (1734-1818)
Retable du chœur. |

Un ange en stuc dans le retable incite
le spectateur à regarder l'Assomption de la Vierge.
Jacques Sarrazin, années 1620. |
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La voûte de l'abside a perdu sa clé pendante en
1794. |

Saint Nicolas
Jean-Baptiste Robin (1734-1818)
Retable du chœur. |
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En contemplant le chœur de Saint-Nicolas-des-Champs,
on se souvient que la beauté est un élément intrinsèque
du catholicisme. |
| LA CHAPELLE DE
LA COMMUNION |
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La chapelle de la Communion est perdue
au milieu des piliers du déambulatoire tournant. |

Le Père Éternel
Joseph-Ferdinand Godefroy (1729-1788)
Chapelle de la Communion. |

Charles Borromée donnant la Sainte Communion aux pestiférés
de Milan
Charles-Ferdinand Godefroy (1729-1788)
Vers 1775
Chapelle de la Communion.
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La
chapelle de la Communion.
Au XVIIIe siècle, sous Louis XVI, cette chapelle
prit la suite d'une chapelle du Ciboire créée
au XVIIe et qui reste mal définie dans les études
des historiens.
Si l'on suit la thèse de Michel Dargaud en 1975,
l'initiateur de cette nouvelle chapelle de la Communion
fut Jean-Étienne Parent, curé de
l'église de 1767 à 1801 (avec une interruption
due à la Révolution). «C'est lui
qui passa les marchés, assuma la majeure partie
des dépenses», écrit Michel Dargaucl
avant d'ajouter que les marguilliers remboursèrent
en partie le curé des frais qu'il avait payés
de sa poche.
L'architecte Boulland conçut la nouvelle chapelle,
aidé des dessins d'un artiste dénommé
Antoine. Le panneau principal devait représenter
la légende de saint Nicolas et des trois enfants
sortant du saloir, mais ce projet fut abandonné.
À la place, vers 1775, Charles-Ferdinand Godefroy
(1729-1788) réalisa un Charles
Borromée donnant la Sainte Communion aux pestiférés
de Milan.
Cette toile originale crée un subtil trompe-l'œil
: elle reproduit intelligemment les piles de la nef
en les affublant toutefois de chapiteaux corinthiens
et non pas doriques. Encadrée dans la chapelle
par des pilastres, eux aussi d'ordre corinthien, elle
mérite d'être observée d'un peu
loin pour constater avec quel bonheur elle s'insère
dans l'architecture de l'église et combien le
trompe-l'œil est réussi.
Au-dessus, Godefroy a réalisé un Père
éternel sortant des nuages. Deux médaillons
en bas-relief illustrent les dédicataires de
l'église, saint
Nicolas et saint Jean l'Évangéliste,
dupliquant par là les tableaux
de Jean-Baptiste Robin (1734-1818) créés
à la même époque de l'autre côté
du monument.
Comme la photo ci-contre le montre, la chapelle de la
Communion est à moitié cachée par
les piles du déambulatoire tournant. Un visiteur
trop absorbé par les multiples tableaux des chapelles
rayonnantes peut passer à côté sans
la remarquer.
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La chapelle de la Communion se situe au revers du grand retable
du chœur.
Les piliers du tableau s'intègrent magistralement dans
le monument. |

Médaillon de saint Nicolas
Chapelle de la Communion. |

Charles Borromée donnant la Sainte Communion
aux pestiférés de Milan, détail.
La personne qui se tient derrière le prélat
serait le curé de l'époque, Jean-Étienne
Parent,
initiateur de la chapelle de la Communion. |
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| LE DÉAMBULATOIRE
TOURNANT |
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Plan du déambulatoire tournant.
Les ailes nord et sud convergent vers la chapelle de la Vierge. |
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Le
déambulatoire tournant.
Architecturalement,
c'est le plus bel endroit de l'église. À
condition de lever les yeux.
Datée des années 1610-1620, la voûte
du déambulatoire tournant est un assemblage de
triangles qui s'associent en étoiles imbriquées
les unes dans les autres (schéma ci-contre).
Ce qui crée une véritable féerie
de nervures.
L'auteur de cet audacieux tracé n'est pas connu.
Cette page en donne plusieurs illustrations.
Les piles rondes sont de trois types : cannelé,
lisse simple et lisse à quatre réglets.
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Le déambulatoire tournant et sa féerie de nervures en
triangles.
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La voûte du déambulatoire tournant est une subtile et
très belle association de nervures en triangles. |
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La chapelle de la Vierge et le tableau de Caminade. |

La Vierge et l'Enfant
François-Nicolas Delaistre, 1817. |

La chapelle de la Vierge et, sous la voûte, le Christ bénissant.
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La
chapelle de la Vierge (1/2).
Selon l'étude de Michel Dargaud de 1975, cette
chapelle était belle au XVIIe siècle.
Le doctorant cite en effet un témoignage de 1639
où l'on peut lire que la chapelle de la Vierge
«a été grandement enrichie, de tableaux,
peintures et voûtes azurées, et semées
de fleurs de lys».
Les photos données ici montrent une chapelle
devant laquelle la plupart des visiteurs passent leur
chemin...
Historiquement, rappelle Michel Dargaud, la décoration
de la chapelle axiale a fait l'objet d'un marché,
signé le 5 juillet 1620, entre les marguilliers
et le peintre Georges Lallemant. Malheureusement,
ce texte ancien est entaché d'une confusion entre
voûte et abside.
En effet, Lallemant devait faire trois grands tableaux
à la voûte (où les liernes et les
tiercerons prennent toute la place !) : le Couronnement
de la Vierge au centre (au-dessus de l'autel,
est-il précisé) entouré d'une Assomption
et de son Entrée au ciel (où elle
est reçue par le Christ). Il s'agit donc de l'abside
et non pas de la voûte. Ce sont précisément
les trois pans cachés par un rideau rouge.
Dans les deux murs latéraux, le marché
chargeait le peintre de deux autres tableaux : Notre-Dame
au milieu des prophètes et Notre-Dame
au milieu des huit docteurs de l'Église grecs
et latins.
Dans la vraie voûte cette fois, Lallemant devait
inclure des anges et des têtes de chérubins.
De toute cette œuvre, rien ne subsiste. En effet,
d'après les peintures signées actuelles
(en mauvais état), décision fut prise
au XIXe siècle de masquer les tableaux de Georges
Lallemant par des repeints. Était-il donc impossible
de restaurer ces créations d'un artiste majeur
de la peinture parisienne du XVIIe ? On ne le saura
jamais.
La chapelle sera donc plusieurs fois remaniée
au XIXe siècle.
Une première fois en 1817 : les tableaux de Caminade
et de Coypel (reproduits dans cette page) sont placés
sur les murs latéraux, tandis que la statue d'une
Vierge à l'Enfant, créée par François-Nicolas
Delaistre, vient surmonter l'autel (où elle se
trouve toujours).
---»» Suite 2/2
à droite.
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Reste de dessin sur le côté sud.
Chapelle de la Vierge. |

L'Adoration des bergers
Noël-Nicolas Coypel
Chapelle de la Vierge. |
| La chapelle de la Vierge
vue du chevet. ---»»» |
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Le Repos de la Sainte Famille, 1817
Alexandre-François Caminade (1789-1862)
Chapelle de la Vierge. |

La voûte de la chapelle de la Vierge. |

Vitrail des litanies de la Vierge, «Tour de David».
Chapelle de la Vierge. |
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La
chapelle de la Vierge (2/2).
---»» Nouveau remaniement en 1857 : les
trois peintures de l'abside sont recouvertes de nouveaux
tableaux : au centre, un Couronnement de la Vierge
; de part et d'autre, une Annonciation et
une Visitation. Ces trois œuvres sont signées
Jonvaux 1857. Actuellement, sûrement en
mauvais état à leur tour, elles sont cachées,
comme précisé plus haut, par un rideau
rouge.
La seule peinture murale, en bon état, que l'on
voit actuellement se situe dans l'axe, sous la voûte.
C'est un Christ bénissant dont Michel Dargaud
ne parle pas.
Les points d'intérêt de cette chapelle
bien dégradée sont la voûte, la
statue de la Vierge et les deux tableaux sur les murs
latéraux.
Sur le côté sud, dans la partie haute, on peut observer
la peinture d'une femme (donnée ci-dessus).
Est-ce une partie d'une Annonciation ?
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Vitrail de la Rose mystique dans la chapelle de la Vierge. |
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| LE DÉAMBULATOIRE
TOURNANT : LES CHAPELLES RAYONNANTES SUD |
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La partie sud du déambulatoire tournant aboutit, à l'arrière-plan,
sur l'espace
clocher. |

L'Annonce de la venue de la Vierge
Quentin Varin
Voûte de la chapelle du Sauveur.
Vers 1620-1624. |

L'Annonce de la venue de la Vierge, détail.
Quentin Varin
Voûte de la chapelle du Sauveur
Vers 1620-1624. |
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La Circoncision
Giovanni Battista Trotti (1580-1617), vers 1590.
Chapelle du Sauveur. |
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La
Circoncision.
Cette toile de Trotti, contemporaine de la Contre-Réforme,
a gagné l'église en 1967. Elle était
auparavant à Saint-Philippe-du-Roule.
Le peintre y insère les symboles du baptême
qui va remplacer la circoncision chez les chrétiens.
Au premier plan, un enfant tient un cierge. Derrière
Joseph (qui tient l'Enfant), un homme tient une aiguière
et son plateau.
On peut y ajouter, au centre de la composition, le pinceau
tenu par l'homme à la longue barbe et qui porte
un vêtement rouge. Le pinceau a sa place ici parce
qu'il a servi à oindre Jésus de l'huile
d'allégresse. Il traduit une allégorie
qui rappelle la descente de l'Esprit-Saint sur le Christ
lors de son baptême dans le Jourdain.
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Le déambulatoire tournant et les chapelles rayonnantes sud.
Début du XVIIe siècle. |
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Saint Vincent de Paul rachète les galériens
Léon Bonnat, 1865.
Chapelle de la Sainte-Famille. |

Jéssus avec la Vierge et saint Joseph
Toile attribuée à Van Mol, XVIIe siècle.
Chapelle de la Sainte-Famille. |

L'Annonce de la venue de la Vierge, détail.
Quentin Varin
Vers 1620-1624.
Voûte de la chapelle du Sauveur.
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Le Christ ressuscité
Quentin Varin, vers 1620-1624.
Voûte de la chapelle de la Sainte-Famille.
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L'attribution
de trois voûtes peintes à Quentin Varin (1/2).
Dans sa thèse de l'école des Chartes de 1975,
Michel Dargaud attribue à Quentin Varin les voûtes
des trois chapelles rayonnantes de Sainte-Cécile,
du Sauveur et de la Sainte-Famille.
À savoir : la
Chute des anges rebelles, l'Annonce
de la venue de la Vierge et le
Christ ressuscité.
Aucun document d'époque ne faisant état de cette
paternité, nous sommes là dans le domaine de
l'incertain. Michel Dargaud utilise une étude de Gaston
Varenne (membre de la Société académique d'archéologie
à Beauvais)
sur les peintures murales de Saint-Nicolas-des-Champs dans
l'ouvrage Réunion de la Société des Beaux-Arts des départements
paru en 1905.
En 1618 à Paris,
un procès condamna le poète Durant, pensionné
du roi Louis XIII, pour avoir écrit un libelle satirique
contre le souverain. Durant fut condamné et exécuté.
À cette époque, Quentin Varin travaillait aux
décors du palais du Luxembourg en collaboration avec
Durant, chargé quant à lui des inscriptions.
Selon les historiens, Varin crut plus sage de quitter quelques
temps la capitale pour se faire oublier, rendant du même
coup opaque la période de sa vie entre 1620 et 1624.
Toutefois nous savons qu'en mars 1623, il assistait, à
l'église Saint-Nicolas, au baptême d'un fils
de son ami Étienne de la Hire. Il est vraisemblable
que Varin aura été réintroduit, par l'entremise
de son ami de la Hire, auprès des riches paroissiens
de Saint-Nicolas, toujours en quête d'un bon peintre
pour décorer les chapelles que la paroisse leur avait
attribuées.
Gaston Varenne prend le contrepied de l'histoire officielle.
Loin de fuir la capitale, Varin, au contraire, est resté
à Paris, affirme-t-il, dans une demeure de sa femme
située dans le quartier du Parc-Royal. «Il fréquente
les artistes en vue sans se cacher, poursuit-il, initiant
sa fille Madeleine à des leçons qui feront d'elle
une artiste distinguée (...).» Et, soutient Gaston
Varenne, il exécute des peintures à Saint-Nicolas-des-Champs.
Gaston Varenne note une parenté certaine de composition
et de style (maniériste) entre les peintures de ces
trois voûtes. Les scènes reproduisent le même
schéma : le personnage central est entouré par
des anges ; sur chaque bord, deux rois, deux prophètes
ou deux Vertus se font face, séparés par des
motifs divers.
Ainsi, dans la voûte du Christ ressuscité, le
Saint Suaire est tendu entre deux anges. En face deux soldats
romains entourent la porte du tombeau.
Gaston Varenne souligne ensuite l'identité du rythme.
Les démons
bousculés par saint Michel sont liés dans
un entremêlement de bras et de jambes que l'on retrouve
dans l'enroulement des anges qui annoncent
la venue de la Vierge.
---»» Suite 2/2
plus bas.
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Voûte du déambulatoire : féerie du réseau
de nervures en face de la chapelle
de la Vierge. |

Le Christ ressuscité
Quentin Varin, vers 1620-1624.
Chapelle de la Sainte-Famille
Détail central de la voûte.
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Adam et Ève chassés du paradis terrestre |

Ève offre la pomme à Adam |
Quentin
Varin (?)
Bas-reliefs à la voûte de la chapelle de la Sainte-Famille |
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L'attribution
de trois voûtes peintes à Quentin Varin (2/2).
---»» D'autre part, le rouge vénitien des
draperies et des vêtements est celui que l'on retrouve
dans trois des tableaux de l'artiste dont le Charles
Borromée exposé à l'église
Saint-Étienne-du-Mont. Enfin, on observe la même
fermeté du trait dans le dessin des personnages.
Comme les photos le montrent, la peinture des voûtes
est parfois en mauvais état. Dans l'Annonce
de la venue de la Vierge, près du quart de la composition
est effacé. L'Assomption
de la Vierge de Georges Lallemant dans la chapelle Sainte-Anne
a également souffert.
Gaston Varenne en donne l'explication. En 1901 et 1902, le
curé de l'église, sachant qu'un badigeon recouvrait
des peintures du XVIIe siècle, profita d'une restauration
urgente à une voûte pour la faire gratter tout
entière. Heureux d'y découvrir une peinture,
il fit procéder au même grattage dans les autres
chapelles.
Malheureusement, le curé avait fait appel à
des ouvriers peu experts dans cet art. Sans les précautions
indispensables, leur travail a altéré les couleurs,
voire carrément détruit une partie des fresques.
Une délégation municipale en fit le reproche
au prélat «qui aurait dû s'adresser au
ministère des Beaux-Arts, écrit Varenne, pour
avoir. des praticiens spéciaux connaissant la technique
des teintes, et leur degré de résistance aux
grattages et aux lavages successifs».
Constat toujours valable aujourd'hui : ces peintures sont
d'autant plus fragiles que les artistes du XVIIe siècle
les ont réalisées à l'huile directement
sur la pierre.
On retrouvera la griffe maniériste de Quentin Varin
dans son tableau La
Présentation de Jésus au temple à
l'église Saint-Joseph-des-Carmes (Paris, 6e) et dans
son Charles
Borromée faisant des aumônes à l'église
Saint-Étienne-du-Mont.
Le Musée départemental de l'Oise à Beauvais
propose aussi une huile sur toile de Quentin Varin, La
Crucifixion, datée de 1612 et réalisée
en camaïeu de gris.
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Les Anges et le Suaire
Quentin Varin, vers 1620-1624.
Voûte de la chapelle de la Sainte-Famille, détail. |

Les légionnaires
Quentin Varin, vers 1620-1624.
Voûte de la chapelle de la Sainte-Famille, détail. |

Partie centrale du déambulatoire tournant.
La chapelle de la Communion est véritablement cachée
au milieu des piliers.
Si le chœur et la chapelle de la Communion sont entourées de piles
cannelées, celles de la rangée médiane sont monocylindriques lisses. |

La chapelle du Sacré-Cœur et sa voûte
consacrée à la colombe du Saint-Esprit. |

Le Sacré-Cœur
Jules Vibert 1867.
Chapelle du Sacré-Cœur. |
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Voûte avec la Colombe de l'Esprit-Saint.
Chapelle du Sacré-Cœur. |

La chapelle Saint-Martin et son retable.
«««---
Saint Martin partageant son manteau
Ernest Michel, 1873.
Chapelle Saint-Martin. |
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Le Sacré-Cœur
Statue de Jean Puiforcat
Vers 1950.
Chapelle du Sacré-Cœur. |
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Partie centrale du déambulatoire tournant et ses chapelles
sud. |

Saint Martin guérissant un lépreux
Verrebout, fin du XIXe siècle.
Tableau en bas-relief.
Chapelle Saint-Martin. |
| LE DÉAMBULATOIRE
TOURNANT : LES CHAPELLES RAYONNANTES NORD |
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Tobie et l'ange se mettant en voyage
Gabriel Laviron (1806-1849)
Chapelle Saint-Michel. |

Notre-Dame de Pitié
Georges Lallemant (vers 1575-1635), vers 1620.
Chapelle de la Compassion. |
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Notre-Dame
de Pitié (2/2).
---»» En son centre, le Christ mort, descendu
de la croix, est dessiné dans une attitude un
peu contorsionnée, typique du maniérisme.
Il est porté par Jean et par la Vierge.
Au second plan, Joseph d'Arimathie et Nicodème
tiennent la couronne d'épines. Face à
eux, deux saintes femmes sont en pleurs.
L'élément principal de ce tableau est
le regard de la Vierge qui ne paraît ressentir
aucune tristesse. Au-delà de la douleur d'une
mère, Marie, avec dignité, offre au monde
son Fils en sacrifice.
Dans l'iconographie chrétienne de la Contre-Réforme
le culte de la Vierge va connaître un fort développement.
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Partie nord du déambulatoire tournant et ses chapelles rayonnantes. |
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Notre-Dame
de Pitié (1/2).
C'est l'une des plus importantes toiles de l'église.
Le marché qui a attribué à Georges
Lallemant la charge des peintures de la chapelle
de la Vierge, le 5 juillet 1620, incluait, pour
cette même chapelle, un tableau d'autel illustrant
une Descente de croix. Cette œuvre (qui est en
fait la toile intitulée Notre-Dame de Pitié),
a dans un premier temps été attribuée
à Sébastien Bourdon. Elle a depuis retrouvé
son auteur véritable.
Au pied de la croix, la Vierge regarde le spectateur
en exposant son fils.
Au niveau du graphisme, Jean à gauche, Marie-Madeleine
à droite et Marie au centre occupent les trois
angles d'un triangle aisément discernable et
que le bras gauche tendu de Marie aide à définir.
Ce triangle est encore accentué par l'utilisation
de rose et de rouge pour colorer les vêtements
des trois personnages
---»» Suite 2/2
à gauche.
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Voûte de la chapelle de la Compassion.
Cette peinture pourrait être attribuée à
Georges Lallemant. |
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Voûte de la chapelle de la Compassion, détail.
Peinture attribuée à Georges Lallemant (?)
Deux anges portent les instruments de la Passion.

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«««--- Saint
Nicolas apaisant la tempête
Jean-Baptiste Pierre, 1747.
Chapelle de la Compassion.
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Le Père Éternel.
Peinture attribuée à Georges Lallemant (?)
Voûte de la chapelle de la Compassion, détail.
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La chapelle Sainte-Cécile et son retable. |
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«««--- Chapelle
de la Compassion (à gauche) et chapelle Sainte-Cécile
(à droite).
Les chapelles du déambulatoire sont séparées
par
des piles monocylindriques à quatre réglets
surmontées de chapiteaux d'inspiration dorique.
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La Chute des anges rebelles
Quentin Varin, 1623.
Voûte de la chapelle Sainte-Cécile. |

Sainte Cécile
Statue d'Abel Dimier, 1825.
L'instrument de musique qu'elle tenait a disparu. |

La Chute des anges rebelles, détail : l'archange
Michel.
Quentin Varin, 1623.
Voûte de la chapelle Sainte-Cécile. |

La Chute des anges rebelles, détail : l'Humilité
et l'Obéissance (Prudence et Espérance)
Quentin Varin, 1623.
Voûte de la chapelle Sainte-Cécile. |
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La
Chute des anges rebelles.
Dans la voûte de la chapelle Sainte-Cécile,
Quentin Varin a enrichi le célèbre thème
de la Chute des anges rebelles en l'associant
à quatre femmes qui incarnent les valeurs opposées
aux vices attribués à Lucifer. Ces vices
sont la discorde, la malice, l'orgueil et la rébellion.
C'est pourqui les femmes assises aux quatre coins de
la Chute sont respectivement : la Concorde, la
Bonté, l'Humilité et l'Obéissance.
Quand il le pouvait, le peintre a associé ces
femmes aux Vertus catholiques (théologales et
cardinales), via les attributs traditionnels de ces
Vertus. La correspondance s'est faite sur trois femmes.
Ainsi la Bonté est une femme qui donne
le sein à un agneau. Elle est associée
à la Charité (vertu théologale).
L'Humilité, qui tient un miroir, est associée
à la Prudence (vertu cardinale). Enfin,
l'Obéissance tient une ancre de marine.
Elle est donc associée à l'Espérance
(vertu théologale).
La Concorde n'étant pas associée
à une Vertu catholique, avec quels attributs
la représenter ? Pour répondre, le peintre
a manifestement consulté le traité
d'iconologie de Cesare Ripa, paru en 1593
à Rome et qui connut un immense succès
en Europe auprès des poètes et des artistes.
Une première traduction française eut
lieu en 1636, puis une autre en 1643 adressée
au chancelier Séguier.
Dans la voûte, la Concorde tient un cœur
(ou une pomme de grenade) et un faisceau de verges.
Dans son ouvrage savant, Cesare Ripa décrit la
Concorde comme une jeune fille vêtue à
l'antique (parce que dans la nature des choses, explique-t-il,
il n'y a rien de si ancien qu'elle-même). Sur
son sein, elle serre un cœur qui «signifie
que les intentions des gens paisibles, ne chancellent
jamais, et qu'en leur assiette elles sont inébranlables.»
Quant au faisceau de verges, Ripa le justifie en disant
que chaque verge, prise isolément, est faible
de foi, mais que, prises ensemble, elles sont «grandement
fortes». Il précise : «à raison
de quoi Salomon dit qu'un triple Cordon se rompt
difficilement, et l'historien Salluste, que par
la Concorde, les petites choses s'accroissent, comme
au contraire par le discord, les plus grandes s'anéantissent.»
Dans la voûte de Quentin Varin, ce que presse
la jeune fille sur son sein (ci-contre) est visiblement
une pomme de grenade. Ripa explique pourquoi : comme
les grenades sont composées de plusieurs grains
attachés ensemble, la Concorde, de la même
façon, se forme d'intentions et de volontés
unies.
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La Chute des anges rebelles, détail.
Quentin Varin, 1623.
Voûte de la chapelle Sainte-Cécile. |
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Sainte Cécile en prière
Charles Landelle, 1848.
Chapelle Sainte-Cécile. |

La Chute des anges rebelles, détail : la
Bonté (Charité)
Quentin Varin, 1623.
Voûte de la chapelle Sainte-Cécile. |

La Chute des anges rebelles, détail : la
Concorde. |

Sainte Cécile en prière,
détail.
Charles Landelle, 1848.
Chapelle Sainte-Cécile. |
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Ecce Homo
d'après Jacopo Ligozzi
Chapelle Saint-Roch.

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Saint Roch et l'ange
Claude Saint-Paul (1666-1717)
Chapelle Saint-Roch. |
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| L'ORGUE DE TRIBUNE
ET L'ORGUE DE CHŒUR |
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L'orgue de tribune est un Cliquot du XVIIIe siècle.
Le buffet date des années 1632-1636. |

Un ange sur les tourelles de l'orgue de tribune.
Années 1632-1636.

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L'orgue
de tribune (1/3).
L'ancienneté de l'église est à l'origine
d'une succession d'orgues de tribune.
Un premier instrument fut mis en place sur la tribune vers
1570. Vers 1610-1615,, le facteur Paul Maillard fut
chargé d'en construire un nouveau et de veiller à
son entretien. À cette occasion, un nouveau buffet
fut vraisemblablement construit.
L'organiste de cet instrument aurait été Pierre
Richard. «Fils d'un tonnelier et déchargeur
de vins, Pierre Richard est le premier d'une importante famille
d'organistes parisiens du XVIIe siècle», écrit
Michel Dargaud dans sa thèse sur l'église en
1975.
L'orgue eut une vie courte. En effet, les chapelles de l'église
étaient alors toutes construites ; leurs décorations,
achevées. Et la technique de l'orgue s'était
perfectionnée. Michel Dargaud le rappelle : les églises
rivales comme Saint-Jean-en-Grève, Saint-Jacques-de-la-Boucherie
ou Saint-Étienne-du-Mont
venaient d'acquérir un instrument neuf. Saint-Nicolas
se devait de suivre le mouvement.
---»» Suite 2/3
à gauche.
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L'orgue
de tribune (2/3).
---»» En 1632, la fabrique sollicita donc le concours
du célèbre facteur parisien Crépin
Carlier qui, à l'époque, achevait l'orgue
de Saint-Jacques. Pour des marguilliers aux finances toujours
un peu raides, les tarifs pratiqués par ce professionnel
reconnu étaient sans doute trop élevés.
Mais Michel Dargaud fait remarquer que la fabrique profita
sûrement du fait que «le vieux Crépin Carlier»
avait oublié, dans un contexte de dépréciation
monétaire, de réajuster ses prix...
Cependant, le facteur d'orgue était surmené.
Commandé en 1632 avec une livraison prévue pour
1634, il ne mit en place l'instrument qu'en 1636. Le buffet
fut réaménagé par les soins du menuisier
Guillaume Noyer que la fabrique avait déjà sollicité
pour la chapelle
de la Vierge.
De ces travaux datent vraisemblablement le saint Nicolas qui
trône sur la tourelle centrale, les grands anges et
les aigles qui l'entourent, tout comme les atlantes qui soutiennent
les deux tourelles latérales. Le positif est contemporain
de cet ensemble.
À la même époque, Jacques Sarrazin sculptait
les anges du grand retable du chœur.
Michel Dargaud pose donc la question : les menuisiers n'ayant
pas, voire jamais, les compétences pour réaliser
les sculptures et qu'ils déléguaient ces tâches
à des professionnels, pourquoi Sarrazin ne serait-il
pas l'auteur des personnages qui ornent le buffet ?
Pierre Richard et deux autres organistes, dont son propre
fils, se succédèrent à la tribune. En
1652, Nicolas Gigault prit la place.
En 1666, l'orgue fut nettoyé tandis que François
Ducastel devenait organiste. En 1688, l'orgue tombant en ruine,
une restauration complète fut entreprise.
«Au XVIIIe siècle, écrit Michel Dargaud, la responsabilité
de l'orgue de Saint-Nicolas-des-Champs revint pratiquement
à deux seules familles : les Gigault comme organistes, les
Clicquot comme facteurs.»
---»» Suite 3/3
plus bas.
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Un atlante soutient une tourelle
de l'orgue de tribune.
Années 1632-1636. |

Saint Nicolas sur la tourelle centrale de l'orgue de tribune.
Années 1632-1636. |

L'entrée centrale de l'église sous la tribune
date des années 1774-1775. |

Saint Jean l'Évangéliste.
Médaillon sous l'orgue de tribune.
Années 1774-1775. |

Saint Nicolas
Médaillon sous l'orgue de tribune.
Années 1774-1775. |
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L'orgue
de tribune (3/3).
---»» Si Robert Cliquot avait été
dans un premier temps chargé de l'entretien de
l'orgue, c'est avec son fils Louis-Alexandre que les
marguilliers passèrent un marché de réparations
en 1732.
Trente ans plus tard, le fils de Louis-Alexandre, François-Henri
Clicquot, fut chargé d'une remise à
neuf de l'instrument. Ce qu'il effectua entre 1765 et
1777. L'augmentation des jeux de l'orgue entraîna
l'ajout des deux ailes latérales.
Le marché incluait aussi des modifications du
buffet dont l'origine est à dater des années
1632-1636.
Quant à la tribune, elle fut reconstruite dans
sa quasi-intégralité en 1774-1775 avec
une nouvelle balustrade et une nouvelle entrée
d'église au niveau du sol.
Dans cette entrée,
quatre pilastres d'ordre ionique encadrent la porte
principale et soutiennent un plafond richement orné.
Le fronton
de cette porte affiche en bas-relief, en plus de la
croix, les insignes épiscopaux de saint Nicolas
(mitre et crosse). Au-dessus des portes latérales
se trouvent les bas-reliefs des deux dédicataires
de l'église vus à mi-corps : saint Nicolas
et saint Jean l'Évangéliste (donnés
ci-dessus).
Vers 1930, le facteur Victor Gonzalez aménagera
l'orgue et la modernisera.
Source : thèse de
l'école des Chartes de Michel Dargaud, 1975.
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Les insignes épiscopaux de saint Nicolas ornent le fronton
de l'entrée principale.
Années 1774-1775. |

L'orgue de chœur a été onstruit
par John Abbey en 1845. |

Les anges sur le couronnement de l'orgue de chœur (1845).
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La nef vue depuis le chœur. |
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Documentation : «Les églises de Paris, Paris
et la Seine», Letouzey et Ané, 1933
+ «Les églises flamboyantes de Paris», Agnés Bos, éditions Picard,
2003
«Une capitale flamboyante», Étienne Hamon, éditions
Picard, 2011
+ «L'église Saint-Nicolas-des-champs à Paris» de Michel
Dargaud, étude historique et archéologique, 1975
+ «Réunion de la Société des Beaux-Arts des départements»,
article de Gaston Varenne, 1905 (Source gallica.bnf.fr/BnF )
+ «Paris d'église en église», Massin éditeur, 2007
+ «Dictionnaire des églises de France», Robert Laffont, 1966
+ dépliant disponible dans l'église. |
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